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jeudi 30 juillet 2009

Jugez votre succès par ce que vous avez dû abandonner pour l'obtenir

Je-Dis de Gbeton --- Volume III --- Numéro 16 --- 30 juillet 2009

© photo : dark-lightning.com


CE QUE JE DIS

Il est courant de mesurer notre succès à la lumière de ce que nous avons obtenu, de ce que nous avons gagné ou encore du niveau que nous avons atteint tant sur le plan moral, spirituel que matériel ou financier. Mais une telle approche ne donne pas toujours toute la quintessence ou la valeur réelle de notre réussite. C'est pourquoi, je dis « Jugez votre succès par ce que vous avez dû abandonner pour l'obtenir, et vous en jouirez pleinement et à juste titre ».


Tout ce qui a son prix est de peu de valeur. -- Friedrich Nietzsche

On peut réduire une oeuvre d'art à son seul prix, mais cela ne représentera jamais sa valeur réelle. -- Isabelle Jarry



POURQUOI JE LE DIS


Ma grand-mère maternelle était spécialiste des noms profondément philosophiques. A l'un de mes frères cadets, elle a donné le prénom de Yassinmè. En langue Fon du Bénin, cela est une diminution de la phrase « Dokoun kpa nou mèto ma dé Yassin mè » Ce qui se traduit peu ou prou par « Celui qui loue et s'extasie devant votre richesse ignore ce que vous avez dû souffrir ou sacrifier pour l'obtenir ». Cette méprise que les autres font vis-à-vis de notre richesse ou de notre réussite, il nous arrive de la faire aussi par rapport à nous même. Un tel défaut de jugement nous amène bien souvent à sous estimer la valeur de notre succès, en ignorant délibérément ce qu'il nous a coûté. En prenant conscience des intrants et de notre investissement nous apprécierons mieux nos réalisations.

  1. Ce qui a de valeur n'a pas prix

Notre réussite ou notre succès est précieux. C'est la chose la plus importante de notre vie; Pour y arriver, nous sommes prêts à mettre le meilleur de nous, tout de nous. Comme toutes les réalisations les plus valeureuses, notre succès, l'atteinte d'un but supérieur n'a pas de prix. Comme le dit d'ailleurs le philosophe allemand Friedrich Nietzsche « Tout ce qui a son prix est de peu de valeur. » Autrement dit, tout ce qui est de grande valeur, n'a pas de prix. Mais comment valoriser alors nos possessions les plus précieuses s'il en est ainsi ? S'il est difficile de valoriser ce qu'on a, il est alors commode d'en estimer l'importance par l'ampleur de ce que l'on a dû abandonner pour y parvenir. Car tout succès est une question de choix et choisir c'est aussi abandonner. Surtout lorsqu'on sait que les effets de la conjoncture peut faire artificiellement chuter la vraie valeur de notre précieuse possession.


  1. Le succès est une question de choix et choisir c'est abandonner

Le niveau de succès ou d'insuccès que vous avez actuellement dépend de vous car, la vie est faite de choix : à chaque étape nous sommes appelés à faire un choix dans l'univers des possibilités. Parce que nous ne pouvons pas tout faire en même temps, il faut savoir faire des choix judicieux pour être choyé de la vie. Choisir, conduit inévitablement à exclure, à renoncer, à abandonner toutes les autres possibilités. J'en ai déjà évoqué les arguments dans ce même blog . Autrement dit, il faut accepter d'abandonner quelque chose pour en gagner mieux. Par exemple, Hillary Clinton, en devenant Secrétaire d'Etat dans le gouvernement d'OBAMA, a choisi, avec le consentement de son mari (?), de priver celui-ci de bien des subventions auxquelles la fondation Clinton aurait pu accéder si elle ne l'était pas. Son succès à elle ne peut donc pas s'apprécier en fonction de ce qu'elle gagne en tant que Secrétaire d'Etat, mais plutôt par ce que son mari et leur fondation abandonnent pour lui permettre à elle d'en être là. « On peut réduire une oeuvre d'art à son seul prix, mais cela ne représentera jamais sa valeur réelle. » Cette leçon que nous donne la biologiste et romancière française Isabelle Jarry vaut sans aucun doute pour nos plus grandes réussites aussi.

3. Jugez le succès par les sacrifices consentis

Les économistes et gestionnaires le savent bien : pour produire des biens il faut des intrants, des biens intermédiaires qui sont détruits ou transformés dans le processus de fabrication, pour laisser apparaître le bien nouveau. La valeur de nouveau produit dépend certes de son prix sur le marché de l'offre et de la demande, mais son coût de revient, sa valeur intrinsèque procède de celles des éléments qui ont servi à sa fabrication. Il en est de même de notre succès qui suppose des choix et des efforts particuliers. Ces choix nous conduisent bien souvent à abandonner ou à renoncer à un nombre important de possibilités qui en détermine la valeur réelle, loin des spéculations du moment. C'est pourquoi, il me semble plus judicieux de juger la valeur de notre succès par l'ampleur de ce que nous avons dû abandonner pour l'obtenir. Ce faisant, nous serons plus conscients d'en jouir et de nous en féliciter à juste titre pour plus de bonheur.


ALORS, vas-tu encore te contenter de profiter de ton succès actuel sans te souvenir du chemin qu'il a fallu parcourir pour y arriver ? Pourquoi ignorer les difficiles choix que tu as dû faire ainsi que les sacrifices qui les ont accompagnés ? As-tu idée de d'où tu viens ?


EN DEFINITIVE, prenons conscience que notre vraie valeur, ce qui mesure le mieux notre succès, c'est ce que nous avons dû abandonner ou sacrifier sur le chemin pour y parvenir. Car lorsque le monde s'écroule sous l'effet de la crise, la valeur réelle de notre succès doit rester gravée dans notre mémoire. Profitons du moment présent mais n'oublions pas d'où nous venons si nous voulons continuer de vivre heureux..


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- Fais tes choix pour être coyé de la vie

- Choisir c'est oser laisser moisir


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jeudi 23 juillet 2009

Choisir, c'est oser laisser moisir : choisir en conscience et sans remords

Je-Dis de Gbeton --- Volume III --- Numéro 15 --- 23 juillet 2009

CE QUE JE DIS

Bien nombreux sont ceux qui ne parviennent pas à faire un choix et à s'y tenir, ballottés entre ce qui est choisi et les autres possibilités exclues par le choix. Pourtant le succès dans la vie, dépend de la cohérence dans le temps de nos actions et de nos choix. C'est pourquoi je dis : «Choisir c'est abandonner et oser laisser moisir les autres possibilités : apprenez à choisir en toute connaissance de cause pour ne point avoir de remords. Tel est le gage des lendemains meilleurs »



Choisir c'est renoncer. Qu'il est difficile et terrifiant de renoncer ! -- Dominique Lévy-Chédeville

Choisir, donc exclure -- Henri Bergson

Ne pas choisir, c'est encore choisir -- Jean-Paul Sartre


POURQUOI JE LE DIS

Lorsque j'avais dit qu'il fallait « faire ses choix pour être choyé de la vie », j'avais insisté sur l'importance des choix dans notre bonheur. Mais ce que j'ai omis de préciser, c’est qu'il ne faut pas choisir sur un coup de tête car lorsqu'on a fait un choix, il faut s'y tenir et ne point se retourner. L'exemple de la femme de Loth dans La Bible est édifiant à ce titre. Pour être sauvée, elle devait partir et ne pas se retourner. De gré ou de force, elle avait choisi donc la vie. Car lorsque je choisis, il y a quelque chose en moi qui commande et quelque chose qui obéit. Pourtant cette femme a fini par changer d'avis et a osé jeter son regard en arrière. Immédiatement, elle est devenue une statue de sel. Ainsi, lorsque nous manquons de constance dans nos choix nous pouvons nous détruire ou être assaillis par des regrets qui nous rongent et nous perdent. Pour éviter ces travers, il est important de comprendre que choisir c'est abandonner pour mieux assumer nos choix de vie.



BIENVENUE AUX NOUVEAUX ABONNES :

de Dakar :

- Diane Floriane
- Nicaise, étudiant vétérinaire
- Philippe, Consultant

  1. Choisir, c'est abandonner

Quand des choix s’imposent, il faut se décider, puisqu'on ne peut tout faire en même temps. «Qui trop embrasse, mal étreint » aime à me rappeler mon père. Or, le choix se fait contre ce qui est rejeté et qui va moisir. Même si le nombre de possibilités offertes peut sembler infini, notre liberté n’en est pas plus grande, puisque nous ne « choisirons » qu’une possibilité en ignorant le reste. De ce fait, Dominique Lévy-Chédeville dit « Choisir c'est renoncer. Qu'il est difficile et terrifiant de renoncer. » C'est en cela que Henri Bergson s'écrit : «Choisir, donc exclure. » et, par là même, laisser moisir. Tout choix nous positionne face à un sacrifice : celui d'abandonner un chemin pour en prendre un autre. Le choix exclut donc tout ce qui n'est pas choisi. « Si quelqu’un veut marcher derrière moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix, et qu’il me suive. », ordonne Jésus dans l'Evangile (Marc 8,34 - 9,1). C'est la raison pour laquelle André Gide se fait plus clair : « Choisir, c'est se priver du reste. » car selon lui, choisir, c’est renoncer pour toujours à tout le reste à la quantité nombreuse de ce reste demeurait préférable à n’importe quelle unité.

  1. Renoncer, c'est encore choisir

Puisque choisir c'est abandonner, renoncer et même sacrifier, beaucoup de personnes se refusent à opérer un choix. Ils ne veulent en effet pas faire cet effort de volonté, amenant à la décision courageuse de trancher. « Devine, si tu peux, et choisis, si tu l'oses.» recommande Pierre Corneille, pour insister que choisir est encore un acte d'audace. Mais peut-on vraiment ne pas choisir ? Déjà Jean-Paul Sartre nous explique que «Ne pas choisir, c'est encore choisir.», car c'est choisir de ne pas choisir. De même, Etre neutre, c'est encore choisir, de sorte qu'on ne peut pas ne pas choisir. Ne pas choisir, c'est simplement choisir de laisser les autres ou la nature faire le choix à notre place. «La nécessité nous délivre de l'embarras du choix.» (Vauvenargues), certes mais c'est qu'en réalité la nécessité nous a dicté le choix et nous obéissons. Est-ce la raison pour laquelle Amélie Nothomb nous prévient que «Le seul mauvais choix est l'absence de choix» ? En tout cas, pour Sigmund Freud, «Nous ne savons renoncer à rien. Nous ne savons qu'échanger une chose contre une autre.»


En prenant conscience de cette réalité ou de cette fatalité du choix, il est alors plus judicieux d'apprendre à choisir, sans regret, pour une perfection toujours plus grande.
  1. Apprendre à choisir sans remords

Comment choisir sans regret alors que choisir, c’est créer le futur que nous ne maîtrisons pas ? Tout choix se dirige vers l’avenir et le prépare. C'est pourquoi,un proverbe allemand dit que «Celui qui a le choix a aussi le tourment.» car comme le dit Jean-Paul Sartre, «Sachez que personne ne peut dire exactement ce qu’il veut.» Il n'est pas évident de faire un choix. C'est pourquoi « La grâce, c'est peut-être de voir ce qu'il faut choisir et ce à quoi il faut renoncer. », selon l'écrivain français Jacques de Bourbon Busset.


De ce point de vue, selon Charles Du Bos, «L'important, c'est d'être capable de sacrifier ce que l'on est, au profit de ce que l'on peut devenir.» La rationalité est donc déterminante : un choix est associé avec un objectif, motivé par quelque chose que l'on appellera l’intime conviction, cette voix « au fond de moi-même», qui me pousse à m’engager parfois malgré moi.


Pour que « Choisir provoque un sentiment de satisfaction » comme le dit Jean Guy Rens », c'est-à-dire que pour choisir sans regretter ni se morfondre, le choix devrait se faire en notre âme et conscience, mais aussi en tenant compte des valeurs, des coutumes de notre société. Le choix serait alors la résultante d'une certaine réflexion de notre part, pour préserver notre avenir personnel, celui de nos contemporains et de nos êtres les plus chers. Choisir est ainsi d'abord un acte de liberté, mais une fois la route choisie, je m'y engage car les dés sont jetés. La liberté s'arrête au carrefour du choix. « Si tu es prêt à sacrifier un peu de liberté pour te sentir en sécurité, tu ne mérites ni l'une ni l'autre. », prévient Thomas Jefferson.


ALORS, comprends-tu bien que choisir ne va donc pas de soi. Acceptes-tu de prendre le risque de te tromper en choisissant ? Sais-tu qu'aucun choix n'est mauvais en soi et que seul l’avenir nous dira si notre décision d’aujourd’hui suscitera des remords, des regrets, ou la satisfaction d’avoir fait le bon choix ? Vas-tu laisser le hasard et les nécessités continuer de faire tes choix à ta place ?

EN DEFINITIVE, même si changer d'avis n'est pas forcément un signe de faiblesse, changer souvent de choix et ne pas les assumer peut fragiliser une existence et conduire à une vie désordonnée. Osons accepter d'abandonner en choisissant, d'assumer nos choix et d'apprendre à choisir en connaissance de cause afin de ne jamais regretter nos choix. C'est alors que nous pourrions cueillir le jour comme un fruit défendu et goûter au bonheur de l'infini.


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jeudi 16 juillet 2009

En désaccord avec une personne, ne revenez pas sur le passé

Je-Dis de Gbeton --- Volume III --- Numéro 14 --- 16 juillet 2009

© photo : dechetcom.com


CE QUE JE DIS

Comme nous l'avons appris, connaître le passé est important dans la construction de projets solides. C'est ainsi qu'Anatole France nous dit « Ne perdons rien du passé. Ce n'est qu'avec le passé qu'on fait l'avenir ». Mais lorsqu'il s'agit de gestion de désaccord, ce principe peut devenir contre productif. C'est pourquoi, je dis « Lorsque vous êtes en désaccord avec une personne, ne traitez que la situation présente et ne revenez pas sur le passé. »


Que le soleil ne se couche pas sur votre colère -- La Bible.

Le passé est bien passé : à le remuer, trouve-t-on autre chose qu'amertume ? -- Jean Simard

POURQUOI JE LE DIS

« L'argent appelle l'argent », avait chanté et dansé la génération de mes aînés. De la même manière, le souvenir d'un désaccord appelle d'autres désaccords. Je m'en voudrais ici de vous exposer comment gérer ou prévenir un conflit. Il me plaît simplement d'insister sur le fait d'éviter d'évoquer un passé douloureux lorsque l'on veut vraiment juguler un désaccord. Et ce, pour plusieurs raisons dont je retiens trois principalement.

  1. Le conflit est inévitable dans les relations interpersonnelles proches

Le conflit fait partie des relations interpersonnelles proches. Lorsque nous vivons ou travaillons étroitement ensemble sur une longue période, il est inévitable que de temps en temps nous ayons des désaccords et que nous nous heurtions mutuellement. « Si tout va mal c'est parce que les gens se parlent. Si les gens ne se parlaient pas... ils ne se rendraient pas compte de leurs désaccords. », clame ironiquement l'illustrateur de BD belge Philippe Geluck. Comme le dit si bien un proverbe FON (au Bénin), « il arrive que les dents mordent la langue mais elles continuent de cohabiter. » Les différences de personnalité, de goût, de façon de vivre et d'aspiration conduisent souvent à des désaccords. En tout cas, « Quand, dans un État, vous ne percevez le bruit d'aucun conflit, vous pouvez être sûr que la liberté n'y est plus. » (Edouard Herriot). Les désaccords en eux-mêmes ne sont pas forcément destructifs. C’est la façon dont on les gère qui détermine à quel point ils le seront. N'avez-vous d'ailleurs pas remarqué que si nous arrivons bien à gérer les conflits avec quelqu’un, nous avons tendance à mieux nous rapprocher l’un de l’autre ?

  1. Rappeler le passé aggrave le désaccord

Je le disais dans l'un de mes précédents billets : il faut oublier pour se délier et avancer. En effet, lorsqu'on pardonne VRAIMENT, on en arrive à oublier vraiment le passé. Ainsi, si vous rappelez le passé cela veut dire que vous aviez accumulé des rancoeurs ou que vous aviez mal traité les désaccords précédents. Or il faut pardonner et régler les conflits au jour le jour : « Que le soleil ne se couche pas sur votre colère. », nous enseigne La Bible. Ce faisant, il est plus simple de régler les désaccords présents sans rappeler le passé. C'est ce que traduisent les propos de Saint Evremond : « A une douleur oubliée, il n'est pas difficile de faire succéder le sentiment de la joie. » Ainsi, avec un passé oublié, les désaccords présents se règlent plus vite pour plus de joie.

Le fait d’évoquer le passé garantit que même un petit conflit va dégénérer en guerre. « Laissons le passé être le passé. », nous enseigne le poète épique grec Homère. Car en réveillant de vieux démons, c'est comme si l'on retournait le couteau dans une plaie déjà béante. Il ne sert donc à rien d'évoquer les erreurs passées de l'autre ou les désaccords passés, car ils ne feront qu'envenimer la situation. Tel est le sens de l'interrogation du dramaturge québécois Jean Simard : « Le passé est bien passé : à le remuer, trouve-t-on autre chose qu'amertume ? »

  1. Ne traiter que la situation actuelle

L'évocation des désaccords passés, des blessures passées et des conflits antérieurs, n'apporte à la résolution de la situation actuelle que des circonstances aggravantes. C'est la raison pour laquelle l'Homme de lettres canadien Harry Bernard affirme : « Le passé appartient au passé. Il ne doit pas jeter son ombre douloureuse sur le présent. » Il faut donc se concentrer sur la situation actuelle pour mieux la désamorcer. Se contenter de ne traiter que la situation actuelle, c'est ne pas contre-attaquer, c'est parler certes du désaccord, mais en évitant de parler des échecs et des faiblesses de l’autre. Se contenter de ne traiter que la situation actuelle, c'est aussi ne pas attaquer le caractère de l’autre. Il s'agit donc de parler de son comportement fautif plutôt que de sa personnalité. Ainsi, il vaut mieux dire « C’est vraiment difficile de garder la maison propre quand il y a des papiers et des vêtements qui traînent partout » plutôt que d'attaquer : «Pourquoi je dois vivre avec un tel désordre ? »

Dans le même ordre d'idées, il faut éviter de jouer les prophètes pyromanes. Comme le dit l'Ecclésiaste, « Le sot multiplie les paroles. L'homme ignore l'avenir et personne ne peut lui révéler ce qui arrivera après lui ». A moins que vous ayez le don de prophétie, n’essayez pas de prédire les réactions de l’autre. Ce n’est pas parce qu’il a déjà réagi d’une certaine façon qu’il le fera forcément cette fois-ci. Donnons-lui l’occasion de réagir de la manière dont nous aimerions qu’il réagisse. Tout le monde est capable de changement positif. Nous n'en avons nullement le monopole. Accordons à l'autre le bénéfice du doute.

ALORS, pourquoi ne pas accepter d'oublier le passé, quand il le faut, pour mieux se délier et avancer dans la vie ? A quoi bon rappeler les mésententes passées si tu cherches à corriger un désaccord du moment ? Ne faut-il pas faire échec à ta capacité de mémorisation ou mettre ta sensibilité en veilleuse lorsqu'il s'agit de conflits passés ?

EN DEFINITIVE, acceptons d'oublier les désaccords passés lorsque nous allons à la table des négociations, afin de faciliter les pourparlers. Apprenons à écrire nos désaccords passés dans du sable, pour permettre au vent et à la mer de mieux les effacer de nos souvenirs et gravons dans la pierre nos moments d'accord et d'harmonie pour plus de bonheur.

LECTURE RECOMMANDEE


Oublier pour se délier et avancer

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jeudi 9 juillet 2009

Faire de sa vocation ses vacances

Je-Dis de Gbeton --- Volume III --- Numéro 13 --- 9 juillet 2009

© photo : http://touttisse.new.fr/

CE QUE JE DIS

Après l'effort, le réconfort, nous dit le proverbe, entrevoyant dans le travail une sorte de punition au lieu d'un moyen d'épanouissement personnel. Pourtant, si nous voulons vivre heureux, il nous faut expérimenter simultanément l'effort et le confort au lieu de les faire succéder l'un à l'autre. C'est pourquoi je dis : « Faites de votre vocation des vacances, pour apprendre à trouver dans l'effort le confort, source de bonheur »


Le secret du succès est de faire de ta vocation tes vacances -- Mark Twain

Tout ce dont nous avons besoin pour réussir dans la vie est l'ignorance et la confiance -- Mark Twain

POURQUOI JE LE DIS


Il y a quelques semaines, ma soeur Nadège s'est trouvé une passion avec les pagnes tissés, en lançant sa collection à succès dénommée "UNIVERS TOUT TISSE". Les amatrices et amateurs y trouveront leur compte sur http://ToutTisse.new.fr/.

Quelques jours plus tard, j'ai suivi à la télévision, un groupe de jeunes qui profitaient de leurs vacances en jouant au jardinier, au vétérinaire ou encore au sapeur-pompier. Au lieu de passer leurs journées dans les parcs d'attraction à sauter ou devant la télé à zapper de programme de dessins animés aux jeux d'enfants, eh bien ces vacanciers travailleurs, trouvaient leur bonheur dans l'imitation des adultes dans leurs métiers de rêves. « C'est nous-mêmes qui choisissons nos activités et allons à notre rythme. Nous y trouvons du plaisir en même temps que nous apprenons », dit l'un d'eux. Comme Nadège, ces enfants ont ainsi appris à trouver le confort et le réconfort dans leur effort à apprendre un métier pendant les vacances, et après 9 mois d'effort aux études. Si nous parvenons tous, à trouver dans chaque activité que nous entreprenons des motifs suffisants de joie et de réconfort nous serons des êtres heureux. J'évoque en la matière trois idées majeures..



BIENVENUE AUX NOUVEAUX ABONNES :


- Ndieguene Elhadj à Dakar
- Boukary, Médecin au Burkina
- Guero Ibrahim du Niger
- Serigne Ben Boumi, Conseiller financier au Gabon

  1. Les vacances n'apportent pas toujours repos, plaisir et bonheur

C'est déjà l'été. Et à l'évocation de ce mot, nous voyons sans doute le soleil, les plages, le repos, bref les vacances de rêves. Nous sommes en effet persuadés qu'après l'effort, il faut le réconfort ou encore qu'après la pluie, vient le beau temps. Mais les vacances n'apportent-elles vraiment que repos, plaisir et bonheur ?

Les vacances, du latin vacare, « être sans » sont une période de temps pendant laquelle une personne cesse son activité habituelle … De ce point de vue, « Être en vacances, c'est n'avoir rien à faire et avoir toute la journée pour le faire. » selon l'écrivain Robert Orban. Mais en réalité, rares sont ceux qui se contentent vraiment pendant les vacances d'atteindre l'oisiveté la plus totale. Il s'agit plus d'un changement d'activité que d'une cessation d'activité.

Dans ces conditions, pourquoi suis-je obligé d'attendre des « vacances » pour trouver du plaisir dans l'activité que je mène. Puisque les vacances ne durent qu'à peine le dixième (1/10) de notre temps, il est stratégiquement vital d'apprendre à trouver dans son travail des motivations suffisantes de plaisir. Ne dit-ont pas souvent pas que les asiatiques ont des recettes pour vivre plus heureux et plus longtemps ? Pourtant, ce sont eux qui prennent formellement le moins de vacances dans l'année (7 jours à Hong Kong, Singapour et Taïwan contre 5 semaines en France et en Afrique) C'est que forcément, ils ont appris à trouver dans leur travail le repos, à faire de leur vocation leurs vacances.

  1. Aimer ce que l'on fait permet de s'y « reposer »

La conférencière américaine Patricia Fripp fait cette remarque déconcertante : « Il est étonnant de voir que les gens passent plus de temps à préparer leurs prochaines vacances que leur avenir. » Au lieu de mettre notre ingéniosité à préparer des vacances d'à peine 1 mois, pourquoi ne pas la mettre au service de la planification de notre vie ou plus simplement encore au profit de la bonification de mon travail de 11 mois sur 12 ? Les sages disent que « Le succès c’est d’avoir ce que vous désirez. Le bonheur, c’est d’aimer ce que vous avez. » Ainsi, « Quand on n'a pas ce que l'on aime, il faut aimer ce qu'on a », en le prenant par ses bons côtés. Tel est le secret qui permet de se reposer en travaillant, comme j'en avais parlé sur ce blog en disant « On ne travaille pas pour être fatigué ».
En tous les cas, « Si l'on passait l'année entière en vacances, s'amuser serait aussi épuisant que travailler », constate William Shakespeare sans doute parce que « Les seules vacances de l'homme sont les neuf mois qu'il passe dans le sein maternel » selon San-Antonio.

  1. Faire de sa vocation ses vacances

S'il est vrai que même en vacances, on a une activité, qu'est ce qui change véritablement ? La particularité est que l'activité menée pendant les vacances est librement choisi et souvent plaisant, passionnant, et agréable comme une vocation. Le mot vocation vient du latin vocare qui signifie appeler. Il s'agit donc d'un appel (de Dieu). Autrement, la vocation est un désir ardent de faire quelque chose par passion, un penchant impérieux qu'un individu ressent pour une profession, une activité ou un genre de vie.

Avez-vous déjà imaginé ce que votre travail aurait été si vous parveniez à rendre votre travail quotidien aussi plaisant que passionnant ? Forcément nous aurions des résultats et des succès remarquables. C'est sans doute la raison pour laquelle l'écrivain Mark Twain avait lancé cette boutade : «Le secret du succès est de faire de ta vocation tes vacances.» Rendre sa vocation plaisante comme on rend ses vacances agréables. Pour ceux qui pensent qu'il leur occupation actuelle n'est pas digne de leur vocation, je donnerai la réponse d'Og Mandino qui, en parlant du travail de chacun, nous dit « Si je ne puis tirer le bonheur de ce que je fais, je ne saurai jamais ce qu'est le bonheur ». Il s'agit avant tout d'un état d'esprit. En tout cas, « Réussir requiert une certaine dose d'insouciance. » affirme Hervé Desbois.

C'est d'ailleurs la même chose en amour selon Marguerite Duras, femme de lettres et cinéaste française, « Il n’y a pas de vacances à l’amour, ça n’existe pas. L’amour, il faut le vivre complètement avec son ennui et tout, il n’y a pas de vacances possibles à ça. »



ALORS, vas-tu continuer à passer 11 mois de stress et d'anxiété à préparer et à attendre 1 mois de petites vacances ? As-tu déjà choisi ta vocation pour les vacances qui s'annoncent ? Que vas-tu faire de plaisant, de reposant et d'utile au cours de tes prochains congés ? Penses-tu encore qu'il faut bouleverser fondamentalement tes heures de réveil et de coucher pendant les week end et les vacances au lieu d'en profiter pour aller vers un monde meilleur ?

EN DEFINITIVE, apprenons à faire de notre vocation des vacances, ou simplement de notre activité quotidienne une occasion de joie et de bonheur. Constatons qu'effort, confort et réconfort riment fort et que le seul endroit où "succès" précède "travail" est dans le dictionnaire. Pour la part, je vous souhaite des vacances tout aussi heureuses, ensoleillées, distrayantes qu'enrichissantes (au sens propre comme au sens figuré) ...

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