Tous les Jeudis, Gbèton partage ses convictions, sa philosophie, ses découvertes et ses idées ... sur les voies du leadership, du développement personnel et du bonheur

jeudi 30 août 2007

Sans Enthousiasme, Le Talent et l'Effort Ne Sont Rien


Sans Enthousiasme, Le Talent et l'Effort Ne Sont Rien


Rien de grand ne se fit jamais sans enthousiasme.
Ralph Waldo Emerson
L'enthousiasme a toujours engendré la certitude
Alfred Espinas
Le succès c'est d'aller d'échec en échec sans perdre son enthousiasme
Winston Churchill
C'est un signe de médiocrité que d'être incapable d'enthousiasme
Honoré de Balzac


CE QUE JE DIS

Selon un célèbre slogan Pirelli Pneumatiques, : « sans maîtrise, la puissance n'est rien ! » et moi je dis « Sans enthousiasme, le talent et l'effort ne sont rien »


POURQUOI JE LE DIS


Il fallait être à la Somone le dimanche dernier pour voir comment les adultes peuvent savoir s'amuser. A bien regarder ce groupe d'amis venu s'éclater sur la plage, on a envie de se joindre à eux tant ils irradiaient la joie de vivre et l'envie d'exister. A la fin de la journée, il est aisé de comprendre combien les uns et les autres étaient contents de partager ces moments de bonheur ensemble. Pourtant rien ne présageait au départ de cette issue favorable de la journée. L'enthousiasme de Choupinette, Minia et Joycesister, les organisatrice du projet aura fini par convaincre tout le monde que les absents auront eu tort. En clair comme l'aurait dit Goethe, « Il ne savait pas que c'était impossible, alors ils l'ont fait ».


L'enthousiasme est en effet un puissant moteur qu'aucune force n'arrête. Avec lui tout est pratiquement possible. Sans lui, même le talent et l'effort ne sont rien. En effet, l'enthousiasme est la clé du succès. J'en suis à jamais convaincu après avoir lu Le secret Méconnu du SuccèsDale Carnégie dont je vous recommande d'ailleurs la lecture. Lisez le filigranne dans ce qui suit. sous la plume du grand.

  1. L'enthousiasme est la clé de tout succès, mieux que le talent et l'effort

L'enthousiasme vrai, honnête, sincère, qui vient du coeur est un des plus puissants facteurs de succès dans presque toute entreprise. Charles Schwab - un homme au salaire d'un million de dollars par an – confia que le secret de son succès était l'enthousiasme. Il déclara qu'un homme peut réussir pratiquement dans tous les domaines pour lesquels il éprouve un enthousiasme sans borne. Henry Ford le dit mieux : « L'enthousiasme est à la base de tout progrès. » Car « L'enthousiasme a toujours
engendré la certitude. »
( Alfred Espinas)


Colette va jusqu'à dire : « Faites des bêtises, mais faites-les avec enthousiasme »
Même « Une insurrection est un enthousiasme », nous dit Victor Hugo. Nous comprennons davantage lorsque nous lisons John Wesley : « Prends feu avec enthousiasme et les gens viendront de loin pour te voir brûler. » Tellement ce sera magnifique !

Frédérik Williamson, qui était président de la Compagnie des Chemins de Fer de New York déclara, à propos de sa recette du succès, :« Plus je vis, plus je suis certain que l'enthousiasme est le secret méconnu du succès. La différence d'aptitude, d'habileté et d'intelligence réelle entre ceux qui réussissent et ceux qui échouent n'est généralement ni grande, ni frappante. Mais si deux personnes ont la même intelligence, celui qui est enthousiaste verra la balance pencher en sa faveur. Une personne peu douée mais enthousiaste surpassera souvent une personne douée mais peu enthousiaste »

De même, quand on demanda à Mark Twain la raison de sa réussite, il répondit : « Je suis né passionné ». William Lyon Phelps, l'un des professeurs les plus émérites de 'Université de Yale, a dit à peu près la même chose. Il écrivit même un livre intitulé : La Passion de l'Enseignement. Il y déclare : « Pour moi, enseigner est plus, qu'un art ou une occupation.C'est une passion. J'aime enseigner comme un peintre aime peindre, comme un chanteur aime chanter, comme un poète aime écrire. Avant de me lever le matin, je pense avec une ardente satisfaction à mon premier groupe d'élèves. »

Une des raisons principales du succès dans la vie, c'est la faculté de maintenir un intérêt de tous les jours dans son travail, d'avoir un enthousiasme chronique, de considérer chaque jour comme important.Quand Sir Edward Victor Appleton, déjà anobli par le Roi d'Angleterre et Prix Nobel de Physique, fut nommé Doyen de l'Université d'Edimbourg, la revue Times lui demanda s'il avait une recette de succès. « Oui, répondit-il, l'enthousiasme. Je le place même avant le talent professionnel. »

Selon Louis Pasteur, « Ce sont les Grecs qui nous ont légué le plus beau mot de
notre langue : le mot " enthousiasme" - du grec "en théo", un Dieu intérieur. »

Alors chers amis, L'enthousiasme compte avant tout. Rien ne fera plus pour vous que l'enthousiasme ! L'enthousiasme est non seulement source de richesse mais surtout source de grande joie de vivre. Edison ne disait-il pas: « Quand un homme peut à sa mort léguer de l'enthousiasme à ses enfants, il leur laisse un héritage d'une valeur inestimable » ?

  1. Comment irradier et propager de l'enthousiasme

C'est dès le matin que l'enthousisame se manifeste. La charité bien ordonnée commence par soi-même. Regardez dans le miroir dès le réveil et sourriez à vous même. Gabrielle Roy« Le matin : une heure de décision, d'élan, d'enthousiasme, une heure qui rend à l'homme la fraîcheur de sa volonté ; un départ ; un début de voyage ! »
explique :

N'hésitez pas à écouter votre CD préféré. Appelez un ami. Lisez un bon livre. Souriez. Sentez. Marchez et regardez toutes les merveilles de votre monde. Faites que chaque personne dans votre entourage sache que la vie mérite d'être vécue.

Soyez connu comme stimulateur. Demandez aux autres quels sont leurs objectifs et comment vous pouvez les aider. Faites sentir aux personnes qu'elles font partie d'une équipe de réussite. Sollicitez leur contribution. Informez et impliquez tout le monde. Etablissez des motivations de performance. Cherchez les occasions pour féliciter et rétribuer. L'enthousiasme est contagieux.

ET A LA JCI

Autant « Un vendeur sans enthousiasme est un simple employé » (Harry F. Banks), autant un jaycee qui ne déborde pas d'enthousiasme est un simple joueur de seconds rôle. L'enthousiasme provoque en tout cas le succès et irradie toute action accomplie en faisant de vous des personnes spéciales. Comment voulons nous servir l'humanité si nous manquons d'enthousiasme ?

L'enthousiasme est ce qui caractérise la jeunesse, c'est la sève qui coule en nous et qui nous propulse vers l'action. « Passion pour l'action », proclamait Fernando Sanchez, president mondial 2004 de la JCI. Traduisez « enthousiasme pour l'action ». Sans enthousiasme, les cellules viellissent prématurément. Honoré de Balzac estime à juste titre que « L'homme meurt une première fois à l'âge où il perd l'enthousiasme. » Aïe !
Pour finir, imaginons deux jaycees en compétition pour un même poste, l'un sans conviction, en s'ennuyant souvent, l'autre avec ardeur et intérêt. Qui selon vous emportera-t-il l'adhésion des amis ? Qui sera le leader ?
Alors chers amis, adoptons et faisons de l'enthousiasme, l'atout en tout. Laissons nous secouer par lui comme la toux et l'asthme pour des lendemains fleuris. Let's be enthusiastic to be better !


LECTURE RECOMMANDEE

Le secret méconnu du succès ?
www.dalecarnegie.fr/secret_succes.pdf


INCROYABLE MAIS VRAI

L'enthousiasme, l'atout en tout


John James Audubon, grand naturaliste, légua à sa mort une importante collection de dessins d'oiseaux. Certains s'étaient vendus jusqu'à 5 000 dollars . Il disparaissait dans la forêt vierge pendant des mois et revenait avec d'autres dessins merveilleux. Un jour, en rentrant, il ouvrit sa malle et découvrit tous ses dessins rongés par des rats. Un ami voulut le consoler. Mais il n'en avait vraiment pas besoin : « Les rats ont détruit mes dessins, pas mon enthousiasme ! » Audubon reproduisit alors ses plus belles aquarelles et repartit pour d'autres expéditions.



BE BETTER :
L
a parole enseigne, l'action entraîne.

A jeudi prochain, si Dieu le veut

Gbèton.

jeudi 23 août 2007

L'habitude, C'est L'habit Qui Tue L'habileté

L'habitude, C'est L'habit Qui Tue L'habileté

La pire tyrannie est celle de l'habitude.
Publius Syrus

Bousculer les habitudes, c'est encore le meilleur moyen de faire évoluer les choses.
Cyrille Guimard
La seule habitude qu'on doit laisser prendre à l'enfant
est de n'en contracter aucune

Jean-Jacques Rousseau


CE QUE JE DIS


On dit souvent que l'habitude est une seconde nature, et qu'il faut donc savoir prendre et avoir les bonnes habitudes. Même si « L'habitude est indispensable à la création », comme le dit le russe Constantin Stanislavski, moi je pense que nous ne devons pas verser dans la facilité à faire les choses par habitude et je dis : L'habitude, c'est l'habit qui tue l'habileté ; ne faites rien par pure habitude. Ne faites rien en vous basant sur vos seules habitudes, fussent-elles bonnes !


POURQUOI JE LE DIS


Samedi dernier, alors que je profitais d'un rare week-end sans activité JCI, pour faire du zapping, je suis tombé sur un morceau de 2002 interprété par Virginie Lollia. Du pur zouk comme j'aime en déguster. Le titre : AVEC TOI. J'ai été cette fois-ci projeté dans une profonde réflexion quand elle a dit : «
L'habitude tue l'amour, et la distance aussi ». Je me suis alors rappelé ce que mon père m'a souvent dit avec humour : « Ne faire de rien une habitude ». A bien y réfléchir, j'ai réalisé que l'habitude tue les talents, bloque la créativité et nous coince dans les sentiers battus. Ce qui n'est pas toujours un gage d'efficience. C'est pour cela que je pense que l'habitude est l'habit qui tue et que je dis : Ne faites rien par pure habitude. L'habitude comportant toujours une part d'automatisme, il faut savoir la dompter pour ne pas devenir machine, et pour ne point être prisonnière d'elle afin de rester libre et efficient.
  1. Ce qu'est l'habitude

L'habitude est une disposition acquise, relativement permanente et stable, qui devient une sorte de seconde nature. Distincte de l'instinct, qui est un montage héréditaire plus ou moins prédéterminé, l'habitude est une conduite ou un ensemble de conduites pouvant s'acquérir par des actes répétés et se conservant de manière relativement stable.

La capacité de contracter de nouvelles habitudes, de les garder à sa disposition et de les exercer avec un certain automatisme se rencontre à tous les échelons de la vie animale.

Pour Aristote, « Est dû à l'habitude ce que l'on fait parce qu'on l'a fait
souvent. »
alors que selon Georges Perros, « L'habitude, c'est l'animal en nous. » Il faut donc savoir la dompter et c'est cela l'essentiel de l'objet de mon propos.

  1. L'habitude tue le plaisir et abêtit

Qui n'a pas rêver d'amour magnifique et sublime ? Qui n'a jamais décrié la monotonie de sa vie quotidienne qui se transforme peu à peu en une répétition de gestes à l'identique ? Qui n'a jamais souhaité changer un boulot devenu routinier ? C'est qu'en réalité, l'habitue tue le plaisir et l'enthousiasme comme en amour. C'est ce que chante Lollia en disant que « l'habitude tue l'amour » C'est pourquoi de Balzac nous prévient « Le mariage doit incessamment combattre un monstre qui dévore tout : l'habitude. » Mais il n'y a pas que l'amour qui en soit victime. Selon Roger Lemelin, « Tout plaisir qui devient une habitude n'est plus un plaisir, mais une corvée. » Faire les choses par simple habitude ne sollicite pas la matière grise qui va finir par se scléroser et amène Rivarol à parler d'économie de mémoire : « Les méthodes sont les habitudes de l'esprit et les économies de la mémoire. » On en devient un peu plus bête. Sully Prudhomme nous dit que « L'habitude est une étrangère qui supplante en nous la raison » avant de continuer en déclamant :

« Et tous ceux que sa force obscure
A gagnés insensiblement
Sont des hommes par la figure,
Des choses par le mouvement. »

  1. L'habitude bloque l'efficience et tue l'habileté et la conscience

Qu'a voulu dire NIETZSCHE lorsqu'il affirmait dans Le Gai Savoir (1887) que : «Toute habitude rend notre main plus spirituelle et notre esprit plus malhabile. »Pour ma part, lorsqu'on fait quelque chose par habitude, on finit par en être expert de sorte et nos mains le restituent comme par magie, leur donnant une certaine spiritualité. C'est en cela que Paul Valery dit que « Le "génie" est une habitude que prennent certains. » Mais, au même moment, l'habitude nous rend malhabile en tuant notre habileté puisqu'elle inhibe notre esprit qui ne réfléchit plus avant d'agir. Paul Valéry prévient à ce titre que « Tout homme tend à devenir machine. habitude, méthode, maîtrise, enfin - cela veut dire machine. »

C'est dans la même veine que John Dryden constate que « Nous façonnons d'abord nos habitudes, puis nos habitudes nous façonnent. » Prenons donc garde à nous laisser conduire par nos seules habitudes qui elles sont statiques alors que le monde est en perpétuel changement. Quand Macel Proust parle de l'influence anesthésiante de l'habitude,
Thomas Mann est plus direct
« L'habitude est une somnolence, ou tout au moins un affaiblissement de la conscience du temps. » alors Monique Corriveau
se veut sans équivoque : « L'habitude aveugle, sourde, muette et affadit la conscience. » Il nous faut être vigilants, garder l' esprit en alerte et nous poser la question « c'est vrai que je
le fais ainsi depuis des lustres et que ça marche. Mais n'y a-t-il pas moyen d'être plus efficient » ?

  1. L'habitude tue la liberté et la créativité

L'habitude, parce qu'elle nous façonne, nous fait et nous apprend la paresse devient liberticide et met notre créativité en veilleuse. Pour le philosophe Emmanuel Kant, « Plus l'homme a d'habitudes, moins il est libre et indépendant. » Quant à Ambrose Bierce, il accuse : « Habitude. Entrave à la liberté. » En fait, en prenant une habitude et en la gardant, nous dormons sur nos lauriers en nous complaisant dans le confort avec la crainte de la nouveauté. Comme le dit Jacques Attali, « Le neuf suscite la colère des habitudes »

Et pourtant, ne dit-on pas qu'en marchant dans les pas de quelqu'un d'autre, nous ne risquons de laisser aucune de nos propores traces ? En nous accrochant toujours à nous habitudes, nous disons adieu à la nouveauté source de créativité. Car comme le constate Gérald Lescarbeault « L'habitude nivelle tout, même les amis. » Je suis tenté de préciser qu'il s'agit bien d'un nivellement par le bas.

« L'habitude de nous conformer aux modèles qu'impose la société insensibilise nos coeurs », nous dit sur un autre plan Krishnamurti. Alors nous devons reconnaître avec Cyrille Guimard que : « Bousculer les habitudes,c'est encore le meilleur moyen de faire évoluer les choses. » Qui dit mieux ?

  1. Comment ne rien faire par pure habitude

Un proverbe français dit que « C'est chose ardue de délaisser l'habitude. » Mark Twain nous donne une piste pour y arriver : « On ne se débarrasse pas d'une habitude en la flanquant par la fenêtre ; il faut lui faire descendre l'escalier marche par marche. »

Ne rien faire par pure habitude, ce pas systématiquement changer d'habitude (surtout quand elle est bonne) mais de se questionner sur la qualité de cette habitude là afin de l'améliorer au besoin pour passer à une autre habitude. Ainsi nos habitudes auront des cycles courts et non des cycles très longs. C'est en cela que Goethe nous conseille : « Des habitudes, tant qu'il te plaira, mais non une habitude. » Pierre Reverdy nous en propose une de meilleure : « Il faut prendre très tôt de bonnes habitudes, surtout celle de savoir changer souvent et facilement d'habitudes. »
Mon Papa a donc raison
: « Ne faire de rien une habitude ». Jean-Jacques Rousseau
le dit autrement : « La seule habitude qu'on doit laisser prendre à l'enfant est de n'en contracter aucune »Tel est le vrai secret pour éviter que nos habitudes nous façonnent. Car même une bonne habitude peut vite s'user avec le temps.

Ne rien faire par pure habitude, c'est accompagner chacun de nos actes de la conscience. Ne rien faire machinalement, juste parce que l'on l'a toujours fait ainsi. Même
quand je ferme la porte, je fais attention à vivre ce moment en tout conscience.

Ne rien faire par pure habitude, c'est accepter de remettre en cause de temps en temps ses méthodes, ses habitudes. C'est se donner une chance de s'améliorer. Faire les choses de la même manière tout le temps c'est considérer qu'on ne peut plus faire les choses de façon plus intelligente que l'on l'a toujours fait.

Alors chers amis, puisque l'habitude est l'habit qui tue l'habileté, changeons souvent d'habit. Ne faisons de rien une habitude, ne faisons rien en nous basant sur nos seules habitudes, apprenons à dompter nos habitudes et let's be better and better.



ET A LA JCI

La question des habitudes de posent au sein de la Jeune Chambre Internationale. Nous avons des méthodes et des usages bien définis que nous mettons en oeuvre avec bonheur. Mais nous ne devons pas ignorer que ces méthodes sont appelés à évoluer. C'est ainsi que des équipe font la veille stratégique afin te tendre toujours vers ce qu'il y a de mieux : Be Better. Cette veille, faite de regard critique, nous interpelle et requiert notre avis et notre feed-back sur les méthodes (habitudes) à nous transmises.

Un autre point que j'aimerais aborder est le rôle des aînés dans le mouvement. S'il est vrai que nous devons savoir les appeler à l'aide par souci d'efficacité et de continuité des actions, nous ne devons pas nous limiter aux habitudes d'antan qu'ils nous préconise. Car ce n'est pas parce qu' « on a toujours eu l'habitude de le faire comme ça » qu'on est obligé de continuer à le faire ainsi. Sinon nous restons prisonniers du passé et n'apprenons rien de nouveau. Or nous croyons en la liberté en déclarant que « La liberté des individus et de l'entreprise assure mieux la justice économique » Ne laissons pas nous habitude dompter cette liberté. Sully Prudhomme parlant de l'habitude dit justement que « Cette vieille au pas monotone endort la jeune liberté ».

Jeunes, nous sommes prévenus !

LECTURE RECOMMANDEE

L'habitude en poésie, par René-François SULLY PRUDHOMME (1839-1907)
http://poesie.webnet.fr/poemes/France/sullypru/62.html


INCROYABLE MAIS VRAI

Faites-vous la collection de quelque chose ?
Rien ne rend l'esprit étroit et jaloux comme l'habitude de faire une collection. [Stendhal]

Avez-vous tendance à réfléchir sur tout ?
« La pensée est la plus grande ennemie de la perfection. L'habitude de réfléchir profondément est, je suis obligé de le dire, la plus pernicieuse de toutes les habitudes prises par l'homme civilisé. [Joseph Conrad]


BE BETTER :
La parole enseigne, l'action entraîne.

A jeudi prochain, si Dieu le veut

Gbèton.

jeudi 16 août 2007

Oser demander de l'aide ne rend personne laide

Oser demander de l'aide ne rend personne laide

Aidez-moi,j'aiderai le ciel.
Jacques Rigaut

Après le verbe "aimer", "aider" est le plus beau verbe du monde.Bertha von SuttnerPetite aide fait grand bien.Germaine Guèvremont


CE QUE JE DIS

Demander de l'aide a souvent été considéré commeun signe de faiblesse ou d'incompétence. Nous avons ainsi perdu la capacité à demander de l'aide en cultivant l'indépendance à outrance. On dit souvent « Aide-toi et le Ciel t'aidera » mais je dis : « Osez demander de l'aide en cas de besoin pour être plus efficace car appeler à l'aide ne rend personne laide pour autant »
POURQUOI JE LE DIS

Vous arrive-t-il souvent de résister à l'envie de demander de l'aide à autrui, jusqu'à ce que le besoin vous pousse dans votre dernier retranchement ? Eh bien, vous n'êtes pas le seul à penser comme Alphonse Boudard qu'« On se porte toujours mieux à rien demander à personne. » A cause de certaines fausses idées reçues, nous nous refusons à demander de l'aide par égoïsme mal placé ou simplement par ce nous ne savons pas demander. Si nous sommes les premiers vouloir aider les autres, nous détestons d'être aidé. A un point tel que Bernard Werber affirme avec une pointe d'ironie : « On peut pardonner beaucoup à autrui, sauf de vous avoir aidé. » Pardoxal non ? C'est pourquoi je pense qu'il faut oser et savoir demander de l'aide en cas de besoin. Pour exposer les profondes raisons qui me meuvent, je vais justement appeler à l'aide Nora Klaver, une maîtresse-coach basée à Chicago qui vient de publier un ouvrage intitulé : Mayday ! Asking for help in Times of Need (Berrett-Koehler, 2007). Je m'inspirerai de l'article The Lost Art of Asking For Help écrit par Shary Lifland dont je recommande la lecture.
  1. Demander de l'aide ne rend personne laide
La résistance à demander de l'aide vient souvent du fait que nous avons tendance à confondre la demande d'aide et l'imploration de la pitié. Or la pitié est le sentiment le plus détesté par l'homme.Comme le dit Honoré de Balzac, « Le sentiment que l'homme supporte le plus difficilement est la pitié, surtout quand il la mérite. » Sans doute parce qu'on considère que la pitié affaiblie, rend vulnérable et laid. Balzac explique que « La haine est un tonique, elle fait vivre, elle inspire la vengeance; mais la pitié tue, elle
affaiblit encore notre faiblesse. »
Lorsqu'on demande de l'aide ce n'est pas de la pitié que l'on demande. Les fausse idées reçus sont nombreuses, selon Nora Klaver qui les démontes unes à unes. Ainsi :

  • On pense à tort que lorsque je demande de l'aide je parais faible et nécessiteux et « laid ».
    La réalité est qu'il n'y a aucune à se tourner vers les autres en cas de réel besoin. Au contraire c'est une force.
  • On se dit que demander de l'aide c'est avouer son incompétence surtout au niveau professionnel, mais en fait, c'est au contraire une façon de montrer aux autre le souci du travail bien fait, l'envie d'apprendre et de se développer. Ne pas demander de l'aide par peur ou de perdre du terrain conduit justement au statu quo. « Peu d'aide fait grand bien. » n'est-ce pas ?
  • On se convainc faussement que demander de l'aide peut nuire à nos relations personnelles alors que ces relations sont fondées sur le donner et le recevoir, pas seulement sur le donner.
  • On a peur de se sentir rejeté lorsqu'on dira NON à notre demande d'aide, pourtant, même un NON offre l'opportunité d'apprendre mieux sur soi-même et sur nos relations, Le poète latin Syrus ne dit-il pas que : « C'est encore accorder quelque chose que de refuser avec grâce ? »
  • On croit à tort que demander de l'aide signifie qu'on doit le rendre plus tard. Mais non ! L'aide c'est donner gratuitement. N'est-pas Pascal Obispo qui enseigne que « L'important c'est donner, et ne rien demander ? »
  • On estime que demander de l'aide c'est perdre son indépendance. S'il est vrai que l'indépendance et l'autosuffisance sont des qualités admirables pour aller au succès, ne
    perdons pas de vu que toutes les grandes entreprises et nos nations sont construites grâce au concours des plusieurs acteurs, au travail en équipe et à la collaboration.
  1. L'Homme aime aider et donner par nature
Une autre raison fondammentale pour laquelle nous ne devons point avoir peur de demander de l'aide en cas de besoin est qu'il est dans la nature humaine de donner et d'aider. Comme le dit Jean de la Fontaine, « Il se faut d'entr'aider, c'est la loi de la nature. »
Publilius
révèle même que
«
L'homme généreux invente même des raisons de donner. » car nous considérons avec Hugo Pratt que « Aider le blessé et le faible, c'est ce qui différencie l'homme de l'animal » Certains pieux, y trouve une voie royale pour atteindre le paradis. Alors pourquoi ne pas en profiter lorsque nous sommes vraiment dans
le besoin. En tout cas Bertha von Suttner constate que
« Après le verbe "aimer", "aider" est le plus beau verbe du monde. » Ceci n'explique-t-il pas tout cela ?

  1. Demander de l'aide peut-être signe d'humilité et de recherche d'efficacité
Il se peut que vous soyez contraint à demander de l'aide pour des tâches de tous les jours. Vous pouvez demander de l'aide à votre conjoint, à des membres de votre famille, des parents, des amis, des voisins ou à toute autre personne prête à proposer ses services. C'est une façon de montrer que vous n'êtes as un omniscient et que vous êtes conscients de vos limites, c'est une façon de leur rappeler qu'ils vous sont utiles. C'est tout cela qui montre votre humilité.

Dans le business aussi, c'est important de savoir faire des demandes. Souvent, on pense qu'il faut être fort et tout réussir seul. Dommage, car cette croyance peut nous empêcher d'aller chercher de l'aide, de demander du soutien. En voulant réussir seul, on se met plus facilement en danger, on fait les choses approximativement au lieu d'appeler les spécialiste à l'aide. En osant demander de l'aide, on a plus de chance de réussir et de bien réussir et donc d'être plus efficace.

Sur un tout autre plan, Octave Pirmez nous apprends que « La plus adroite façon de plaire est de demander des conseils. » Or « Conseiller, c'est presque aider. »
nous dit
Plaute.

  1. Comment faire une bonne demande l'aide
« Savoir demander. Il n'y a rien de plus difficile pour quelques-uns ni de plus facile pour quelques autres. » nous dit Baltasar Gracian Y Morales. Savoir demander c'est tout un art. Beaucoup de nos demandes d'aide n'aboutissent pas parce que nous demandons mal. De même celui qui aide doit avoir en tête que « La charité est injurieuse à moins qu'elle n'aide le destinataire à s'en affranchir. » (John Rockefeller)
Déjà, il faut savoir distinguer l'utile du superflu, de savoir reconnaître les moments où une aide est nécessaire, et surtout de la manière dont l'aide peut être apportée. Pour que notre signal « Aidez-moi » soit transmis avec force et clarté, Nora Klaver m'aide à dévoiler un processus en 7 étapes :
  1. Nommer le besoin en se demander ce dont a vraiment besoin. Ne vous fiez pas à
    votre première impression sur ce que vous voulez demander pour relever un défi ;
  2. Se convaincre qu'on mérite l'aide car « Ce n'est pas tant l'aide de nos amis qui nous aide que notre confiance dans cette aide » (Epicure). Prenez le temps d'y réfléchir car vous ne pourrez demander de l'aide si vous n'êtes pas convaincu que vous le méritez ;
  3. Etre positif et croire qu'on aura l'aide qu'on s'apprête à demander ;
  4. Faites la demande ! car « On n'aide pas ceux qu'on aime malgré eux » (Daniel Poliquin) Demandez à tous ceux que vous pensez être en mesure de vous
    aider même ceux qui pourraient dire NON. Soyez précis dans la formulation de la demande ;
  5. Etre reconnaissant ; la gratitude est un élément capital du processus. Elle vous permet de rester reconnaissant et ouvert quelle que soit la réponse à votre requête.
  6. Ecouter différement N'écoutez pas seulement les mots qu'on vous dit en réponse à
    votre demande mais écoutez aussi les émotions transmises et contenus dans la réponse
    ;
  7. Dire « merci » La dernière étape est de dire sincèrement MERCI – que la réponse soit positive ou négative. Ne serait-ce que pour vous avoir écouté. Utilisez la rêgle des 3 mercis pour exprimer votre gratitude 3 fois :
    - lorsque l'accord de principe est obtenu (une sorte de merci d'avance),
    - lorsque le besoin est satisfait,
    - lorsque vous rencontrer plus tard celui qui vous a aidé.
Alors au lieu de résister à demander de l'aide sauf en cas de désespoir, osons demander de l'aide en cas de nécessité. Au lieu de toujours penser « Aide toi, le Ciel t'aidera », risquons de temps en tems comme Jacques Rigaut : « Aidez-moi, j'aiderai le ciel. »
ET A LA JCI

On a coutume de dire à la JCI qu'on ne réinvente pas la roue. Il n'y vraiment pas grand chose de nouveau. Bien souvent les innovations les plus spectaculaires sont en réalité d'habiles combinations des choses déjà vues et connues. Il n'y a donc pas de honte à aller vers les aînés
et les parrains pour demander leur aide. Cette aide peut être matérielle, financière ou même sous forme de recommandation ou de conseil.
Conseiller, c'est presque aider selonPlaute. Notre efficacité en sera plus grande. On peut demander de l'aide pour mieux comprendre une mission. Usée avec modération, la demande d'aide peut permettre simplement de conquérir le soutien des aînés comme le dit Octave Pirmez.
Demander de l'aide nous permet ainsi de capitaliser les acquis et d'éviter les erreurs de nos prédécesseurs afin d'avoir plus d'impact et de résultats.
Osons alors appeler les ainés, les sénateurs, ceux qui nous ont précédés dans une fonction particulière que nous occupons pour rester meilleur. Il ne s'agit pas d'être partisan du moindre effort en se contentant de ce cette aide nous offre mais plûtot de faire comme le dit le proverbe : « C'est au bout de l'ancienne corde qu'on la nouvelle »


LECTURE RECOMMANDEE

The Lost Art of Asking For Help (L'Art perdu de demander de l'aide):
http://www.amanet.org/movingahead/editorial.cfm?Ed=564&BNKNAVID=21&display=1&spMailingID=943226&spUserID=NTcwMjI0MDExNAS2&spJobID=31076697&spReportId=MzEwNzY2OTcS1
Mayday :http://fr.wikipedia.org/wiki/Mayday

INCROYABLE MAIS VRAI

La plus adroite façon de plaire est de demander des conseils.
(Octave Pirmez)

Mayday, mayday, mayday...
C'est l'appel au secours réglementaire, l'équivalent en phonie du morse S.O.S. que l'on interprète comme l'acronyme de "Save our souls", c'est-à-dire "Sauvez nos âmes" ou "Sauvez nos vies". Quant à "Mayday", c'est aussi un mot anglais, mais certains y voient la déformation de "M'aidez" en français, autrement dit "Aidez-moi !" En tout cas, si vous êtes sur un bateau en perdition, vous devez lancer ces messages de façon pressante et continue.
BE BETTER :
La parole enseigne, l'action entraîne.
A jeudi prochain, si Dieu le veut
Gbèton.

jeudi 9 août 2007

Oser la solitude positive pour gagner en attitude et en altitude



Oser la solitude positive
pour gagner en attitude et en altitude


La solitude est absolument essentielle à l'équilibre d'une personne.
Nikki Gemmell, Ecrivain australienne

Rien ne peut être fait sans la solitude.
Pablo Picasso, Peintre Espagnol

La solitude est un art.
Vilhelm Ekelund, Ecrivain suédois

CE QUE JE DIS

La société moderne nous as souvent vanté les mérites de la sociabilisation et de la vie en commun. Elle nous a convaincu du besoin d'être bien entouré et d'éviter de rester seul. On voit généralement dans la solitude quelque chose de négatif. Etre seul fait peur. Pourtant la solitude pratiquée à bon escient, conduit à une vivification et une purification de l'esprit, propre aux grands et favorable à la créativité. François Chalais a dit « La solitude est un arbre sans fruits » Mais je dis : La solitude c'est être seul au lit de l'étude. Osez se donner des moments de solitude positive pour gagner en attitude et en altitude pour rester meilleur.


POURQUOI JE LE DIS

Avez-vous regardé SEUL AU MONDE, (Cast Away, sous le titre original), un film d'aventure réalisé par Robert Zemeckis, sorti en 2000 ? Chuck Noland remarquablement incarné par Tom Hanks, victime d'un accident d'avion, se retrouve sur une île déserte, dans l'océan Pacifique. Pendant quatre ans, il s'adapte progressivement à cet environnement sauvage en surmontant l'épreuve terrible de la solitude. Pour survivre, il a dû repartir à zéro comme à l'âge de pierre, en fouettant son imagination et sa créativité à toute épreuve. Il a su ainsi faire du feu, trouver un objet qu'il va utiliser comme voile pour fabriquer une embarcation de fortune à laquelle il dut son salut. Comme quoi, la solitude aiguise l'imagination.

Personnellement, mes quelques jours de congés m'ont permis d'expérimenter autrement la solitude. A première vue, j'ai ressenti de façon passagère, une sorte d'isolement mais en seconde analyse, j'y ai découvert toute la richesse et toute la densité de la solitude comme facteur de purification, de méditation, de création et d'élévation sans limite. Seul avec moi-même, il m'arrive de me regarder être, de chercher à me comprendre, à me connaître, à me reconnaître,
à explorer des horizons divers. J'ai alors compris que le fait de vouloir rester seul de temps en temps est hautement bénéfique pour le leader qui veut s'améliorer ou améliorer ses
performances.

Le développement des hommes et des femmes consiste en partie à reconnaître leur solitude, à ne pas en avoir peur et à la considérer comme une force. Ça ne veut pas dire qu'il faut vivre comme un ermite mais qu'il faut consacrer du temps à penser positivement. Les raisons en sont nombreuses mais j'évoque 5 principaux aspects de la question.

  1. L'homme est solitaire par nature

Qui n'a jamais été seul au moins une fois dans sa vie, seul au fond de son lit, seul au bout de la nuit ou encore seul dans son coeur ? A la vérité, la nature profonde de l'homme est d'être seul. La vie en commun n'est que l'effort de fuir sa solitude naturelle. Comme le dit si bien Henry
Miller,
« La solitude est le lot de ce qui vit sur terre ; et des êtres terrestres, l'homme est le plus solitaire. D'autant plus solitaire, tristement, s'il est entouré
de sa race. »

Dans son album « SEUL » lancé en 2000, l'artiste québécois Garou dit dans le titre éponyme : « On a beau tout avoir ; L'argent l'amour, la gloire ; Il y a toujours un soir ; Où l'on se retrouve seul ; Seul au point de départ. » Guy de Maupassant le constatait déjà : « Notre grand tourment dans l'existence vient de ce que nous sommes éternellement seuls, et tous nos efforts, tous nos actes ne tendent qu'à fuir cette solitude. » Il serait donc bon d'apprendre à accepter sa solitude, à l'assumer et même parfois à la rechercher pour en faire une force grâce à la méditation qui en jaillit. Or selon Krishnamurti, « Sans méditation, on est comme aveugle dans un monde d'une grande beauté, plein de lumières et de couleurs. »

  1. La Solitude et l'isolement, ça fait deux

Si dans la solitude et l'isolement, le sujet se retrouve seul, dans un cas c'est volontaire, mais dans l'autre c'est une contrainte. Selon l'encyclopédie libre WIKIPEDIA, La solitude, de solus seul , est l'état d'une personne seule, retirée du monde. Il ne faut pas confondre solitude et isolement. L'isolement est une solitude subie, l'état d'une personne isolée, séparée des autres hommes.

On peut être solitaire sans être seul. « Solitude ne veut pas dire isolement. Ce n'est pas parce qu'on est seul qu'on est mal. » affirme Jean Yanne un acteur, humoriste et cinéaste français. Etre solitaire est un choix ; l'isolement ne l'est pas. On peut bien choisir d'être seul un moment pour mieux se concenrter sur une question d'importance capitale, pour mieux peser sa décision, bref pour apprendre à se hâter doucement. Cette idée est reprise élégamment par la romancière québécoise Francine Ouellette, quand elle affirme : La solitude a deux facettes. Volontaire, elle élève et purifie. Obligatoire, elle étouffe et détruit. » Joseph Roux
renchérit d'ailleurs : «
La solitude vivifie ; l'isolement tue » tranche-t-il. Aurions-nous oublié le plaisir de se retrouver seul avec soi, de rêver, de rêvasser, de philosopher, de se laisser aller au fil de la pensée et de l'imagination? Mais lorsqu'on la gère mal, la solitude devient isolement et contrit le coeur et provoque la mélancolie. Montesquieu nous en donne la raison : « La tristesse vient de la solitude du coeur. » Jean-Marie Poirier ajoute : « L'isolement n'a jamais fait qu'une mauvaise solitude. »

  1. Avoir vécu la solitude permet de mieux aimer l'humanité

Comme on le dit souvent, on ne connaît la valeur réelle de quelque chose que lorsqu'on l'a perdu et peut-être retrouvé. Ainsi celui qui a connu, de force ou de gré la solitude, apprend à mieux aimer l'humanité. Est-ce pour cela que le Calife Hazrat Ali dit :« Qui comprend l'humanité recherche la solitude. » ? Volontairement limitée dans le temps, la solitude incite en effet à retourner rapidement vers l'autre pour partager et transmettre l'expérience
que l'on a vécue. Elle permet d'accueillir les bras grands ouverts, celui ou celle dont on s'est éloigné, de l'apprécier et de l'aimer davantage. Mika Waltari affirme ainsi que
« La solitude rend sensible, non étranger à autrui ». C'est dans la même veine que Garou dans le titre Seul demande : « Celui qui n'a jamais été seul au moins une fois dans vie ... peut-il aimer jamais ? » Gabriel Marcel en fait même une condition importante de sociabilisation : « La solitude est essentielle à la fraternité. » Victor-Lévy Beaulieu dit avec esprit d'ailleurs que « Poussée à bout la solitude n'est que la face voilée de la multitude.

  1. La solitude est vivifiante, créatrice et élévatrice

S'il est vrai que nous sommes dans le monde, avec ses distractions, ses bruits, et ses mondanités, aucune concentration et aucune réflexion profonde ne sont possible sans une solitude du corps ou de l'esprit, Le peintre Pablo Picasso disait à juste titre que « Rien ne peut être fait sans la solitude. » De toute façon l'histoire semble bien lui donner raison. La plupart des grands philosophes n'étaient-ils pas considérés comme de grands solitaires ? L'écrivain et poète autrichien Rainer Maria Rilke se fait plus incisif : « Une seule chose est nécessaire : la solitude. La grande solitude intérieure. Aller en soi-même et ne rencontrer pendant des heures personne, c'est à cela qu'il faut parvenir. Etre seul, comme l'enfant est seul. »

Je me demande bien pourquoi une telle restriction. Et Reine Malouin de me répondre :
« La solitude est la patrie des forts », constate-t-elle. Et Christine de Suède de rester dans le même ordre d'idées :
« La solitude est l'élément des grands esprits »
D'ailleurs, George Bernard Shaw n'a-t-il pas découvert que « La solitude de Dieu
est Sa force »
? La solitude apparaît donc comme une force qui illumine, qui éclaire, qui rend créatif et fait grandir. Mais selon Victor Hugo, il faut savoir en faire usage : « La
solitude est bonne aux grands esprits et mauvaise aux petits. La solitude trouble les cerveaux qu'elle n'illumine pas »
prévient-il. C'est sans doute ce qui fait dire à
l'é
crivain suédois Vilhelm Ekelund, que « La solitude est un art ». En effet, c'est à partir d'elle que nous créons. Nous recevons des stimuli de l'extérieur mais il faut retourner en soi pour les assimiler. Quand on se plonge en soi-même, on y retrouve la source intarissable de l'inspiration qui peut se transformer, à travers notre être, en merveilles, en art doré. Stendhal
trouve un bémol tout de même
« On peut tout acquérir dans la solitude, hormis du caractère ».

Enfin, citons Emil Michel Cioran : « La solitude est l'aphrodisiaque de l'esprit, comme la conversation celui de l'intelligence. » et admettons avec Paul Léautaud que « La solitude conserve neuf »

  1. Comment monter à la solitude positive, comment la vivre ?

Pourquoi parlé-je de monter à la solitude ? Eh bien parce qu'il s'agit de prendre de l'altitude. Un peu comme on descend aux enfers et qu'on monte au paradis, on descend dans l'isolement mais on monte à la solitude. Je cède la plume à Jean Genet qui écrit dans Journal du voleur en 1949 ceci : « La solitude ne m'est pas donnée, je la gagne. Je suis conduit vers elle par un souci de beauté. J'y veux me définir, délimiter mes contours, sortir de la confusion, m'ordonner. » En réalité, on peut craindre ou adopter la solitude mais plus on l'adopte plus la vie créatrice devient possible. Bien que nous l'appelions solitude, c'est une solitude choisie qui rend finalement tout accessible à nous, même les autres humains. C'est pourquoi Henri Thomas fait : « On ne tombe pas dans la solitude, parfois on y monte. » Quant à Marguerite Duras, elle affirme : « On ne trouve pas la solitude, on la fait. » Il s'agit donc de la solitude positive dont le grand avantage est qu'elle est désirée par celui qui la pratique.

Vivre la solitude positive, c'est se donner les moyens d'apprendre à se hâter doucement puisqu'elle vous permet de faire le bilan du chemin parcouru la dernière introspection. C'est se soustraitre du train de la vie pour s'observer et méditer sur soi-même à partir de l'extérieur. C'est une façon de se regarder dans un miroir vrai.

Monter à la solitude c'est entrée en profondeur dans le monde du silence, le vrai, celui qui nous rapproche de l'intouchable, de l'inexprimable. C'est s'immerger complètement, pour un temps, dans l'immensité de ce qu'on ne perçoit pas dans la mondanité, C'est prendre réellement conscience de la présence de Dieu.

La solitude positive est une solitude qui libère et qui rapproche de l'essentiel. Cette solitude là, permet de comprendre qu'on n'est, en fait, jamais seul. Que l'on soit devant la mer, en forêt, sur la montagne ou dans le désert, on n'est jamais seul. Quand bien même serait-on éloigné de toute vie, on baigne toujours dans l'absolu de la présence du divin.

Alors chers amis, osons monter à la solitude pour y faire le seul lit d'étude de notre être, de nos projets, de notre vie, de notre devenir, tout en gardant la mesure car comme nous prévient Luc de CLAPIER de VAUVENARGUE, « La solitude est à l'esprit ce que la diète est au corps, mortelle lorsqu'elle
est trop longue, quoique nécessaire. »




ET A LA JCI

Une Past President Mondial de la JCI disait que l'attitude détermine l'altitude.
M'en inspirant, je crois qu'une pratique contrôlée de la solitude positive permet d'avoir l'attitude nécessaire à l'atteinte de l'altitude voulue.

A la JCI s'il est vrai que nous cultivons l'amitié puisque nous croyons que la fraternité humaine transcende la souveraineté des nations. Mais il est des moments où le repli sur soi est nécessaire à l'efficacité collective. Qui n'a jamais entendu dire en réunion : « Suspendons
la réflexion à ce niveau et, à tête reposée, nous approfondirons la réflexion pour être plus productif la séance prochaine ». Ainsi, pour faire des réunion, efficace,, cela suppose que chacun a pris le temps de
réfléchir seul à une question importante pour proposer un projet ou un draft de document. A commencer par le président de séance au moment de la préparation de l'Ordre du jour.

Ainsi à la JCI la solitude est importe pour réfléchir, pour écrire et dans une bonne mesure pour lire et assimiler. Combien de membres trouvent-ils la solitude nécessaire pour lire les manuels du participants qu'ils réclament à cor et à cri après les séances de formations ? Combien de nous prennent-il le temps de penser à l'issue d'une
réunion de commission ou d'une Assemblée Générale à laquelle nous sommes conviés ?

Si nous ne montons pas à la solitude pour les dossiers importants, nous ne toucherons jamais le fond des problèmes. Osons donc monter à la solitude positive pour mieux vivre le leadership en toute efficacité et en toute amitié.
C'est la condition pour que l'Union fasse véritablement la force.

LECTURE RECOMMANDEE


Les Anglais distinguent bien la solitude (Solitude) de l'isolement
(Loneliness)


For Hara Estroff Marano, Loneliness is marked by a sense of isolation. Solitude, on the other hand, is a state of being alone without being lonely and can lead to self-awareness.
http://www.psychologytoday.com/articles/pto-20030825-000001.html

INCROYABLE MAIS VRAI

Le chewing gum, c'est bon pour la mémoire et ça chasse le stress

Les amateurs de pâte à mâcher vont se réjouir ! Pendant que vous mastiquez un chewing gum, votre cerveau connaît une hausse vertigineuse d'activité. C'est ce qu'a démontré une équipe de neurologues japonais de l'université de Gifu au Japon. Des tests effectués auprès de volontaires ont permis de déceler une suractivité impressionnante de l'hippocampe chez les personnes mâchant un chewing gum. L'hippocampe, c'est cette région du cerveau qui est associée essentiellement à notre intelligence spatiale et à notre mémoire visuelle.

Mais pourquoi cette activité de la mâchoire est-elle si bénéfique à notre mémoire ? L'hypothèse majeure avancée par les chercheurs de Gifu est que nous réduisons considérablement notre stress dès lors que nous mâchons. Le cerveau libéré de cette activité inutile qui consiste, en temps ordinaire, à "produire" du stress peut alors se concentrer pleinement sur sa fonction essentielle, libérer de la matière grise. Les fabricants de chewing gum ne se sont pas encore emparés de cette découverte mais il y a fort à parier qu'ils ne tarderont pas dès que de nouveaux éléments viendront renforcer la théorie nippone. Et les solitaires en profiteront !

Plus sur : http://www.bladi.net/forum/22576-chewing-gum-memoire/
http://www3.france-jeunes.net/lire-les-chewing-gums-rendent-intelligent-7157.htm


BE BETTER :
La parole enseigne, l'action entraîne.


A jeudi prochain, si Dieu le veut

Gbèton.