Abandonner ceux qui s'abandonnent

Abandonner ceux qui s'abandonnent
Le défaut le plus grave est d'avoir des défauts et de ne pas s'efforcer de s'en corriger
Confucius
Si tu te conduis comme un ver de terre, ne t'étonne pas si un jour, on te marche dessus
Emmanuel Kant
Abandonnez ceux qui s'abandonnent eux-mêmes.
William Shakespeare
CE QUE JE DIS
C'est vrai que nous sommes invité à obliger tout le monde à s'améliorer et à devenir meilleur. Mais il peut arriver qu'on tombe sur des personnes complètement amorphes et presque mortes qui restent insensibles à toute stimulation. Dans ces cas, je dis : Abandonnez ceux qui s'abandonnent pour ne point devenir médiocres vous-mêmes.
POURQUOI JE LE DIS
Aide toi et le ciel t'aidera, mon prochain m'aidera parce que je lui aurai permis de le faire
Quand, la semaine dernière j'invitais à obliger savamment tout le monde, certains ont pensé qu'ils devaient coûte que coûte sortir les autres de leur trou. Oh que neni ! Vous connaissez sans doute l'adage qui dit « aide toi et le ciel t'aidera ». Cela veut dit que tu devrais faire ta part des choses et le ciel ferait le reste. Souvenons-nous par exemple de l'exemple de Naaman le chef Syrien qui n'a été guéri de la lèpre qu'après avoir accepté d'aller se laver 7 fois dans le Jourdain (http://www.lirelabible.net/parcours/voir_ref.php?cle=126 ). Si l'on tente d'obliger quelqu'un à aller de l'avant et que cette personne malgré toute stimulation ne veut pas se décider à oser tenter une expérience nouvelle, alors cette personne peut devenir dangereuse pour les autres.
Mocharrafoddin Saadi disait déjà qu'« Obliger les méchants, c'est presque travailler au malheur des gens de bien. »
Si vous ne parvenez pas à lui faire aimer ce que vous l'obliger à vouloir ou à faire, il est certain
que le processus ne pourra pas aller au bout. En effet « On ne fait bien que ce qu'on aime » (Sidonie-Gabrielle Colette). Le Dalaï Lama a d'ailleurs aussi expliqué que sans action, nos voeux resteront toujours pieux : « Parlons franchement, dit-il, on n'obtient le changement, non pas par la prière et la méditation mais par l'action ». Souvenons nous alors que sans action ou plutôt sans réaction de l'obligé, point de changement car « Tout combat finit faute de combattants ».
N'oublions pas que le but initial de celui qui oblige est d'amener l'obligé à prendre conscience puis après à pouvoir voler de ses propres ailes. Mais il est aussi clair que si ce dernier n'y met aucune volonté, l'entreprise est vouée à l'échec. En voici d'ailleurs une analyse de Jean-Jacques Rousseau « s'il faut obéir par la force on n'a pas besoin d'obéir par devoir et si l'on n'est plus forcé d'obéir on n'y est plus obligé. »
A trop combattre le dragon, on risque de devenir dragon, soi-même
Sous un autre angle, certaines personnes font preuve d'une certaine réfraction, une sorte de
refus de changement positif même au niveau de leur subconscient puis de fait, ne sont même plus conscients de ce qu'ils peuvent s'améliorer. Comme le dit André Gide, ces personnes n'ont pas compris, que « Conquérir sa joie vaut mieux que de s'abandonner à sa tristesse. ». En effet, elles se complaisent tellement dans leur situation ou leurs erreurs du moment qu'elles manquent de tout : elles manquent jusqu'au sentiment de manquer de quelque chose.
Or comme le dit Sénèque « il n'est de vent favorable à celui qui ne sait où il va ». Pour le président Richard Nixon, « L'homme n'est pas achevé quand il est vaincu, il est achevé quand il abandonne. » D'ailleurs, que pouvons nous faire de personnes complètement achevées ?
Par manque d'objectif, d'ambition, de désir et même de rêve, aucune simulation ni obligation, ne peut atteindre ces êtres qui ont choisi de l'abandon. Il faut les abandonner au risque qu'ils vous contaminent. « Abandonnez ceux qui s'abandonnent eux-mêmes »
, nous enseigne William Shakespeare. Quant à Moses Isegawa, il avertit : « Ceux qui hésitent seront abandonnés dans la maison qui brûle. »
En effet, lorsque vous entrez en contact permanent ou en interaction avec de telles personnes pour tenter de les amener à des changements positifs, il n'y a que deux possibilités : ou bien vous y parvenez ou bien c'est eux qui parviennent à vous amener vers leur situation médiocre . C'est pour cela que Friedrich Nietzsche affirme : « Qui trop combat le dragon devient dragon lui-même ». Il nous faut donc savoir se retirer, au moment opportun, de ce combat que nous voulons mener en toute amitié afin de ne pas être dévorés nous-mêmes dans ce processus de nivellement par le bas. Napoléon 1er disait à juste titre : « La vérité est un fantôme, il faut la poursuivre toujours plus loin. Mais pour agir, il faut s'arrêter » Et à Saint-Exupéry d'ajouter : « Faites que votre rêve ne dévore pas votre vie afin que la vie ne dévore votre rêve. »
Alors chers amis, il ne faut jamais abandonner ses rêves : l'espoir est le commencement de toute chose. Mais osons abandonner ceux qui s'abandonnent afin de ne point être dévorés par la médiocrité.
ET A LA JCI
A la JCI, il faut savoir abandonner ceux qui s'abandonnent. Mais comment reconnaître ceux qui s'abandonnent ? Il arrivent à la JCI que nous ayons envie de faire découvrir à quelqu'un les principes et les valeurs du mouvement de même que les avantages et opportunités qu'elles offrent au membre de devenir meilleur. Mais, par exemple, certains prétextent de manque de temps se dérobent toujours à participer à des activités de commissions ou à des formations. Il est bien connu aujourd'hui que l'argument du manque de temps est un argument fallacieux qui cache en réalité un manque d'intérêt ou de motivation.
Alors, la prochaine fois qu'un membre vous sert à répétition qu'il manque de temps et qu'il ne prend pas la peine ou l'initiative de s'intéresser et de proposer des horaires qui l'arrangeraient, c'est que cette personne abdique. Alors ne vous accusez pas en l'abandonnant mais restez ouvert s'il revient. En effet, l'amitié n'est pas une prise en charge à 100%.
S'il préfère son confort et reste dans son fauteuil, à regarder la télévision ou à ruminer son infortune, l'opportunité qui lui est proposé lui passera sous le nez sans qu'il ne la saisisse.
Et comme nous l'enseigne le cours JCI Achieve, quoi que vous faites, « les membres entrent à la JCI à raison, et ils la quittent aussi à raison. Et ce n'est pas votre raison ! ». Ainsi va la vie !
LECTURE RECOMMANDÉE :
Naaman le syrien ou comment guérir :
http://www.lirelabible.net/parcours/voir_ref.php?cle=126
INCROYABLE MAIS VRAI
Séparer des verres coincés ou comment les obliger à s'abandonner
Parfois on se retrouve avec deux verres coincés voila une solution mettez de l'eau froide dans le verre du dessus et plongez le verre extérieur dans l'eau chaude. La différence de chaleur permettra de les séparer.
BE BETTER :
La parole enseigne, l'action entraîne.
A jeudi prochain, si Dieu le veut
Gbèton.








