Tous les Jeudis, Gbèton partage ses convictions, sa philosophie, ses découvertes et ses idées ... sur les voies du leadership, du développement personnel et du bonheur

mercredi 31 janvier 2007

Faire Montre D'égoïsme Pour Viser Le Meilleur

« Il n'y a qu'une façon d'être un peu moins égoïste que les autres : c'est d'avouer son égoïsme »
Jules Renard
«Un égoïsme intelligent conduirait l'homme aux plus hautes vertus. »
Alfred Capus

Faire Montre D'égoïsme Pour Viser Le Meilleur

CE QUE JE DIS


Il est souvent apparu que l'égoïsme est un vilain sentiment, un défaut. Mais moi je dis : Soyez fier de votre égoïsme pour devenir meilleur car, le véritable altruisme n'est pas l'absence d'égoïsme mais la canalisation de l'égoïsme vers des changements positifs pour tous.


POURQUOI JE LE DIS



Le 12 octobre 2006, l'artiste ivoirien Stéphane Doukouré alias Douk Saga disparaissait à la Clinique Souka de Ouagadougou. Considéré comme le chancre de l'égoïsme, il aura quand même marqué son époque. Quelques mois après, le 22 janvier 2007 s'éteignait à l'hôpital du Val-de-Grâce‚ en France, un homme devenu l'icône de la charité, un être hors du commun selon les mots de Jacques Chirac qui se dit bouleversé par sa disparition.
L'abbé Pierre (Henri Grouès de son vrai nom) est apparu résolument pour les Français en particulier et pour le monde en général comme l'icône de la charité. Alors, peut-on considérer l'abbé Pierre comme dénué de la moindre trace d'égoïsme humain ? Douk Saga n'a-t-il rien fait de bon ? de bien ?
En cherchant la réponse à une telle question chez les intéressés même, c'est l'Abbé Pierre lui-même qui avait dit : « Il ne faut pas attendre d'être parfait pour commencer quelque chose de bien »


Il est courant d'entendre la société condamner et vilipender l'égoïsme chez la plupart de nos contemporains, mais qui d'entre nous n'a jamais traité l'autre d'égoïste ? Le célèbre
Confucius disait déjà « L'homme supérieur est celui qui a une bienveillance égale pour tous, et qui est sans égoïsme et sans partialité. » et Bouddha d'ajouter « Le bonheur est né de l'altruisme et le malheur de l'égoïsme .» De quoi vous donner la chair de poule. C'est aussi la raison pour laquelle « L'égoïsme inspire une telle horreur que nous avons inventé la politesse pour le cacher, mais il perce à travers tous les voiles et se trahit en toute rencontre. », pense le philosophe allemand Arthur Schopenhauer.


Et pourtant l'égoïsme est la chose la mieux partagée de nos jours, c'est la base fondamentale de toutes nos actions, la source de notre abnégation et de ... notre charité. C'est pour cela qu'il faut savoir se reconnaître comme égoïste, en être fier pour aboutir à des changements positifs.
Quatre principales raisons m'en donnent la conviction :

1. La définition de l'égoïsme est partout subjective


Selon le dictionnaire Le Robert l'égoïsme est un " attachement excessif à soi-même qui fait que l'on recherche exclusivement son propre plaisir, son intérêt personnel
". Le début de cette définition n'est pas très satisfaisant, d'autant que l'adjectif " excessif " est très subjectif : " excessif " par rapport à quoi ? et au nom de quelle morale ? Bien souvent même, seule la fin de cette définition est retenue et ainsi est considéré comme égoïste, celui qui recherche son plaisir ou son intérêt personnel.


Selon la bonne et drôle définition du comédien français Lucien Guitry : « L'égoïste est celui qui n'emploie pas toutes les minutes de sa vie a assurer le bonheur de tous les autres égoïstes» et au dramaturge Miguel Zamacoïs de dire : « Quand nous regardons chez les autres notre instinct de conservation, nous l'appelons égoïsme »


Quant à moi, je veux dire avec Maurice Barrès, que « Si vous désignez par égoïsme le désir de contenter ses besoins, en ce sens je suis et chaque parcelle de la nature est égoïste. »


2. On ne peut rien faire de grand sans un brin d'égoïsme


Pour Schopenhauer, c'est clair et c'est net : « L'égoïsme régit le monde ». A la vérité, les hommes ne peuvent rien faire sans intérêt. « Les voilà, les humains : l'intérêt seul décide leur mépris, leur estime ; ils n'ont pas d'autre guide.
» nous fait remarquer l'auteur dramatique français Jean-François Cailhava de L'Estandoux. Mieux encore c'est mon homonyme, l'écrivain suisse Blaise Cendrars (un Blaise peut en cacher un autre), qui conclut « Sans l'appui de l'égoïsme, l'animal humain ne se serait jamais développé. L'égoïsme est la liane après laquelle les hommes se sont hissés hors des marais croupissants pour sortir de la jungle. »


L'ennui aujourd'hui, c'est que « Nul n'est moins disposé qu'un égoïste à tolérer l'égoïsme qui partout lui suscite d'intraitables concurrents. » constate le philosophe
Auguste Comte qui a inventé le mot « altruisme ». L'égoïsme ne doit pas être d'emblée considéré comme détestable. Sinon, comment peut-on faire quelque chose de grand si l'on se méprise ? Et, peut-on aimer les autres si l'on ne s'aime pas soi-même ? A vrai dire, l'égoïsme est partout et sans limite : « Moi... Il est bien petit ce mot pour contenir notre égoïsme si grand. » nous apprend Madame Amiel-Lapeyre. C'est d'ailleurs heureux de noter qu'en économie, l'équilibre auquel le libre marché où chaque agent économique poursuit de façon égoïste ses propres intérêts (le producteur maximisant ses profits et le consommateur son utilité) est un équilibre socialement optimal.

3. Les valeurs souvent opposées à l'égoïsme ont justement des fondements égoïstes


Il est amusant de voir que les valeurs qu'on oppose souvent à l'égoïsme et à l'égocentrisme sont basées sur des fondements égoïstes. Il s'agit notamment des valeurs de charité, d'amour ou de sympathie, de solidarité, d'altruisme…. Il suffit d'aller dans les détails pour s'en apercevoir.


Ainsi, « Les plus belles passions ne sont que la rencontre de deux égoïsmes », nous dit le romancier québécois Jean-Yves Soucy. « L'amour est un égoïsme à deux.
» selon Madame de Staël, femme de lettres française. Pour Marcel Prévost , plus ironique, « La vie à deux adoucit l'égoïsme en le dédoublant. ». Dans le même ordre, « La sympathie est une passion animale et même une passion égoïste : mais c'est notre meilleure chance de nous évader de l'égoïsme.» (Georges Duhamel, écrivain français).


On recherche par la générosité, les grandes actions et la bienveillance une image positive de soi. On ne donne alors que pour avoir un sentiment de fierté, que pour hausser l'estime qu'on a de soi, dans la quête de reconnaissance, du pouvoir, du plaisir, si bien que selon le navigateur français Olivier de Kersauson « La générosité n'est qu'une distraction de l'égoïsme.» Quant à ceux qui se croient champions de l'altruisme, ils sont désabusés par l'écrivain et essayiste français Jacques Attali « Egoïsme de prétendre vivre pour les autres : nul n'a besoin que l'on vive pour lui. » « La charité n'est que le prolongement d'un égoïsme bien compris. » nous dissèque la chirurgienne et psychiatre française Monique Brossard-Le Grand.


« La solidarité n'existe pas : n'existe qu'une coalition d'égoïsmes. Chacun reste avec les autres pour se sauver soi-même. » nous enseigne le professeur de sociologie italien Francesco Alberoni.

« Ah ! La gloire, triste denrée. Elle se paye cher et ne se garde pas. Ne serait-elle point l'égoïsme des grands hommes, comme le bonheur est celui des sots. », se demande Honoré de Balzac.


Sous un autre angle, « La morale n'est rien de plus que la régularisation de l'égoïsme. » (Jeremy Bentham) et « L'optimisme est une forme supérieure de l'égoïsme. » (Alexandru Philippide )


4. En reconnaissant son égoïsme propre, on le canalise mieux vers des changements positifs


Selon Aristote, si l'égoïsme est un genre d'amour qui est justement décrié, « ce n'est pas parce qu'il n'est pas l'amour de soi, mais une passion désordonnée de soi » . Le "mauvais" égoïste ne s'aime pas : il recherche son simple plaisir et intérêt alors qu'il devrait aspirer à la Vertu s'il s'aimait véritablement. Il faudrait donc être égoïste (positivement) pour pouvoir aimer les autres, s'aimer et se respecter pour élargir cet amour sur autrui...


Il faut vivre avec cet égoïsme généralisé, et tenter d'en faire une source d'altruisme intéressé. Il est donc évident qu'il faut reconsidérer le sens de ce mot et l'utilisation qu'on en fait, puisqu'on arrive à un véritable paradoxe. Etre égoïste et bon à la fois ; c'est possible. Car selon moi, « Le véritable altruisme n'est pas l'absence d'égoïsme mais la canalisation de l'égoïsme vers des changements positifs pour tous ».


Germain Doric dit « L'égoïsme à l'état sauvage fait de l'homme une brute sans pitié, mais dompté par l'amour, il est source de beauté et de grandeur d'âme. L'amour de soi ne peut s'épanouir que s'il sait s'agrandir suffisamment pour englober les autres. »

Alors osons nous poser la question comme la dramaturge et romancière québécoise Françoise Loranger : « Faut-il croire que l'égoïsme est en définitive la meilleure voie à suivre pour être heureux ? »


ET A LA JCI ?

Sommes nous égoïstes à la JCI ? De toutes les opportunités de la JCI, c'est le domaine individuel qui attire le plus de membres, suivi de celui des affaires
.
N'est pas un signe d'égoïsme ? Qui plus est, nous proclamons notre foi dans la liberté des individus et de l'entreprise. Je ne veux pas citer Lionel Allard qui estime que « La liberté, c'est un manteau qui recouvre facilement l'égoïsme le plus sordide.» mais je voudrais simplement remarquer que c'est justement cette liberté qui nous permet d'agir pour la communauté en passant par notre égoïsme personnel.


En vue de former de meilleurs leaders pour de meilleures sociétés, nous nous améliorons personnellement et c'est d'abord pour notre propre intérêt. Si nous nous contentons de nous former nous mêmes sans jamais faire profiter notre communauté, nous restons des égoïstes de mauvais aloi. Mais si nous faisons partager nos talents acquis, nous parvenons à passer d'un égoïsme primitif et négatif à un égoïsme positif et utile qu'on appelle la solidarité, la charité, le service à la communauté, le partage, etc. Ainsi en tant que membre de la JCI, diluons notre égoïsme :

  • en prenant des responsabilités dans notre organisation ;
  • en partageant notre expérience avec les nouveaux membres ;
  • en faisant découvrir le mouvement à de nouveaux amis car nul n'a le droit d'être heureux tout seul ;
  • en menant nos projets JCI de façon à en tirer la gloire et la reconnaissance égoïstes issues de leur réussite. Mais nous aurons également le bonheur d'avoir contribué à des changements positifs dans notre communauté.

    Alors chers amis, soyons fiers de notre égoïsme et faisons-en une opportunité pour faire des changements positifs !

LECTURE RECOMMANDEE :


Le pont entre l'égoïsme et l'altruisme :

http://www.interseagull.com/modules.php?name=Sections&op=viewarticle&artid=148

INCROYABLE MAIS VRAI


Le bruit augmente avec le régime du moteur. Incroyable mais vrai : une seule voiture à 4000 tours par minute fait autant de bruit que 32 voitures à 2000 tours par minute.


BE BETTER :
La parole enseigne, l'action entraîne.


A jeudi prochain, si Dieu le veut !


Gbèton.

jeudi 25 janvier 2007

Avoir la passion pour le détail

Les détails font la perfection, et la perfection n'est pas un détail.
Léonard de Vinci, Peintre et savant italien
Une poignée d'hommes parvient à s'enrichir simplement en prêtant attention aux détails que la plupart des gens négligent.
Henry Ford, Industriel américain

Avoir la passion pour le détail


CE QUE JE DIS

On dit souvent que celui qui nourrit de grands desseins ne s'embarrasse pas de détails. On est tenté de le croire mais je dis : Ayez de la passion pour le détail


POURQUOI JE LE DIS

Une paisible matinée de dimanche, à l'ombre d'un arbre généreux en fraîcheur, Tony, un ami à moi avait demandé à un groupe en visite dans sa ferme de prendre une feuille de papier et un écritoire pour dessiner l'avers et le revers d'une pièce de 100F CFA. Aussi incroyable que cela puisse paraître, aucun de nous n'a été en mesure de représenter convenablement les deux faces de la pièce de monnaie qui, pourtant, fait partie de notre quotidien. En réalité, personne d’entre nous n'avait jamais prêté vraiment attention aux détails distinctifs de cette pièce de monnaie.

Sous un autre angle, vous êtes-vous déjà demandé pourquoi tant de personnes vous appellent quand vous avez des ennuis ? Et quand ils vous appellent, vous souvenez-vous des genres de questions qu'ils posent ? Eh bien, nous avons la réponse avec l'essayiste et romancier américain Edgar Watson Howe : « Quand vous avez des ennuis, les gens qui vous appellent par sympathie le font surtout pour avoir des détails. » Pourquoi le font-ils ? Eh bien parce que les détails c'est important quel que soit le domaine. L'écrivain français Eric Hossam nous apprend que « La vie, comme la mort, n'est faite que de détails » Et Goyer Rémi de renchérir : « Une vie est faite de détails, mais un détail peut changer une vie. »

Pourtant, il est courant de surprendre des conversations du genre « C'est un détail », « Je ne me préoccupe pas des détails » comme pour sous-entendre que ce n'est guère important ou pour faire de la fuite en avant. C'est ainsi que beaucoup banalisent des détails très croustillants qui portent en eux les secrets de l'information essentielle ou de la réussite d'un projet. Un nom bien choisi, un slogan bien pensé, un concept bien défini suffit pour faire de votre entreprise ou de votre produit un succès éclatant. L'industriel américain Henry Ford ne nous enseigne-t-il pas qu’ « Une poignée d'hommes parvient à s'enrichir simplement en prêtant attention aux détails que la plupart des gens négligent » ?

Et pour ironiser, Voltaire dit « Malheur aux détails, la postérité les néglige tous ». Où est l'ironie me diriez-vous ? A priori, on penserait que Voltaire se moque de ceux qui aiment le détail. Oh que nenni ! Il dit bien malheur aux détails ! Et non malheur à ceux qui les aiment. En réalité c'est plutôt de la postérité que Voltaire se moquait, cette postérité qui néglige tant les détails. Car qui, mieux que lui sait que l'essentiel est dans le détail ? « Je perds mes dents, dit-il, je meurs en détail

Une autre raison qui milite en faveur du goût du détail a un rapport avec notre souci de diviser pour mieux conquérir. En effet, lorsque nous divisons, c'est pour aboutir à des détails opérationnels. Et ces détails sont en réalité dans leur ensemble l'essentiel de ce que nous voulons faire. Donc, plus ces détails sont précis, mieux l'objectif initial pourra être atteint avec satisfaction. Car en réalité « La différence se mesure parfois dans les plus infimes détails. » [John Pawson] car « La réussite d'une production repose sur l'attention prêtée aux détails » [David O. Selznick].

Ne vous inquiétez pas si un jour des personnes se moquent de vous pour votre manie pour les détails. En effet l'écrivain français Charles de Secondat Montesquieu a déjà pris parti pour vous : « Les hommes, fripons en détails, sont en gros de très honnêtes gens : ils aiment la morale. » Mieux, « La perfection dans le détail conduit à la perfection même de la vie » (Harry Bernard).

Ce n'est pas qu'il faut chercher le détail pour le plaisir de le chercher. Ce n'est pas qu'il faut rechercher le détail vaille que vaille. Car en toute chose il faut de la mesure et il faut savoir choisir avec discernement les détails. Comme le dit le chroniqueur canadien Jean Dion, « A force de s'épandre sur les détails et de chercher l'introuvable, on finit par rater l'essentiel. » Je consens que, dans certains domaines, comme l'amour ou en ce qui concerne les célébrités, trop de détails devient nuisible. Ainsi, l'écrivain français Stendhal remarque : « On gâte des sentiments si tendres à les raconter en détail » et à Marcel Proust de nous conseiller : « Il vaut mieux ne pas savoir, penser le moins possible, ne pas fournir à la jalousie le moindre détail concret. ». Sans oublier ce que dit le Publiciste français Laurent Angliviel de La Beaumelle, lorsqu'il parles des célébrités « Il y a peu de belles vies en détail : les grands hommes ne le sont qu'en gros. »

C'est pour ces raisons, que dans la quête du détail, nous devons nous montrer très sélectif. En effet, comme nous l'apprend le chirurgien français Alexis Carrel « C'est la sélection des détails et non pas leur nombre, qui donne à un portrait sa ressemblance. » Mais c'est avec le journaliste et écrivain français Jean-Christophe Grangé que nous avons une clé sur la manière de retenir les détails importants : « Lorsque des éléments, des détails, même anodins, reviennent régulièrement dans une enquête, il faut toujours les retenir, parce qu'ils dissimulent à coup sûr une signification profonde. »

En matière de liberté par exemple, Robert Sabatier, critique et romancier français, disait : «On concède la liberté en gros pour la contraindre dans le détail. » En effet, si dans le principe (donc en gros) on vous la concède, dans les détails de son application, on peut bien aboutir à une sorte de non-liberté. Vous vous souvenez sans doute de l'armada de mesures imposées par le Gouvernement américain au lendemain des attentats du 11 septembre 2001. Ces mesures et contrôles sont si contraignants que les observateurs averties ont vite fait de les qualifier de liberticide ou de privateur de liberté.


ET A LA JCI ?


A la JCI, tous nos projets peuvent être considérés comme des productions. Et sa bonne mise en oeuvre dépend de l'attention accordée aux détails.

Quand nous les réalisons, c'est la force des détails qui leur donnera leur originalité. Car comme on le dit souvent, surtout à la JCI, il n'y a rien de bien nouveau sous le ciel et on ne réinvente pas la roue. C'est donc à juste titre que Mercedez Benz affirme avoir de la passion pour le détail avec la classe C de ses voitures. C'est sans doute ce qui fait dire à Alfred Capus que « Dans l'humanité, il n'y a que les détails qui changent. »

Prêtons donc davantage attention aux petits détails même les plus anodins parfois. Et encore plus, lorsque nous nous sentons perdus par l'effondrement du monde autour de nous. C'est en effet les détails souvent négligés qui nous donneront alors la clé de l'énigme ou du succès. « Chaque détail prend de la valeur quand plus rien n'a de sens. » nous révèle l'écrivain et critique littéraire français Frédéric Beigbeder.

Quand vous sélectionnez les détails, efforcez vous de retenir les plus significatifs, les plus stratégiques. Un peu comme l'ADN synthétise le patrimoine génétique, que vos détails soient concentrés en information essentielle et qu'ils soient les plus révélateurs. Et surtout, ne perdons pas de vue que tous ces détails proviennent de la subdivision d'un gros objectif qui nous est primordial et donc qu’ils méritent une attention particulière pour la réussite de nos projets. Si un seul de ces détails manque, c'est une pièce importante du puzzle que nous perdons ainsi. Ce qui constituerait un facteur de risque, une menace et peut-être même un facteur d'échec. Est-ce la raison pour laquelle un proverbe suisse nous dit que « Le diable se cache dans les détails » ?

Lecture recommandée : (La Passion pour le détail chez Google )
- http://www.linternaute.com/internetpratique/cartographie/google-earth/diaporama/061005-insolite/7.shtml

- http://www.journaldunet.com/reportages/06/0609-googleplex/1.shtml

INCROYABLE MAIS VRAI

Aviez-vous remarqué le résultat de cette multiplication ? un détail de taille !
111.111.111 x 111.111.111 = 12.345.678.987.654.321

« Dans une fille, quand on ne se souvient que d'un détail, c'est qu'on est tombé amoureux. » [Daniel Picouly]

BE BETTER :
La parole enseigne, l'action entraîne.

A jeudi prochain, si Dieu le veut

Gbèton.

jeudi 18 janvier 2007

Diviser pour viser le meilleur

Diviser les forces ennemies est bien mais diviser ses propres forces est une lourde faute.
Henri Fayol


Divisez pour viser le meilleur


CE QUE JE DIS
On dit souvent que l'union fait la force, mais moi je dis: Divisez pour viser le meilleur


POURQUOI JE LE DIS


Mardi dernier, quand ce petit garçon de 17 mois tentait vainement de soulever les deux godasses de son père pour aller les ranger, il tomba sous l'effet de leur poids. Il regarda en arrière et s'est résolu a prendre ces chaussures l'une après l'autre. A son sourire, je venais de deviner qu'il savourait sa victoire sur la force des deux godasses réunies. Ca m'a alors rappelé combien l'union faisait la force.

Vous connaissez sans doute l'histoire de ce roi qui, sur son lit de mort, réunit ses fils, et leur tendant un faisceau de nombreuses branches, que dis-je, de nombreuses brindilles, et leur demanda de le rompre. Malgré leur jeunesse, malgré leur vigueur, malgré leur acharnement, nul de ses fils n'y parvint. Le vieux père défit alors le faisceau, et brisa une à une les branches avec une facilité déconcertante. Il dit alors à ses fils intrigués: "Tant que vous serez unis, nul ne pourra vous vaincre. Mais le jour où vous ne serez plus solidaires sera le commencement de votre chute." Ce conseil vaut, je crois, pour toute entreprise. Mais il vaut aussi et encore plus pour chaque être. Et même pour les objectifs que vous vous fixez dans la vie !

Mais qui dit diviser dit aussi partager. Diviser pour aboutir aux petits détails et partager pour mieux séparer. Alors chers amis, divisez les problèmes, partagez les objectifs et divisez vos hommes pour mieux atteindre vos objectifs.

Divisez les problèmes que vous vous créer pour mieux les conquérir. S'il est vrai que l'union fait la force chez les hommes et dans les Etats, le fait est aussi vérifié au niveau des objectifs et des problèmes. Dégrossissez donc vos problèmes pour mieux en venir à bout. Divisez-les pour mieux les dominer. C'est en les séparant les uns des autres que vous en verrez le noeud. Le proverbe romain « Diviser pour régner » est encore valable ici. Tant que vos objectifs seront unis, tant qu'ils seront en bloc, vous ne pourrez jamais les vaincre. En tant que leader, nous avons des défis très ambitieux qu’il faut morceler en plusieurs petits objectifs. Cela permet d’une part de ne pas se décourager car chaque étape réussie renforce l’estime de soi, et d’autre part cela permet de réajuster au mieux l’objectif suivant.

Morceler nos objectifs nous permet de mieux les répartir à nos collaborateurs mais aussi d’en assurer un meilleur suivi et/ou évaluation. C'est le gage de notre efficacité, surtout que comme l'a déjà remarqué le poète et mystique chrétien Lanza del Vasto « Le travail est si bien divisé que l'un travaille et que l'autre récolte ».

Partagez vos objectifs
Ici la notion de division va prendre le sens de partage. Il s'agit de partager pour mieux assumer ensemble. Partager vos objectifs avec votre équipe ou vos collaborateurs. Il est important en effet que l'ensemble des forces agissantes puisse partager la même vision et le même objectif que vous. Ainsi, par la dynamique de groupe, vous prendrez d'assaut comme un seul homme (à moins que ce ne soit comme une seule femme) la vision ou le défi partagé : car l'union fait la force. D'ailleurs comme le dit le théoricien du marketing américain Peter Drucker, «L'administration par objectif est efficace si vous connaissez les objectifs. Mais 90% du temps vous ne les connaissez pas ». En tant que leader, faites donc connaître les objectifs a tous les intervenants ; Et puis partagez une vision n'enlève rien à son essence. Au contraire et comme le bonheur, plus une vision est partagée, mieux elle vaut. L'écrivain brésilien Paulo Coelho estime par exemple que « le bonheur est quelque chose qui se multiplie quand il se divise » et les économistes auraient parlé de bien non rival, c'est-à-dire un bien que tout le monde peut se partager sans le modifier, sans en diminuer la quantité. Le philosophe Sénèque ne nous enseigne-t-il d'ailleurs pas que «Un bien n'est agréable que si on le partage » ?

Divisez les membres de votre équipe !
Jacques Chirac
disait un jour « Rassembler est un idéal : les hommes sont divisés à l'intérieur d'eux-mêmes, comment ne le seraient-ils pas dans la vie sociale ? ». Alors divisez les membres de votre équipe…. Non pas pour les retourner les uns contre les autres puisque comme nous prévient l'homme politique et poète cubain José Marti « Tout ce qui divise les hommes, tout ce qui les spécifie, les isole ou les parque, est un péché contre l'humanité ». Mais divisez les membres de votre équipe pour les rendre plus efficaces. Mettez les par groupe de deux, trois, cinq ou onze selon leur nombre et confiez à chacun d'eux un de vous sous-objectifs issus de votre objectif (ou défi ou problème) principal.

Dans un conte indien, il est question d’un sage qui chemine le long d’une carrière d’où des travailleurs extraient, à grand peine sous la chaleur, de lourdes pierres.
Le sage s’arrête auprès du premier : «Que fais-tu là?»
L’homme lève sur lui son visage usé par la fatigue et répond : «Tu le vois bien, je casse des pierres
Le sage poursuit sa route, puis s’arrête auprès d’un autre travailleur : «Que fais-tu là?»
L’homme se redresse de tout sa fierté et lui dit : «Tu ne vois pas? Je gagne ma vie
Le sage poursuit encore plus loin sa route, songeur, et s’arrête auprès d’un dernier travailleur :
«Que fais-tu là?»
Un visage fatigué, mais plein de lumière se tourne alors vers lui : «Comment ne l’as-tu pas compris? Je construis un temple pour mon Dieu

Cette anecdote révèle les niveaux de préoccupation de chaque ouvrier :
- le premier oeuvre sans but précis ;
- le second travaille pour assurer sa subsistance ;
- le troisième a conscience de participer à un projet collectif. »
Ainsi, quand vous répartissez les objectifs spécifiques issus de la subdivision d'un objectif principal à vos petites équipes formées, veillez à ce que chacun des membres et chacun des groupes aient l'objectif global en tête. Faites en sorte que chacun des « casseurs de pierre » sache qu'il construit un temple. Comme le recommande Stephen Covey dans Seven Habits of Highly Effective People, « Begin With The End In Mind » (Commencez avec la fin à l'esprit )


ET A LA JCI ?

En tant que Président ou Vice-Président ou à quelque niveau de responsabilité que ce soit, nous avons des défis à relever ou des objectifs à atteindre avec notre équipe ou nos commissions. Il est important de diviser les objectifs en sous-objectifs qui obtiendront une signification opérationnelle. Pour ce faire, il faut appliquer les principes de la structuration hiérarchique et relier des objectifs plus généraux à autant de critères spécifiques à répartir à nos différentes commissions et membres. Au niveau hiérarchique le plus bas, il sera nécessaire d’attribuer des indicateurs à chaque objectif, ce qui permet de mesurer l’effet potentiel du projet soumis.

Distinguons entre ce qui est important et ce qui est urgent et donnons le temps aux deux. Répartissons un grand travail en une série de petites tâches et commencez à agir. Grâce à l’engagement, la recherche et la patience, les moyens seront disponibles. Nos objectifs se développeront alors pour devenir une série de buts pour l’action, qui à leur tour seront une série de choses à faire.

Si nous ne fixons pas de priorités pour nos activités quotidiennes, tout sera d’importance égale. Que nous effectuions un travail ou non n’importera pas, alors. Nous voulons que nos activités soient importantes, qu’elles aient un but clairement défini. Morcelons le but en objectifs spécifiques et faisons les atteindre un par un au jour le jour. A la fin de chaque journée, nous serons capables de nous relaxer et jouir de ce sentiment merveilleux d’avoir réalisé des accomplissements. Et à la fin de l'année, nous serons fier de notre mandat.

Alors chers amis, ne réunissons pas, n'accumulons pas, mais divisons pour mieux conquérir. Je parle de nos objectifs bien sûr.

Lectures recommandées :

INCROYABLE MAIS VRAI

Petits conseils pour avoir la pêche
Si vous êtes de mauvaise humeur dès le matin, trouver une glace ou un miroir. Prenez un air très sérieux, regardez-vous droit dans les yeux et dites à haute voix : « Regarde ta tête, quel con tu fais là ? ». Vous vous surprendrez en train de sourire. Sinon forcez vous à sourire devant le miroir. Cela va vous décrisper et vous faire prendre du recul par rapport à la situation. Vous pouvez en plus manger des aliments qui dopent le moral comme les noix, les bananes, le poisson par exemples et bien sûr le chocolat noir (riche en sérotonine anti-stress). Pensez au dernier moment ou vous avez été heureux et satisfaite et relativisez… Faites une bonne action, aussi minime soit-elle, vous sous sentirez fière de vous. Visualisez un projet agréable qui vous fera tenir toute la journée.

BE BETTER :
La parole enseigne, l'action entraîne.

A jeudi prochain, si Dieu le veut

Gbèton.

jeudi 11 janvier 2007

Créer des problèmes pour devenir meilleur leader

Comment peut-on percevoir sans concevoir ?
Emmanuel Kant

CE QUE JE DIS

Chers amis, on dit souvent que pour mieux vivre, il faut éviter les problèmes, mais je dis : créer des problèmes pour devenir meilleur.


POURQUOI JE LE DIS
Dimanche dernier, j'étais en train de ranger mes archives et suis tombé sur un de mes vieux cours portant sur la méthodologie de la recherche. Un texte m'a toujours fasciné dans ce document et je n’ai pas pu m’empêcher de le relire avec le même plaisir d’antan. Il s'agit d’un écrit de Gaston Bachelard tiré de son ouvrage 'le Nouvel Esprit scientifique' (1934), et qui en substance dit ceci : « ... On ne peut rien fonder sur l’opinion, il faut d’abord la détruire. Elle est le premier obstacle à surmonter […] Avant tout, il faut savoir poser des problèmes. Et quoi qu’on dise, dans la vie scientifique, les problèmes ne se posent pas d’eux-mêmes. C’est précisément ce sens du problème qui donne la marque du véritable esprit scientifique. Pour un esprit scientifique, toute connaissance est une réponse à une question. S’il n’y a pas eu de question, il ne peut y avoir connaissance scientifique. Rien ne va de soi. Rien n’est donné. Tout est construit. »


La énième relecture de ce texte m'a fait penser aux trois singes de la sagesse que vous connaissez sans doute très bien. A leur manière, ils nous soufflent le secret du bonheur : « ne rien voir, ne rien dire, ne rien entendre ». En clair, ne pas se créer des problèmes.
Mais une telle attitude va nous mettre dans une sorte d'isolation et d'immobilisme contre-productif. En tant qu'apprenti leader ou leader, nous devons plutôt apprendre à créer des problèmes et à en trouver des solutions. Nous devons savoir nous lancer des défis et les relever puisque toute connaissance est une réponse à une question, nous dit Bachelard. Et, il vaut mieux créer les questions soi-même que de devoir résoudre les problèmes qui se posent d'eux-mêmes car en effet, « Un problème prévu est un problème en moins » (Maurice Dantec). Henri Poincaré va plus loin en disant « On résout les problèmes qu'on se pose et non les problèmes qui se posent. »

Apprendre à résoudre les problèmes vous amène à réfléchir, à analyser, à imaginer de nouvelles portes de sortie et ainsi à nous démarquer des sentiers battus. Tout le parcours qui est fait/emprunté lors du processus de résolution d’un/des problème(s) que vous avez créé(s) est jalonné de leçons, de découvertes et de nouvelles aptitudes qui en fin de compte se révèlent être pour vous de véritables cadeaux. C'est sans doute pour cela que l'écrivain et pilote américain Richard Bach disait : « il n'est jamais de problème qui n'ait un cadeau pour toi entre ses mains. Tu cherches des problèmes parce que tu as besoin de leurs cadeaux.» Ces acquis accumulés vous font apparaître aux yeux de vos contemporains comme un génie. Ce fut par exemple le cas de Albert Einstein qui dans sa modestie a fini par livrer son secret : « Ce n'est pas que je suis si intelligent, c'est que je reste plus longtemps avec les problèmes » et pour achever les plus sceptiques, « Un problème sans solution est un problème mal posé. »

ET POUR LE JAYCEE ?

De toute façon, « une fois résolu, un problème est d'une simplicité atterrante. » (Paulo Coelho). Alors chers amis, créons des problèmes et donnons nous les moyens de les résoudre. Sinon, donnons alors à nos collaborateurs les moyens et la motivation nécessaire pour les résoudre. Les bons managers savent résoudre des problèmes, mais les grands leaders créent des problèmes et trouvent les moyens de les résoudre ou de les faire résoudre.

Moi, par exemple, je viens d’ailleurs d'en créer un : celui de partager avec vous mes réflexions, mes convictions, mes idées et mes découvertes tous les jeudis dans cette rubriques que j'appelle « Les "je-dis" de Gbèton ». Vous pouvez les retrouver sur mon blog : http://gbeton.blogspot.com/
Un autre exemple est celui des responsables JCI élus chaque année pour diriger l'organisation, que ce soit au niveau local, national ou international. C'est un problème qu'ils se créent, chacun en ce qui le concerne. Ils auraient pu rester de simples membres consommateurs de JCI ou encore de simples passagers clandestins (ceux qui profitent sans jamais rien investir ni payer), mais ils ont choisi de prendre des responsabilités.

Vous qui êtes concernés, vous y arriverez très facilement en commençant à vous fixer des objectifs. Consignez par écrit les objectifs que vous vous êtes fixés et partagez-les avec vos amis qui vous mettront plus tard une douce pression à les réaliser. Seulement 30% des personnes écrivent leurs objectifs et seulement 1% les relisent quotidiennement. Soyez parmi cette élite. Visualisez souvent la réalisation de vos rêves. Les objectifs sont des rêves qui comportent des dates. Vous deviendrez aussi grand et heureux que les objectifs que vous vous êtes fixés. Hamlet ne nous disait-il pas qu'« Etre grand c'est soutenir une grande querelle » ?

A nos grands défis et problèmes... !

INCROYABLE MAIS VRAI

Que ce soit pour les manger seules ou en salade de fruits, on aimerait bien que les bananes ne noircissent pas une fois épluchées. Il suffit pour cela de mettre quelques gouttes de citron

BE BETTER :
La parole enseigne, l'action entraîne.

A jeudi pochain, si Dieu le veut

Gbèton.

mercredi 10 janvier 2007

Les clés de 2007 à toi

Bonne année à mes amis

Une année s'en va, une autre s'en vient. Je souhaite que cette nouvelle Année soit une année d'excellente santé et de bonheur pour toi-même et ta famille, de parfait accomplissement de tes rêves et de tes aspirations légitimes. Et pour ce faire il faut y croire. Je te souhaite donc beaucoup de foi mais aussi beaucoup de confiance en toi-même.

Je formule le voeu que ces 365 jours soient aussi l'occasion pour nous préserver l'espoir, de se mobiliser pour entreprendre l'avenir avec foi et courage, mais aussi avec discipline, pour réaliser une vision et des projets qui tiennent compte de la soif de développement personnel et d'amélioration individuelle exprimée par chacun de nous depuis quelques semaines que nous nous rencontrons dans le cadre de la JCI.

Je parle d'une vision qui génère de l'espoir et qui devienne l'énergie de notre progrès, la source de notre engagement et de notre discipline, la motivation de nos sacrifices.Restons des bâtisseurs d'avenir.

Que 2007 soit une année de paix et de joie, une année porteuse d'une nouvelle espérance pour chacun de nous et pour tous, dans la volonté de devenir et de rester les meilleurs.
Que les voeux les plus chers à ta famille et toi se réalisentau cours de cette année... !

VOICI EN CADEAU UN TROUSSEAU DE CLÉS

La CLÉ de l'Épanouissement , c'est le Travail
La CLÉ du Succès , c'est l'Enthousiasme
La CLÉ de la Maîtrise de Soi , c'est le Calme
La CLÉ des Découvertes , c'est le Silence
La CLÉ de la Joie , c'est le Sourire
La CLÉ de l'Amitié , c'est le Partage
La CLÉ de la Sérénité Intérieure , c'est le Pardon
La CLÉ de la Planification , c'est l'Ordre
La CLÉ de la Santé , c'est la Modération
La CLÉ de l'Harmonie , c'est la Discrétion
La CLÉ du Bonheur Présent , c'est l'Optimisme
La CLÉ de la Richesse , c'est le Don
La CLÉ de l'Amour , c'est la Compréhension
La CLÉ du Ciel , hummm chacun la cherche encore

BE BETTER :
la parole enseigne, l'action entraîne.
Bonne année
BLAISE AND HIS FAMILY