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jeudi 16 avril 2009

Ne faire de rien une habitude

Je-Dis de Gbeton --- Volume III --- Numéro 12 --- 16 avril 2009



La pire tyrannie est celle de l'habitude --Publius Syrus
Bousculer les habitudes, c'est encore le meilleur moyen de faire
évoluer les choses. --

Cyrille Guimard
La seule habitude qu'on doit laisser prendre à l'enfant est de n'en
contracter aucune --

Jean-Jacques Rousseau


CE QUE JE DIS


On dit souvent que l'habitude est une seconde nature, et qu'il faut donc savoir prendre et avoir les bonnes habitudes. Même si « L'habitude est indispensable à la création », comme le dit le russe Constantin Stanislavski, moi je pense que nous ne devons pas verser dans la facilité à faire les choses par habitude et je dis : L'habitude, c'est l'habit qui tue l'habileté ; ne faites rien par pure habitude. Ne faites rien en vous basant sur vos seules habitudes, fussent-elles bonnes !


POURQUOI JE LE DIS


J'aime faire du zapping. C'est dans cet exercice que je suis tombé sur un morceau de 2002 interprété par Virginie Lollia. Du pur zouk comme j'aime en déguster. Le titre : AVEC TOI. J'ai été cette fois-ci projeté dans une profonde réflexion quand elle a dit : « L'habitude tue l'amour, et la distance aussi ». Je me suis alors rappelé ce que mon père m'a souvent dit avec humour : « Ne faire de rien une habitude ». A bien y réfléchir, j'ai réalisé que l'habitude tue les talents, bloque la créativité et nous coince dans les sentiers battus. Ce qui n'est pas toujours un gage d'efficience. C'est pour cela que je pense que l'habitude est l'habit qui tue et que je dis : Ne faites rien par pure habitude. L'habitude comportant toujours une part d'automatisme, il faut savoir la dompter pour ne pas devenir machine, et pour ne point être prisonnière d'elle afin de rester libre et efficient.
  1. Ce qu'est l'habitude

L'habitude est une disposition acquise, relativement permanente et stable, qui devient une sorte de seconde nature. Distincte de l'instinct, qui est un montage héréditaire plus ou moins prédéterminé, l'habitude est une conduite ou un ensemble de conduites pouvant s'acquérir par des actes répétés et se conservant de manière relativement stable.

La capacité de contracter de nouvelles habitudes, de les garder à sa disposition et de les exercer avec un certain automatisme se rencontre à tous les échelons de la vie animale.

Pour Aristote, « Est dû à l'habitude ce que l'on fait parce qu'on l'a fait
souvent. »
alors que selon Georges Perros, « L'habitude, c'est l'animal en nous. » Il faut donc savoir la dompter et c'est cela l'essentiel de l'objet de mon propos.

  1. L'habitude tue le plaisir et abêtit

Qui n'a pas rêver d'amour magnifique et sublime ? Qui n'a jamais décrié la monotonie de sa vie quotidienne qui se transforme peu à peu en une répétition de gestes à l'identique ? Qui n'a jamais souhaité changer un boulot devenu routinier ? C'est qu'en réalité, l'habitue tue le plaisir et l'enthousiasme comme en amour. C'est ce que chante Lollia en disant que « l'habitude tue l'amour » C'est pourquoi de Balzac nous prévient « Le mariage doit incessamment combattre un monstre qui dévore tout : l'habitude. » Mais il n'y a pas que l'amour qui en soit victime. Selon Roger Lemelin, « Tout plaisir qui devient une habitude n'est plus un plaisir, mais une corvée. »

Faire les choses par simple habitude ne sollicite pas la matière grise qui va finir par se scléroser et amène Rivarol à parler d'économie de mémoire : « Les méthodes sont les habitudes de l'esprit et les économies de la mémoire. » On en devient un peu plus bête. Sully Prudhomme nous dit que « L'habitude est une étrangère qui supplante en nous la raison » avant de continuer en déclamant : « Et tous ceux que sa force obscure A gagnés insensiblement Sont des hommes par la figure, Des choses par le mouvement. »

  1. L'habitude bloque l'efficience et tue l'habileté et la conscience

Qu'a voulu dire NIETZSCHE lorsqu'il affirmait dans Le Gai Savoir (1887) que : «Toute habitude rend notre main plus spirituelle et notre esprit plus malhabile. »Pour ma part, lorsqu'on fait quelque chose par habitude, on finit par en être expert de sorte et nos mains le restituent comme par magie, leur donnant une certaine spiritualité. C'est en cela que Paul Valery dit que « Le "génie" est une habitude que prennent certains. » Mais, au même moment, l'habitude nous rend malhabile en tuant notre habileté puisqu'elle inhibe notre esprit qui ne réfléchit plus avant d'agir. Paul Valéry prévient à ce titre que « Tout homme tend à devenir machine. habitude, méthode, maîtrise, enfin - cela veut dire machine. »

C'est dans la même veine que John Dryden constate que « Nous façonnons d'abord nos habitudes, puis nos habitudes nous façonnent. » Prenons donc garde à nous laisser conduire par nos seules habitudes qui elles sont statiques alors que le monde est en perpétuel changement. Quand Macel Proust parle de l'influence anesthésiante de l'habitude,
Thomas Mann est plus direct
« L'habitude est une somnolence, ou tout au moins un affaiblissement de la conscience du temps. » alors Monique Corriveau
se veut sans équivoque : « L'habitude aveugle, sourde, muette et affadit la conscience. » Il nous faut être vigilants, garder l' esprit en alerte et nous poser la question « c'est vrai que je
le fais ainsi depuis des lustres et que ça marche. Mais n'y a-t-il pas moyen d'être plus efficient » ?

  1. L'habitude tue la liberté et la créativité

L'habitude, parce qu'elle nous façonne, nous fait et nous apprend la paresse devient liberticide et met notre créativité en veilleuse. Pour le philosophe Emmanuel Kant, « Plus l'homme a d'habitudes, moins il est libre et indépendant. » Quant à Ambrose Bierce, il accuse : « Habitude. Entrave à la liberté. » En fait, en prenant une habitude et en la gardant, nous dormons sur nos lauriers en nous complaisant dans le confort avec la crainte de la nouveauté. Comme le dit Jacques Attali, « Le neuf suscite la colère des habitudes »

Et pourtant, ne dit-on pas qu'en marchant dans les pas de quelqu'un d'autre, nous ne risquons de laisser aucune de nos propores traces ? En nous accrochant toujours à nous habitudes, nous disons adieu à la nouveauté source de créativité. Car comme le constate Gérald Lescarbeault « L'habitude nivelle tout, même les amis. » Je suis tenté de préciser qu'il s'agit bien d'un nivellement par le bas.

« L'habitude de nous conformer aux modèles qu'impose la société insensibilise nos coeurs », nous dit sur un autre plan Krishnamurti. Alors nous devons reconnaître avec Cyrille Guimard que : « Bousculer les habitudes,c'est encore le meilleur moyen de faire évoluer les choses. » Qui dit mieux ?

  1. Comment ne rien faire par pure habitude

Un proverbe français dit que « C'est chose ardue de délaisser l'habitude. » Mark Twain nous donne une piste pour y arriver : « On ne se débarrasse pas d'une habitude en la flanquant par la fenêtre ; il faut lui faire descendre l'escalier marche par marche. »

Ne rien faire par pure habitude, ce pas systématiquement changer d'habitude (surtout quand elle est bonne) mais de se questionner sur la qualité de cette habitude là afin de l'améliorer au besoin pour passer à une autre habitude. Ainsi nos habitudes auront des cycles courts et non des cycles très longs. C'est en cela que Goethe nous conseille : « Des habitudes, tant qu'il te plaira, mais non une habitude. » Pierre Reverdy nous en propose une de meilleure
: « Il faut prendre très tôt de bonnes habitudes, surtout celle de savoir changer souvent et facilement d'habitudes. »

Mon Papa a donc raison
: « Ne faire de rien une habitude », me dit-il souvent.
Jean-Jacques Rousseau le dit autrement : « La seule habitude qu'on doit laisser prendre à l'enfant est de n'en contracter aucune »Tel est le vrai secret pour éviter que nos habitudes nous façonnent. Car même une bonne habitude peut vite s'user avec le temps.

Ne rien faire par pure habitude, c'est accompagner chacun de nos actes de la conscience. Ne rien faire machinalement, juste parce que l'on l'a toujours fait ainsi. Même
quand je ferme la porte, je fais attention à vivre ce moment en tout conscience.

Ne rien faire par pure habitude, c'est accepter de remettre en cause de temps en temps ses méthodes, ses habitudes. C'est se donner une chance de s'améliorer. Faire les choses de la même manière tout le temps c'est considérer qu'on ne peut plus faire les choses de façon plus intelligente que l'on l'a toujours fait.

Alors chers amis, puisque l'habitude est l'habit qui tue l'habileté, changeons souvent d'habit. Ne faisons de rien une habitude, ne faisons rien en nous basant sur nos seules habitudes, apprenons à dompter nos habitudes et let's be better and better.

LECTURE RECOMMANDEE

L'habitude en poésie, par René-François SULLY PRUDHOMME (1839-1907)
http://poesie.webnet.fr/poemes/France/sullypru/62.html

BE BETTER :
La parole enseigne, l'action entraîne.

A jeudi prochain, si Dieu le veut

Gbèton.

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jeudi 9 avril 2009

Obliger tout le monde à faire mieux

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Je-Dis de Gbeton --- Volume III --- Numéro 11 --- 9 avril 2009
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Il faut, autant qu'on peut, obliger tout le monde -- La Fontaine
La concupiscence et la force sont les sources de toutes nos actions : la concupiscence
fait les volontaires ; la force, les involontaires --
Blaise Pascal
Avant d'obliger un homme, assurez-vous bien d'abord que cet homme n'est
pas un imbécile. --Eugène Labiche


CE QUE JE DIS --------------------------------

La liberté de choisir et d'agir a souvent été défendue comme un droit sacré. Pourtant parfois lorsque la liberté frise le libertinage, le laisser-aller ou carrément la démission paresseuse, je dis :" il faut obliger tout le monde à aller vers des buts supérieurs et des lendemains meilleurs."

POURQUOI JE LE DIS

Le petit Yann refuse naturellement tout ce qu'on lui porte à la bouche, surtout quand il ne le reconnaît pas tout à vue d'oeil. Mais lorsque sa maman parvient à
lui faire toucher un petit bout de ses lèvres, il le goûte et quand il
l'apprécie, c'est maintenant à lui de courir après ce repas qu'il refusait au
début pourtant. Ca vous rappelle l'histoire des nourrissons qui refusent souvent de téter avant qu'on ne les y force. C'est pourtant ces mêmes bébés qu'il faudra sevrer de force plus tard. C'est sans doute pour cela que mon père m'a souvent dit qu' «
il faut savoir forcer l'enfant pour lui faire du bien ». Et les raisons ne manquent pas pour étendre ce principe à l'adulte.
  1. L'être humain a un penchant naturel à la paresse et au confort

Le genre humain est naturellement paresseux. Selon Marcel Jouhandeau, « L'homme
est fait pour un instant de labeur et pour une éternelle paresse. »
Il aime son confort et peut banalement dormir sur ses lauriers. Il trouve du plaisir dans l'oisiveté alors même que « L'oisiveté est peut-être aussi la mère de la paresse. » (Jean-Jules Richard). L'Homme est ainsi un partisan du moindre effort qui est pourtant plein de projets comme le dit Vauvenargues : « Les paresseux ont toujours envie de faire quelque chose. » Or comme nous l'apprend Salvador Dali, « Pas de chef-d'oeuvre dans la paresse ! » C'est pour cela qu'il est parfois nécessaire d'obliger l'homme à aller de l'avant, ne serait-ce qu'à commencer à réaliser ses projets. En effet, « la paresse peut paraître attrayante, mais le travail apporte la satisfaction. » (Anne Frank).

L'on pourrait objecter certes et crier au liberticide mais « Si tout m'est permis, tout n'est pas bon pour moi ». Surtout que tout le monde ne peut pas être paresseux en même temps, sinon le monde irait à la dérive. C'est ce qu'a voulu dire un jour un certain Ylipe : « La paresse des autres est une menace pour la mienne. »

  1. Dans la logique de solidarité et d'altruisme, il faut obliger tout le monde à être meilleur

Certaines personnes ont une tendance naturelle l'altruisme. Il aime aider les autres ce qui fait d'eux-mêmes des travailleurs et des ambitieux soucieux de faire davantage pour pouvoir partager avec les autres. C'est en référence à ceux-là que le pape Pie XII dit : « Rien n'oblige davantage à monter que la volonté de faire monter les autres. » Dans cette envie de faire le bonheur des autres, ils sont parfois bien amenés à forcer de temps en temps leurs amis. En effet, ils préfèrent les forcer à apprendre à pêcher plutôt que d'être contraint de leur offrir éternellement du poisson. Ils arrivent ainsi à forcer les autres à monter avec eux.

En obligeant ces personnes, ils pourront faire l' « impossible », soit pour vous faire plaisir, soit par simple obéissance et in fine, ils arrivent à faire leur propre bonheur, par la force. Pour eux, obéir à votre obligation n'est qu'une autre façon d'exprimer leur paresse selon Germaine Beaumont.

« L'obéissance, nous dit-elle, n'est qu'une forme canonisée de la paresse. » Selon, Blaise Pascal « La concupiscence et la force sont les sources de toutes nos actions : la concupiscence fait les volontaires ; la force, les involontaires. » Lorsque nous nous aidons les uns les autres, la première personne qui en bénéficiera c'est nous-mêmes, car « Qui oblige s'oblige. » (Nestor Roqueplan) On peut ainsi obliger un ami à parler de ses problèmes, à démarrer un projet difficile, à oser faire le premier vers une réconciliation, etc. Par exemple, bien des femmes ont souvent besoin d'obliger leurs fiancés à s'élever et s'améliorer en même temps qu'elle, sur le plan des études ou de la rémunération, pour éviter les complexes éventuels et préserver ainsi l'harmonie de leur couple n'est-ce pas ? Et vice-versa.

  1. Forcer quelqu'un peut lui faire du bien

Comme dans l'exemple de l'enfant qu'on oblige à découvrir le lait et qui s'y accroche par la personne obligée peut aimer ou détester. « Vous pouvez obliger un âne à traverser l'eau, mais vous ne pouvez pas l'obliger à en boire. », nous dit le Proverbe créole.
Lorsqu'il aime et perçoit le bien-fondé de ce qu'il a commencé par contrainte, il l'adopte et s'améliore. Si par contre, l'obligé n'aime pas ce qu'il est obligé de faire, il ne fera aucun effort pour le réussir.
Mais dans bien des cas, on arrive à des résultats positifs. Qui n'a jamais réussit un travail sous l'effet de la contrainte ou de la pression de son supérieur hiérarchique ? Qui n'a jamais réussit une prouesse ou un examen de peur de décevoir ses parents ou ses amours ?

J'admets qu'il n'est pas aisé d'obliger les autres mais cela y va de l'efficacité collective. « Il est, pour l'homme, deux difficultés insolubles : savoir au juste l'heure qu'il est, et obliger son prochain. » (Georges Courteline). C'est pour cela qu'il faut trouver
quelque moyen de s'obliger à obliger les autre et comme le dit le proverbe français,
« C'est obliger deux fois qu'obliger promptement. » Nous pouvons user par exemple de l'estime de ces autres pour nous, de leur devoir de respects envers nous, notre droit d'aînesse, la pression amicale des pairs, ou tout autre argument comme la tradition, la noblesse qui les amènent à nous obéir.

Alors chers amis, « il faut, autant qu'on peut, obliger tout le monde » à être meilleur pour une communauté meilleure. Mais attention, n'obligez jamais un méchant car « Obliger les méchants, c'est presque travailler au malheur des gens de bien.» (Mocharrafoddin Saadi). De plus, il faut au besoin savoir abandonner ceux qui s'abandonnent ! Mais que ce soit pour vous en ultime dernière option.

BE BETTER :
La parole enseigne, l'action entraîne.

A jeudi prochain, si Dieu le veut

Gbèton.

jeudi 2 avril 2009

Etre insatiable et gourmand




































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Je-Dis de Gbeton --- Volume III --- Numéro 10 --- 2 avril 2009
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@Photo : gbeton.blogspot.com
 


CE QUE JE DIS
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Qui ne connaît pas les vertus de la mesure et du juste milieu ? Le principe a été tant enseigné que c'est devenu insultant de traiter quelqu'un de gourmand. Puisqu'un être qui est rassasié ou qui a perdu l'appétit n'est plus que l'ombre de lui-même, je dis : « Soyez insatiable et gourmand pour rester créatif  et  actif  vers toujours plus de bonheur »












Le mobile qui pousse un homme à agir est toujours quelque sensation de gêne -- Ludwig Von Mises

Un homme sans projets est l’ennemi du genre humain --  Roger Nimier 

Pour s'améliorer, il faut changer. Donc, pour être parfait, il faut avoir changer souvent -- Winston Churchill







POURQUOI JE LE DIS ----------------------------------------------------------



Si vous traitez le petit Yann de gourmand, soit il vous rétorque qu'il est un petit gourmand, et lorsque vous insistez il va s'en plaindre à son papa ou à sa maman. C'est que déjà, il lui a été enseigné qu'il n'est pas bon d'être gourmand.


1.  L'état de contentement inhibe l'action et fait dépérir
Ludwig Von Mises dans son traité d'économie "L'Action humaine" explique les conditions préalables qui poussent l'homme à agir. Il définit le contentement ou satisfaction comme l'état d'un être humain qui ne déclenche et ne peut déclencher aucune action. En effet, poursuit-il, l'homme qui agit désire fermement substituer un état de choses plus satisfaisant, à un moins satisfaisant. Son esprit imagine des conditions qui lui conviendront mieux, et son action a pour but de produire l'état souhaité. Le mobile qui pousse un homme à agir est toujours quelque sensation de gêne. Un homme parfaitement satisfait de son état n'aurait rien qui le pousse à le changer. Il n'aurait ni souhaits ni désirs; il serait parfaitement heureux. Il n'agirait pas; il vivrait simplement libre de souci.

2. Un homme qui a perdu l'appétit est un homme sans vie 
Savez-vous que les animaux deviennent plus agités et plus actifs lorsqu'ils ont faim ? Sommes-nous différents d'eux ? Dans l'un de ses messages du lundi, Bruce Rector affirme que : " les animaux ne sont pas les seuls à être plus actifs lorsqu'ils ont faim. Les hommes, les équipes et les organisations agissent souvent de la même façon. C'est lorsqu'ils ont le plus faim d'accomplissement qu'ils recherchent les opportunités et les défis avec la plus grande passion" Autant un être qui a perdu l'appétit refuse de manger et dépérit, autant un homme sans manque et sans projet est sans action et sans vie. "Un homme sans projets est l’ennemi du genre humain,"  affirme Roger Nimier.

 En réalité, selon Ludwig Von Mises, pour faire agir un homme, une gêne et l'image d'un état plus satisfaisant ne sont pas à elles seules suffisantes. Une troisième condition est requise: l'idée qu'une conduite adéquate sera capable d'écarter, ou au moins de réduire, la gêne ressentie. Si cette condition n'est pas remplie, aucune action ne peut suivre, l'homme doit se résigner à l'inévitable et se soumettre au destin.  Telles sont les conditions générales de l'action humaine. Est véritablement homme, l'être qui vit sous ces conditions-là. Il n'est pas seulement homo sapiens, il est tout autant homo agent. C'est Charles Baudelaire qui disait "Il faut toujours être ivre . Tout est là : c’est l’unique question. Mais de quoi ? De vin, de poésie ou de vertu, à votre guise. Mais enivrez-vous." Cherchons donc à être toujours ivre d'objectifs,  de défis et d'actions.


3. Célébrer ses succès et rester gourmand et insatiable d'objectifs et de défis
Lorsque nous avons faim et soif de plus de bonheur, nous sommes dans l'action. Mais lorsque les premiers signes de succès apparaissent, nous avons tendance à dormir sur nos lauriers et à baigner dans le contentement, ignorant délibérément qu'on est jamais totalement heureux. S'il est important de savourer et de célébrer ses succès et accomplissement, en tant qu'être insatiable par nature, nous devons toujours rechercher les voies et et moyens pour croître et nous développer sans cesse comme je l'avais expliqué en abordant la philosophie du KAIZEN, la quête de l'amélioration permanente et continue . "Pour s'améliorer, il faut changer. Donc, pour être parfait, il faut avoir changé souvent.", voilà ce que nous enseigne Winston Churchill.




EN DEFINITIVE, apprenons à rester insatiables et gourmand d'objectifs et de défis pour des lendemains toujours plus fleuris et chaque jours plus heureux. Célébrons nos succès mais fuyons le contentement et l'autosatisfaction afin de rester dans l'action créatrice puisque "le travail fait l'homme".



LECTURE RECOMMANDEE -------------------------------------------------


L'action humaine et le bonheur



BE BETTER :

La parole enseigne, l'action entraîne.


A jeudi prochain, si Dieu le veut 




Gbèton.