Tous les Jeudis, Gbèton partage ses convictions, sa philosophie, ses découvertes et ses idées ... sur les voies du leadership, du développement personnel et du bonheur

jeudi 31 juillet 2008

Le travail manuel ennoblit la pensée et l'esprit

Je-Dis de Gbeton --- Volume II --- Numéro 6 --- 31 juillet 2008


© photo : troisiemevoie.com

La main est l'instrument des instruments
– Aristote

L'homme est intelligent parce qu'il a une main.
- Anaxagore de Clazomènes

Mains, outils de l'esprit sans lesquels la pensée n'est que chimère -
Alain Aslan


CE QUE JE DIS


Bien souvent le travail manuel est sous-estimé et dévalorisé. Pourtant, je dis : « Le travail manuel ennoblit le pensée et l'esprit : Apprenez à travailler de vos mains pour rendre votre pensée et votre esprit plus prompts, plus fins et plus précis » Toujours sur les voies de l’amélioration continue, du BE BETTER.


POURQUOI JE LE DIS


« Si tu n'obtiens pas de bonnes notes, tu iras en apprentissage… Si tu travailles mal à l’école, tu finiras coiffeur ou menuisier »… Qui ne se souvient pas de ces menaces à peines voilées, lorsque nous étions encore au collège ? Comme si ces travaux de mains étaient une sanction !


On oppose couramment métiers physiques et métiers cérébraux. Mais que vaut une telle opposition ? L’exemple du chirurgien ne suffit-il pas à la mettre en question ? Lui qui fait de hautes études et qui en fin de compte ne s'apprécie pourtant qu'à la dextérité de ses doigts savants, maniant le bistouri ?


En réalité, travail manuel et travail intellectuel sont liés . Qui plus est, le travail des mains ennoblit la pensée et l'esprit de l'homme . Trois raisons clés viennent soutenir ma conviction.


  1. Le travail des mains ennoblit la pensée

Si le cerveau agit sur les mains dans leur travail, elles aussi, dans une sorte de feed-back, renvoient des informations au cerveau dont la pensée s'améliore, se précise et s'ennoblit. Politzer affirme : « Les mains et les doigts sont pour nous des instruments de travail. Mais la pensée est aussi un instrument de travail. Et si nos doigts ne font pas toujours un travail de précision, il en est de même de notre cerveau. » Pour Aristote il n’y a aucun doute : « La main est l'instrument des instruments. » Les mains ne font que traduire l'état de perfection de notre pensée comme le suggère Henri Aimé Gauthé, « La main ne montre pas que des déformations professionnelles ; elle est la preuve d'une mentalité. » Réciproquement, que vaut notre pensée sans nos mains ? Laissons la plume à Alain Aslan qui répond volontiers : « Mains, outils de l'esprit sans lesquels la pensée n'est que chimère. »


  1. Plus le travail de nos mains est parfait, plus raffinée est notre intelligence

En voyant ce que font nos mains, notre jugement nous amène à nous améliorer par le jeu d'actions-réactions entre l'oeuvre des mains et la qualité de notre pensée. C'est pour cela d'ailleurs que « Lorsque les mains sont liées, la rage monte au cerveau. » (Oskar Panizza). Remarquons avec Politzer que « Dans l'histoire du travail humain, l'homme, au début, ne savait faire que des travaux grossiers. Le progrès dans les sciences a permis des travaux plus précis. Il en est exactement de même pour l'histoire de la pensée. » Ce qui était très difficile au début nous paraîtra ensuite plus simple, justement parce que ce travail ennoblit la pensée « La tête, le coeur font mille bêtises. Les mains se trompent rarement », dira sans retenue Jean Anouilh. C'est donc à juste titre qu'on parle d'arts ou de métiers nobles. Allons nous dire que les artistes peintres ne sont pas des esprits vifs au moment où Théophile Gautier affirme : « On peint avec le coeur et la tête plus qu'avec les mains » ? En faut-il davantage au philosophe grec Anaxagore de Clazomènes pour conclure que « L'homme pense parce qu'il a des mains » et que mieux encore « L'homme est intelligent parce qu'il a une main. » ?


  1. Le travail manuel préserve l'homme du mal et ennoblit son esprit

L'histoire des Pharisiens montre bien que le travail manuel accompagnait toujours l'étude de la Loi. L'exemple de Jésus (Fils de Dieu) faisant le métier de charpentier, celui de l'apôtre Paul fabriquant des tentes, n'en sont-ils pas d'éclairantes confirmations ? Aussi, le travail manuel fut-il recommandé, à côté de la prière et du jeûne, à ceux qui quittent le monde pour se sanctifier dans la retraite, les moines. Saint Antoine, fondateur des premiers couvents de moines, leur conseillait ainsi : «Lorsque vous êtes assis dans votre cellule, que ces trois choses vous occupent perpétuellement, à savoir: le travail manuel, la méditation (des psaumes) et l'oraison», et il ajoutait.: «Contraignez-vous à un travail manuel, et la crainte du Seigneur habitera en vous » car, pense-t-il, «C'est par le travail manuel qu'ils doivent toujours combattre l'oisiveté, comme le plus redoutable ennemi du genre humain » surtout que « L'oisiveté est la mère des vices ».

EN DEFINITIVE, tout le monde doit travailler de ses mains et tout le monde doit être instruit. Chez l’homme vivant et complet, chacune des deux activités, musculaire et nerveuse, doit être équitablement développée, et que, loin de se nuire mutuellement, chacune doit appuyer, élargir et renforcer l’autre. N’hésitons donc plus à user de nos mains, que ce soit pour faire du bricolage, écrire à la main, faire de la peinture, jouer à la pétanque ou au golf, etc. C'est le gage de l'ennoblissement de l'homme et de sa productivité accrue. Dis-moi ce que tu sais faire des mains et je te dirai qui tu es.

LECTURE RECOMMANDEE

Que vaut l’opposition du travail manuel et du travail intellectuel ?
- http://jchichegblancbrude.blog.lemonde.fr/2007/06/11/travail-manuel-intellectuel
- http://sergecar.club.fr/cours/travail3.htm

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A jeudi prochain, si Dieu le veut

Gbèton.

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jeudi 24 juillet 2008

Sans patience, pas de science

Je-Dis de Gbeton --- Volume II --- Numéro 5 --- 24 juillet 2008


© photo : wendyusuallywanders.wordpress.com


La patience a beaucoup plus de pouvoir que la force -
Plutarque

Le véritable travail, c'est de savoir attendre -
Jean Rostand

Le meilleur remède pour tous les problèmes, c'est la patience -
Plaute

CE QUE JE DIS

Dans notre monde où la vitesse est érigée en mode de vie, entraînant hâte et impatience, je voudrais dire : « Sans patience, pas de science. Soyez patients pour savoir atteindre la science et voir venir le bonheur.


POURQUOI JE LE DIS

Je le disais dans l'un de mes billets sur ce blog : « Se hâter Se hâter comporte de la violence... ». La patience est la vertu qui mène à la science, celle-ci étant considérée comme quelque chose de profond et de précieux par la qualité de ses résultats. Quand le wolof dit « Mangui science », c'est en effet pour dire « je réfléchis » et traduire cet état profond réverbération et de méditation qui mène aux grandes découvertes. « Autrefois, nous apprend Mc Cormick, quand on manquait la diligence, on patientait une semaine ; aujourd'hui, on enrage quand on rate l'ascenseur ». Pourtant sans une bonne dose de patience, rien de grand ne peut s'accomplir et ce, pour plusieurs raisons :

  1. La patience fructifie le travail

Henri Bergson donne un exemple saisissant : « Si je veux me préparer un verre d'eau, j'ai beau faire, je dois attendre que le sucre fonde ». Ainsi bien des fois, la patience est incontournable si l'on veut atteindre de grands résultats. Autre exemple tout aussi simple est celle d’une grossesse qui doit mûrir environ 9 fois pour laisser éclore ce que Og Mandino appelle « le plus grand miracle du monde ». Bref, la nature ne suit pas le rythme infernal du «tout, tout de suite ». En effet, combien d’années faut-il à un arbre pour atteindre sa maturité ? « Le véritable travail, c'est de savoir attendre », conclut Jean Rostand.

Vous avez beau travailler, vous ne réussirez pas grand chose sans une bonne dose de patience. Un enfant qui apprend à marcher, tombe, se relève, recommence, prend tout le temps qu’il lui faut. Et, un jour, il la réussit tout naturellement ; il se tient debout et marche.Nous pouvons encore tout réussir si nous nous armons de patience et de persévérance. Car en fait, comme le dit Plutarque, « La patience a beaucoup plus de pouvoir que la force » étant entendu que « Le patient use toujours l'impatient » (Paul Morand) et que « C'est toujours l'impatience de gagner qui fait perdre » (Louis XIV). C'est aussi en cela que Swâmi Râmdâs affirme que « L'impatience – en n'importe quoi – est toujours signe de faiblesse »

C'est après observation, expérimentation, vérification et validation que la science finit par livrer ses résultats sous forme de découvertes. La mise au point d'un vaccin, par exemple, découle ainsi de tout un processus minutieux composé d’essai sur essai et qui demande patience et persévérance.

  1. Savoir être patient pour voir venir le bonheur

« La patience est un chemin d'or » puisque « tout vient à point nommé à qui sait attendre». Cependant cela ne veut pas dire qu'il faut se complaire dans un attentisme coupable, mais simplement malgré notre pro-activité, il faut laisser un minimum de temps au temps pour faire mijoter nos préparations hardies. Et, c'est sans doute dans cet ordre d'idées qu'il faut lire et comprendre Giacomo Leopardi quand il affirme : « La patience est la plus héroïque des vertus, justement parce qu'elle n'a pas la moindre apparence d'héroïsme ». La patience use le temps en effet et finit à coup sûr par produire les remèdes aux problèmes posés, ceci grâce justement à l'évolution de la science. « La patience rend tolérable, ce qu'on ne peut empêcher » (Horace) car « Si ce n'est pas aujourd’hui, ce sera demain : rappelons-nous que la patience est le pilier de la sagesse» (Frédéric Mistral)

« Attendre et voir venir », tel est le principe que recommande Daniel Defoe en accord avec Plaute pour qui « Le meilleur remède pour tous les problèmes, c'est la patience ». C'est pour cela que Vauvenargues affirme :« La patience est l'art d'espérer ». Savoir aimer prend du temps. Savoir découvrir et réussir aussi. Autant dire, le bonheur prend du temps. « Savoir attendre, goûter à ce plein bonheur, qu'on vous donne comme par erreur, Tant on ne l'attendait plus » chantait Florent Pagny dans « Savoir aimer ». Finissons avec Og Mandino qui est convaincu « ... qu'aucune route conduisant à la réussite n'est trop longue si j'avance bravement et sans hâte injustifiée, et qu'il n'y a pas de récompense trop distante si je m'y prépare maintenant, avec patience. »

  1. Devenir patient par la patience

Aussi paradoxal que cela puisse paraître, « Il faut avoir beaucoup de patience pour apprendre à être patient » (Stanislaw Jerzy Lec). Des gestes de tous les jours nous apprennent cependant à devenir plus patient. Ainsi par exemple, essayerz de sucer des bonbons sans les croquer ou à pêcher à la ligne. « Une femme qui n'a jamais vu son mari pêcher à la ligne ne sais pas quel homme patient elle a épousé » révèle Edgar Watson Howe. De même, rester des heures avec un enfant sans s'énerver et sans le faire pleurer, est un bon entraînement à la patience. Et c'est sans doute ce qui a inspiré Pierre Dehaye : « Bien observés, remarque-t-il, nos enfants sont pour nous de bons éducateurs »

EN DEFINITIVE, il nous faut être proactif sans oublier d'être patient. Comme le résume bien Lao-Tseu, « Le monde est un bout de terrain où, pour trouver ce que l'on veut, il faut gratter le sol avec patience sans que la réussite soit garantie. »

LECTURE RECOMMANDEE

Patience et persévérance :
http://neoconscienceblog.wordpress.com/2008/06/22/patience-et-perseverance

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A jeudi prochain, si Dieu le veut

Gbèton.

jeudi 10 juillet 2008

Connaître sa valeur intrinsèque pour ne pas devenir sec

Je-Dis de Gbeton --- Volume II --- Numéro 4 --- 10 juillet 2008


© biodiversite2012.org


Les hommes vous estiment en raison de votre utilité,
sans tenir compte de votre valeur. -
Honoré de Balzac


...Ma vraie valeur dépend beaucoup plus de la façon dont je me vois
et de ma participation au monde qui m'est extérieur -
Og Mandino

CE QUE JE DIS

La tendance est croissante de se faire apprécier de son chef, de ses parents ou de ses amis. Bien souvent lorsque les autres nous apprécient mal, nous avons tendance à en devenir terne, triste ou démobilisé. C'est pourquoi, je dis : connaissez-votre valeur propre, votre valeur intrinsèque pour ne pas devenir sec au contact des autres.

POURQUOI JE LE DIS

Combien de fois n'avons nous pas vu des amis ou des parents renoncer à un projet parce que des paroles blessantes ou dévalorisantes leur ont été dites ? Combien de fois ne nous sommes-nous pas découragés d'être mal apprécié après tant d'effort fourni pour mériter reconnaissance. La vérité est qu’au détriment de ce que nous pensons, nous-mêmes, être notre propre valeur, nous accordons trop d’importance aux appréciations subjectives des autres. Pourtant Arthur Schopenhauer nous a déjà prévenus : « Attribuer une haute valeur à l'opinion des hommes, c'est leur faire trop d'honneur. »

Vous connaissez sans doute bien la leçon du conférencier qui démontre la valeur intrinsèque d'un billet de 50 euros, en le chiffonnant, en le piétinant et en le recouvrant de poussière pour enfin conclure : « dans votre vie vous serez froissé, rejeté, souillé, par les gens ou par les événements. Vous aurez l’impression que vous ne valez plus rien, mais en réalité, votre valeur n’aura pas changé ... ». C'est pourquoi, il est important pour nous de connaître ce que nous valons pour ne pas nous laisser dévaloriser par les autres et ce, pour deux raisons essentielles.

  1. Connais-toi toi-même

« Connais toi toi même », telle était la base de l'enseignement de Socrate. En effet, il est primordial que celui qui veut conquérir le monde ou reprendre la maîtrise de soi fasse un compte parfait de ses possibilités, de ses forces, de ses faiblesses. Or peu de gens prennent le temps et la peine d’analyser leurs sensations, d'étudier leur caractère, bref de suivre ce conseil.

Ne pas savoir qui nous sommes nous amène à nous laisser conduire par des lois, des préjugés et même des modes, qui peuvent avoir de bons côtés pour certains mais des aspects funestes et desséchants pour d'autres. Or, Honoré de Balzac nous enseigne que « Les hommes vous estiment en raison de votre utilité, sans tenir compte de votre valeur. » Bien souvent, ne nous souciant ni de notre corps, ni de notre esprit, nous ne cherchons pas ce qui peut utilement servir à leur équilibre. Il est temps de chercher à mieux nous cerner notamment à travers un plan de développement personnel (une sorte de planification stratégique individuel) en général et un bilan de compétence en particulier. Et ce, d'autant plus que selon Zhang Zai, « Connaître sa nature, c'est connaître le Ciel ».

  1. Notre valeur intrinsèque dépend de nous-mêmes

Sun Tzu, le grand stratège de guerre chinois, a dit « Notre invincibilité dépend de nous, la vulnérabilité de l’ennemi, de lui. » De la même manière notre valeur réelle, notre valeur intrinsèque dépend de nous. La valeur intrinsèque d'un actif est sa valeur nette hors éléments subjectifs.

C'est à nous d'être en mesure de juger de notre propre valeur, même si cela demande un important travail sur soi-même. Comme le dit Og Mandino, « ... je ne dois jamais considérer les louanges et l'amour des gens comme une mesure de ma valeur personnelle, puisque ma vraie valeur dépend beaucoup plus de la façon dont je me vois et de ma participation au monde qui m'est extérieur. » Car, continue-t-il, « ... Je ne serai jamais moi-même si je laisse les autres m'imposer mes normes de vie. » Nous comprenons alors davantage les mobiles de Jacques Delille quand il commande : « Laissez-le s'estimer pour qu'il soit estimable. », car « On est rarement maître de se faire aimer, on l'est toujours de se faire estimer. » (Bernard Fontenelle) Ainsi, « Il est bon de dire du bien de soi-même : ça se répète et on finit par ne plus savoir d'où ça vient. » (Marcel Achard).

EN DEFINITIVE, Connaître sa propre valeur pour mieux se connecter aux autres, cela nous permet en particulier de ne pas nous fier aux opinions des autres pour avancer, surtout lorsqu'elles sont dévalorisantes pour nous. Mieux, plus nous sommes conscients de notre propres valeur, mieux nous attirons les autres vers nous « Ne vous attachez qu'aux hommes estimables ; fuyez plus que la mort la société des lâches : nul ne les respecte, pas même leurs semblables. », nous prévient Alcée.

LECTURE RECOMMANDEE

Connais-toi toi même :
http://www.articlesenligne.com/article53.html

Pour le reste de ma vie :
http://ysa.iquebec.com/pourle.htm

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A jeudi prochain, si Dieu le veut

Gbèton.

jeudi 3 juillet 2008

Motiver, c’est user de mots dits verts, pour ne pas démotiver

Je-Dis de Gbeton --- Volume II --- Numéro 3 --- 3 juillet 2008

© photo : fotosearch.fr

La motivation vous sert de départ. L'habitude vous fait continuer
- Jim Ryun

Le premier travail d'un manager n'est pas d'apporter la motivation
mais de supprimer les obstacles
- Scott Adams


CE QUE JE DIS

L'idée est répandue qu'un Chef doit savoir motiver les membres de son équipe. Mais en réalité, il doit simplement faire en sorte de ne pas les démotiver. C’est en cela que je dis : « On ne motive vraiment personne, motiver c’est dire des mots verts pour ne pas démotiver. »


POURQUOI JE LE DIS

Je n'arrive pas encore à avoir les statistiques sous nos cieux, selon une étude IFOP, 6% des salariés français seulement seraient motivés contre 30% aux USA et 9% au Japon. Les français ont également le plus fort pourcentage (26%) de personnes démotivées. Contrairement à ce que l'on croit, on ne motive en général personne. On cherche plutôt à ne pas démotiver. Quatre éléments m'en donnent la certitude. Sans doute les partagerez-vous avec moi.

  1. La motivation est primordiale pour toute réussite

Dire que l'entreprise n'a pas pour objectif la motivation des employés mais la production et que le plus important est que le travail soit fait même si l'employé n'est pas motivé, c'est ignorer royalement le lien entre rendement et motivation. « Aucun problème n'est insurmontable pour un commercial bien motivé », dira par exemple Scott Adams. Peter J. Davies nous en donne la raison : « La motivation est, pour l'esprit, semblable à de la nourriture. Une assiette seule ne suffit pas. »

Pour Nuttin, c’est une force qui agit sur un sujet et le met en mouvement; c’est une énergie qui, en se déchargeant, met la machine en marche. Est-ce pour cela que François Proust affirme que : « Motiver, c'est inverser le sens de l'énergie » ?

  1. Tout le monde est motivé au début

La motivation est inhérente à l'individu. Nul n'est besoin de la créer mais de veiller ne pas la laisser se dégrader. C’est en cela que Jim Ryun affirme : « La motivation vous sert de départ. L'habitude vous fait continuer. » Et j'ajouterais que les circonstances vous font abandonner. En effet, il peut arriver qu’il se démotive sur la route, soit à cause de lui-même, soit en raison de l’environnement où il évolue, soit encore du fait du leadership du manager ou du chef d’équipe. « Il y a d'admirables possibilités dans chaque être. Persuade-toi de ta force et de ta jeunesse. Sache te redire sans cesse : "Il ne tient qu'à moi" », dira en effet André Gide.

  1. Motiver c’est ne pas démotiver

Savoir motiver est une compétence à part entière que doit posséder tout bon manager ou chef d’équipe. A défaut de l'acquérir, peut-être faudrait-il déjà apprendre à ne pas démotiver. «Partant du principe que tout employé est normalement motivé pour son emploi au moins en début de carrière, faisons en sorte, au moins de maintenir cette motivation », dit en substance Laurent Keller dans son ouvrage Les clés de la motivation au travail (Ed. L'Harmattan). Car comme le souligne Scott Adams, « Le premier travail d'un manager n'est pas d'apporter la motivation mais de supprimer les obstacles. »

Les mécanismes qui produisent de la motivation ne sont pas l'inverse de ceux qui produisent de la démotivation. Comme la confiance perdu en quelqu'un, il est mille fois plus ardu de ramener la motivation chez un démotivé. Alors gardons nous à ne pas démotiver ceux qu'on nous confie dans le cadre d'une mission.

  1. Comment maintenir la motivation par les mots verts

Il n'y a rien de plus motivant que de savoir que ce que l'on fait est apprécié. Au lieu de ne relever que ce qui ne marche pas, dites à vos collaborateurs combien vous appréciez les bons côtés de leur travail. C'est ce que j'appelle des « mots verts », ceux qui disent : « oui j'aime ce que tu fais bien, tu peux continuer » Par exemple, "Il faut" (nécessité) est moins motivant que "j'ai envie" (plaisir). Pourtant, c'est le même ordre qui est donné. Tout est question de mots. Et comme les mots ne coûtent rien, pourquoi ne pas choisir les meilleurs, les mots verts, qui boostent la motivation de nos interlocuteurs ?

La motivation est un processus multifactoriel dynamique. Rien n'est jamais définitivement acquis. On peut néanmoins ressortir quelques orientations fortes. Ainsi, pour augmenter la motivation d'une personne, mettez en place une stratégie gagnant-gagnant, donnez des objectifs réalisables et faites confiance, soyez positif dans vos feedbacks (les mots verts), reconnaissez et "clamez" ses qualités, permettez lui de se réaliser, ne manquez aucune occasion de faire ressortir son rôle et son utilité dans l'entreprise ou l'équipe.

EN DEFINITIVE, autant il est plus aisé de détruire que de construire, autant il est plus facile de démotiver que de motiver, surtout quand les concernés ne savent pas clairement ce qu'ils veulent ni les enjeux. Alors à défaut de savoir motiver, apprenons à ne point démotiver car la motivation est a priori en chacun. Faisons en sorte de maintenir au moins intacte, le capital motivation de ceux qui sont confiés à notre leadership et à notre management.

LECTURE RECOMMANDEE

Le management de la motivation :
http://www.jecommunique.com/management_la_motivation.htm

Les Clés de la Motivation Au Travail De Laurent Keller :
http://books.google.fr/books?id=52CTTOsfTRsC&pg=PA210&lpg=PA210&dq=motivation+motiver+d%C3%A9motiver&source=web&ots=CF5x32b3Me&sig=rn2Ni6WqP3IxLV_SK4FR6aNXeOw&hl=fr&sa=X&oi=book_result&resnum=5&ct=result#PPA211,M1

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