Tous les Jeudis, Gbèton partage ses convictions, sa philosophie, ses découvertes et ses idées ... sur les voies du leadership, du développement personnel et du bonheur

jeudi 20 novembre 2008

Le perfectionnisme conduit à la déception et à la défection

Je-Dis de Gbeton --- Volume II --- Numéro 21 --- 20 novembre 2008

© photo : sensorie.com

CE QUE JE DIS

Parce que nous cherchons le meilleur, parce que nous voulons ce qui répond aux standards les plus élevés, nous finissons par passer à côté de l’essentiel. C’est pour cela que je dis : « La recherche de la perfection conduit à la déception et à la défection »


C’est de la perfection que de renoncer à la perfection -- Anonyme

La perfection consiste à faire la volonté de Dieu, à être ce qu’il veut que nous soyons.


POURQUOI JE LE DIS

En juin 2007, en parlant du KAIZEN, j'avais dit dans cette tribune : «Viser l'amélioration continue et permanente mais ne pas être perfectionniste.» (Lire). Certains ont vite fait de confondre amélioration continue et perfection, devenant perfectionnistes. Pourtant il y a une nuance : en suivant le kaizen, on vise quelque chose de mieux, de meilleur mais ce n’est pas pour autant qu’on deviendrait perfectionniste. Je reviens donc sur cette réflexion en partageant avec vous cette histoire de Aristide, qui montre combien la recherche effrénée de la perfection conduit vers la déception et, si l'on y prend garde, à la défection.


AVANT DE CONTINUER, SOUHAITONS LA
BIENVENUE
A :

- Hadiaratou, Etudiante à Bamako


  1. Le perfectionnisme conduit à la déception

Aristide a parcouru le monde à la poursuite de la femme parfaite. Après dix ans de recherche, il se décide à retourner chez lui. Il rencontre son vieil ami Basile qui lui demande :

- Alors ? Tu l'as enfin rencontrée, ta femme parfaite ?
- Au sud, oui, j'ai trouvé la plus belle des femmes, lui a-t-il répondu avant de continuer. Ses yeux étaient de braise, ses cheveux d'or et son corps, pareil à celui d'une déesse. Son ami était enthousiaste :
- Super ! Tu en as fait ton épouse ?
- Malheureusement, elle n'était pas parfaite, car elle était très pauvre, dit-il dans un soupir avant de reprendre :

- Alors, j'ai exploré le Nord et j'y ai rencontré une femme qui était plus riche que toutes les femmes de la terre réunies ! Elle ne savait même pas à combien s'élevait sa fortune !
- Alors, celle-ci, c'était la perfection, non ? Questionna Basile.
- Non, lui répondit Aristide. Le problème, c'est qu'elle était la plus vilaine créature que j'aie jamais vue de ma vie.

- Finalement, j'ai fui à l'Est et là bas, j'ai fait la connaissance d'une femme belle, riche et intelligente. Elle, oui : elle était parfaite...
- Eh bien... tu es marié avec elle ? demanda mon ami
- Non. Parce que malheureusement, cette femme parfaite était aussi à la recherche de l'homme parfait !

Quand on recherche la perfection, il y a fort à parier qu'on trouve... la déception. Nul ni rien n'est parfait en ce monde. Il faut se résoudre à rencontrer l'imperfection et, parfois, à savoir revoir ses critères, à défaut d’améliorer l’imperfection chaque jour davantage pour en faire quelque chose de meilleur mais de perfectible. Nous-mêmes, sommes-nous parfaits pour exiger d'autrui qu'il le soit ? Vanité des vanités, tout est vanité. Mieux, la perfection n'est-elle pas dans le renoncement à rechercher la perfection ? « C’est de la perfection que de renoncer à la perfection »

Finalement, la véritable beauté n'est-elle pas dans ces petits défauts, dans ces anomalies qui nous rendent l'autre encore plus proche, plus semblable, plus cher ? N’est-elle pas dans ces mille petits riens qui rendent la vie si agréable ? « La perfection consiste à faire la volonté de Dieu, à être ce qu’il veut que nous soyons. »

  1. Le perfectionnisme conduit à la défection

Souvent, certains ont un tel souci de perfection qu'ils préfèrent ne rien faire plutôt que de prendre le risque de faire mal. Pis encore, lorsqu’ils essaient une ou deux fois et que le résultat n’est pas parfait, leur caractère perfectionniste les amène à faire défection. Si ce n’est pas eux qui abandonnent c’est ceux qui sont dans leur équipe, qui se découragent par cette tendance perfectionniste. En effet, la barre placée trop haute nous mène tout droit à la frustration, nous pousse à abandonner. Il ne s'agit donc pas de vouloir être perfectionniste au risque de sombrer dans l'inaction et l'immobilisme.

Il importe de se souvenir de la leçon donnée par Henri Poincaré : « La vérité est comme un fantôme, il faut la poursuivre toujours plus loin...Cependant, pour agir il faut s'arrêter » La perfection aussi, me semble-t-il. Même en cas de nécessité, le perfectionniste ne sait pas s'arrêter pour agir alors que l'adepte du KAIZEN s'arrête à un moment donné pour agir même s'il sait que son travail est encore perfectible. Mais « Le problème avec l'amélioration personnelle, c'est savoir exactement quand arrêter » (David Lee Roth) La réponse est simple : «Lorsque tu persévères dans l'exécution d'une tâche et qu'elle devient plus facile, c'est que tu t'es amélioré. » Lorsque tu persévères à vivre avec les défauts de l’autre et que vous vous entendez mieux, c’est que vous vous êtes tous les deux améliorés.

ALORS, vas-tu continuer à refuser d’essayer à cause de ta peur de faire mal ? La recherche de la perfection t’empêches-elle de vivre naturellement et en harmonie avec tes semblables imparfaits ? As-tu tendance à attendre trop des autres au point de les juger sans cesse ? Ne devrais-tu pas adopter la devise des Bouddhistes et à accepter les autres tels qu’ils sont au lieu de les voir comme tu aurais voulu qu’ils soient ?


EN DEFINITIVE, descendons sur terre, arrêtons d’idéaliser le monde, renonçons à la recherche effrénée de la perfection, lorsque les nécessités le recommandent comme dans le cas de Aristide plus haut. Et agissons, car à l’image de la Vérité, la perfection est aussi comme un fantôme n’est-ce pas ? Ainsi nous éviterons les déceptions qui nous mèneraient vers la défection, l’abandon, la pire des banqueroutes. Engageons nous pour le Kaizen et améliorons-nous chaque jour davantage sans être perfectionniste.

LECTURE RECOMMANDEE

Quand le désir de perfection nous immobilise
http://cherryplum.canalblog.com/archives/2006/05/19/1908529.html

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La parole enseigne, l'action entraîne.

A jeudi prochain, si Dieu le veut

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jeudi 13 novembre 2008

Développer une ignorance intelligente

Je-Dis de Gbeton --- Volume II --- Numéro 20 --- 13 novembre 2008



CE QUE JE DIS

L'être humain ne finit jamais d'apprendre, nous en sommes convaincus. Et tant que l'on vie, l'on continuera d'apprendre, d'acquérir des connaissances, de pousser toujours plus loin les frontières de l'ignorance. Mais à la vérité, est-ce nécessaire de tout savoir et de savoir tout sur tout ? Mon expérience m'amène à dire : « L'ignorance rend parfois service : Apprenez à développer une ignorance intelligente et ne pas chercher à tout savoir »


Un homme doit avoir une certaine ignorance intelligente pour arriver à faire progresser les choses. » . -- Charles F. Kettering

Le peu que je sais, c'est à mon ignorance que je le dois.
-- Sacha Guitry

POURQUOI JE LE DIS

J'ai déjà eu l'occasion d'affirmer à cette même tribune qu'il n'est pas bon de tout dire (relire). Mais comme certains vont toujours vouloir tout nous dire ou nous faire savoir, il nous appartient d'apprendre à ne pas leur tendre l'oreille, à refuser de savoir. En effet, l'ignorance rend parfois service. Autant, j'avais dis de fermer les yeux pour voir mieux (relire),autant je pense qu'apprendre à avoir une ignorance intelligente et ne pas chercher à tout savoir permet parfois de mieux viser le meilleur. Permettez-moi d'évoquer rapidement deux raisons clés.

  1. L'ignorance créatrice de bonheur

Ce jour-là, Marie m'avait envoyé un email sans doute pas de très bon goût et avait déjà conclu que je l'avais oubliée. Pour elle, tout le temps passer à lui faire assidûment la cour n'était que farce puisque depuis trois mois, elle m'avait perdu de vue. Comme par hasard, à peine avait-elle fini d'envoyer le fameux email, que j'entrais dans sa demeure familliale. Malgré ma courte pause déjeuner et le temps pluvieux, j'étais parvenu jusqu'à chez elle. Inimaginable pour elle ! Réalisant sans doute mes efforts, et prise dans une sorte de remords, elle me dit :

- As tu lu le mail que je viens de t'envoyer ?
- Non, lui ai-je répondu.

Alors, elle me prit à part et me supplia de ne point le lire. Elle m'implora même de l'accompagner dans un cyber, d'ouvrir ma boîte électronique et de supprimer le fameux message. Bien que je trouvai la démarche étrange, et malgré ma curiosité naturelle, je fis ce qu'elle voulait. « Ce que femme veut, Dieu veut » n'est-ce pas ? Je n'ai donc jamais su ce qu'elle a écrit dans ce courrier. Résultat des courses, nous sommes restés de bons amis, par la suite.

La situation, aurait-elle été pareille si j'avais cherché à savoir le contenu de ce message ? « Le secret du bonheur en amour, ce n’est pas d’être aveugle mais de savoir fermer les yeux quand il le faut. » nous dit Simone Signoret. C'est aussi le secret de l'amitié, je crois. C'est en cela que le conseil de Charles F. Kettering vaut de l'or : « Un homme doit avoir une certaine ignorance intelligente pour arriver à faire progresser les choses. », affirme-t-il.

Lorsque j'invitais les uns et les autres à fermer les yeux pour voir mieux (relire), j'ai expliqué au point 3, pourquoi il faut fermer les yeux pour vivre mieux ensemble. La même argumentation me semble valable ici, puisque pour éviter de mettre en péril leur idylle ou leur amitié, certains amoureux ou amis choisissent délibérément de fermer les yeux sur des défauts mineurs de leurs partenaires. « On aime si bien les yeux fermés. A quoi bon les ouvrir ?» (Aphonse d''Houdetot).

  1. L'ignorance préservatrice de nos grands rêves de vie

De la même manière, les grands leaders évitent parfois de savoir ce dont la connaissance pourrait entraver ou freiner leurs relations, leur enthousiasme et leur réussite. L'ignorance est, dans ces cas, plus productif que la connaissance. Et c'est d'ailleurs ce que résumait si bien Mark Twain, «Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait.» Comme illustré par la légende de l'aiglon qui se prenait pour une poule de prairie (lire), les briseurs de rêve ont l'art de nous faire savoir des choses qui limitent notre esprit et bloquent notre volonté créatrice et notre potentiel. Alphonse Allais a déjà résumé cette philosophie de fort belle manière : «...un homme qui sait se rendre heureux avec une simple illusion est infiniment plus malin que celui qui se désespère avec la réalité.» Illusion d'ignorer la réalité pour atteindre des réussites parfois miraculeuses n'est-ce pas ? "L'audace d'espérer" dirait Barack Obama.


ALORS, as-tu tendance à vouloir savoir tout sur tout ? fais-tu confiance à tes partenaires ou préfères-tu vérifier à tout prix les informations qu'ils te donnent concernant votre relation ? Es-tu de nature à trop écouter les autres ? Es-tu trop influençable par les dires de tes amis ? As-tu souvent recours au filtre des trois passoires en vérifiant que ce qu'on te dit est bon, vrai et utile sur tes amis ?

EN DEFINITIVE, développons une ignorance intelligente en apprenant à fermer les yeux et les oreilles quand il le faut, afin de vivre mieux et de réussir mieux. Ne cherchons pas à tout savoir car « à qui on a beaucoup donné, on demandera beaucoup » et à vouloir tout savoir on ne sait rien. N'est-il pas mieux de savoir tout de peu plutôt que de savoir seulement peu de tout ?

LECTURE RECOMMANDEE

Lisez le très beau et inspirateur 1er discours d'Obama après son élection :
http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/dossiers/elections-americaines/200811/07/01-37304-le-discours-dobama-a-chicago.php

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jeudi 6 novembre 2008

A l'école d'Obama : Passer de l'impertinence à la pertinence

Je-Dis de Gbeton --- Volume II --- Numéro 19 --- 6 novembre 2008


CE QUE JE DIS

Bien des situations embarrassantes se résolvent par le silence. La tendance des partisans de moindre effort est de se taire face à l'adversité. Or, il est des cas où le silence conduit à des interprétations et rumeurs aggravantes. C'est pourquoi je nous invite à l'école de Barack Obama en disant : « Lorsque vous êtes en cause, faites comme Obama pour sortir de l'impasse : osez en parler intelligemment pour passer d'une apparente impertinence à la pertinence. »


Il faut se garder de trois fautes : parler sans y être invité, ce qui est impertinence ; ne pas parler quand on y est invité, ce qui est de la dissimulation ; parler sans observer les réactions de l'autre, ce qui est de l'aveuglement. -- Confucius

C'est leur pertinence qu'on reproche aux impertinents.
--
Claude Frisoni



POURQUOI JE LE DIS

Imaginez que vous êtes au cœur d’une situation embarrassante, un sujet tabou devenu un secret de polichinelle. Tout le monde le sait, mais personne n’ose en parler. Pourtant cela travaille contre vous. Impertinence n’est-ce pas ? Quelle sera votre réaction pour sortir de cette mauvaise passe ? Allez-vous oser en parler pour vous défendre et fendre le tabou ? Ou allez-vous garder le silence en comptant sur le pouvoir de l'oubli ?

Il est des situations où le silence est éloquent, bruyant, assourdissant. La nature ayant horreur du vide, le silence conduit à des interprétations et rumeurs aggravantes pour vous. Un silence coupable forcément dans ces cas là.

Seul moyen, oser en parler mais surtout bien en parler. En m’inspirant de la manière dont Barack Obama, le candidat atypique aux élections américaines, a triomphé de son identité floue, de son cosmopolitisme bien peu Américain pour enfin être élu le 4 novembre 2008, comme le premier président afro-américain, je dégage trois des stratégies clés.


AVANT TOUT, BIENVENUE AUX NOUVEAUX ABONNES :

- Moses, logisticien à Dakar
- Papa Sadio, Financier à Nara (Mali)

  1. Assumer pour transcender

Pendant la campagne présidentielle, Obama a essayé d’éviter les pièges de la question raciale. Pourtant, ce jour-là à Philadelphie, Barack Obama balaie la foule d'un regard sérieux, l'air grave, puis déclare : « Je suis le fils d’un homme noir du Kenya et d’une femme blanche du Kansas.» L'auditoire retient son souffle, chacun questionnant son voisin du regard. Pourquoi ose-t-il en parler ? Mais Obama poursuit, imperturbable, le visage détendu et le ton plus expressif que jamais : « ... Je suis marié à une Américaine noire qui a en elle du sang d’esclave et du sang de propriétaires d’esclaves – un héritage que nous transmettons à nos deux filles adorées. »

Dans un pays où 25 % de la population a un ancêtre noir, le sujet pèse très lourd, hante les esprits et demeure très souvent tabou. Quelle impertinence d'en parler ! Peut-on assumer sa « race » en politique sans attiser les inquiétudes raciales de l’ethnie dominante ? Peut-on s’assumer noir sans broyer du noir ?

Au contraire d'un Michael Jackson qui passe d'une pau noire à une peau blanchie, d'un nez aplati à un nez aquilin ou encore de cheveux crépus à des cheveux défrisés, Obama reste vrai. Pour lui, la seule issue pour sortir de l’impasse est de parler, d’assumer son identité, de la préserver et de la transcender.

  1. Dédramatiser pour rendre acceptable

L'expérience dite de la grenouille chauffée (visiter le lien ) montre que, lorsqu'un changement s'effectue lentement, il échappe à la conscience et ne suscite la plupart du temps aucune réaction, aucune opposition, aucune révolte car l'esprit s'y habitue. De la même manière, notre perception s'altère lorsque nous sommes longtemps soumis à des situations a priori inacceptables.

Dans le film LA DERNIERE PREUVE de Randal Kleiser, Kitt Devereux est une avocate renommée et brillante qui a bâti sa réputation en défendant des meurtriers et des violeurs. Son secret ? Imposer aux jurées et à l'assistance les images atroces des crimes, jusqu'à l'accoutumance, à la dédramatisation, à la tolérance. Ainsi, l'impertinence devient « acceptable » par une sorte de banalisation.

Et c'est ce que fait Barack Obama .Tout au long de la campagne, de la Philadephie à l’Iowa, de la Californie à Berlin, de l'Est à l'Ouest, du Nord au Sud, Obama ne manque aucune occasion pour être le premier à rappeler ses origines noires et sa condition d’américain ordinaire. Son but est de banaliser les sujets tabous pour en faire un avantage comparatif et transformer ce qui pouvait être considéré comme un défaut, une faiblesse, une tare en une qualité, un atout, une force qui l'ont propulsé vers la victoire. Ce faisant, il évite les débats inutiles et invite ses adversaires sur le terrain économique où la situation est à son avantage.

  1. Transformer une faiblesse en force

Après avoir rappelé ses origines modestes et noires, Obama affirme « ... et jusqu’à mon dernier jour, je n’oublierai jamais que mon histoire n’aurait été possible dans aucun autre pays du monde . » Puis il conclut : « C’est une histoire qui ne fait pas de moi le plus conventionnel des candidats, mais c’est une histoire qui a, de façon indélébile, imprimé dans mes gènes l’idée que ce pays représente plus que la somme de ses parties – que nous tous qui le composons, nous ne formons, en réalité, qu’un.» N'est-ce pas là une qualité reconnue à l'Amérique? Son discours « Une Union plus parfaite » (lire le texte) traite de manière remarquablement précise et positive la question raciale.

Son origine cosmopolite, Obama l'utilise pour montrer comment cela lui permet de passer de son statut de noir à celui de post-racial c'est-à dire au-delà des clivages ethniques traditionnelles. Cela lui permettra également de diriger les USA avec une perspective globale et une diversité de vues puisqu'il affirme « J’ai des frères, des sœurs, des nièces, des neveux, des oncles et des cousins de toute race et de toute couleur de peau, dispersés sur trois continents »

Au total, Obama s'illustre en prototype du rêve américain réalisé. Il s’illustre comme l'incarnation de la légende américaine selon laquelle tout citoyen, s'il le veut, peut réussir tout ce qu'il entreprend. Il explique aux américains que eux aussi peuvent réussir : « YES WE CAN ! », clamait-il.

ALORS, l'expérience « obamienne », ne nous montre-t-il pas que le silence n'est pas toujours pertinence face à une impertinence ? N'est-ce pas sa stratégie qui permet à Obama de triompher de Hilary Clinton au cours des Primaires, dans un Etat comme l’Iowa, où la population est presque totalement blanche ? Comment comprendre que parti de presque rien, Obama détient aujourd'hui presque tout ? Comment expliquer qu'après avoir vécu dans l'un des pays les plus pauvres de la planète (l'Indonésie) Obama va maintenant diriger le pays le plus puissant au monde ?

EN DEFINITIVE, allons à l'école d'Obama, et tirons toutes les leçons de son histoire. En particulier, osons assumer notre identité pour la transcender, osons dédramatiser les impertinences pour les rendre acceptables et pertinentes, osons transformer nos défauts en qualités.

Claude Frisoni en affirmant : « C'est leur pertinence qu'on reproche aux impertinents. » n'indiquait-il pas déjà que le candidat post-racial se révèlerait plus pertinent aux yeux des électeurs américains par son audace à traiter des sujets impertinents ? Le 4 novembre 2008 ne lui a-t-il pas donné raison ? En tout cas, Obama lui même avait dit : « Ma conviction découle de ma foi inébranlable dans la droiture et la générosité du peuple américain. Mais elle provient aussi de ma propre histoire américaine. » N'est-ce pas s'assumer jusqu'au bout ?

LECTURE RECOMMANDEE

1. Un discours mémorable :
- A more perfect Union
- Une Union plus parfaite

2. De belles photos d'une aventure
http://www.msnbc.msn.com/id/27542590/displaymode/1107/s/2/framenumber/1/

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Gbèton.
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