Tous les Jeudis, Gbèton partage ses convictions, sa philosophie, ses découvertes et ses idées ... sur les voies du leadership, du développement personnel et du bonheur

jeudi 26 juin 2008

On a toujours besoin d'un chef : Si vous n'êtes pas bon suiveur, vous ne pouvez être bon leader

Je-Dis de Gbeton --- Volume II --- Numéro 2 --- 26 juin 2008

© unpeudhumour.centerblog.net

La subordination n'est pas la servitude,
pas plus que l'autorité n'est la tyrannie.

Charles Maurras

Au chef, il faut des hommes et aux hommes, un chef.

Proverbe africain

Vous ne serez jamais un bon leader tant que
vous n'avez pas appris à suivre et être mené

Tiorio

CE QUE JE DIS


L'idée est répandue qu'il faut être ou devenir leader et personne ne veut être dirigé. La Fontaine dit dans l'une de ses fables qu'on a souvent besoin d'un plus petit que soi mais moi j'ose dire : On a toujours besoin d'un chef pour être meilleur ; et si vous n'apprenez pas à être un bon suiveur, vous ne serez jamais un bon leader.

POURQUOI JE LE DIS

A quoi peut bien servir un chef d'orchestre lorsque les musiciens peuvent lire la partition sur un cahier ? Eh bien, il sert à indiquer le tempo (la vitesse si vous préférez). Sans lui, les musiciens partent dans tous les sens. Qui plus est, ils ont besoin d'un signal lorsqu'ils observent de grands silences. Et qui, mieux que le chef, peut leur donner le top ?

Nous entendons souvent dire : « qu'en pense le patron ? », « comment est-il ce matin ?» C'est donc qu'il compte pour beaucoup n'est-ce pas ? Même dans le règne animal, il existe cette fonction de repère joué par le mâle ou la femelle dominant ou expérimenté, selon les espèces. A la moindre alerte, les jeunes lions guettent par exemple la réaction du patriache de leur clan pour mesurer l'intensité du danger. En effet, calquer leur comportement sur le sien est bénéfique et salutaire pour eux. Au début de l'insurrection armée d'octobre 2002 en Côte d'Ivoire, le président Laurent Gbagbo, alors en France, rentre précipitamment au pays en disant « Je vais au front » ; cela a sans doute eu un effet mobilisateur sur les forces gouvernementales.

Affirmer que la fonction de chef répond à un besoin peut paraître provoquant. C'est pourtant une réalité souvent méconnue et mal admise tant la notion est empreinte d'une vision centralisatrice et dominatrice. Qui dit chef pense en même temps « petit chef ». « Ce qu'on appelle aujourd'hui un chef, c'est un ambitieux doublé d'un fanatique », dit à juste titre Jean Grenier.

Un véritable équipier ressent le besoin d'avoir un chef. Et ceci, non du fait d'un quelconque manque personnel ou d'une incapacité à être autonome mais pour se sentir au sein d'une unité d'action cohérente.

Selon Oliviers Devillard, dans La Dynamique des Equipes (Edition d'Organisation), chacun (employé ou équipier) éprouve le besoin personnel d'être en relation avec un chef pour satisfaire quatre sortes d'attente dont je ne voudrais retenir que trois (*) :

  1. Avoir un chef pour recevoir du support

Ce support va de la gratification au soutien en passant par le conseil et l'incitation. Jack Welch, qui a présidé aux destinées de General Electric jusqu'en 2000 écrit à propos de son rôle de chef : « Tout bien réfléchi, mon vrai métier, c'est d'enseigner ». Pour l'employé ou le membre d'équipe recevoir le quitus du chef, c'est être félicité sur la qualité du travail, sur sa conformité. L'absence d'une telle gratification qui répond à des besoins de sécurité, de reconnaissance et de fierté, est l'une des principales causes de démotivation. Personne n'y échappe, pas même le PDG qui l'attend de son Conseil d'Administration ou l'élu de son électorat. Même sans chef, nous demandons quitus à nos amis ou nos proches, nos conjoints notamment. « Le vrai patron est quelqu'un qui se mêle passionnément de votre travail, qui le fait avec vous, par vous » nous dit Jules Romains.

  1. Avoir un chef pour mieux développer son potentiel

Les analystes transactionnels posent l'équation : Permission+Protection=Puissance. Ce qui illustre une des manières pour un leader de faciliter le développement de ses collaborateurs en leur permettant de prendre des initiatives tout en couvrant leurs premières maladresses, constituant ainsi pour eux une sorte de soupape de sécurité. C'est sans doute pourquoi Antoine de Saint-Exupéry affirme : « Le chef est celui qui prend tout en charge. Il dit : "J'ai été battu". Il ne dit pas : "Mes soldats ont été battus" » car « Le but d'un chef doit être moins de montrer du courage que d'en inspirer » (Paul-Louis Courier). D'ailleurs T. S. Lin nous apprend qu'« Il n'y a pas de mauvais employés, seulement de mauvais patrons. »

  1. Avoir un chef pour se sentir représenté

Il faut un chef pour incarner l'équipe, aux yeux du collaborateur en entreprise ou du membre d'équipe. Sans chef, les acteurs seraient comme des électrons libres, privés de relais entre eux et l'entreprise. Le chef sera à la fois l'intermédiaire et le représentant. « Il faut bien que je les suive, puisque je suis leur chef », affirme ironiquement Ledru-Rollin.

EN DEFINITIVE, même les structures sans chef formel expérimentent implicitement une sorte de chefferie spontanée tournante. Alors, chers amis, apprenons à accepter d'avoir des chefs, à être de bons suiveurs, afin de devenir de meilleurs leaders. Il faut bien partir de la base pour atteindre le sommet, comme nous enseigne Basile Nukunu à travers son module de formation JCI « De la base au sommet ».

LECTURE RECOMMANDEE :

Reward Loyal Followers :
http://groups.google.com/group/je-dis-de-gbeton/web/reward-loyal-followers-2


===========
Si vous avez aimé cet article, n'hésitez pas à le partager avec vos proches. Invitez-les à s'abonner à http://gbeton.blogspot.com/ (formulaire "JE M'ABONNE" situé en haut de page à droite). Je ne vous en voudrais pas pour cela :-) La preuve, ils auront un cadeau de bienvenue en prime !
===========

BE BETTER :
La parole enseigne, l'action entraîne.

A jeudi prochain, si Dieu le veut

Gbèton.

====
(*) Le quatrième est « partager la vision »

Libellés :

jeudi 19 juin 2008

Fermez les yeux pour voir mieux

Volume II --- Numéro 1 --- 19 juin 2008

Ferme les yeux et tu verras.
Joseph Joubert
Le bonheur a les yeux fermés.
Paul Valéry
Pourtant la fonction des yeux n'est pas de voir mais de pleurer ;
et pour voir réellement il nous faut les fermer.
Emil Michel Cioran

CE QUE JE DIS

La société nous a appris à ouvrir grand les yeux, pour bien voir. Mais je dis : Fermez les yeux pour mieux cerner la réalité et mieux réfléchir, c'est-à-dire pour voir mieux.

POURQUOI JE LE DIS

Contrairement à ce que l'on croit, on cerne parfois mieux la réalité les yeux fermés ! S'il est vrai qu'il faut ouvrir les yeux pour découvrir le monde, c'est en les fermant qu'on y réfléchit mieux pour toucher au plus profond de la réalité.

  1. Voir au-delà des yeux

Ne vous est-il jamais arrivé de dire ou d'entendre « Ahan, je vois … » quand vous avez enfin compris, surtout dans bien des pays africains ? Voir va donc au-delà de la vue. Voir c'est regarder certes, mais c'est aussi visualiser, sentir ou pressentir et observer. Il s'agit d'observer au sens complet du terme, avec tous les cinq sens et même un sixième sens bien développé chez les femmes. Antoine de Saint-Exupéry ne nous disait-il pas, dans Le Petit Prince : « On ne voit bien qu'avec le cœur et que l'essentiel est invisible pour nos yeux » ? Joseph Joubert écrit en traduisant un certain romantisme : « Ferme les yeux et tu verras » car comme le justifie Dominique Lévy-Chédeville, « On voit tellement de choses lorsqu'on ferme les yeux. » C'est la raison pour laquelle Samuel Butler affirme que «Celui qui ne sait pas fermer les yeux quand il le faut ne sait pas regarder. »

  1. Fermer les yeux pour ne pas être distrait et mieux cerner la réalité

Posons tout de suite la question avec Lars Gyllensten : « Fermer les yeux, est-ce que c'est la nuit parce qu'on a fermé les yeux ? » Un de mes professeurs, a l'habitude de fermer les yeux quand le débat se densifie. Ce faisant, explique-t-il, il se concentre mieux sur les mots qu'émet son interlocuteur au lieu de se laisser distraire par la gestuelle et l'environnement. C'est Antonio Porchia qui disait : « Voir me coûte d'ouvrir les yeux à tout ce que je ne voudrais pas voir. »

Du fait que nous disposons d'une seule et même somme d'énergie répartie dans nos organes et sens, supprimer ou plutôt faire abstraction de certains de ces sens, permet aux sens qui sont en éveil ou en alerte de bénéficier davantage d'énergie pour être plus productifs. Ainsi, fermer les yeux peut nous permettre de mieux écouter et de mieux « voir » ce que dit l'interlocuteur, c'est-à-dire de le comprendre. Que faites-vous de vos yeux quand vous priez ou lorsque vous échanger un baiser passionné ?

Fermer les yeux, c'est aller aux delà des apparences, puisqu'il ne faut pas croire tout ce qu'on voit. Autant, pour mieux déguster un vin ou un repas nous fermons les yeux pour mieux cerner les sensations, autant en fermant les yeux, nous parvenons à mieux réfléchir et mieux synthétiser la réalité observée, en faisant appel au toucher, au goût, à l'ouïe et à l'odorat. C'est en cela que j'apprécie les propos de Saint Jean de la Croix quand il écrit : « Si un homme veut être sûr de son chemin, qu'il ferme les yeux et marche dans l'obscurité. » «Une belle femme plaît aux yeux, une bonne femme plaît au cœur », nous disait Napoléon 1er.

Mais c'est pas la peine de fermer les yeux si le sujet vous ennuie ou si vous êtes fatigués, sinon c'est le sommeil qui vous verra.

  1. Fermer les yeux pour vivre mieux ensemble

Un vieil adage indique la recette du bonheur, souvent représentée par les sculpteurs avec des signes : ne rien voir, ne rien entendre, ne rien dire. Ainsi, selon Paul Valéry, « Le bonheur a les yeux fermés » Et qui dit bonheur pense au ciel bleu et sa beauté. C'est sans doute pourquoi l'artiste Grand Corps Malade joue avec les mots en disant : « Quand je ferme les yeux, c'est pour mieux ouvrir les cieux. » D'ailleurs, « Fermer les yeux, c'est rendre grâce. » (Françoise Lefèvre)

Pour éviter de mettre en péril leur idylle, certains amoureux choisissent délibérément de fermer les yeux sur des défauts mineurs de leurs partenaires. « On aime si bien les yeux fermés. A quoi bon les ouvrir ? » (Aphonse d''Houdetot) Autant dire que pour vivre mieux ensemble, il faut faire preuve de tolérance en fermant les yeux sur certains détails qui auraient pu clocher ou nous rendre le témoin triste. Et le conseil de Benjamin Franklin, ne doit pas nous laisser indifférent : « Ayez vos yeux bien ouverts avant de vous marier, et mi-clos quand vous serez mariés. » car pour Simone Signoret, « Le secret du bonheur en amour, ce n'est pas d'être aveugle mais de savoir fermer les yeux quand il le faut».

EN DÉFINITIVE, chers amis, nous pouvons dire ironiquement avec Emil Michel Cioran : « Pourtant la fonction des yeux n'est pas de voir mais de pleurer ; et pour voir réellement il nous faut les fermer. » Mais gardons-nous bien de fermer les yeux quand ils ne faut pas, car comme l'a si bien remarqué également avec ironie, Jomo Kenyatta, « Lorsque les Blancs sont venus en Afrique, nous avions les terres et ils avaient la Bible. Ils nous ont appris à prier les yeux fermés : lorsque nous les avons ouverts, les Blancs avaient la terre et nous la Bible. »

LECTURE RECOMMANDEE :


Ferme les yeux et tu verras :
http://biffures.org/citation/2007/12/ferme-les-yeux-et-tu-verras

BE BETTER :
La parole enseigne, l'action entraîne.

A jeudi prochain, si Dieu le veut

Gbèton.

jeudi 12 juin 2008

Ce que nous préparons pour vous

...Il faut beaucoup de force de caractère pour détacher son esprit
des sens et dégager sa réflexion des idées reçues.
Marcus Tullius Ciceron

Avançons ensemble pour être meilleur
Frédéric P. Gomis

Après quelques mois de recul, et si tout va bien, nous relançons les "Je-Dis" de Gbeton le 19 juin 2008, autour de la même philosophie : aller à contre courant des idées reçues pour avoir plus d'impact tant dans le leadership que dans le management.

Quels seront les sujets ?

Parole en public, stress, mémoire, planifier sa vie, gérer son temps, bref tout ce qui participe de la culture du développement personnel et des applications de la programmation neuro-linguistique, et tout autre sujet que vous nous suggérerez, toujours dans la dynamique du Be Better.

Par ailleurs, nous voulons aboutir à du "solide". C'est pourquoi, vos commentaires seront plus que jamais les bienvenus. Mieux que par le passé. Le but des "Je-Dis" de Gbeton est de provoquer la réfléxion et la discussion sur des questions que nous rencontrons quotidiennement. Déjà en commençant par le titre.

Les textes seront davantages conçis et devraient se lire en 4 à 7 minutes maximum.

Last but not the least, et s'il y a assez de personnes itéressées, nous pourrons lancer une sorte de Club Beton, pour passer des réflexions à l'action par le biais de formations et de mises en situation.

Comment cela marchera-t-il ?

Pour l'instant l'idée est la suivante : Il s'agira d'un Club destiné à ceux qui s'intéressent à prendre leur vie en main, à trouver leur voie. Ce projet se situe dans le prolongement des Je-Dis de Gbeton en donnant aux idées véhiculées et suggérées un contenu pratique. Nous y reviendrons avec plus de détails sans doute, les semaines à venir.

Nous ne pouvons pas promettre de mener à terme ce projet du Club Béton, car tout dépendra du nombre de personnes qui manifesteront de l'intérêt.Pour l'instant cela va démarrer tout doucement... mais sûrement.

P.S : Si vous avez une question brûlante, posez-la nous : sogbeb@gmail.com

=====
Si vous aimez ce blog, demandez à vos amis de s'y abonner en utilisant le formulaire "JE M'ABONNE" situé en haut de page à droite.
=====

BE BETTER :
La parole enseigne, l'action entraîne.

A jeudi prochain, si Dieu le veut

Gbèton.