Tous les Jeudis, Gbèton partage ses convictions, sa philosophie, ses découvertes et ses idées ... sur les voies du leadership, du développement personnel et du bonheur

mercredi 25 avril 2007

Abandonner ceux qui s'abandonnent


Abandonner ceux qui s'abandonnent

Le défaut le plus grave est d'avoir des défauts et de ne pas s'efforcer de s'en corriger
Confucius
Si tu te conduis comme un ver de terre, ne t'étonne pas si un jour, on te marche dessus
Emmanuel Kant
Abandonnez ceux qui s'abandonnent eux-mêmes.
William Shakespeare


CE QUE JE DIS

C'est vrai que nous sommes invité à obliger tout le monde à s'améliorer et à devenir meilleur. Mais il peut arriver qu'on tombe sur des personnes complètement amorphes et presque mortes qui restent insensibles à toute stimulation. Dans ces cas, je dis : Abandonnez ceux qui s'abandonnent pour ne point devenir médiocres vous-mêmes.


POURQUOI JE LE DIS

  1. Aide toi et le ciel t'aidera, mon prochain m'aidera parce que je lui aurai permis de le faire

Quand, la semaine dernière j'invitais à obliger savamment tout le monde, certains ont pensé qu'ils devaient coûte que coûte sortir les autres de leur trou. Oh que neni ! Vous connaissez sans doute l'adage qui dit « aide toi et le ciel t'aidera ». Cela veut dit que tu devrais faire ta part des choses et le ciel ferait le reste. Souvenons-nous par exemple de l'exemple de Naaman le chef Syrien qui n'a été guéri de la lèpre qu'après avoir accepté d'aller se laver 7 fois dans le Jourdain (http://www.lirelabible.net/parcours/voir_ref.php?cle=126 ). Si l'on tente d'obliger quelqu'un à aller de l'avant et que cette personne malgré toute stimulation ne veut pas se décider à oser tenter une expérience nouvelle, alors cette personne peut devenir dangereuse pour les autres.
Mocharrafoddin Saadi disait déjà qu'« Obliger les méchants, c'est presque travailler au malheur des gens de bien. »


Si vous ne parvenez pas à lui faire aimer ce que vous l'obliger à vouloir ou à faire, il est certain que le processus ne pourra pas aller au bout. En effet « On ne fait bien que ce qu'on aime » (Sidonie-Gabrielle Colette). Le Dalaï Lama a d'ailleurs aussi expliqué que sans action, nos voeux resteront toujours pieux : « Parlons franchement, dit-il, on n'obtient le changement, non pas par la prière et la méditation mais par l'action ». Souvenons nous alors que sans action ou plutôt sans réaction de l'obligé, point de changement car « Tout combat finit faute de combattants ».


N'oublions pas que le but initial de celui qui oblige est d'amener l'obligé à prendre conscience puis après à pouvoir voler de ses propres ailes. Mais il est aussi clair que si ce dernier n'y met aucune volonté, l'entreprise est vouée à l'échec. En voici d'ailleurs une analyse de Jean-Jacques Rousseau « s'il faut obéir par la force on n'a pas besoin d'obéir par devoir et si l'on n'est plus forcé d'obéir on n'y est plus obligé. »

  1. A trop combattre le dragon, on risque de devenir dragon, soi-même

Sous un autre angle, certaines personnes font preuve d'une certaine réfraction, une sorte de refus de changement positif même au niveau de leur subconscient puis de fait, ne sont même plus conscients de ce qu'ils peuvent s'améliorer. Comme le dit André Gide, ces personnes n'ont pas compris, que « Conquérir sa joie vaut mieux que de s'abandonner à sa tristesse. ». En effet, elles se complaisent tellement dans leur situation ou leurs erreurs du moment qu'elles manquent de tout : elles manquent jusqu'au sentiment de manquer de quelque chose.

Or comme le dit Sénèque « il n'est de vent favorable à celui qui ne sait où il va ». Pour le président Richard Nixon, « L'homme n'est pas achevé quand il est vaincu, il est achevé quand il abandonne. » D'ailleurs, que pouvons nous faire de personnes complètement achevées ?

Par manque d'objectif, d'ambition, de désir et même de rêve, aucune simulation ni obligation, ne peut atteindre ces êtres qui ont choisi de l'abandon. Il faut les abandonner au risque qu'ils vous contaminent. « Abandonnez ceux qui s'abandonnent eux-mêmes »
, nous enseigne William Shakespeare. Quant à Moses Isegawa, il avertit : « Ceux qui hésitent seront abandonnés dans la maison qui brûle. »

En effet, lorsque vous entrez en contact permanent ou en interaction avec de telles personnes pour tenter de les amener à des changements positifs, il n'y a que deux possibilités : ou bien vous y parvenez ou bien c'est eux qui parviennent à vous amener vers leur situation médiocre . C'est pour cela que Friedrich Nietzsche affirme : « Qui trop combat le dragon devient dragon lui-même ». Il nous faut donc savoir se retirer, au moment opportun, de ce combat que nous voulons mener en toute amitié afin de ne pas être dévorés nous-mêmes dans ce processus de nivellement par le bas. Napoléon 1er disait à juste titre : « La vérité est un fantôme, il faut la poursuivre toujours plus loin. Mais pour agir, il faut s'arrêter » Et à Saint-Exupéry d'ajouter : « Faites que votre rêve ne dévore pas votre vie afin que la vie ne dévore votre rêve. »

Alors chers amis, il ne faut jamais abandonner ses rêves : l'espoir est le commencement de toute chose. Mais osons abandonner ceux qui s'abandonnent afin de ne point être dévorés par la médiocrité.


ET A LA JCI

A la JCI, il faut savoir abandonner ceux qui s'abandonnent. Mais comment reconnaître ceux qui s'abandonnent ? Il arrivent à la JCI que nous ayons envie de faire découvrir à quelqu'un les principes et les valeurs du mouvement de même que les avantages et opportunités qu'elles offrent au membre de devenir meilleur. Mais, par exemple, certains prétextent de manque de temps se dérobent toujours à participer à des activités de commissions ou à des formations. Il est bien connu aujourd'hui que l'argument du manque de temps est un argument fallacieux qui cache en réalité un manque d'intérêt ou de motivation.

Alors, la prochaine fois qu'un membre vous sert à répétition qu'il manque de temps et qu'il ne prend pas la peine ou l'initiative de s'intéresser et de proposer des horaires qui l'arrangeraient, c'est que cette personne abdique. Alors ne vous accusez pas en l'abandonnant mais restez ouvert s'il revient. En effet, l'amitié n'est pas une prise en charge à 100%.

S'il préfère son confort et reste dans son fauteuil, à regarder la télévision ou à ruminer son infortune, l'opportunité qui lui est proposé lui passera sous le nez sans qu'il ne la saisisse.

Et comme nous l'enseigne le cours JCI Achieve, quoi que vous faites, « les membres entrent à la JCI à raison, et ils la quittent aussi à raison. Et ce n'est pas votre raison ! ». Ainsi va la vie !

LECTURE RECOMMANDÉE :

Naaman le syrien ou comment guérir :
http://www.lirelabible.net/parcours/voir_ref.php?cle=126

INCROYABLE MAIS VRAI

Séparer des verres coincés ou comment les obliger à s'abandonner

Parfois on se retrouve avec deux verres coincés voila une solution mettez de l'eau froide dans le verre du dessus et plongez le verre extérieur dans l'eau chaude. La différence de chaleur permettra de les séparer.

BE BETTER :
La parole enseigne, l'action entraîne.

A jeudi prochain, si Dieu le veut

Gbèton.

jeudi 19 avril 2007

Obliger tout le monde

Obliger tout le monde

Il faut, autant qu'on peut, obliger tout le monde.
La Fontaine
« La concupiscence et la force sont les sources de toutes nos actions :
la concupiscence fait les volontaires ; la force, les involontaires. »

Blaise Pascal
Avant d'obliger un homme, assurez-vous bien d'abord que cet homme n'est pas un imbécile.
Eugène Labiche

CE QUE JE DIS

La liberté de choisir et d'agir a souvent été défendue comme un droit sacré. Pourtant parfois lorsque la liberté frise le libertinage, le laisser-aller ou carrément la démission paresseuse, je dis : il faut obliger tout le monde à aller vers des buts supérieur et des lendemains meilleurs.


POURQUOI JE LE DIS

Le petit Yann refuse naturellement tout ce qu'on lui porte à la bouche, surtout quand il ne le reconnaît pas tout à vue d'oeil. Mais lorsque sa maman parvient à lui faire toucher un petit bout de ses lèvres, il le goûte et quand il l'apprécie, c'est maintenant à lui de courir après ce repas qu'il refusait au début pourtant. Ca vous rappelle l'histoire des nourrissons qui refusent souvent de téter avant qu'on ne les y force. C'est pourtant ces mêmes bébés qu'il faudra sevrer de force plus tard. C'est sans doute pour cela que mon père m'a souvent dit qu' « il faut savoir forcer l'enfant pour lui faire du bien ». Et les raisons ne manquent pas pour étendre ce principe à l'adulte.


  1. L'être humain a un penchant naturel à la paresse et au confort

Le genre humain est naturellement paresseux. Selon Marcel Jouhandeau, « L'homme est fait pour un instant de labeur et pour une éternelle paresse. » Il aime son confort et peut banalement dormir sur ses lauriers. Il trouve du plaisir dans l'oisiveté alors même que « L'oisiveté est peut-être aussi la mère de la paresse. » (Jean-Jules Richard). L'Homme est ainsi un partisan du moindre effort qui est pourtant plein de projets comme le dit
Vauvenargues : « Les paresseux ont toujours envie de faire quelque chose. » Or comme nous l'apprend Salvador Dali, « Pas de chef-d'oeuvre dans la paresse ! » C'est pour cela qu'il est parfois nécessaire d'obliger l'homme à aller de l'avant, ne serait-ce qu'à commencer à réaliser ses projets. En effet, « la paresse peut paraître attrayante, mais le travail apporte la satisfaction. » (Anne Frank). L'on pourrait objecter certes et crier au liberticide mais « Si tout m'est permis, tout n'est pas bon pour moi ».
Surtout que tout le monde ne peut pas être paresseux en même temps, sinon le monde irait à la dérive. C'est ce qu'a voulu dire un jour un certain Ylipe : « La paresse des autres est une menace pour la mienne. »


  1. Dans la logique de solidarité et d'altruisme, il faut obliger tout le monde à être meilleur

Certaines personnes ont une tendance naturelle l'altruisme. Il aime aider les autres ce qui fait d'eux-mêmes des travailleurs et des ambitieux soucieux de faire davantage pour pouvoir partager avec les autres. C'est en référence à ceux-là que le pape Pie XII dit : « Rien n'oblige davantage à monter que la volonté de faire monter les autres. » Dans cette envie de faire le bonheur des autres, ils sont parfois bien amenés à forcer de temps en temps leurs amis. En effet, ils préfèrent les forcer à apprendre à pêcher plutôt que d'être contraint de leur offrir éternellement du poisson. Ils arrivent ainsi à forcer les autres à monter avec eux.

En obligeant ces personnes, ils pourront faire l' « impossible », soit pour vous faire plaisir, soit par simple obéissance et in fine, ils arrivent à faire leur propre bonheur, par la force. Pour eux, obéir à votre obligation n'est qu'une autre façon d'exprimer leur paresse selon
Germaine Beaumont. « L'obéissance, nous dit-elle, n'est qu'une forme canonisée de la paresse. » Selon, Blaise Pascal « La concupiscence (http://atilf.atilf.fr/dendien/scripts/tlfiv4/showps.exe?p=combi.htm;java=no) et la force sont les sources de toutes nos actions : la concupiscence fait les volontaires ; la force, les involontaires. » Lorsque nous nous aidons les uns les autres, la première personne qui en bénéficiera c'est nous-même, car « Qui oblige s'oblige. » (Nestor Roqueplan) On peut ainsi obliger un ami à parler de ses problèmes, à démarrer un projet difficile, à oser faire le premier vers une réconciliation, etc. Par exemple, bien des femmes ont souvent besoin d'obliger leurs fiancés à s'élever et s'améliorer en même temps qu'elle, sur le plan des études ou de la rémunération, pour éviter les complexes éventuels et préserver ainsi l'harmonie de leur couple n'est-ce pas ? Et vice-versa.


  1. Forcer quelqu'un peut lui faire du bien

Comme dans l'exemple de l'enfant qu'on oblige à découvrir le lait et qui s'y accroche par la personne obligée peut aimer ou détester. « Vous pouvez obliger un âne à traverser l'eau, mais vous ne pouvez pas l'obliger à en boire. », nous dit le Proverbe créole. Lorsqu'il aime et perçoit le bien-fondé de ce qu'il a commencé par contrainte, il l'adopte et s'améliore. Si par contre, l'obligé n'aime pas ce qu'il est obligé de faire, il ne fera aucun effort pour le réussir. Mais dans bien des cas, on arrive à des résultats positifs. Qui n'a jamais réussit un travail sous l'effet de la contrainte ou de la pression de son supérieur hiérarchique ? Qui n'a jamais réussit une prouesse ou un examen de peur de décevoir ses parents ou ses amours ?

J'admets qu'il n'est pas aisé d'obliger les autres mais cela y va de l'efficacité collective. « Il est, pour l'homme, deux difficultés insolubles : savoir au juste l'heure qu'il est, et obliger son prochain. » (Georges Courteline). C'est pour cela qu'il faut trouver quelque moyen de s'obliger à obliger les autre et comme le dit le proverbe français, « C'est obliger deux fois qu'obliger promptement. » Nous pouvons user par exemple de l'estime de ces autres pour nous, de leur devoir de respects envers nous, notre droit d'aînesse, la pression amicale des pairs, ou tout autre argument comme la tradition, la noblesse qui les amènent à nous obéir.


Alors chers amis, « il faut, autant qu'on peut, obliger tout le monde » à être meilleur pour une communauté meilleure. Mais attention, n'obligez jamais un méchant car « Obliger les méchants, c'est presque travailler au malheur des gens de bien.» (Mocharrafoddin Saadi)


ET A LA JCI

La JCI dans sa diversité et dans son organisation fait de chacun de ses membres une sorte d'agent commercial JCI. Chaque membre est ainsi obligé d'adopter des comportements positifs car il est la vitrine de la JCI. De plus, lorsqu'on est ensemble et qu'il y a trop de maillon faible,
l'efficacité de la chaîne en dépend. Sa cohésion aussi. Le travail d'équipe amène dont les uns et les autre à s'obliger mutuellement vers l'atteinte d'objectifs supérieurs, comme dans un couple.

Ainsi, il faut obliger chacun à prendre ses responsabilités et à les assumer. Qu'il s'agisse des obligations financières (paiement de ses droits d'adhésion et cotisations à temps ) ou de l'atteinte des objectifs qui nous reviennent selon le plan d'action,, il faut obliger chacun à faire mieux et à viser le meilleur.



LECTURE RECOMMANDÉE :


Aux sources jaillissantes de La Fontaine :

http://www.wheatoncollege.edu/Academic/academicdept/French/ViveVoix/Resources/lionrat.html


INCROYABLE MAIS VRAI

Juste pour un petit sourire :Un braquage spécial


Un type est devant une banque... Il se cagoule sort son flingue et entre pour agresser la standardiste. Il lui dit :
- Mène moi au coffre sinon je te tue !
Elle s'exécute, lui ouvre le coffre et voilà, ce sont des éprouvettes de sperme.
- Vous voyez ce sont des éprouvettes de sperme.
Il lui répond :
- je m'en fous BOIT!!!
Elle, paniquée bois une puis deux puis trois. Au bout d'un certain nombre elle s'exclame :
- Mais ayez pitié, laissez moi tranquille. Pourquoi faites vous ça ?

Et lui enlève sa cagoule et lui dit :
- Tu vois chérie quand tu veux tu peux !!!


BE BETTER :
La parole enseigne, l'action entraîne.


A jeudi prochain, si Dieu le veut


Gbèton.

jeudi 12 avril 2007

L'innocence n'existe pas : s'avouer coupable pour viser le meilleur


L'innocence n'existe pas : s'avouer coupable pour viser le meilleur

Dieu serait injuste si nous n'étions pas coupables
Charles Baudelaire

Le sentiment de culpabilité est un aiguillon puissant.
Paul Auster, écrivain américain

Ce qui m'effraie, ce n'est pas l'oppression des méchants ; c'est l'indifférence des bons.
Martin Luther King

CE QUE JE DIS


Vous connaissez bien ce que l'écrivain anglais William Blackstone résume ainsi : « Chacun est présumé innocent jusqu'à ce qu'il soit reconnu coupable. » Mais moi je dirais que chacun est présumé coupable jusqu'à ce que ce que son innocence soit établie. Mieux, je dis que l'innocence à proprement parler n'existe pas. Alors osons nous avouer coupable, être les premiers à reconnaître notre part d'erreur et de responsabilité afin de viser le meilleur.

POURQUOI JE LE DIS

Ce mercredi soir à la télévision, dans mon plaisir du zapping, je me suis arrêté sur un reportage sur l'ouverture à Strasbourg du procès de Pierre Bodein dit « Pierrot le fou
». J'ai été certes frappé par le fait qu'il s'agissait d'un multi-récidiviste qui a violé puis tué une fillette et une adolescente ainsi qu'une autre femme qui m'a le plus. Mais, ce qui a le plus retenu mon attention c'est qu'à ses côtés, comparaissaient 16 autres individus, des nomades sédentaires, accusés les uns d'avoir participé au viol, au meurtre, les autres d'avoir fermé les yeux, de s'être tus. Comme quoi, on peut bien être coupable tant par l'action que par le silence. Et à y voir de très près l'intention de faire ou de ne pas faire font en général que je pense que l'innocence n'existe presque jamais. C'est pour cela qu'il vaut mieux s'avouer en soi-même sa propre culpabilité face à un échec ou une erreur avant même de penser à celle des autres. C'est le gage d'un perfectionnement personnel. Et pour cause !

  1. L'innocence est un vain mot car tout le monde est quelque part coupable

L'innocence est connue pour être l'apanage des enfants. Mais dès lors que l'individu commence à prendre conscience, à distinguer le bien du mal et à faire des choix, il perd de son innocence. « Où le choix commence, finissent le paradis et l'innocence. » nous dit Arthur Miller alors que Charles Nodier se fait plus incisif : « Quiconque est parvenu à discerner le bien du mal a déjà perdu son innocence. » Est-ce pour cela que
Heiner Müller affirme dans son livre Nous sommes cruels que « La plus grande chute est celle qu'on fait du haut de l'innocence.» ? L'innocence se perd au fil des années et des expérience. « L'homme naît bon, la société le déprave », tel est le postulat de Jean-Jacques Rousseau. Le temps et la durée en sont donc les ennemis. D'ailleurs, c'est ce que traduit William Butler Yeats :
« L'innocence et la beauté n'ont d'ennemi que le temps. »

Sur un autre plan, « Quand on est victime, on a toujours l'impression d'être coupable. » (Michel Reinette, Scénariste et journaliste guadeloupéen). Ainsi, l'innocence a souvent besoin d'artifice pour se révéler. Sinon pourquoi les innocents ont-ils besoin d'un avocat pour se défendre ? C'est ce qui a sans doute amené Jules Janin à s'exclamer : « Que l'innocence est un grand art ! (...) » Sinon comment comprendre que Thomas Fuller affirme « L'innocence elle-même a parfois besoin d'un masque. » ? Dites moi alors si l'innocence masquée reste toujours de l'innocence ? Alain Bosquet a sans doute la réponse : « Toute innocence triche. », assène-t-il.

Par ailleurs, on perd notre innocence par excès d'action ou par silence ou encore du fait de nos intentions et de notre imagination. En effet, « C'est par notre silence que nous sommes les plus coupables. » (Reine Malouin, Romancière québécoise) et « L'intention fait la culpabilité et le délit. » (Aristote)

Sous un autre un autre registre, la non-innocence est partout rampante. En effet selon Benoît Lacroix, « Les plus innocents sont les meilleurs coupables. » C'est pour cela que selon Maria Teresa Di Lascia, « Il est bien plus difficile de démontrer l'innocence d'un innocent que de défendre un coupable. » Pis encore, « L'innocence est toujours impossible à démontrer. » (Jean Giono).

De même, « Qui rougit est déjà coupable, la vraie innocence n'a honte de rien. » ( Jean-Jacques Rousseau) J'allais dire, qui s'emporte ou s'énerve est déjà coupable. Et pour finir « Peut-on être innocent, lorsqu'on aime un coupable ? », telle est l'interrogation de l'écrivain français Savinien Cyrano de Bergerac. Allons nous renier nos amis pour préserver notre innocence ? Et quand l'écrivain français Patrick Segal écrit : « Un malade est un coupable qui s'ignore. », je me demande encore qui peut encore se proclamer innocent. Peut-être ceux qui ne sont malade de rien...

  1. S'avouer coupable à soi-même permet de devenir meilleur

Quel est notre attitude face à une erreur, une faute, un échec ou une simple performance ? Avec l'intelligence humaine, il est toujours possible, par quelque manoeuvres ou arguties, de trouver le coupable en soi ou dans les autres. Autrement dit, là où j'accuse l'autre, je peux toujours m'accuser.

A mon humble avis, face à n'importe quelle situation où je suis impliqué de près ou de loin, ou dont les conséquences me concernent, eh bien, face à ces situations de faiblesses, la meilleure stratégie est toujours de s'avouer intérieurement : « C'est ma faute ». Il s'agit de se frapper la poitrine en se disant : « c'est ma faute, où est-ce que j'ai manqué de jouer mon rôle ou ma partition ? » Ainsi l'introspection qui s'ensuit nous fait prendre conscience de notre responsabilité. « Que chacun porte sa faute et il n'y aura pas de coupables. », nous enseigne le poète argentin Antonio Porchia. Une fois, notre part de culpabilité acceptée (par nous-même), nous sommes naturellement portés à nous battre pour nous améliorer et pour corriger la situation déplorer. C'est ce faisant que nous vison le meilleur. C'est ce qu'exprime subtilement l'écrivain américain Paul Auster en affirmant : « Le sentiment de culpabilité est un aiguillon puissant. » C'est la même philosophie que l'on retrouve avec
Publius Syrus qui apprécie :
« Tu as raison de regarder la faute de ton ami comme si tu en étais coupable. »

Si après cet examen de ta propre conscience, tu parviens à trouver le coupable non en toi-même mais en ton prochain, alors ton jugement paraîtrait beaucoup plus objectif et plus sincère. Comme le dit la romancière canadienne Claire de Lamirande, « On est tous coupables, ne prends rien de plus que ta part de culpabilité. » Mais qu'on ne s'y méprenne pas. Il ne s'agit pas de chercher coûte que à se dédouaner car « A force d'être juste, on est souvent coupable. » (Pierre Corneille). Par exemple, si nous sommes adeptes de l'adage selon lequel, « à quelque chose malheur est bon », Sénèque nous rappellera vite que « Le coupable est celui à qui le crime profite. »

Alors chers amis, osons reconnaître que nous ne sommes pas innocents et acceptons de nous dire avant tout « c'est ma faute » afin de viser le meilleur.

ET A LA JCI

A la JCI, il n'est pas rare de voir des membres qui choisissent d'être inactifs. Ces membres espèrent ainsi que les activités au programme vont s'exécuter seulement par le fait du Bureau exécutif. Le président ou les vice-présidents ne peuvent rien faire sans les membres. Comme le disait Bruce Rector dans l'un de ses célèbres Monday Morning Messages, s'il n'y a pas des "suiveurs" loyaux, il ne saurait y avoir de bon leaders. (http://groups.google.com/group/je-dis-de-gbeton/web/reward-loyal-followers ). Lorsque les activités et l'organisation piétinent , personne ne saurait donc se consoler de son innocence. Mon but n'est pas de dédouaner les Comités directeurs des échecs éventuels, mais s'il est vrai qu'ils sont responsables de la bonne conduite des activités, ils n'en sont pas les seuls acteurs. On se souvient de la formule rendue célèbre par Georgina Dufoix, ancienne ministre française des Affaires sociales, lors du scandale du sang contaminé en 1985, quand elle se déclarait « responsable mais pas coupable ». Ce n'est sans doute pas pour rien que Bernard Lavoie affirme : « On est tous coupable du malheur des autres, surtout des êtres qui vivent tout près de nous. »
Ne sommes nous pas des amis qui vivons l'un près de l'autre pour le meilleur ?

Méditons sur cette définition de Pascal Bruckner : « J'appelle innocence cette maladie de l'individualisme qui consiste à vouloir échapper aux conséquences de ses actes, cette tentative de jouir des bénéfices de la liberté sans souffrir d'aucun de ses inconvénients. »

LECTURE RECOMMANDÉE :

INCROYABLE MAIS VRAI

Saviez-vous vraiment ce Jean-Paul Satrre a voulu dire avec : « l'enfer c'est les autres » ?

Cédons-lui la plume « J'ai voulu dire « l'enfer c'est les autres ». Mais « l'enfer c'est les autres » a été toujours mal compris. On a cru que je voulais dire par là que nos rapports avec les autres étaient toujours empoisonnés, que c'était toujours des rapports infernaux. Or, c'est tout autre chose que je veux dire. Je veux dire que si les rapports avec autrui sont tordus, viciés, alors l'autre ne peut être que l'enfer. Pourquoi ? Parce que les autres sont, au fond, ce qu'il y a de plus important en nous-mêmes, pour notre propre connaissance de nous-mêmes. Quand nous pensons sur nous, quand nous essayons de nous connaître, au fond nous usons des connaissances que les autres ont déjà sur nous, nous nous jugeons avec les moyens que les autres ont, nous ont donné, de nous juger. Quoi que je dise sur moi, toujours le jugement d'autrui entre dedans. Quoi que je sente de moi, le jugement d'autrui entre dedans. Ce qui veut dire que, si mes rapports sont mauvais, je me mets dans la totale dépendance d'autrui et alors, en effet, je suis en enfer. Et il existe une quantité de gens dans le monde qui sont en enfer parce qu'ils dépendent trop du jugement d'autrui. Mais cela ne veut nullement dire qu'on ne puisse avoir d'autres rapports avec les autres, ça marque simplement l'importance capitale de tous les autres pour chacun de nous.»

Souvenons-nous-en !

Source : http://www.philo5.com/Les%20philosophes%20Textes/Sartre_L'EnferC'EstLesAutres.htm
Plus loin ? http://philosophons.free.fr/corriges/dissertes/enfer_autres.htm

BE BETTER :
La parole enseigne, l'action entraîne.

A jeudi prochain, si Dieu le veut

Gbèton.

jeudi 5 avril 2007

Ne plus promettre mais s'y mettre, remettre, émettre et permettre pour rester maître !

Ne plus promettre mais s'y mettre, remettre, émettre et permettre pour rester maître !

La meilleur façon de tenir sa parole est de ne jamais la donner
Napoléon 1er

Mieux vaut donner sans promettre que promettre sans tenir.
Proverbe français
Les promesses non tenues sont autant de mensonges.
Gagnon


CE QUE JE DIS


On dit souvent que qui vit d'espoir ne meurt pas de chagrin et que les promesses n'engagent que ceux qui y croient ou les écoutent. On profite ainsi de la faiblesse de l'Homme qui préfère entendre des fausses promesses de bonheur que d'affronter des temps difficiles... mais moi je dis : Arrêtez de promettre car une promesse non tenue peut détruire et celui qui promet et celui à qui on promet. Alors au lieu de promettre, il vaut mieux s'y mettre, émettre, remettre et permettre afin de rester maître de ses paroles, de ses actions et de ses convictions.



POURQUOI JE LE DIS

Les promesses n'engagent-elles que ceux qui les écoutent ? Cette interrogation, née à partir d'une phrase d'Henri Queuille (ancien Président du Conseil de la IVe République française), a émergé alors que je lisais un article sur la campagne électorale en France. En effet la candidate Ségolène Royal a déclaré qu'elle se refusait de promettre tout et n'importe quoi, comme un autre candidat. Par exemple un hébergement à tous les SDF car, selon elle, "Je me garderai de faire ce type d'annonce. Le changement politique qu'attendent les Français, c'est de dire les choses quand elles sont faites", a déclaré Ségolène Royal en marge d'un déjeuner avec des associations caritatives. Un des nombreux challengers avait affirmé quelque jours auparavant vouloir, s'il était élu président de la République, "que d'ici à deux ans plus personne ne soit obligé de dormir sur un trottoir et d'y mourir de froid".

Alors promettre ou ne pas promettre ? Moi je suis de ceux qui pensent qu'il vaut mieux promettre peu ou pas du tout. Ma conviction est que l'action devrait précéder la promesse à moins qu'elles ne soient simultanée. Je partagerai avec vous trois raisons :

  1. La promesse engage la personnalité et la crédibilité

Il n'est un secret pour personne que « La promesse est une dette » George Herbert le dit autrement : « Promettre est la veille de tenir. » Et comme on dit aussi que « Qui paie ses dettes s'enrichit », tenir sa promesse nous enrichit en crédibilité et en reconnaissance. On vous prendra alors au sérieux et on cherchera à vous faire promettre bien souvent.


Mais faut-il tenir toutes ses promesses systématiquement ? S'il est vrai que la promesse poussent ceux qui ont la notion du respect de la parole donnée à être meilleur, la promesse peut avoir des effets pervers. En effet « Promettre et tenir sont deux. » nous rappelle le Jurisconsulte français Antoine Loisel. En effet, il ne faut pas tenir une promesse parce qu'on a promis mais parce qu'elle est conforme à la morale et à la justice. « Il faut tenir à une résolution parce qu'elle est bonne, et non parce qu'on l'a prise. », nous enseigne La Rochefoucauld. Souvenons-nous à titre d'exemple du roi Hérode qui a fait décapiter Jean-Baptiste qu'il admirait pourtant, dans le seul souci de tenir son serment. ( http://groups.google.com/group/je-dis-de-gbeton/web/comment-la-promesse-tue ) Ce faisant, Hérode a sans doute ignoré la sagesse de Confucius : « Quand on peut accomplir sa promesse sans manquer à la justice, il faut tenir sa parole»

  1. Ne pas tenir ses promesses peut être suicidaire pour les deux parties

Connaissiez-vous le Proverbe scandinave qui dit ceci « On se souvient du baiser promis, on oublie les baisers reçus. » ? Lorsque vous promettez, vous susciter l'estime et l'intérêt. On oubliera pas votre promesse même si vous l'avez déjà enterrée. Car en vous engageant à faire ceci ou cela, vous avez restauré l'espoir chez bon nombres de personnes en détresse. Ces personnes confiantes dans votre capacité à résoudre leur problèmes croisent pratiquement les bras, laissant leurs sorts en vos bonnes mains. Les plus avisés prieront même pour vous afin que vous ayez les moyens de tenir votre promesse qui pour eux est vitale. Si jamais vous ne tenez pas cette promesse, cela peut être suicidaire pour eux. C'est ce que les Ivoiriens appellent le « blaguer-tuer ». En effet, si vous n'aviez pas promis, le pauvre aurait continué à se battre pour sa survie.

Selon Zahiri de Samarcande, « Chaque promesse non tenue est une nuée sans pluie, une épée sans fil, un arbre sans fruit. » C'est une véritable bombe à retardement. C'est pourquoi le Proverbe français dit : « Mieux vaut une certitude qu'une promesse en l'air. » Pour J. Gagnon, « Les promesses non tenues sont autant de mensonges. » C'est pourquoi Confucius nous prévient « Examine si ce que tu promets est juste et possible, car la promesse est une dette. » De toutes façons, « Celui à qui l'on demande est libre jusqu'à ce qu'il ait promis. » (Proverbe oriental)

  1. Mieux vaut faire avant de promettre de le faire

Quelle est le meilleur moyen de tenir parole ? C'est encore le stratège Napoléon 1er qui a la meilleure réponse à mon avis : « La meilleure façon de tenir sa parole est de ne jamais la donner » Cela ne veut pas dire qu'il ne faut jamais promettre mais simplement de ne promettre que quand vous vous y être déjà mis, quand vous avez presque réalisé l'objet de votre promesse. Et n'ayez pas peur de prendre tout le temps qu'il faut avant de vous engager car « Le plus lent à promettre est toujours le plus fidèle à tenir. », constate le Maréchal de France Duc de Lévis alors que pour Jean-Jacques Rousseau « La personne la plus hésitante à faire une promesse est celle qui la respectera avec le plus de foi. »

C'est justement ces genres de situations que décrit l'Homme d'Etat hongrois Jules Andrassy quand il affirme : « Il est difficile de promettre, mais facile de tenir. ».
D'ailleurs, l'Homme d'Etat et philosophe chinois Confucius ne dit-il pas que « Celui qui ne craint pas de promettre de grandes choses a de la peine à les exécuter. »
? On se demande alors la meilleure formule à adopter. Pour Marilyne Tremblay Coutu « Il est préférable de ne rien promettre et de tout accomplir plutôt que de tout promettre et de rien accomplir. » C'est intuitif me diriez-vous, mais ce n'est pas pour rien que le Proverbe français suggère : Mieux vaut donner sans promettre que promettre sans tenir. » et que la sagesse malinké ajoute : « Mieux vaut donner peu que promettre. »

Quand à moi, je préfère adopter la philosophie de Edouard Balladur : « Je ne fais pas de promesses, mais je les tiens. » Mais si tu considères qu'il est bon de prendre quelques engagements quand-même et qu'un peu de promesse te pousse davantage à l'action, je te suggère cette idée de René Char : « Tiens vis-à-vis des autres ce que tu t'es promis à toi seul. Là est ton contrat. »


ET A LA JCI

A la JCI, les promesses ne manquent guère. Déjà l'adhésion au mouvement est déjà un engagement. Un engagement à rester actif, à participer aux activités, à payer ses cotisation, et à vivre selon les principes et les valeurs de l'Organisation. Mais respectons nous toujours ces promesses ? Il semble comme le dirait William Hazlitt que « Certaines personnes font des promesses pour le seul plaisir de ne pas les tenir. »

De même à l'occasion des campagne électives pour le renouvellement des instances dirigeantes au niveau local, national ou international les candidats dans leur caucus font des promesses parfois mirobolantes dont ils se souviennent à peine parfois.
C'est pourquoi il est bon que chacun des responsables puissent relire de temps en temps le texte de leur caucus pour s'y conformer afin de contempler leur acquis en fin de mandat. En effet comme le dit Jean-Pierre Raffarin « La politique ne peut plus promettre des lendemains qui chantent et repousser toujours la résolution des problèmes du quotidien. »

Alors gardons nous des fausses promesses et mettons nous au travail pour émettre des idées novatrices et permettre qu'elles se réalisent afin que nous restions maîtres de nos paroles et de nos actions.


LECTURE RECOMMANDEE :


Comment la promesse tue


Qui a dit "les promesses n'engagent que ceux qui y croient "?
http://fr.answers.yahoo.com/question/index?qid=20060828083528AAu2mf8

INCROYABLE MAIS VRAI


Il ne faut jamais promettre la Lune

La justice chinoise a confirmé l'interdiction faite en 2005 à un entrepreneur chinois de vendre des terrains sur la Lune. Un tribunal de Pékin a une nouvelle fois estimé que nul ne pouvait réclamer la propriété de la Lune, faisant état d'un traité international sur l'espace signé par la Chine en 1983.

Il a débouté Li Jie qui avait monté la société "Ambassade de la Lune" qui poursuivait les autorités de contrôle du Commerce, pour lui avoir retiré ses autorisations professionnelles en 2005, en la mettant à l'amende. Le bureau du Commerce avait alors estimé que si la vente de terrain sur la Lune était "un beau rêve", cela ressemblait surtout à de la fraude, lui interdisant de continuer à proposer des terrains au prix de 298 yuans (37 dollars ou euros) pour 0,4 hectare. Trente-quatre personnes s'étaient laissées tenter avant que les activités de la société ne soient suspendues par l'administration, puis interdites par la justice en première instance.

http://info.france2.fr/insolite/29219086-fr.php

BE BETTER :
La parole enseigne, l'action entraîne.

A jeudi prochain, si Dieu le veut

Gbèton.