Tous les Jeudis, Gbèton partage ses convictions, sa philosophie, ses découvertes et ses idées ... sur les voies du leadership, du développement personnel et du bonheur

jeudi 28 août 2008

Le tout est dans le « juste un peu plus » : Aller au-delà de ses devoirs et de ses possibilités

Je-Dis de Gbeton --- Volume II --- Numéro 10 --- 28 août 2008

© photo : beijing2008.cn


CE QUE JE DIS


Contrairement aux idées reçues, il ne suffit pas de faire ce que l’on attend de soi pour se sentir satisfait ou être fier de soi. Je dis donc : "la victoire est toujours le résultat d’un dernier petit effort supplémentaire. Faites donc toujours un peu plus que ce que l’on attend de vous. Allez un peu au-delà de vos possibilités et de vos devoirs pour faire la différence."

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Il n'est pas de plaisir plus doux que de surprendre un homme
en lui donnant plus qu'il n'espère - Baudelaire

Si je ne fais jamais rien ou je n'en fais jamais plus que ce pour quoi
l'on me paie, je n'aurai jamais de raison d'exiger plus d'or...
L'ange du bonheur et la fortune ne m'attendent qu'au bout du
kilomètre additionnel qu'il me reste à parcourir. - Og Mandino -

Qui sait endurer connaît la tranquillité. - Zhang Xianliang -
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POURQUOI JE LE DIS

Bien qu'étant enseignant, mon père avait un amour pour les travaux champêtres et menait bien sa ferme avec l'aide de ses enfants pendant qu'il était encore très actif. Chaque matin, avant d'aller à l'école à huit heures, il fallait se réveiller à six heures. Après une vingtaine de minutes de marche, nous parvenions au champ, accueillis par des chants d’oiseaux. Avant de retourner et au moment où pointe la fatigue, papa avait coutume de lancer un défi : «prenons chacun un dernier billon à ensemencer ou un sillon à désherber ; nous verrons bien qui sera le premier ».

Fort curieusement, les ardeurs étaient instantanément redoublées, convaincus que nous étions de savoir que ce sera la dernière ligne droite et qu'en plus, le premier sera félicité jusqu'à ce qu'il soit à nouveau détrôné. C'est ce que papa appelait l'endurance. Faire un dernier petit effort supplémentaire pour faire la différence. Et c'est qui m'amène à dire qu'il faut souvent chercher à aller au-delà de nos devoirs et de nos possibilités, pour faire un peu plus que ce qu’on attend de nous. Baudelaire dit qu'«Il n'est pas de plaisir plus doux que de surprendre un homme en lui donnant plus qu'il n'espère.» Et pour cause !

  1. Un effort supplémentaire est toujours nécessaire pour se qualifier

Les grandes réussites et victoires proviennent toujours d’un dernier petit effort qui permet le saut qualitatif. L'eau à beau s'échauffer jusqu'à 99°C, elle ne deviendra jamais bouillante si elle ne s'échauffe pas un dernier degré de plus. Elle a beau se refroidir jusqu'à 1°C, elle ne deviendra jamais de la glace si elle ne se refroidit pas un tout dernier degré de plus. Et l'élève qui obtient 9,99 sur 20 n’a pas la moyenne et ne sera jamais déclaré admis. « Il n’a rien de fait tant qu’il reste à faire » n’est-ce pas ? Le saut qualitatif qui fait passer d'un état donné à un état supérieur demande toujours un dernier petit sursaut d'élan et d'effort supplémentaire.

«Gagner ne demande souvent qu'un tout petit effort supplémentaire », remarque Christian Godefroy. Observez comment les athlètes trouvent les ressources nécessaires pour donner un coup d'accélération dans les tout derniers mètres de la course. Avez-vous vu le grand nageur Michael Phelps, en 7ème place à mi course, remonter et remporter la victoire du 100m papillon?

Combien de secondes séparent-elles le champion, dont le nom sera sur toutes les lèvres, du second ? Et du quatrième, dont personne ne parlera ? Pour Godefroy, « C'est la capacité d'aller un peu plus loin que les autres ».

  1. Un dernier petit effort en plus fait toute la différence

Beaucoup de nos contemporains sont des partisans du moindre effort se contentant souvent de faire le peu qu'on leur demande, ignorant délibérément comme le dit Og Mandino que « si je ne fais jamais rien ou je n'en fais jamais plus que ce pour quoi l'on me paie, je n'aurai jamais de raison d'exiger plus d'or. » C'est d'ailleurs pour cela qu'il partage résolument avec nous sa philosophie « ... toujours donner plus que ce que l'on attend de moi, que ce soit au travail, au jeu ou à la maison ».

Quel mérite avons nous en effet de faire ce qu'on nous demande ? Nous n'aurons fait que ce pour quoi nous sommes payés. En clair nous serions quitte, Or, il faut semer pour récolter. Semer ici correspond à faire un peu plus que ce qu'on nous demande. C'est Air Afrique, la défunte compagnie panafricaine qui avait pour slogan « Nous en faisons chaque jour un peu plus ». Faire un peu plus dans le sens du bien et du bon est le gage d'une réussite qui illuminera note vie. Selon Og Mandino, encore lui, « ... l'ange du bonheur et la fortune ne m'attendent qu'au bout du kilomètre additionnel qu'il me reste à parcourir ». C'est ce qui fait s'exclamer Pierre Corneille : « Qu'il fait bon avoir enduré ! Que le plaisir se goûte au sortir des supplices ! »

Alors, vas tu continuer à te féliciter de ce que tu as pu faire au lieu de te concentrer sur le dernier petit effort qu'il te reste à accomplir pour te qualifier ? Vas tu continuer à n'agir que lorsqu'on te le demande ? Vas tu continuer d'être un partisan du moindre effort en ne prenant aucune initiative qui améliore ce qu'on attend de toi ?

Pour y parvenir rien de mieux que d'avoir un esprit positif et joyeux et de garder constamment ses objectifs à l'esprit, « commencez avec la finalité à l'esprit », nous conseille Stephen Covey. « La gaieté n'est-elle pas le meilleur facteur de l'endurance», selon Paul Géraldy ? En tout cas, pour Louis Bromfield, « Ne jamais perdre le contact avec les menues réalités quotidiennes, c'est là un principe qui permet de beaucoup endurer. »

EN DEFINITIVE, faisons toujours un peu plus que nous ne pouvons et un peu plus que ce qu'on nous demande pour faire la différence et réussir. Allons au-delà de l'attendu et du demandé. Poussons toujours plus loin les frontières de nos possibilités. Let's be better.

LECTURE RECOMMANDEE

Make an extra effort :
http://groups.google.com/group/je-dis-de-gbeton/web/make-an-extra-effort

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La parole enseigne, l'action entraîne.

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jeudi 21 août 2008

Ne pas pardonner c’est mettre un pare-don à soi-même et se bloquer les flux vers le succès

Je-Dis de Gbeton --- Volume II --- Numéro 9 --- 21 août 2008


[© photo : haratine.com ]

S'il y a une chose impardonnable c'est de ne pas pardonner.- Romain Gary -

L'homme qui pardonne ou qui demande pardon comprend
qu'il y a une vérité plus grande que lui.- Jean-Paul II-

La devise de l'homme vertueux est renfermée dans ces deux mots,
donner et pardonner - Eloges, abbé de Saint-Pierre -

Avoir du ressentiment envers quelqu’un, c’est comme prendre
du poison et s’attendre à ce que l’autre meure – Anonyme -

CE QUE JE DIS

Le pardon est souvent considéré comme un acte de générosité, un cadeau ou une faveur faite à l’autre. Mais en réalité, le pardon est d'abord utile à celui qui pardonne car il est le premier à bénéficier des fruits. C’est pour cela que je dis : « Ne pas pardonner c'est se mettre un pare-don, c’est bloquer le flux de ses propres dons et constituer une entrave à son propre succès. Pardonnez pour viser le meilleur ».


POURQUOI JE LE DIS

Cette soirée-là, les bouteilles d'eau ne faisaient pas grande recette dans cet univers festif où chacun voulait profiter des boissons sucrées et alcoolisées des grands jours. Pourtant, vers la fin de la réception, tous pratiquement réclamaient un bon verre d'eau fraîche. En effet, ils ont réalisé qu'aucune de ces autres boissons n'étanchait véritablement leur soif comme ce que Antoine de Saint Exupéry a appelé la plus grande richesse qui soit au monde, l'eau. Il en est de même de la rancune ou de la rancœur qui n'assouvit pas la soif de justice ou de vengeance qui l'a provoquée. Au contraire, elle met l'individu dans un état émotionnel défavorable à son épanouissement et à son succès. Et ce pour plusieurs raisons dont je retiendrai quatre.

  1. Pardonner c’est améliorer son propre état émotionnel

L’absence de pardon provoque ressentiment et colère. « Sans pardon, la vie est gouvernée par un parcours sans fin de ressentiment et de vengeance », constate le psychiatre italien Roberto Assagioli. Or, comme qui dirait, « avoir du ressentiment envers quelqu’un, c’est comme prendre du poison et s’attendre à ce que l’autre meure ». La colère libère une quantité importante d'adrénaline dans le sang, nuisible à notre état émotionnel et un ressentiment a, à long terme, sur le corps des conséquences fâcheuses parmi lesquelles les migraines, des maux de cœur voire le cancer. C’est pourquoi Wes Hopper affirme « Le pardon n’est pas quelque chose que tu fais pour l’autre, c’est quelque chose que tu fais pour toi-même » Le refus de pardon détruit plus le rancunier que le coupable à qui on refuse le pardon. C’est aussi ce pourquoi Victor Hugo s’écrie : « Le pardon, quel repos!» Pardonner améliore en effet notre état émotionnel nous détend et nous rend apte à recevoir les flux de dons, vers le succès.

  1. Qui ne pardonne pas ne peut être pardonné

Les disciples de Jésus lui ont demandé un jour de leur apprendre à prier. Alors il leur a enseigné une prière que les Chrétiens récitent quotidiennement, le "Notre Père" et qui dit, entre autres : « … pardonne-nous nos offenses comme nous le pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés… ». Comme l’illustre la parabole du roi qui pardonne et du serviteur ingrat, et souligné par Charles Fillmore, « la première étape pour se libérer de ses dettes est de remettre aux autres les dettes qu’ils ont envers nous ». Pardonner se révèle donc être la condition sine qua non pour être pardonné et ouvrir le canal à la réception des fruits des dons divers et divins.

  1. Ne pas pardonner c’est empêcher son fleuve de couler vers le succès

Comme l’explique Wes Hopper, dans un Univers de causes-effets, chaque pensée que nous plantons, nous revient multipliée. Le ressentiment ou l’absence de pardon est ainsi une bombe émotionnelle qui produit toujours en retour un boomerang, d’une manière ou d’une autre. C’est la raison pour laquelle, chaque parcelle de votre vie où vous ne voulez ou ne pouvez pas pardonner constitue un blocage aux flux de vos dons et succès. Et puis, comme le dit Marcelle Auclair, « Le pardon est plus qu'un sentiment, c'est une force qui déclenche d'admirables effets. » C'est en tout cela que je dis que ne pas pardonner est un pare-don pour soi-même. Fort de cela, Henri IV conclut que « La satisfaction qu'on tire de la vengeance ne dure qu'un moment ; celle que nous donne la clémence est éternelle. »

  1. Pardonner pour vivre mieux

Il faut donc pardonner, toujours pardonner, encore pardonner. Mais surtout pardonner en toute sincérité pour en récolter les fruits. Pour s'en assurer se poser les deux questions que suggère Wes Hopper : "Puis-je vraiment lui souhaiter du bien ? Puis-je lui être reconnaissant ?". « La devise de l'homme vertueux est renfermée dans ces deux mots, donner et pardonner. » résume Eloges, l’abbé de Saint-Pierre. En tout cas, pour Romain Gary « S'il y a une chose impardonnable c'est de ne pas pardonner. » Pardonner aux autres certes, mais d’abord pardonner à soi-même. Lorsque Victor Hugo demande : « Est-ce que le droit de se pardonner à soi-même n'existe pas ? », Anatole France lui répond : « Il faut se pardonner beaucoup à soi-même pour s'habituer à pardonner beaucoup à autrui. » Selon l’apôtre du pardon, le pape Jean-Paul II, « L'homme qui pardonne ou qui demande pardon comprend qu'il y a une vérité plus grande que lui. » surtout que « Tout pardon a sa récompense» (Christine Ockrent)
Pour savoir pardonner, voici quelques idées qui nous y encouragent sans doute :

  • Se venger d'une offense, c'est se mettre au niveau de son ennemi ; la lui pardonner, c'est se mettre au dessus de lui (Proverbe anglais)
  • Celui à qui on pardonne peu, aime peu. (Saint Luc)
  • Comprendre, c'est pardonner. (Madame de Staël)
  • A défaut du pardon, laisse venir l'oubli. (Alfred de Musset)
  • On pardonne tant que l'on aime. (François de La Rochefoucauld)
  • Il n'y a aucune vengeance si complète comme pardonner. (Josh Billings )
  • Pardonner est une action plus noble et plus rare que celle de se venger. (Shakespeare)
  • Quand une femme a tort, il faut commencer par lui demander pardon. (Francis de Croisset)
  • Notre vengeance sera le pardon. (Tomas Borge, Homme politique nicaraguais).
  • Le désir de vengeance est la première manifestation de la faiblesse (Gandhi).

EN DEFINITIVE, pardonner c'est se libérer d'une énergie négative qui nous ronge de l'intérieur, nous détruit et nous prive d'épanouissement. Osons pardonner aux autres et à nous-mêmes pour vivre mieux. Mais que cela ne nous empêche pas de manifester parfois mais sainement notre colère avant d’offrir le pardon car « Qui pardonne aisément invite à l'offenser. » (Pierre Corneille) et « La colère, chez les bons cœurs, n'est qu'un besoin pressant de pardonner ! » (Pierre Augustin de Beaumarchais)

LECTURE RECOMMANDEE

Comment pardonner ?
http://journaladomi.over-blog.com/article-4214265.html

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jeudi 14 août 2008

Une "bonne" colère apporte du cool air et des couleurs à la vie

Je-Dis de Gbeton --- Volume II --- Numéro 8 --- 14 août 2008

Une bonne colère vaut mieux qu'une bonne douche.
La douche fatigue, la colère apaise... - Henri Pearson

En amitié, il importe de se fâcher à temps pour n'avoir point à se montrer ingrat
- Pierre Belfond

Quand une femme est en colère, quatre petits baisers suffisent pour la consoler
- Carlo Goldoni.

CE QUE JE DIS

A force d'associer l'agressivité à la violence et la colère à l'agressivité, on en vient souvent à réprimer toute expression de la colère elle-même, considérée ainsi comme une émotion négative. Pourtant la colère est une émotion bien humaine, naturelle et habituellement saine et même utile. C'est pourquoi je dis : "La colère apporte du cool air à la vie : apprenez à faire montre de colère créatrice"

POURQUOI JE LE DIS

Ce samedi soir, Mariétou a fini par avouer à son mari Idy qu'elle ne l'aime plus. Enragé, ce dernier lui assène un coup qui se révèlera mortel pour elle. Ainsi, au lieu de consacrer l'énergie libérée par la frustration (de ne plus être aimé, cette frustration) à reconquérir sa femme, à changer lui-même ce qu'elle ne supporte plus en lui, il détruit l'objet-même de son désir. Ce faisant, non seulement il se prive irrémédiablement de ce qu'il désirait, mais en plus, il s'entraîne dans un immense pétrin. Quelle double inefficacité !


Que ce soit sous forme d'agacement léger ou de rage fulminante, nous avons déjà tous éprouvé cette émotion qu'est la colère. Bien qu'elle soit généralement considérée négativement, la colère peut nous être utile pour surmonter les obstacles, résoudre des problèmes et atteindre des buts élevés. C'est en cela que je dis qu'elle apporte du cool air et des couleurs à la vie. Trois aspects apporteront des éléments d'appui à cette affirmation.

  1. La colère est une émotion normale et indispensable à la vie

Selon la psychologue Michelle Larivey, « La colère est une émotion simple qui traduit l'insatisfaction. » Comme toutes les émotions, elle est même nécessaire aux processus adaptatifs qui permettent de conduire notre vie et nos rapports avec les autres. Elle est déclenchée par le fait qu'il y ait un obstacle : quelqu'un ou quelque chose s'oppose à notre satisfaction. Face à cet empêchement, une quantité importante d'adrenaline est certes libérée dans le sang mais une énergie proportionnelle à la frustration est également créée dans l’ organisme et sera utile à la résolution du problème. C'est pourquoi Richard Bohringer affirme : « La colère ca fait vivre. Quand t'es plus en colère, t'es foutu. » Le tout est de savoir la canaliser au lieu de la laisser exploser. Celui qui peut exprimer sa colère avec justesse n'a pas besoin de la refouler. En réprimant trop souvent sa colère, celle-ci s'accumule et se transforme en une véritable bombe à retardement. « Prenez garde à la colère de l'homme patient », nous prévient John Dryden.

  1. La colère ne conduit pas toujours à la violence ou à l'agressivité

Montaigne a dit « Quand on me contrarie, on éveille mon attention, non pas ma colère. » On devient en effet prêt à se défendre, à conquérir ce qui nous apportera la satisfaction désirée. Selon Sénèque, « L'homme en colère peut n'être pas irascible : l'homme irascible peut quelquefois n'être pas en colère ». C'est lorsqu'on agit impulsivement, en omettant des étapes du processus, qu'on peut aboutir à l’agressivité et à la violence. C'est lorsqu'au lieu de porter la responsabilité de sa vie (nous y reviendrons plus tard dans un billet spécifique), on considère les autres ou la vie elle-même comme responsable de notre bien ou mal être, qu'on tend à devenir violent. C'est ce qui fait dire à Sébastien Lapaque que « la colère, qui désire le mal sous la raison du bien, est un péché singulier. » On devient violent par la colère :

  • en déviant de son objectif de satisfaction ;
  • en se révoltant contre les problèmes de la vie ;
  • en s'attaquant à une mauvaise cible.

La grandeur réside dans la capacité à éprouver de la colère et à la laisser s'exprimer de manière constructive et non destructrice. « Vaincre la colère, c'est triompher de son plus grand ennemi », constate Publius Syrus. C'est pour cela qu' «En amitié, il importe de se fâcher à temps pour n'avoir point à se montrer ingrat. » (Pierre Belfond)

  1. Bien canaliser sa colère pour la rendre créatrice

« Une bonne colère vaut mieux qu'une bonne douche. La douche fatigue, la colère apaise... » Cette citation de Henri Pearson prend tout son sens lorsqu'on sait bien gérer et canaliser sa colère pour la rendre créatrice et constructive. La sérénité doit être de mise si nous voulons que notre fâcherie produise des résultats positifs. « Si tu veux vaincre la colère, elle ne peut te vaincre. Tu commences à vaincre si tu la fais taire » nous indique Sénèque. Pour y parvenir il faut :

  • éviter les débordements de colère intempestifs et garder sa sérénité. En cela Senèque est clair : « La colère n'a rien de grand ni noble. Il n'y a vraiment grand que ce qui, en même temps est calme ». C'est pour cela que Mark Twain conseille : « Quand vous êtes en colère, comptez jusqu'à quatre. Quand vous êtes très en colère, jurez ! » car « Dans la colère, rien ne convient mieux que le silence» (Sappho).
  • prendre conscience et reconnaître sa colère, afin de remettre en question notre façon de voir et prendre du recul, car «Lorsque donc quelqu'un te met en colère, sache que c'est ton jugement qui te met en colère » (Epitecte). Mais la furie, en bloquant la réflexion, annihile cette stratégie : « Il n'est de passion qui ébranle tant la sincérité des jugements comme la colère » (Montaigne). Il faut donc activer le processus de l'intelligence émotionelle ( Prise de consience de l'emotion-capacité à lire les emotions-contrôle de l'emotion-écoute empathique-reconnaissance de la relation entre pensée, sentiments et comportements)
  • se retirer, respirer profondément et se relaxer, si l'on sent qu'on perd le contrôle ;
  • communiquer de manière adéquate, en évitant de sauter aux conclusions mais en écoutant attentivement et en prenant le temps avant de répondre. Le but est de chercher à clarifier la situation avec l'autre. Apprendre à exprimer verbalement et de manière adéquate sa colère est une manière utile de la rendre créatrice. Il faut absolument faire passer le message avec fermeté mais avec le ton qui convient. N'est-ce pas pourquoi Eschiyle nous enseigne que « La parole apaise la colère » ? L'apôtre Paul recommandait déjà aux Chrétiens : « Que le soleil ne se couche pas sur votre colère ».
  • laisser sa colère passer par le stylo en écrivant. Il vaut mieux se défouler sur papier plutôt que sur une personne ! Bien sûr, pas question de donner la feuille à l'autre mais plutôt la jeter à la poubelle.

EN DEFINITIVE, disons avec Michelle Larivey qu' « Une vie sans colère est impossible car celle-ci est la réaction saine devant un obstacle et elle fournit l'énergie nécessaire pour le vaincre. Tenter de la bannir c'est faire fausse route. Il faut plutôt nous soucier d'apprendre à nos enfants à la vivre de manière constructive » Contrôler alors nos réactions de colère peut nous permettre d'être heureux et d'apprécier les couleurs de vie.


LECTURE RECOMMANDEE

La colère, une émotion simple :
http://www.redpsy.com/guide/colere.html

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jeudi 7 août 2008

Etre un insatisfait heureux

Je-Dis de Gbeton --- Volume II --- Numéro 7 --- 7 août 2008

Le bonheur est en tout, il faut savoir l’extraire
- Confucius

Le chemin est plus important que la destination
- Paulo Coelho

Il faut un minimum de satisfaction et de bonheur pour qu'un être humain survive.
- J. C. Hachette et N. Lebert

CE QUE JE DIS


Pour beaucoup de nos contemporains, le bonheur passe par la satisfaction de nos moindres besoins et désirs. Or il n’en est rien. Ce qui m’amène à dire : « La satisfaction n’est rien, seul le bonheur compte. Soyez plutôt et insatisfait et heureux, pour mieux rendre grâce.

POURQUOI JE LE DIS


Il y a quelques mois, à l’occasion de mon billet « carpe diem » sur http://gbeton.blogspot.com/, je rappelais comment nous entendons souvent les gens dire : « Quand j’aurai le bon job, l’augmentation, le partenaire, les enfants, les relations, la maison, le succès, …, alors je serai heureux », ignorant que « le chemin est plus important que la destination » (Paulo Coelho). Pourtant, il n’est pas besoin d’atteindre la satisfaction totale de ses moindres besoins pour entamer la phase du bonheur. Mieux, l’insatisfaction étant le propre de l’humain, il vaut mieux apprendre à vivre insatisfait et heureux . Et ce, pour plusieurs raisons dont je ne retiendrai que trois.

  1. C’est l’insatisfaction qui est l’état normal

L’homme est un éternel insatisfait. Si l’homme était satisfait, l’humanité n’avancerait pas. «C’est de l’insatisfaction que naît les progrès ». Comme le montre si bien la pyramide de Maslow, à chaque étape de la vie nous développons des besoins nouveaux, supérieurs, qui sont nos forces motrices. « Si nous cessons de rêver, nous cesserons de vivre », nous dit Og Mandino. Allons-nous pour autant vivoter en attendant d’atteindre un certain seuil de satisfaction de nos besoins pour être heureux ? Comme le constate Og Mandino, « Si je ne puis tirer du bonheur de ce que je fais, je ne saurai jamais ce qu’est le bonheur ». En réalité, selon Wes Hopper, « Nous voulons être heureux, pas satisfaits. »


  1. Satisfaction ne signifie pas Bonheur

Heureux et insatisfait ? Voilà une association qui peut choquer plus d’un. Pour mieux comprendre cela, il est important de mettre en lumière la différence fondamentale entre satisfaction et bonheur, même si dans le langage courant la tendance est d’utiliser les deux mots indifféremment. Pour ce faire, je me permets simplement de paraphraser Wes Hopper : « La satisfaction, dit-il, suppose d’accepter le statu quo, d’être confortable avec l’état dans lequel les choses sont. » On peut se dire satisfait sans être reconnaissant, sans rendre grâce, parce qu’on accepte les choses telles quelles, même si cela ne correspond pas à ce qu’on veut vraiment. « Le bonheur, par contre, poursuit-il, suppose une qualité d’esprit, un état de joie et de gratitude, pour ce que nous avons et ce que nous sommes ». C’est donc par définition une énergie mentale extrêmement positive et attractive.
Combien sont-ils à se dire satisfaits mais malheureux ? « Je déteste cet emploi minable, disent-ils, mais c’est le mieux que je puisse faire, donc je m’y accroche jusqu’à la retraite » Quelle pauvre façon de vivre n’est-ce pas ? Ce disant, ils sont bloqués, cessent de grandir et commencent à se rouiller. Or ils devraient plutôt se sentir heureux malgré leur insatisfaction.

  1. Etre insatisfait et heureux

Etre heureux et insatisfait, c’est être ravi de ce qu’on a, plein de joie et de gratitude pour ses accomplissement et bénédictions, et au même moment, enthousiastes de sa capacité à faire mieux. Ainsi, dans l’exemple précédent, devrait-on dire « Je ne suis pas satisfait de mon emploi, car je sais que je peux avoir mieux. Je suis heureux et reconnaissant de l’avoir car cela me donne l’opportunité de gagner ma vie tout en apprenant, et j’apprends ce dont j’ai besoin pour obtenir, créer l’emploi que je désire vraiment.» Voyez-vous la nuance ? Insatisfait mais heureux et plein de gratitude.

« L’homme est ce qu’il pense », nous enseigne la plupart des cours de développement personnel. Ce à quoi nous pensons régulièrement grandit et éclot dans notre vie. Alors qu’est-ce qui focalise votre attention ? Ce que vous avez ? Ou bien ce que vous n’avez pas ? Comme le dirait l’autre, « Quand on a pas ce qu’on aime, il faut aimer ou se contenter de ce qu’on a ». Mieux encore, « Le bonheur est en tout, il faut savoir l’extraire », révèle Confucius. Etre insatisfait et heureux, tel est le véritable secret de la vie. Chacun a toujours de bonnes raisons dans sa vie de rendre grâce. Selon la dialectique, chaque chose est une unité des contraires. Il faut simplement apprendre à voir plus souvent les choses par leurs bons côtés et rendre grâce à l’Etre Transcendental pour cela. En effet, comme le dit Wes Hopper «En manifestant de la gratitude pour ce que tu as déjà, tu ouvres la voie à la réalisation de beaucoup plus ». Vivre au présent insatisfait, heureux et plein de gratitude, c’est la voix du bonheur car autant l’argent appelle l’argent, autant le bonheur attire le bonheur.

EN DEFINITIVE, apprenons à rester heureux et insatisfaits. Heureux et pleins d’action de grâce pour ce que nous possédons ou sommes déjà, mais insatisfaits par rapport à nos potentialités. Tel est le cercle vertueux de la gratitude et du bonheur .

LECTURE RECOMMANDEE

Le bonheur est-il nécessairement le but de nos actions ?
http://www.devoir-de-philosophie.com/dissertation-bonheur-necessairement-but-nos-actions-12177.html

Bonheur au travail
http://www.troisiemevoie.com/troisiemevoie/2007/03/bonheur_au_trav.html

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La parole enseigne, l'action entraîne.

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