Tous les Jeudis, Gbèton partage ses convictions, sa philosophie, ses découvertes et ses idées ... sur les voies du leadership, du développement personnel et du bonheur

jeudi 28 juin 2007

Oser la confiance dans les autres pour vivre en paix


Oser la confiance dans les autres pour vivre en paix


La confiance est un élément majeur : sans elle, aucun projet n'aboutit.
Eric Tabarly
Avoir la confiance de quelqu'un est un compliment plus important que d'être aimé.
George MacDonald
La clef qui ouvre toutes les portes... La confiance.
Charlotte Savary


CE QUE JE DIS


Il nous a souvent été recommandé de développer la confiance en soi. C'est ainsi que Goethe affirme « Aie confiance en toi-même, et tu sauras vivre ». Fondatrice des rapports humains, la confiance semble pourtant difficile à accorder. C'est pourquoi je dis : Osez faire confiance aux autres pour vivre en paix. Faites de la confiance le principe et de la méfiance l'exception.

POURQUOI JE LE DIS


Peut-on avoir confiance aux autres ? Récemment, lors de la visite du président Georges W. Bush au Sénégal, notamment sur l'île de Gorée, on se souvient que beaucoup d'observateurs ont décrié la manière dont les habitants de cette paisible île ont été parqués comme des indésirables, surveillés par les militaires américains, avec leur chiens de chasse. Cette semaine encore, pour la visite de la première dames des USA à Dakar, c'est tout l'hôtel Méridien Président, le plus prestigieux de la ville, qui a été pratiquement vidé de tous ses habitants pour accueillir Laura Bush, au nom de la sécurité. A la vérité, c'est que depuis les attentats du 11 septembre 2001, les Etats unis d'Amérique n'ont plus confiance en personne. Ils ont ainsi multiplié les lois dites de précaution qui ont des aspects liberticides. Ils ont multiplié les mesures de sécurités. En témoignent les nombreuses routes barrées dans nos Etats, autour des Ambassades des Etats Unies d'Amérique.

Ce manque de confiance des USA aux autres Etats devient ainsi plus coûteux financièrement et moralement. Et ce n'est que l'un des aspects des effets néfastes du fait de ne point faire confiance aux autres. Pour cela j'ose dire : osez la confiance aux autres pour vivre en
paix. Ci-dessous le résumé de quelques unes de mes raisons profondes.

1. Ne pas faire confiance coûte plus cher que de le faire


La vie serait impossible, invivable sans la confiance. Imaginons qu'il faille vérifier la véracité de chaque parole entendue, qu'il faille peser le pain, les nouilles, le riz,... pour vérifier le poids que le commerçant nous indique. Que nous soyons derrière le mécanicien lorsqu'il répare la voiture ; ou encore que nous allions voir 10 médecins pour être sur du diagnostic. La vie en serait tellement contraignante. C'est donc à juste titre que Jean Filiatrault se demande « Sans confiance, est-ce que la vie est possible ? »

Ne pas se fier aux autres nous amène ainsi à dépenser de notre temps, de notre énergie et de notre argent pour payer le manque de confiance dans les autres, ce qui nous revient excessivement cher. Dans ce processus de vérification effrénée, il n'est pas rare de se faire avoir par des esprits plus subtile. « On est plus souvent dupé par la défiance que par la confiance. », constate Cardinal de Retz. Il est donc aisé de comprendre pourquoi le paresseux, le partisan du moindre effort a tendance à avoir plus facilement confiance aux autres. C'est sans doute ce que signifie Fernand Vandérem : « La confiance est souvent une des forces de la paresse. »

2. Ne pas faire confiance aux autres traduit souvent le manque de confiance en soi-même

Pour avoir confiance en l'autre, il faut d'abord avoir confiance en soi. En effet, à partir du moment où l'on est sûr de ses sentiments, on peut faire confiance. Si j'ai confiance en moi en effet, j'ai d'abord beaucoup moins de craintes d'aller vers les autres. « Qui a confiance en soi conduit les autres. » (Horace) Il s'agit d'un abandon, d'un lâcher prise. Cette confiance se fonde sur une croyance : celle que l'autre nous aime, qu'il nous est fidèle. Quelqu'un qui n'a pas confiance en lui-même doutera certainement souvent de l'autre. Selon Goethe, « Si vous avez confiance en vous-mêmes, vous inspirerez confiance aux autres » Si l'on a confiance en soi, bien évidemment que l'on peut avoir confiance en l'autre car l'on sait que l'on ne sera pas dans l'erreur à partir du moment où l'on se fait confiance en soi-même. Ainsi l'homme rejette ce qui ne lui ressemble pas, il rejette inconsciemment ce en quoi il n' accorde pas sa confiance.

La meilleure façon de se sentir bien avec quelqu'un c'est de créer un lien de confiance. Vous devez avoir confiance en lui et il doit avoir confiance en vous.

Le manque de confiance en soi est présent chez tout le monde, mais dans des proportions différentes. Il peut parfois se répercuter sur leur vie de tous les jours, leurs proches, leurs amis, c'est là que ce sentiment devient réellement problématique.

3. Faire confiance facilite les liens sociaux et les rend productifs

La confiance est fondatrice des rapports humains mais semble difficile à accorder. Comme le dit Duane Smelser, « C'est seulement une fois que l'on a installé un rapport de confiance et de sympathie que l'on est en position d'influencer quelqu'un. »
La confiance accordée dans les bonnes proportions aide à rendre l'autre plus responsable. C'est une sorte de pression, une invitation à devenir fiable. Joseph Joubert le dit si bien : « On peut, à force de faire confiance, mettre quelqu'un dans l'impossibilité de nous tromper » car « Avoir la confiance de quelqu'un est un compliment plus important que d'être aimé. » (George MacDonald) Il ne s'agit pas de faire trop vite une trop grande confiance au risque d'accabler l'autre d'un poids excessif, ni trop lentement pour qu'il ne se sente pas "incapable".

Ne pas avoir confiance en l'autre, c'est vivre dans l'impossibilité de créer des liens, des amitiés. L'être humain s'accomplit dans sa rencontre avec l'autre. Finalement cela permet de s'engager dans des relations plus épanouissantes avec les autres. Nietzsche l'a si bien remarqué et compris qu'il l'a même fustigé : « Les gens qui nous donnent leur pleine confiance croient par là avoir un droit sur la nôtre. C'est une erreur de raisonnement ; des dons ne sauraient donner un droit. »

Il arrive qu'on oublie si vite de faire confiance après une blessure, une trahison. Mais Gottfried Benn invite à s'efforcer : « Se tromper et devoir cependant accorder sa confiance à son être intérieur, c'est cela un homme » car « Rien comme la confiance pour conjurer le sort ! » (Renée Garneau).

Ainsi, quitte à être parfois déçu dans la vie de tous les jours, tant pis car au moins nous pourront toutefois dire qu'elle a été vécu à fond et non sur quelconque rétention.

4. Faire confiance avec méfiance pour éviter les fientes



Il faut oser faire confiance aux autres, au moins a priori, jusqu'à ce qu'ils fournissent la preuve qu'il ne mérite. La confiance se mérite en effet. En effet, Eric Tabarly rappelle bien que « La confiance est un élément majeur : sans elle, aucun projet n'aboutit. » Madeleine Ouellette-Michalska ira plus loin en affirmant que « La fin du monde, c'est quand on cesse d'avoir confiance. » Et Henry de Montherlant nous en y exhorte en y voyant une élévation spirituelle : « La confiance est une des possibilités divines de l'homme. »

Cependant qu'on ne peut pas faire confiance à tout le monde : on ne peut pas demander à un enfant de 4 ans de garder un bébé ; on ne peut pas demander à un enfant de 10 ans de garer la voiture... Il est des personnes qui n'arrivent pas à garder un secret... Il ne faut donc pas solliciter les personnes au-delà de leurs forces, sinon nous risquons d'être très déçus.

La confiance, l'assentiment à la parole d'autrui, est donc première comme condition du lien social. Il y a d'abord la confiance puis vient la méfiance, le doute si de sérieuses raisons nous y poussent. « Chat échaudé craint l'eau froide ». Dans ce cas, la méfiance est pensée comme exception à la norme que dout être la confiance et devient une vertu positive ; elle traduit un esprit de responsabilité.

Même si Jean de La Bruyère nous dit que « Toute confiance est dangereuse si elle n'est pas entière : il y a peu de conjonctures où il ne faille tout dire ou tout cacher », il reste néanmoins, que la confiance ne doit pas être naïve et crédule, au risque de devenir dangereuse; une confiance critique doit être à l'œuvre. « Fais confiance à Dieu, mais ferme ta voiture à clé ». En effet, comme nous prévient Jovette-Alice Bernier, « La confiance, d'accord, mais c'est quand même ce qui fait les cocus ». Comme le dit si bien France Théoret, n'oublions pas que « Faire confiance c'est se destiner à être trompée ». Il est donc parfois nécessaire d'avoir un peu de méfiance sans aller jusqu'à la défiance pour ne pas se retrouver dans les fientes.
Paul Léautaud
ne dit-il pas d'ailleurs que « La méfiance est toujours pour moi une des formes de l'intelligence ?» Par exemple comme s'interroge Daniel Pennac , « A qui peut-on faire confiance dès qu'il s'agit d'argent ? »

ET A LA JCI

A la JCI, nous aspirons à être des leaders qui amènent les amis à oeuvrer bénévolement pour des idéaux partager. Mais comment y parvenir sans confiance ? Faire confiance à nos amis en leur confiant des responsabilités dès qu'ils manifeste l'intérêt pour le mouvement est un gage de motivation pour eux. Rappelons nous avec Duane Smelser que « C'est seulement une fois que l'on a installé un rapport de confiance et de sympathie que l'on est en position d'influencer quelqu'un. »

Ceux à qui nous faisons ainsi confiance ont le droit à l'erreur ! Tout le monde fait des erreurs et c'est en acceptant de les voir que l'on avance, on les surmonte au lieu de les ignorer, ou de s'en offusquer. « Il arrive souvent de ne rien obtenir parce que l'on ne tente rien » comme le dit J. DEVAL .

Même si ce n'est pas évident, essayons souvent de nous forcer, sans pour autant essayer de paraître quelqu'un d'autre, vous verrez ça n'apportera que des bonnes choses, la confiance. Le plus important est de donner le coaching nécessaire à ceux-là à qui nous avons accordé très vite une confiance qui peut les surprendre. C'est le prix à payer pour de véritables amitiés productives. « L'amitié sans confiance, c'est une fleur sans parfum. » (Laure CONAN)

LECTURE RECOMMANDEE

Confiance – vivre simplement
http://ericlaliberte.over-blog.com/article-1541688.html

Avoir confiance en soi pour mieux vivre !
http://www.italiq-expos.com/blog-shopping/2006/05/18/198-avoir-confiance-en-soi-pour-mieux-vivre

INCROYABLE MAIS VRAI

« Les hommes et les femmes sont au moins d'accord sur un point : ils n'ont aucune confiance dans les femmes. » Henri Louis Mencken



BE BETTER :
La parole enseigne, l'action entraîne.

A jeudi prochain, si Dieu le veut

Gbèton.

mercredi 20 juin 2007

Ne pas dire tout

Ne pas dire tout

Un peu de sincérité est chose dangereuse ; beaucoup de sincérité est absolument fatal
Oscar Wilde


Le secret d'ennuyer est celui de tout dire
Voltaire


Celui qui ne sait pas se taire, il ne sait pas non plus parler
Sénèque


CE QUE JE DIS

Selon Maurice Blanchot, « Il faut tout dire. La première des libertés est la liberté de tout dire. » Mais moi, je dis : Ne dites pas tout, au risque de vous perdre.

POURQUOI JE LE DIS

Les tableaux d'art, que j'apprécie de mieux en mieux, nous donnent une merveilleuse leçon. Ils disent tout sans rien imposer. Ils permettent aux observateurs d'interpréter l'oeuvre à leur guise sans que l'artiste ne les en empêche en les emprisonnant dans des mots choisis d'avance. C'est ainsi que nous devrions agir lorsque nous entrons en relation avec nos semblables. N'est-ce pas une prétention et une gageure de vouloir tout dire ?

Naturellement, qu'on le veuille ou non, on ne dit jamais tout. En effet, choisir de dire quelque chose, c'est choisir de ne pas dire tout le reste, donc le taire. Le dit se détache toujours sur le fond du non dit. Il ne s'agit nullement de dissimuler sciemment des informations encore moins de mentir. Mon propos est simplement d'évoquer quelques cas précis où je dis : ne dites pas tout au risque de vous perdre.


  1. Ne pas tout dire pour permettre la conversation

Dans la pratique de la conversation, ne pas tout dire est un art nécessaire. En effet, il permet à votre interlocuteur de ne pas vous trouver trop pédant. Ca lui permet aussi de pouvoir poser des questions pour mieux comprendre, facilitant ainsi le jeu de la conversation. Vouloir tout dire tout seul risque non seulement de vous faire paraître pédant mais encore, cela entraîne dans un monologue, l'autre étant réduit à vous écouter. Ne pas tout dire permet ainsi à l'interlocuteur de pouvoir dire aussi quelque vérité. Ne pas tout dire laisse à l'interlocuteur la possibilité d'entrebâiller ou même d'ouvrir les fenêtres de son choix, sans que l'on lui ferme les volets de l'interprétation. En effet « Le secret d'ennuyer est celui de tout dire. », nous enseigne Voltaire.

La fluidité et la richesse de la conversation sont à ce prix ! Dialoguer, c'est prendre la parole à tour de rôle, donc garder le silence et écouter à tour de rôle.


  1. Ne pas tout dire pour garder quelque pouvoir

L'idée de ne pas tout dire peut être liée à la notion du pouvoir en ce sens qu'il ne faut livrer toute ses informations encore moins tous ses secrets. L'information étant devenue une ressource stratégique, il faut la gérer au mieux. Rappelons nous : Un peu de sincérité est chose dangereuse ; beaucoup de sincérité est absolument fatal. (Oscar Wilde)

Ce n'est pas pour rien que certains hommes politiques adoptent le principe : "Gardons-les ignorants, on les gouvernera mieux". En effet, telle est la mentalité voire la règle de bien des dirigeants politiques qui réprimandent d'ailleurs ceux qui osent trop informer, ceux qui osent en dire trop.

S'il est conseillé de savoir s'ouvrir aux autres ; il est tout aussi fondamental de savoir les tenir à distance et de se conserver des jardins secrets ; de ne pas dire tout ce qu'on éprouve ou pense et de ne se livrer qu'avec discernement. Autant les non-dits peuvent ouvrir sur des rumeurs dévastatrices, autant le trop-plein de révélations peut mettre en insécurité. Il y a plus de deux mille ans, n'est-ce pas Esope qui affirmait déjà que « la langue est la meilleure et la pire des choses » ?

  1. Parler du peu pour mieux communiquer efficacement

En voulant tout dire, on va rarement au fond des choses, « Qui trop embrasse, mal étreint ». En général, il faut cinq minutes pour bien développer une idée. Et, dans ces conditions, il est inimaginable de vouloir dire tout ce qu'on sait sur le sujet. Ne pas tout dire devient alors un principe d'efficacité puisqu'il vous conduira à faire le tri de vos idées pour ne retenir que les plus percutantes et plus persuasives en fonction du temps qui vous est imparti. Mieux vaut en être conscient pour bien choisir ce qu'on à dire.

En outre, en parlant peu, on évite le maximum des erreurs que quelqu'un qui a la logorrhée (http://fr.wikipedia.org/wiki/Logorrh%C3%A9e) commettrait. En effet, comme le souligne Jean de La Bruyère, « L'on se repent rarement de parler peu, très souvent de trop parler ; maxime usée et triviale que tout le monde sait, et que tout le monde ne pratique pas. » Or comme le rappelle Louis XIV, « Il est très malaisé de parler beaucoup sans dire quelque chose de trop ». On comprend mieux alors que pour communiquer efficacement il faut parler de peu de choses mais bien parler d'elles.

  1. Garder parfois le silence pour permettre à l'autre de sauver la face

Même si Jean Jaurès estime que « Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire», il n'est pas nécessaire de dire toute vérité. Le proverbe dit que la parole est d'argent mais le silence est d'or. Il est parfois nécessaire de garder le silence même si l'on est convaincu que son interlocuteur a tout faux. Surtout quand la contre-vérité en question ne gène véritablement personne. Relisons le cas de Dale Carnégie :
http://groups.google.com/group/je-dis-de-gbeton/web/que-gagnez-vous-a-argumenter. C'est fort de la leçon que ce dernier dans son livre
« Comment se faire des amis », dit : la critique est dangereuse parce qu'elle blesse l'amour-propre et qu'elle provoque la rancune. L'homme est une créature tout hérissée de préventions, mue par son orgueil et par son amour-propre. Au lieu de condamner les gens, essayons de les comprendre. Que gagnez-vous à les contredire gratuitement ? C'est pourquoi, bien souvent, il ne faut pas dire tout ce que l'on voit, ni tout ce que l'on sait. Pis, lorsqu'on n'a pas requis votre avis.
C'est sans doute ce qui a pousser Jean de La Fontaine à dire « Il est bon de parler et meilleur de se taire » .

Sous un autre angle, le silence communique mieux que la parole. Le silence ne peut alors être en lui-même plus signifiant et donc préférable à la parole. On ne peut pas tout dire. Il y a de l'indicible. « Ce dont on ne peut parler, il faut le taire », nous conseille Wittgenstein. Le langage peut nous trahir. « Tout ce que vous direz sera retenu contre vous », vous connaissez bien cette formule ! On n'a pas toujours "les mots pour le dire" par exemple quand il s'agit d'exprimer des sentiments, des passions. La parole ne peut pas "épuiser" la réalité. On ne doit pas tout dire. Il y a ce qui "ne se dit pas" : un secret, une indiscrétion, une parole blessante.... « Celui qui ne sait pas fermer les yeux quand il le faut ne sait pas regarder ; et celui qui ne sait pas mentir ne sait pas dire la vérité. De même, celui qui ne sait pas taire ses opinions ne sait pas non plus les exprimer» ( Samuel Butler).

  1. De l'art de ne pas tout dire

C'est le proverbe «Il faut tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler » qui nous suggère bien une piste pour ne tout dire. En effet, la réflexion engagée pendant que la langue tourne 7 fois devrait nous permettre de visualiser ce qu'il faut dire et ce qu'il ne faut. « Nos parents nous ont appris à parler et le monde à nous taire. », constate la sagesse tchèque.

Alors chers amis, suivons les conseils du Grand Conficius qui éclaire bien : « Il faut se garder de trois fautes : parler sans y être invité, ce qui est impertinence ; ne pas parler quand on y est invité, ce qui est de la dissimulation ; parler sans observer les réactions de l'autre, ce qui est de l'aveuglement. »

ET A LA JCI

Au niveau de la JCI, il arrive qu'en tant que responsable élu ou directeur de projet de présenter un rapport, ou en tant que simple membre de défendre un point de vue en Assemblée Générale. Dans tous les cas, il faudrait choisir ce qu'on doit dire pour être convainquant surtout que le temps est limité. Il faudrait retenir les idées forces, les points clés, en terme de méthodologie ou de résultats ou encore d'objectif, le plus important étant de mettre en exergue ce qui paraît vraiment original.

Savez-vous qu'il est plus facile d'obtenir une faveur de quelqu'un ou de lui faire des reproches constructifs en privé ? Est-ce alors nécessaire de tout dire en public ou en Assemblée Générale. Un tête à tête « en coulisses » ne permet-il de dénouer plus facilement certaines crises larvées ?

Enfin, au cours des séminaires de formation JCI, les formateurs ne devraient pas souvent s'ériger en professeur administrant un cours magistral. Ils sont plutôt des animateurs soucieux de faire participer l'assistance à ces rendez-vous du donner et du recevoir afin de rendre ces séances plus ludiques, plus participatives et plus efficaces.

LECTURE RECOMMANDÉE :

Devrait-on préférer le silence à la parole ?
http://vdl.ac-grenoble.fr/public/philo_lycee/themes/langage/methode/lang_suj/silence/silence.htm

Que gagnez-vous à contredire les autres ?
http://groups.google.com/group/je-dis-de-gbeton/web/que-gagnez-vous-a-argumenter

INCROYABLE MAIS VRAI

« Danser, c'est comme parler en silence. C'est dire plein de choses sans dire un mot. » (Yuri Buenaventura)


BE BETTER :
La parole enseigne, l'action entraîne.


A jeudi prochain, si Dieu le veut

Gbèton.

jeudi 14 juin 2007

Viser l'amélioration continue et permanente mais ne pas être perfectionniste.


Viser l'amélioration continue et permanente mais ne pas être perfectionniste.


La vie c'est comme la bicyclette, il faut avancer pour ne pas perdre l'équilibre.
Albert Einstein
La vérité est comme un fantôme, il faut la poursuivre toujours plus loin...
Cependant, pour agir il faut s'arrêter
Henri Poincaré
Pour s'améliorer, il faut changer.
Donc, pour être parfait, il faut avoir changé souvent.
Winston Churchill

CE QUE JE DIS


Ces dernières semaines, je nous invitais à profiter de la vie et même à la savourer comme un fruit délicieux tout en riant à gorge déboutonnée. Certains ont pensé qu'il s'agissait de dormir sur ses lauriers et devenant partisans du moindre effort. Oh que neni ! C'est pourquoi, je dis : Adoptez la devise japonaise KAIZEN et visez l'amélioration permanente et continue. Mais ne soyez pas perfectionniste pour autant.

POURQUOI JE LE DIS


Lorsque j'ai été admis comme le meilleur (disons le moins pire) des candidats béninois au concours d'entrée à l'ENSEA-Abidjan pour préparer le diplôme d'Ingénieur Statisticien Economiste, je me disais que j'avais l'assurance de suivre cette formation sans anicroche. J'ignorais que dans les autres pays, les meilleurs avaient également été sélectionnés. Grande était donc ma surprise de constater que l'effort était encore indispensable pour se faire une place de choix dans cette prestigieuse école. Heureusement que j'avais fini par comprendre comme nous le disions ironiquement que « Lorsqu'on met plusieurs génies en compétition, il y en a qui deviennent des hommes ». Pour garder encore du génie, il a fallu me remettre en cause et viser à nouveau l'amélioration.


En fait l'amélioration doit rester un objectif permanent. Et il faut y parvenir en douceur, de façon continue, comme le disent les mathématiciens. Cependant, il ne faut pas verser dans un perfectionnisme contre-productif. J'évoquerai quatre points pour en parler.

  1. Viser l'amélioration permanente

La philosophie est l'amour de la sagesse et tout homme est philosophe. Toute femme aussi ! Or la sagesse est un idéal à atteindre, un peu comme pour dire qu'il faut la chercher en permanence. Ainsi, il faut constamment chercher à faire mieux dans tous les domaines de la vie pour ne pas se faire dépasser par les événement. En effet « Qui n'avance pas recule » et comme le dit Bruno Peyron, « On peut toujours améliorer un record. On peut toujours faire mieux. »

Au japon, il existe un mot qui fait référence à la recherche permanente et continue de l'amélioration : Kaizen. Le mot Kaizen est la fusion des deux mots japonais "Kai" et "Zen" qui signifient respectivement "Changement" et "Bon". La traduction française courante est « amélioration continue ». En fait, par extension, on veut signifier "analyser pour rendre meilleur". C'est d'ailleurs le nom d'une méthode de gestion de la qualité utilisée notamment par le groupe Toyota.


Comme le dit le grand Einstein, « La vie c'est comme la bicyclette, il faut avancer pour ne pas perdre l'équilibre ». Continuer à pédaler c'est fournir des efforts de façon permanente pour rester meilleur.Ainsi vous pouvez devenir un meilleur époux, épouse, fils, fille, patron, employé, athlète, citoyen, leader. C'est ainsi que vous donnerez un sens à votre vie. Selon l'américaine Faith Popcorn, « De plus en plus, le vrai sens de la vie nous semble être l'amélioration de la qualité de la vie. »

  1. Choisir l'amélioration continue

Qui dit amélioration dit changement. D'ailleurs, Churchill le dit si bien « Pour s'améliorer, il faut changer. Donc, pour être parfait, il faut avoir changé souvent ». Or selon les historiens, il y a deux grosso-modo deux approches dans le changement : l'événementiel et le continu.

L'approche événementiel ressemble à une sorte de révolution qui change du tout au tout. Quant à l'approche continue elle est imperceptible à l'oeil puisque le changement se passe de l'intérieur, en douceur, de façon graduelle et sans à-coups un peu comme une fonction continue en mathématiques. C'est cette amélioration continue qu'il faut adopter selon le Kaizen. En effet la démarche japonaise repose sur des petites améliorations faites au quotidien, constamment. C'est une démarche graduelle et douce, qui s'oppose à une réforme brutale du type « on jette le tout et on recommence à neuf ». Contrairement à l'événementiel, cette approche a l'avantage de d'éviter les résistances un peu comme dans l'histoire de la grenouille chauffée (
http://groups.google.com/group/je-dis-de-gbeton/web/le-principe-de-la-grenouille-chauffee).


Et ça par exemple, l'enfant le fait si bien par sa curiosité et sa soif permanente de connaissances. « Un enfant qui pose une question, c'est la voix de tout un monde qui veut s'améliorer. » (Tristan Bernard)

Une autre illustration est la fameuse norme ISO. La roue de Deming est le principe de base sur lequel reposent toutes les exigences de la norme ISO 14001. Cette dernière est d'ailleurs architecturée selon la spirale d'amélioration continue. Le principe de la norme ISO 14001 se divise en quatre parties : prévoir, faire, prouver et contrôler, corriger et réagir.

  1. Ne pas être perfectionniste

Le progrès permanent et continu ne signifie pas qu'il faut être perfectionniste. Comme la vérité, l'amélioration nous fuit sans cesse. Selon Henri Poincaré, « La vérité est comme un fantôme, il faut la poursuivre toujours plus loin... Cependant, pour agir il faut s'arrêter ». Il ne s'agit donc pas de vouloir être perfectionniste au risque de sombrer dans l'inaction et l'immobilisme.

David Burns nous propose : « Recherchez le succès, pas la perfection ». Pour Carl Gustav Jung « Il ne s'agit pas d'atteindre la perfection, mais la totalité. », même si la totalité est parfois du domaine de la perfection. Il nous faut donc savoir renoncer à la perfection, lorsque les nécessité le recommandent.

La barre placée trop haut nous mène tout droit à la frustration, nous ne serons jamais satisfaits et en cherchant ainsi le progrès ce sera au pr ix de souffrances souvent inutiles. Or M. Mead dit : « Continuer à souffrir sans améliorer son sort n'est pas de la patience, c'est de l'ignorance » Et à Rick Mears d'ajouter : « On a toujours envie de s'améliorer. Mais il faut aussi faire ce qui vous rend heureux. »

  1. Le Kaizen au quotidien

Le Kaizen est un processus d'améliorations concrètes, simples et peu onéreuses réalisées dans un laps de temps assez court. C'est une technique de management certes mais tout d'abord un état d'esprit. En fait, toute la philosophie du Kaizen réside dans cette phrase : « Fais le mieux, rend le meilleur, améliore le même s'il n'est pas cassé, parce que si nous ne le faisons pas, nous ne pouvons pas concurrencer ceux qui le font »

Adopter le kaizen, c'est penser à apporter une amélioration d'un pour cent chaque mois. C'est accepter que le succès est un voyage et non une opération commando. C'est aussi voir le succès non comme sommet à gravir mais comme un haut plateau où il faut marcher.
Et quand vous pensez avoir atteint l'objectif, désirer encore plus car Friedrich Nietzsche nous enseigne que « Le désir est signe de guérison ou d'amélioration. »

Adopter le kaizen c'est se mesurer à l'aune du meilleur. C'est cherche à s'entourer des gens qui sont aussi bons que soi pour ne pas dire meilleurs. Adopter le kaizen c'est viser l'amélioration de la qualité, des délais, de la productivité. C'est aussi mieux se former.

Un tel engagement provient d'une force intérieure et requiert patience et tolérance. Alors de temps en temps, prenons le temps de la réflexion « demandons à notre coeur, et il nous dira ce qu'il sait ».

Engageons nous pour le Kaizen et améliorons nous chaque jour davantage. Mais comment savoir qu'on s'est amélioré ? « Lorsque tu persévères dans l'exécution d'une tâche et qu'elle devient plus facile, c'est que tu t'es amélioré. »
Mais « Le problème avec l'amélioration personnelle, c'est savoir exactement quand arrêter » (David Lee Roth)

ET A LA JCI


A la JCI, nous avons adopté au congrès de Séoul l'année dernière le slogan « Be better » qui semble traduire toute cette philosophie du Kaizen que nous devons intégrer. Ce slogan qui considère que qui que nous soyons, à quelque niveau que nous soyons nous pouvons encore faire mieux, battre notre propre record dans une logique de progrès permanent.

Le progrès continu au sein de la JCI c'est par exemple d'éviter les changements brusques de méthodes de travail d'un mandat à l'autre. C'est éviter d'ignorer tous les projets et acquis précédents et recommencer à zéro.

Pour parvenir à l'amélioration permanente et continue, il serait bon d'adopter :

  • la standardisation des processus et de procédures pour mener les actions ;

  • un programme de motivation ( système de récompense, satisfaction du personnel...) des acteurs.

Et pour finir, à JCI c'est le « Learn by doing ». Pas besoin d'être perfectionniste mais plutôt d'être efficace. Il s'agit donc d'encourager les membres à faire de leur mieux et à continuer d'essayer. Le fait de fixer la barre assez haute peut y aider mais fasons cela dans le respect des uns et des autres car « On ne peut rien améliorer sans respecter l'homme, même le pire. » (Elsa Vigoureux), surtout que notre conviction est que : « La personne humaine est la plus précieuse des richesses ».

LECTURE RECOMMANDÉE :

Quand le désir de perfection nous immobilise
http://cherryplum.canalblog.com/archives/2006/05/19/1908529.html


Aux sources du Kaizen
http://fr.wikipedia.org/wiki/Kaizen


INCROYABLE MAIS VRAI

Améliorer sa respiration pour s'améliorer

De toutes les grandes fonctions qui assurent la vie, la respiration est, avec la circulation, sans aucun doute, la plus importante. Durant le sommeil notre système nerveux est inactif, notre tube digestif fonctionne à peine et peut ne pas fonctionner du tout. L'homme peut vivre plusieurs jours, s'il se soumet à un entraînement spécial, sans manger et sans dormir. I
l ne saurait vivre cinq minutes sans respirer. Pas de vie sans respiration.


La pathologie est remplie d'exemple qui prouvent l'importance qu'il y a à savoir respirer : ainsi dans les maladies aiguës, le malade qui saura respirer amplement diminuera sa dyspnée et oxygénera davantage son arbre respiratoire, dont la résistance sera augmentée d'autant.

Les exemples de la vie courante : pollution, stress, anxiété, surmenage, déséquilibre, hyperémotivité, mélancolie et j'en passe sont autant d'exemples qui mettent en valeur la nécessité de savoir respirer. Dans bien des cas, on peut attribuer l'amélioration qui en résulte à une meilleure oxygénation des centres nerveux.

Plus loin : http://www.aikibudo.ch/kuatsu8.htm


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A jeudi prochain, si Dieu le veut

Gbèton.

jeudi 7 juin 2007

Rire jusqu'au délire n'est pas un délit et ceux qui ne savent pas rire ne savent rien

Rire jusqu'au délire n'est pas un délit
et ceux qui ne savent pas rire ne savent rien



Une journée où l'on n'a pas ri, est une journée perdue.
Voltaire
Le rire est une chose sérieuse avec laquelle il ne faut pas plaisanter.
Raymond Devos
Je me presse de rire de tout de peur d'être obligé d'en pleurer
Beaumarchais

CE QUE JE DIS

Fénelon a dit « Ceux qui n'ont jamais souffert ne savent rien. » Et moi, je dis : ceux qui ne savent pas rire ne savent rien du tout et sont condamnés à souffrir. De plus, rire jusqu'au délire n'est pas un délit. Alors soyons ivre de rire pour vivre sans ire.


POURQUOI JE LE DIS (*)


En début de semaine, le petit Yann était un peu affaibli par ses poussées de dents. Lui qui a d'habitude la bougeotte et qui est proactif est devenu d'un calme olympien. Malgré son apparente souffrance, il a gardé son sourire allant même jusqu'à rire aux éclats, quand il revoit les scènes qui l'y pousse habituellement. En une journée, il recouvre toute sa joie de vivre, de bouger et de casser. Est-ce l'effet des médicaments qu'il a pris ? A la vérité, le petit recouvre vite ses capacités du fait des médicaments certes, mais aussi à cause de son étonnante attitude à savoir garder le rire aux éclats.


Selon Le Petit Robert, « Exprimer de la gaieté par l'élargissement de l'ouverture de la bouche, accompagné d'expirations saccadées plus ou moins bruyantes ». Je pense que ceux qui ne rient pas ne savent rien du tout et sont condamnés à souffrir. Ils ne savent rien de tous les effets bénéfiques du rire. Il ne savent rien non plus des points que j'
évoque ci-après et qui m'amènent à magnifier le rire. Un sourire peut parfois suffire pourtant, surtout que selon Henri de Régnier, « Le sourire confie au rire la joie dont il ne veut plus. »


  1. Le rire c'est la santé

D'abord règle d'hygiène de vie, le rire a aussi de vraies vertus physiologiques. Rire, c'est excellent pour la santé ! Comme le dit un proverbe chinois, « Sourire trois fois tous les jours rend inutile tout médicament. » En réalité, le rire aurait un pouvoir certain, prouvé médicalement parlant au niveau des fonctions du coeur, mais aussi de l'ensemble du corps. Est-ce pour cela que Maurice Chapelan affirme que « Le rire est un désinfectant » ? Rien n'est moins sûr quand on sait que le rire, par des effets (http://groups.google.com/group/je-dis-de-gbeton/web/les-effets-du-rire-sur-le-corps), lutte contre les maladies cardio-vasculaires. Ainsi par exemple, les râleurs et autres pince-sans-rire auraient 3 fois plus de risque d'infarctus que les autres ! De plus, le rire diminue ou élimine la sensation de douleur, booste le système immunitaire, améliore les fonctions cognitives, et chasse le stress... Plus spécifiquement,
Malcolm de Chazal nous enseigne que « Le rire est le meilleur désinfectant du foie. »


Rire pendant le repas permettrait une meilleure digestion des aliments, en favorisant la sécrétion de salive, des sucs digestifs et le brassage des aliments. Parallèlement, une bonne partie de rigolade permet au système cardio-vasculaire de se dilater et aux poumons de subir un vrai coup de nettoyage (air expulsé à plus de 100 km/h) ! Il n'en faut pas plus à
Daniel Picouly pour crier : « Comme ça lave, un bon rire ! »


  1. Rire rend beau/belle

Le rire fait travailler les abdominaux et confère ainsi une forme plus athlétique grâce à laquelle on devient plus beau (belle), plus craquant(e) et plus séduisant(e). Quand on rit, le diaphragme (situé au niveau du ventre) sautille grâce à l'expiration saccadée que cela provoque. Tous les organes qui se trouvent à proximité (estomac, foie, rate, intestin) sont stimulés et les muscles sur lesquels il agit (visage, cou, poitrine, abdomen, bras) se détendent. C'est une vraie gymnastique interne qui permet de garder la ligne et la beauté rayonnante.


De plus, le rire offre une détente mentale qui rejaillit sur le faciès à tel enseigne que le visage irradie d'une joie contagieuse qui vous rend irrésistible. Pierre Filion remarque ainsi que « Le rire dilate l'esprit. » Guy de Larigaudie s'exclame : « Savoir sourire : quelle force d'apaisement, force de douceur, de calme, force de rayonnement ». « Le sourire est le signe le plus délicat et le plus sensible de la distinction et de la qualité de l'esprit », nous confie Charles-Augustin Sainte-Beuve.


  1. Rire, un anti-stress à consommer sans modération...

Le rire agit directement sur le cerveau en nous secouant les neurones ! Au déclenchement du rire, le cerveau libère de la dopamine, un neurotransmetteur primordial dans les sensations de plaisir. Cette stimulation particulière du cerveau par l'humour serait d'ailleurs chimiquement proche de celle des drogues opiacées comme la morphine ou l'héroïne. Aussitôt, les niveaux d'anxiété et de nervosité chutent, provoquant une agréable sensation de décontraction, les effets néfastes en moins ! De la même manière, le rire aiderait à un meilleur sommeil pendant la nuit. Pas étonnant quand Irène Frain se fait catégorique : « Une définition du rire ? Le plus grand antidépresseur. »

  1. Rire la clé passe-partout de la sociabilité et ... du succès

Le rire est un rituel d'amitié ...Un bon éclat de rire peut bien sûr améliorer votre humeur mais il est plus étonnant de savoir qu'il vous rend également plus humanitaire, coopératif et altruiste avec les étrangers car, selon Henri Bergson, « Le rire châtie certains défauts à peu près comme la maladie châtie certains excès. » Ainsi, continue-t-il, « La seule cure contre la vanité, c'est le rire, et la seule faute qui soit risible, c'est la vanité. »


Le rire est ainsi une clé qui vous permet de déverrouiller bien des portes. « Le rire désarme, ne l'oublions pas », nous rappelle Pierre Dac. Et quand l'autre est dépourvu de ses munitions, la victoire s'offre à vous, sans effort. C'est pour cela que Stendhal insiste : « Avoir toujours devant les yeux cette grande vérité, que le succès est pour qui fait rire. » Gérard JUGNOT remarque d'ailleurs :« Le rire, comme les essuie-glaces, permet d'avancer même s'il n'arrête pas la pluie. » Les bons séducteurs savent déjà, avec José Artur, que « Faire rire une femme, c'est la séduire ». Nous en trouvons la raison avec Cardinal de Bernis : « Qui fait rire l'esprit se rend maître du coeur. »


Par ailleurs, le rire est universel. Il s'agit d'une sorte de « lubrifiant social » qui renforce la cohésion d'un groupe en particulier, et pour cause. Remarquons par exemple que « C'est étrange que quand vous êtes seul et que vous lisez quelque chose de drôle, cela ne vous fait pas rire, mais dès que vous êtes avec quelqu'un [...], vous riez ». (Andy Warhol) En fait, « Le sourire est chez l'homme "l'empreinte de Dieu". La bête ne sourit pas, et quand les hommes deviennent des loups entre eux, ils ne savent plus sourire. » (Robert Choin)


  1. Rire rend heureux

C'est vrai que rire exprime souvent joie et bonheur, mais il est surtout important de savoir que rire finit par rendre heureux. « N'attendez pas d'être heureux pour sourire, souriez plutôt afin d'être heureux. » Mieux, La Bruyère nous conseille : « Il faut rire avant d'être heureux, de peur de mourir sans avoir ri. » En effet, rire est le moyen le plus simple et le moins coûteux pour se soustraire des vicissitudes de la vie pour trouver quelques rayons de bonheur. L'Abbé Pierre est formel : « Un sourire coûte moins cher que l'électricité, mais donne autant de lumière. » Et Jean-Claude Brialy de préciser que
« Lorsqu'on sourit à la vie, elle vous rend ses sourires. »


Friedrich Nietzsche nous rappelle bien à propos, l'origine du rire : « L'homme souffre si profondément qu'il a dû inventer le rire. » C'est pour cela que Gustave Flaubert affirme que « Rien n'est sérieux en ce bas monde que le rire. » On comprend alors mieux pourquoi selon Philippe Sollers « Celui qui ne sait pas rire ne doit pas être pris au sérieux. » D'ailleurs avez-vous remarqué comme François René de Chateaubriand que : « Plus le visage est sérieux, plus le sourire est beau. » ? Un proverbe chinois dit : « Nul n'a plus besoin d'un sourire que celui qui n'en a plus à offrir» et pour les hindous, « Le sourire que tu envoies revient vers toi. »


Et j'aimerais bien conclure ce paragraphe avec J.F. KENNEDY, mais garder vous bien d'en rire : « Il y a trois choses vraies: DIEU, la sottise humaine et le rire. Puisque les deux premières dépassent notre entendement, nous devrons nous contenter avec la troisième. »


  1. Adoptez définitivement la rire-attitude ou la "smile attitude"

Vous êtes fatiguée, stressée, surmenée ? Rien de tel pour décompresser que de faire marcher vos zygomatiques avec une franche partie de rigolade ! Aucune contre-indication ni risque de surdosage : "rire, c'est la santé " est un proverbe populaire qui date de la nuit des temps. D'ailleurs, aux personnes âgées rayonnantes à qui l'on demande leur secret de longévité, elles répondent souvent que le rire est une vraie cure de jouvence... « Rides, des sourires gravés », dit Jules Renard. La dose idéale : un quart d'heure minimum de rire par jour.


Mâ Ananda Moyî, une femme spirituelle d'origine indienne, recommande :« Riez tant que vous pourrez, cela relâchera toutes les articulations crispées de votre corps. Il faut que votre rire vienne du plus profond de votre cœur, il doit vous secouer de la tête aux pieds, si bien que vous ne sachiez plus quelle est la partie du corps qui réagit le plus violemment. »


Quand faudrait-il rire ? « Le bon moment pour rire : chaque fois que l'on peut. » (Linda Ellerbee) Ne ratons donc aucune occasion de rire aux éclats car selon Voltaire, « Une journée où l'on n'a pas ri, est une journée perdue ». Voici quelques "trucs " pour distiller plus de rire au quotidien :


  • Evitez tout ce qui peut vous agresser (images, paroles...)
  • Fuyez les "saboteurs " de bonne humeur (collègues, voisins...)
  • Entourez-vous d'images positives (photos, petits mots, souvenirs)
  • Echangez des histoires drôles avec vos amis !
  • Retrouvez votre esprit d'enfant (les enfants riraient plus de 100 fois par jour !)
  • Pratiquez l'autodérision, rien de tel que de rire de soi-même !
  • Apprenez à rire sans raison

En tout cas rions et faisons rire jusqu'au délire. Rions aux éclats pour en amplifier les effets. Mais n'ignorons pas les conseils de Pierre Desproges : « On peut rire de tout, mais pas avec tout le monde. », ni ceux du grand Héraclite : « Ne faites pas rire au point de prêter à rire. »



ET A LA JCI


Il semble que les jaycees apprennent à développer au fil du temps un grand sens d'humour et c'est sans doute ce qui facilite la convivialité lors de leurs rencontres internationales. Ils utilisent ainsi le côté « socialisant » et « altruiste » du rire. Dans toutes les activités, les histoires drôles et autres anecdotes ou activités ludiques visent à provoquer le rire qui est un bon briseur de glace.
Friedrich Nietzsche affirme : « Entre amis, il est si beau que le silence soit d'or, mais le rire bon et frais l'est beaucoup plus encore. » La JCI intègre si bien cela que, les occasions de rigolades (key note speaker, anecdotes, blagues, etc) permettent de temps en temps d'atténuer le formalisme de la procédure parlementaire au cours des réunions.


En la matière, chacun des membres doit être créatif car « Un oignon suffit à faire pleurer les gens, mais on n'a pas encore inventé le légume qui les ferait rire. »
(Will Rogers) Ainsi, les aspirants et invités ne refuseront pas d'aller à la découverte de la JCI en citant Martin Luther : « Si on ne peut pas rire au paradis, je ne tiens pas à y aller. »


LECTURE RECOMMANDÉE :


Les effets du rires sur le corps
http://groups.google.com/group/je-dis-de-gbeton/web/les-effets-du-rire-sur-le-corps


Peut-on mourir de rire ? La réponse avec l'humoriste belge Raymond Devos
http://clicnet.swarthmore.edu/rire/textes/physio.html


Rire sans raison c'est apprendre à être heureux sans raison
http://ateliers.rire-et-delire.com/rire_sans_raison.pdf


INCROYABLE MAIS VRAI


« Un adulte devrait rire en moyenne 30 minutes par jour pour se relaxer. Pourtant, dans les faits, on ne rit que de trois à quatre minutes, comparativement à un enfant qui, lui, se fend la poire jusqu'à 300 minutes par jour. La vie va trop vite ? Le travail nous fait devenir trop sérieux ? Et si on s'obligeait à rire ? »



BE BETTER :
La parole enseigne, l'action entraîne.


A jeudi prochain, si Dieu le veut


Gbèton.



(*) Merci à
http://www.orange.fr/bin/frame.cgi?u=http%3A//pourelles.orange.fr/Pages/Sante/actu_sante/ART/le-rire-c-est-bon-pour-la-sante_EMW_EMWD-6AKKK9.html