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jeudi 30 octobre 2008

Le déséquilibre est le dé qui libère : Savoir bien se déséquilibrer pour plus d'efficacité

Je-Dis de Gbeton --- Volume II --- Numéro 18 --- 30 octobre 2008

© photo : mcq.org

CE QUE JE DIS

Les euloges d'une vie équilibrée sont légion. Je n'ai point besoin de vous en parler. Equilibre, harmonie, juste milieu, des mots qui vous sont familiers dans un contexte précis. Pourtant le déséquilibre et partout. Et quand il s'agit d'être productif, efficace et gagnant, seul la qualité du déséquilibre compte. C'est pourquoi je dis : « Le déséquilibre est le dé qui libère car en apprenant à créer ce que j'appelle les "déséqulibres efficaces" on devient meilleur, on réussit plus vite et on se libère sur beaucoup de plans. »

Toutes choses sont sorties du néant, et portées jusqu'à l'infini. Qui peut suivre ces étonnantes démarches ? -- Blaise Pascal

La vie, c’est comme une bicyclette, il faut avancer pour ne pas perdre l’équilibre. -- Albert Einstein

POURQUOI JE LE DIS

Un Etatdoit-il avoir l'équilibre ou le déficit budgétaire ? La question n'a jamais fait l'unanimité au sein des macro-économistes. L'exemple des Etats Unis d'Amérique, la première puissance mondiale mais aussi l'Etat le plus endetté, semble plutôt encourager au déséquilibre productif. Il en est sans doute de même pour les leaders et managers qui doivent apprendre à adopter le déséquilibre favorable à une plus grande efficacité de leurs actions. Et ce pour plusieurs raisons.


BIENVENUE AUX NOUVEAUX ABONNES :

- Joseph, Avocat à Cotonou,
- Manet, Financier à Cotonou,
- Marie-Françoise, ergotherapeute Plachy Buyon,
Célestin, Juriste à Ouagadougou.

  1. Le déséquilibre mène le monde

En 1897, Wilfredo Pareto constate que 80% des richesses sont aux mains de 20% de la population. Des économistes qui le suivront vont tenter de généraliser cette théorie à beaucoup d'autres domaines, sous le nom de la loi de Pareto. Ainsi, vous noterez que vous ne portez que 20% de vos vêtements pendant 80% du temps. De même 20% de votre tapis est usé parce que piétiné 80% du temps. Seuls 20% des conducteurs de voitures sont à la base de 80% des accidents. Et 80% des profits de l'entreprise viennent seulement de 20% de ses clients.

Ces principes sont valables presque dans tous les domaines de la vie, y compris le revenu, le bonheur et le bien être. C'est le déséquilibre qui gouverne donc la vie à tel point que l'équilibre, lorsqu'il existe, n'est qu'éphémère ou instable. « C'est une perfection que de garder l'équilibre. » comme le disait Jean Grenier.
  1. Adopter un déséquilibre productif pour réussir

Le déficit budgétaire américain a battu un record en 2008, plombé par la crise des subprimes et le ralentissement économique: il atteint 454,8 milliards de dollars américains cette année. Pourtant, cela n'empêche pas le pays de l'Oncle Sam de garder sa position hégémonique sur le monde. « L'Etat moderne ne se tient debout que par un miracle de déséquilibre. », constate Alphonse Bourliaguet. La leçon que l'on est tenté de tirer de l'expérience américaine et de la loi de Pareto, est que le déséquilibre menant le monde, il est quand même possible de trouver ou même de créer le déséquilibre qui permet d'atteindre plus vite et plus efficacement un objectif fixé.

Par exemple, comment travailler moins pour gagner plus ? En comprenant et en maîtrisant la loi de Pareto, nous pouvons réorienter nos forces, notre temps, nos ressources et nos moyens et même notre vie de manière plus efficace.

Ainsi, lorsque vous avez des examens, vous devez pouvoir déterminer les 20% des sujets d'examens qui sortent 80% du temps et vous y consacrer. Dans votre profession vous devez faire en sorte que 20% de vos efforts produisent 80% de l'efficacité, qu'en faisant peu, vous obtenez beaucoup. C'est ainsi que vous parviendrai à vous libérer de vos contraintes pour une vie plus riche, plus épanouïe et plus heureuse, le déséquilibre apparaissant alors comme le dé qui rend libre. C'est Blaise Pascal qui a dit « Toutes choses sont sorties du néant, et portées jusqu'à l'infini. » A défaut de partir du néant pour avoir l'infini, partons de 20% de ressources pour atteindre 80% de résultats.

ALORS, vas-tu continuer à fournir de manière égale tes efforts sur des activités qui n'ont pas la même valeur ajoutée ? Vas-tu continuer à travailler sans priorité ? Vas-tu continuer à fournir 80% de tes efforts sur des activités qui ne t'apporte que 20% de satisfaction ? Ne faut-il pas s'engager à crédit dans une formation onéreuse mais qui conduit plus sûrement à l'obtention presque sans délai d'un emploi bien rémunéré ?

EN DEFINITIVE, comprenons que la vie est gouvernée par le déséquilibre, déterminons les 20% des moyens qui produisent 80% des résultats et consacrons-y 80% de notre énergie. Définissons notre stratégie de vie en nous basant sur la loi de Pareto et en d'autant plus que tout ce qui est utile est rare et que Albert EINSTEIN nous enseigne que « La vie, c’est comme une bicyclette, il faut avancer pour ne pas perdre l’équilibre. »

LECTURE RECOMMANDEE

Déficit budgétaire record aux États-Unis :
http://www.lesaffaires.com/article/0/economie/2008-10-15/483997/deteacuteficit-budgeteacutetaire-record-aux-eteacutetatsunis.fr.html

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jeudi 23 octobre 2008

Etre un bon acteur, comme au cinéma

Je-Dis de Gbeton --- Volume II --- Numéro 17 --- 23 octobre 2008


CE QUE JE DIS

Dans la vie professionnelle comme personnelle, nous sommes souvent appelés à occuper des fonctions diverses qui sont en réalité autant de rôles à jouer comme au cinéma. Contrairement à une tendance qui veut que l'on « reste soi-même » malgré tout, je dis : « Soyez de bons acteurs, comme au cinéma, pour bien jouer vos rôles tout en préservant votre identité propre ».



... Ton affaire, c'est de jouer correctementle personnage qui t'a été confié ;quant à le choisir, c'est celle d'un autre --Epictète

Les acteurs et les stars seraient les seuls capables de gouverner. Il est impossible de les corrompre, ni avec de l'argent, ni avec des femmes, ils ont déjà tout eu ! -- Richard Gere


POURQUOI JE LE DIS


Schwarzenegger est un acteur de talent. Il a eu la capacité d’être champion du monde des muscles puis il est devenu un acteur reconnu pour ensuite être élu à la tête du plus grand Etat des États-Unis (plus grand que la France). Il a forcément dû changer sa manière de se voir et rentrer dans la peau du personnage ou de la fonction qu’il a, à chaque fois incarné, pour effectuer ces tournants. N’est-ce pas là une des clés de la réussite ? Etre acteur et bien jouer son rôle sans verser dans l’hypocrisie. Et ce pour nombre raisons dont je retiens trois.

  1. Chaque fonction est un rôle

N’avez-vous pas l’impression que la vie est une pièce de théâtre en observant votre entreprise, votre école, vos amis ou parfois votre famille ? A observer les individus, on a du mal à croire qu’ils sont les mêmes dans leur vie privée. Ces personnes ont sans doute compris que pour évoluer, il faut changer la représentation que l'on se fait de son propre rôle, en fonction du contexte. Autant vous avez des responsabilités autant vous avez des rôles à jouer en tant qu’acteur. Si vous êtes chef, apprenez à agir en chef même si votre nature profonde ne vous permet pas de commander, de sanctionner, de prendre un air grave.
  1. On vous connaît plus par le rôle que vous jouez que par qui vous êtes

A observer autrui, ce qui nous apparaît toujours en premier, c’est le rôle qu’il joue dans la société. Lorsqu’on nous présente quelqu’un, nous avons tendance à retenir d'abord sa fonction et son rôle dans la vie. « L’homme se fait en faisant quelque chose », nous dit un adage bien connu. Son nom et son prénom viennent après. Ainsi, il est d’abord philosophe, ingénieur, étudiant, chômeur…

Autant « L'acteur n'existe que dans le regard des autres.» (Michel Piccoli), autant nous avons du prix dans le regard des autres. Il y a sans doute quelqu'un qui me prend comme modèle, dans mon rôle du moment. Je dois donc veiller à ne pas décevoir la représentation qu'il a de ce rôle. « L'acteur, comme l'orateur, cherche à convaincre. » (Constantin Stanislavski) N’est-ce aussi pas notre objectif de convaincre de notre maîtrise des responsabilités ? Eh oui, il s'agit de convaincre qu'on est fait pour ce poste là.

  1. Bien jouer son rôle d’acteur pour réussir

Les anciens Grecs comparaient la vie à une pièce de théâtre ; ce n’est pas nous, mais un certain metteur en scène qui décide du rôle que nous jouerons, roi ou mendiant, homme de pouvoir ou simple particulier ; c’est à nous en revanche de jouer au mieux le personnage qui nous est imposé.

La vraie valeur de la vie n’est plus dans le rôle, mais dans son interprétation, c'est-à-dire dans la façon dont nous le jouons. « Il n’y a pas, dit Epictète, de mauvaises places, seulement de mauvais comédiens, qui prennent leur rôle à la légère, sans précaution, sans l’ambition de briller. » Il est donc primordial de prendre conscience de cela si l'on veut réussir dans la vie.

Et cela s'apprend avec le temps et la pratique. Gérard Depardieu a dit : « Un bon acteur, c'est celui qui a beaucoup vécu. » C'est donc à force de jouer qu'on finit par incarner le personnage. Il faut s'entraîner pour y parvenir car Claude Lelouch nous enseigne « Un athlète s'échauffe et étire ses muscles avant la compétition : un acteur doit en faire autant avec ses muscles émotionnels. »

ALORS, quel rôle pensez-vous avoir dans votre entreprise ? dans votre famille ? Allez-vous encore vous comporter comme un jeune désinvolte alors qu’aux yeux des autres, vous êtes devenu un père ou une mère, un époux ou une épouse, un directeur de société ou chef ? Allez-vous continuer à jouer au clown et railler sans retenue alors que désormais vous êtes considéré comme une institution ? Quel est le but de votre vie ? Avez-vous conscience que tout cela définit votre manière d’agir ?

EN DEFINITIVE, soyons de bons acteurs en osons parfois quitter notre personnalité propre pour remplir pleinement nos fonctions et rôles du moment. Ne perdons pas pour autant notre identité intrinsèque car comme le dit Michel Serrault, « Un acteur est quelqu'un qui doit inventer, se laisser porter par son invention. Il est essentiel de donner un plus, de ne pas se contenter d'être un serviteur aveugle et ignare. » Là intervient notre génie pour préserver notre personnalité intrinsèque. N'est-ce pas à force d'être acteur, qu'on devient parfait artiste ?

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jeudi 16 octobre 2008

Le leadership n'est pas la popularité : Faire ce qui est juste

Je-Dis de Gbeton --- Volume II --- Numéro 16 --- 16 octobre 2008


© photo : nstora.org


CE QUE JE DIS


Nous sommes habitués à voir des leaders charismatiques qui drainent des foules immenses. Du coup, la tendance est grande de confondre leadership et popularité. Les valeurs du leader sont alors sacrifiées sur l'autel des sentiments, du favoritisme et de l'excès de liberté. Toutes choses qui m'amènent à dire avec Bruce Rector : «Le leadership n'est pas un concours de popularité : fais ce qui est juste et tu seras un grand leader


Voir ce qui est juste et ne pas le faire est un manque de courage ou de principe. -- Confucius

Fais toujours ce qui est juste. D'aucuns seront reconnaissants et les autres seront ébahis. -- Mark Twain

Si l'homme échoue à concilier la justice et la liberté, alors il échoue à tout.-- Albert Camus


POURQUOI JE LE DIS


Nous avions eu l'occasion de discuter sur ce blog des principes en disant que « le principe est un couteau à double tranchant ». En effet dès lors que les enjeux s'en mêlent ou que l'excès de liberté et de désir de pouvoir apparaît, les leaders acceptent volontiers d'enterrer leurs valeurs sinon de les mettre en veilleuse. Pourtant selon les mots d'Albert Camus, «Si l'homme échoue à concilier la justice et la liberté, alors il échoue à tout ». C'est pourquoi, il est nécessaire d'avoir des principes, un sens de l'analyse et un esprit de décision suffisamment forts pour surmonter le désir d'être toujours aimé et populaire.



BIENVENUE AUX NOUVEAUX ABONNES :


-Khadijetou Ka, Etudiante à Dakar
- Roland, Assureur à Cotonou
-
Juste, Informaticien àCotonou
- Maxime, Enseignant à Porto-Novo

  1. Le leadership n'est pas la popularité

Bruce Rector a été President de la JCI en 2003. Il publie les Monday Morning Messages pour enseigner, inspirer et motiver les leaders. Un jour, son fils de quatre ans, Trevor, lui a raconté sa journée à l'école maternelle : « Christy a dit que Jimmy et Katie ne veulent pas être mes amis », dit Trevor. Bruce Rector dit alors à son petit garçon : "Trevor, la prochaine fois que Christy ou quelqu'un d'autre te dit qu'une personne ne t'aime pas ou ne veut pas être ton amie, tu les regardes droit dans les yeux en lui disant, « le leadership n'est pas un concours de popularité »". Bien que sa maman qui assistait à la conversation leva les yeux d'étonnement au ciel, Trevor fut impressionné et commença à répéter cette phrase sans se lasser. (La suite ici)

  1. Faire ce qui est justelà

Un bon leader doit dépasser les passions et surmonter son envie d'être toujours et partout apprécié de tous. Comme le résume Bruce Rector, « La recette la plus sure pour un leader de déplaire à tous est d'essayer de plaire à tout le monde » C'est pourquoi il insiste : « Un leader efficace base ses décisions sur ce qui est juste et non pas sur ce qui est populaire. Bien que les grands leaders écoutent les opinions et les idées du plus grand nombre possible de personnes dans l'organisation, au bout du compte ils vont s'attacher à faire ce qui est juste quelle que soit la réaction de ceux qui s'opposent à ses idées. Avoir le courage et les principes pour agir ainsi dans les circonstances les plus adverses est ce qui sépare les quelques rares grands leaders des nombreux bons leaders». En effet, Confucius nous enseigne que « Voir ce qui est juste et ne pas le faire est un manque de courage ou de principe. »

  1. Apprendre à reconnaître ce qui est juste

On dit de quelque chose qu'il est juste lorsqu'il est équitable, exact ou conforme aux principes. La justice est un principe moral impliquant la conformité de la rétribution avec le mérite, le respect de ce qui est conforme au droit. « La justice, la distinction essentielle du bien et du mal, dans les relations des hommes entre eux, est la vérité première de la morale » (COUSIN, Vrai, 1836, p. 351). Pour Bergson, « La justice a toujours évoqué des idées d'égalité, de proportion, de compensation » (BERGSON, Deux sources, 1932, p. 68)Comment reconnaître donc ce qui est juste ? Montaigne avoue : « Je me fais plus d'injure en mentant que je n'en fais à celui à qui je mens » Autrement dit, la réponse est dans notre conscience. Kant donne des indices : « Agis uniquement d'après la maxime qui fait que tu peux vouloir en même temps qu'elle devienne une loi universelle. » Ainsi, cette loi nous permettrait de décider si un acte est juste au sens de la morale, de l'idéal de justice. Il s'agirait de voir si une action ou si le principe d'une action peut être étendu à tout le monde ; une action serait juste si elle est universalisable, c'est-à-dire défendable devant toute l'humanité. Cédons la plume à Denis Diderot : « ... La justice est entre l'excès de la clémence et la cruauté, ainsi que les peines finies sont entre l'impunité et les peines éternelles. » Dans tous les cas, frappe à ton coeur et il te dira ce qu'il sait.

ALORS, quel rôle le désir d'être populaire joue-t-il dans ton processus de prise de décisions ? Te préoccupes-tu de faire ce qui est juste pour ton équipe et ton organisation autant que de l'impact que tes décisions auront sur ceux qui t'aiment ? Tes principes et croyances sont-ils tellement ancrés en toi que même les oppositions les plus farouches ne vont pas t'enlever le courage de faire ce qui est juste ?

EN DEFINITIVE, rappelons nous et répétons-nous, comme Trevor, que le leadership n'est pas un concours de popularité puis efforçons-nous de baser chacune de nos décisions sur ce qui défend au mieux les intérêts de notre équipe ou de notre organisation. Revisualisons souvent les principes, valeurs et croyances de notre organisation pour y conformer nos décisions et actions. Malgré les possibles répercussions sur les sentiments des autres à notre égard, ayons le courage de toujours faire ce qui est juste.

LECTURE RECOMMANDEE

Le principe est un couteau à double tranchant

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jeudi 2 octobre 2008

On ne travaille pas pour être fatigué

Je-Dis de Gbeton --- Volume II --- Numéro 15 --- 2 octobre 2008


CE QUE JE DIS


S'il est vrai que le travail peut conduire à la fatigue, le fait d'être fatigué à la fin d'une journée ne prouve pas qu'on a bien ou beaucoup travaillé et qu’on doit devenir partisan du moindre effort. C'est pour cela, que je dis : « On ne travaille pas pour être fatigué. Apprenez à dompter la fatigue. »


Pourquoi essayer de faire semblant d'avoir l'air de travailler ? C'est de la fatigue inutile ! - Pierre Dac-

Choisis un travail que tu aimes, et tu n'auras pas à travailler un seul jour de ta vie.- Conficius -

Si quelques fois tu te sens petit, inutile, démoralisé ou dépressif, n'oublie jamais que tu as été un jour le plus rapide ou le plus résistant spermatozoïde de ta bande.

POURQUOI JE LE DIS


Quand tu te mets à bâiller ou à t'étirer, le petit Yann de 3 ans te demande instantanément : «Tu es fatigué ? » Comme si le fait de bailler traduisait invariablement la fatigue. De même le fait de se sentir fatigué ne suppose pas forcément qu'on a beaucoup travaillé. Pas plus que la fatigue ne devrait empêcher de continuer à travailler. Il est toujours possible de redresser la barre en domptant la fatigue pour retrouver l'énergie nécessaire à l'accomplissement de ses passions et objectifs supérieurs.

  1. On ne travaille pas pour être fatigué, le travail étant exaltant

Le travail c'est la santé, même si le travail fatigue. Mais, on ne travaille pas pour être fatigué. Le but du travail est d'atteindre un objectif. Que ce soit pour réaliser un projet, remplir ses attributions, gagner de l'argent ou simplement aider quelqu'un, le travail vise toujours à apporter une valeur ajoutée. « Le travail, c'est la clé de la vie paisible et de la satisfaction de soi. », nous révèle Papartchu Dropaôtt. En cela, le travail est exaltant car il peut permettre un épanouissement personnel. Sinon comment comprendre que les plus grosses fortunes du monde continuent de travailler ?


S'il est vrai que le travail peut apporter fatigue, « C'est bien quand on ne fait rien qu'on se fatigue le plus. » (Marcel Portal). Homère ne nous dit-il pas que même « L'excès de sommeil fatigue » ? C'est pourquoi selon Pierre Wenmaekers, « Il vaut mieux être heureux et fatigué, que de péter la forme et de ne savoir qu'en faire. » Ce n'est donc pas parce que le travail fatigue qu'on devrait cesser de travailler, la noblesse des objectifs poursuivis permet de dompter la fatigue pour aller au-delà de nos possibilités. Soyons donc rassuré car « Le travail fatigue même les ânes. » (Mateo Aleman).

  1. Le travail ne fatigue vite que quand il devient besogne

« Pourquoi essayer de faire semblant d'avoir l'air de travailler ? C'est de la fatigue inutile ! » lance l'humoriste français Pierre Dac. En réalité « A quoi reconnaît-on les gens fatigués ? A ce qu'ils font des choses sans arrêt. », constate Christian Bobin. On ne se fatigue vite qu’en subissant le travail, à un point tel que celui-ci devient simplement une besogne. On s'épuise alors mentalement et physiquement, en essayant soit d'atteindre des objectifs irréalisables, mal perçus ou mal compris, soit d'accomplir des tâches insurmontables. Cela est source de tension continue pouvant aller jusqu'au syndrome d'épuisement professionnel appelé burn-out.

Au nombre des principales causes de fatigue, on retrouve au premier plan la routine, le surmenage et le stress. Comme le dit Flaubert, « Il accomplissait sa petite tâche quotidienne à la manière du cheval de manège, qui tourne en place les yeux bandés, ignorant de la besogne qu'il broie. » Par ailleurs, « De la hâte il ne reste que la fatigue. » selon un Proverbe vénézuélien. N'avions nous pas vu comment la hâte comporte de la violence ?
  1. Le travail n'est pas une fatalité

A la lumière de ce qui précède, nous comprenons mieux que le travail n'est pas une fatalité mais bien le résultat d'une combinaison de défaut de motivation, de stress, de pression, de routine, d'environnement inapproprié. Les tâches fastidieuses ou répétitives peuvent intensifier le sentiment de fatigue. Si l'on comprend à quel point la fatigue peut devenir un mal chronique, capable d’altérer votre humeur, votre libido ou votre santé, on accepte facilement de ne pas baisser les bras mais plutôt de travailler efficacement avec le moins de fatigue possible.

Comme le dirait l'autre, Si quelques fois tu te sens petit, inutile, démoralisé ou dépressif, n'oublie jamais que tu as été un jour le plus rapide ou le plus résistant spermatozoïde de ta bande.

  1. Travailler mieux en domptant la fatigue

Google encourage par exemple le concept de "projet 20 %", c'est-à-dire que ses ingénieurs sont encouragés à consacrer 20 % de leur temps de travail à la réalisation de projets qui leur tiennent à cœur. Cela leur a permis de développer des services comme Google Suggest ou Google News.

Vous arrive-t-il d'être fatigué de vous adonner à votre distraction préférée ? à votre hobby ? On ne se fatigue presque jamais de faire ce qu'on aime. Mélanger le travail et le jeu permet de joindre l’agréable à l’utile et favorise ainsi la motivation, diminue l’anxiété et fait oublier la fatigue. C'est en cela que Confucius nous conseille : « Choisis un travail que tu aimes, et tu n'auras pas à travailler un seul jour de ta vie. »

  • Equilibre vie professionnelle et vie privée. A côté de tes objectifs imposés, aies des objectifs personnels passionnants. Alterne réalisation de tes devoirs professionnels et celle de tes passions et tu verras que de la fatigue, il ne restera que des résidus.
  • Si tu sens la fatigue, change d'activité et fais ce qui te passionne.
  • Apprends à maîtriser le stress au travail par la culture de la bonne humeur, en gardant intacte ton enthousiasme car « La gaieté chasse la fatigue... » (Saint Séraphin de Sarov) et « Il n'y a rien du plus fatiguant qu'un esprit triste.» (Ivan Tourgueniev, romancier russe) ;
  • Apprends à dire non pour éviter d'être submergé par les sollicitations interminables des autres.
  • Libère ta créativité en sortant de temps en temps des sentiers battus. La routine fatigue alors qu' « Il n'y a pas de fatigue pour celui qui crée. » (Martin Gray)
  • Fais de la culture physique pour maintenir le tonus et la santé, car « Un cerveau bien soigné ne se fatigue jamais » (Jules Renard). Un corps bien soigné non plus.
  • Prends conscience de tes devoirs et trouve de bonnes raisons de les réaliser avec plaisir. Un proverbe sanskrit « L'éléphant n'est pas fatigué de porter sa trompe
  • Apprends à mieux gérer ton temps et à te relaxer !
  • Cultive la sérénité en toute circonstance pour préserver ton énergie créatrice.

ALORS, vas tu continuer à laisser endormir tes potentialités et des passions sous prétexte que le travail professionnel te fatigue ? As-tu tendance à te jeter au lit dès la sortie du bureau ? Ta maison est-elle un havre de paix qui te stimule à rentrer tôt chez toi après le boulot pour changer d'activité ? Fais-tu du sport au moins une fois par semaine pour préserver ton capital essentiel ? Es-ce ton corps qui te mène ou c'est toi qui contrôle ton corps ?

EN DEFINITIVE, apprenons à écouter notre corps car la fatigue est un avertissement, un signal de celui-ci. Répondons à ses besoins de sport, de pensées positives et de repos. Savoir l'écouter permet de mener, sans danger, notre organisme au-delà de ses possibilités, en trouvant les moyens de passer à des activités régénératrices quand la fatigue commence à pointer.

LECTURE RECOMMANDEE

Dix conseils pour vaincre la fatigue :
http://www.doctissimo.fr/html/dossiers/fatigue/2768-fatigue-10-conseils.htm

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