Tous les Jeudis, Gbèton partage ses convictions, sa philosophie, ses découvertes et ses idées ... sur les voies du leadership, du développement personnel et du bonheur

jeudi 22 février 2007

Osez dire non pour mieux servir son nom

Osez dire non pour mieux servir son nom




"Heureux et libre est celui qui ose dire non ! "

Peter de Genestet



Un homme en colère est un homme qui n'a pas su dire non et éprouve, en plus, le remords de ne pas l'avoir fait.

Tahar Ben Jelloun

CE QUE JE DIS
De peur d décevoir ou d passer pour un mal éduqué, ou encore pour plaire à leur patron ou leurs proches, beaucoup n'osent jamais refuser quoi que ce soit. Pourtant je dis : Osez dire non pour mieux rendre service, atteindre le meilleur et mieux servir votre nom.


POURQUOI JE LE DIS

Le week-end arrive, plein d'une paresse prometteuse. Seulement voilà, coup de fil strident de votre mère qui s'invite à déjeuner, arrivée inopinée d'une copine qui vous sort de votre canapé pour une soirée pleine d'inconnus… Pourquoi est-il parfois si difficile de dire non ? Vous ne voulez rien de tout cela et pour tant, une fois de plus, vous allez tout accepter. Tout en vous maudissant intérieurement pour votre lâcheté et manque de courage. La crainte de déplaire, d'être rejeté(e), de ne plus être aimé(e), a une fois de plus triomphé. « Oser dire non, c'est savoir s'écouter, reconnaître ses désirs et ses envies, affirme Marie Haddou, psychologue. C'est s'affirmer et se respecter. Et cela s'apprend. »

Dès qu vous commencez à faire de la périphrase, on vous traite de politicien ou de diplomate. A propos de ces derniers justement, Henri Louis Mencken "Quand un diplomate dit 'oui', cela signifie 'peut-être' ; quand il dit 'peut-être', cela veut dire 'non' ; et quand il dit 'non', ce n'est pas un diplomate."
Pourtant il est curieux de remarquer que les mots OUI et NON comptent tous les deux 3 lettres et ne comportent qu'une seule syllabe. Dire OUI ne nécessiterait donc pas moins de temps et d'énergie que dire NON. Pourtant nous ne savons pas dire souvent NON. Est-ce parce que nous en avions abusé quand nous étions gosses ? Souvenez vous qu'à l'âge de trois ans nous sommes tous passé par la phase dite d'opposition : nous disions non à tout et pour tout. Comme la plupart des enfants à cet âge.

Plusieurs raisons m'amènent à penser qu'oser et savoir dire NON permet de mieux servir que de dire oui à tout. En effet cela permet :

  • de faire du OUI un oui d'engagement crédible ;
  • d'être beaucoup plus productif et plus crédible ;
  • de s'affirmer et de rester libre

1. Dire non permet de donner à nos OUI leur valeur d'engagement et d'approbation

Savoir dire "non" a l'avantage de donner de la valeur aux "oui" prononcés par ailleurs. En effet, à force de dire OUI à toutes les sollicitations, on finit par douter de nous. En effet, si oui est sincère dans la bouche de celui ou celle qui le prononce, les interlocuteurs peuvent hésiter à vous demander quelque service, de peur que vous ne les preniez pour des mendiants, des incapables. Si par contre le OUI n'est pas sincère, on s'en rendra vite compte et l'on vous traitera de plaisantin. Car on peut forcer le oui une ou deux fois, mais rarement plus. C'est pour cela que dire non donnera plus d force à vos OUI. Comme le dit d'ailleurs Jean-Jacques Rousseau "Il ne faut point refuser pour refuser, mais pour faire valoir ce qu'on accorde." Paul Evdokimov ira plus loin : "C'est parce que l'homme peut dire non que son oui prend une pleine résonance et se place dans le même registre que le oui de Dieu." N'est-ce pas la raison pour laquelle le poète latin Publius Syrus dit : "C'est encore accorder quelque chose que de refuser avec grâce "? Lorsque vous dit NON à une demande, vous permettez au demandeur de trouver une solution de rechange au lieu de compter sur votre OUI de plaisanterie qui pourrait peut-être lui couter la vie. Evitons donc le OUI-tuer pour ne pas dire le blaguer-tuer comme nos amis Ivoiriens.

2. Apprendre à dire NON nous permet d'être plus productif

En osant dire non, nous apprenons à nous libérer des tâches ingrates et peu utiles pour nous. Nous pouvons surtout éviter de faire ce que nous ne sommes pas tenus de faire et que nous n voulons pas faire non plus, mais que nous aurions pu accomplir malgré nous du faites d'un OUI prononcé pour plaire. Juste pour plaire. C'est dans ces cas que Tahar Ben Jelloun trouve que : "Un homme en colère est un homme qui n'a pas su dire non et éprouve, en plus, le remords de ne pas l'avoir fait." Une telle attitude nous permet de rester concentrer sur nos objectifs pricipaux et sur nos priorités. Cela nous laisse davantage de temps et d'énergie, source d'efficacité et de productivités plus accrues.

3. Oser dire non pour s'affirmer et rester libre

Oser dire non c'est vaincre sa timidité et sa peur d'être rejeté. Osez dire non c'est avoir le choix entre le OUI et le NON. Oser dire non c'est ne pas être un béni oui oui. Oser dire non c'est donc s'affirmer et se reconnaître comme un être libre de ses penser et de ses actions. Selon Jean Ethier-Blais, « Dire non sans donner la raison ! N'est-ce pas affirmer dans l'être ? Sa raison, c'est soi. » L'éssayiste et philosophe français Alain dira même que « Penser, c'est dire "non". » Et quand on sait que penser c'est être (cogito ergo sum), on comprend sans doute pourquoi Amélie Nothomb estime que « Vivre signifie refuser. »
Laissons Jules Renard nous faire sourire : « L'homme vraiment libre est celui qui sait refuser une invitation à dîner sans donner d'explications. »



COMMENT Y PARVENIR


Pour exprimer le désaccord il n'y a pas plus classique : Dites non clairement. Ne faites pas de périphrases Appuyer votre NON d'un rire si vous le pouvez. Si vous ne pouvez pas être aussi directe, il faut absolument éviter de « OUI » ou « D'ACCORD ». Ne pas dire oui, c'est déjà commencer à dire non, car l'écrivain et humoriste français Tristan Bernard le dit si bien : « Pour une réponse affirmative, il n'existe qu'un seul mot : oui. Tous les autres mots ont été inventés pour dire non. »

Une des méthodes qui marche, surtout quand on vous prend de court, est le "non, mais..." Il exprime un refus constructif, qui empêche celui qui le formule de sombrer dans un océan de culpabilité. Il s'agit de ne pas répondre immédiatement à la demande, de s'accorder un délai de réflexion afin d'exprimer précisément son refus. Et surtout de lui trouver une alternative. C'est pourquoi l'écrivain espagnol Baltasar Morales
dit que « Oui et non sont bien courts à dire : mais avant de les dire, il faut penser longtemps ». Une telle réponse apparaîtra ainsi moins brutale, plus ouverte. Un bon moyen d'assumer son désaccord. Et surtout de montrer qu'on dit NON à la demande et non à la personne.

Pour les personnes les plus proches de vous, utilisez une tactique plutôt efficace, celle du disque
rayé . Elle consiste à déstabiliser l'interlocuteur en se montrant tenace, en s'arc-boutant à son NON de toutes les manières possibles. Et avec le plus grand calme. Cela permettra à votre entourage de comprendre que vous ne souhaitez plus être celui ou celle qui cède sur tout. Il vous en respectera d'autant plus.

Voici cinq autres étapes assez simples pour apprendre à dire non :
http://management.journaldunet.com/0510/0510106conseils-non.shtml

Et quand vous arrivez à dire NON et que vous le sentez vraiment, évitez de vous justifier à tout prix : cela donne à l'autre la possibilité d'opposer ses arguments. Alors essayez simplement d'expliquer. Pas de justifier. Il y a nuance. D'ailleurs Alain est formel : « Refuser en donnant des raisons, ce n'est pas refuser »



ET A LA JCI

A la JCI, il est important de savoir dire ou d'apprendre à dire NON pour pouvoir être productif, mener une vie équilibrée entre la JCI, la famille et la profession. Il est surtout important de savoir le faire pour permettre aux autres amis de pouvoir s'améliorer. Il est courant de voir des ais qui, prétextant d'un manque de temps ou d'autres subterfuge bien connus se dérobent à assumer leur responsabilités, en comptant sur d'autres amis pour les suppléer. L'amitié n'est pourtant pas une prise en charge. En acceptant toujours de les porter ainsi, non seulement nous ne les aidons pas a apprendre par l'action, mais pis encore, nous en devenons moins productifs puisque surchargés.

Ken Blanchard et Steve Gottry dans leur livre L'Homme de la situation, nous rappelle bien que dans la vie il y a quatre catégories d'activités qui nous occupent : ceux que nous sommes tenus de faires et que nous voulons faire ; ce que nous sommes tenus de faire mais que nous ne voulons pas faire ; ce que nous voulons faire et que nous ne sommes pas tenus de faire et enfin, ce que nous ne voulons pas faire et que nous ne sommes pas tenus de faire. Osons donc dire non à cette dernière catégorie sans ambages et sans demi-mesure. Cela y va de notre gestion du temps et de … notre jeunesse. Je laisse la plume à l'auteur dramatique et dialoguiste français
Henri Jeanson : « On est jeune tant que l'on sait dire "non". Premier "oui" première ride. »

Alors chers amis, osons dire non quand il le faut pour rester concentrer sur le meilleur pour mieux le viser. Et si notre survie en dépendait ?

LECTURE RECOMMANDEE


Apprenez à dire non
http://www.doctissimo.fr/html/psychologie/bien_avec_les_autres/ps_2727_dire_non.htm

Dire non pour survivre
http://www.psychologies.com/cfml/chroniqueur/c_chroniqueur.cfm?id=58



INCROYABLE MAIS VRAI

Quand une personne dit « non » sincèrement, avec conviction, elle fait plus qu'articuler un mot de trois lettres. Tout son organisme — ses glandes, ses nerfs, ses muscles — se contractent en une attitude de refus. Au contraire, quand la personne dit « oui », son organisme prend une attitude réceptive, consentante. Par conséquent, plus nous parviendrons à conquérir de « oui » et mieux nous réussirons à mettre notre auditeur dans une humeur favorable à notre proposition.

Si vous voulez gagner les gens à votre manière de voir, amenez votre adversaire à répondre « oui » dès le début de l'entretien.




BE BETTER :
La parole enseigne, l'action entraîne.


A jeudi prochain, si Dieu le veut


Gbèton.

jeudi 15 février 2007

Séduire et Aimer Pour Mieux Réussir dans la Vie

Séduire et Aimer pour mieux réussir dans la vie

"Rien n'a d'empire sur l'amour, l'amour en a sur toutes choses."
Jean de La Fontaine
"Je t'aime, tu t'aimes, on sème."
Maurice Chapelan


CE QUE JE DIS



Le fait de séduire ou d'aimer son compagnon ou sa compagne est souvent pris comme une affaire sentimentale très sérieuse, empêchant parfois les uns et les autres d'en tirer tout le bénéfice. Pourtant c'est un jeu et il suffit de savoir le jouer pour en être gagnant. En tout cas, je dis : « Séduisez sans cesse, aimez toujours pour en faciliter la réussite de votre vie sur tous les plans.

POURQUOI JE LE DIS


Les Estoniens sont décidément les plus forts dans le jeu du « porter d'épouse » puisqu'ils défendent le titre mondial depuis 1998 et détiennent le record du monde depuis 2000, en 55,5 secondes. Le porter d'épouse (en finnois akankanto ou eukonkanto) a été créé en 1992 dans le village de Sonkajärvi, à 400km au Nord Est d'Helsinki. Une équipe est composée d'un homme et d'une femme de 17 ans au moins et pesant 49 kg ou plus ; l'objectif est que l'homme fasse un parcours d'obstacles. de 253 mètres en un minimum de temps en portant la femme sur ses épaules ou dans ses bras.. La légende à l'origine du jeu raconte qu'un célibataire natif du village serait allé voler une femme dans le village voisin et l'aurait ramenée sur son dos.

L'amour, l'amour, l'amour… N'est-ce pas ce que toute personne cherche à vivre? On la célèbre à la Saint-Valentin et les contes de fées ne manquent pas : Cendrillon, Blanche Neige, La belle au bois dormant, ...Un bel homme courageux, généreux et amoureux vient à la rescousse d'une jeune princesse d'une beauté insurpassable mise en danger et puis, résultat des courses, après un baiser doux ou passionné, la jeune femme et le héros « vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants ».

On dit souvent que l'amour rend les gens heureux et qu'il est ce qu'il y a de plus beau dans la vie. Les gens célibataires se sentent souvent très seuls et désespérés alors que d'autres rencontrent l'amour de leur vie et filent le parfait bonheur jusqu'à la fin de leurs jours. «
Là où on s'aime, il ne fait jamais nuit. », dit le proverbe. Mais ce qu'on oublie souvent de dire est que les bienfaits de l'amour vont au-delà du bonheur conjugal.

C'est vrai qu'il y a l'amour qu'on fait et celui que l'on vit (l'amour conjugal), et que tous les deux ont leur effet catalysateur sur notre vie. Mais il me plaît de parler ici de l'amour que l'on vit pour le moment. Quant à celui que l'on fait j'y reviendrais en d'autres circonstances.

A la vérité, les bienfaits « collatéraux » de l'amour et de la séduction qui le précède, l'accompagne et l'entoure sont énormes et inexploré. C'est pourquoi je dis : « user du jeu de la séduction, aimez encore et encore, vous en tirerez les effets positifs, les aptitudes et les attitudes qui donneront des ailes à votre vie sur tous les plans. Quatre principales raisons ont fini de me convaincre :
  1. Séduire est un art. Aimer aussi !


L'amour est devenu difficile à définir au fil des temps et nombreuses et variées sont devenues ses définitions, chacune traduisant souvent l'une de ses manifestations particulières. Selon le Petit Larousse, l'amour est un "sentiment très intense, attachement englobant la tendresse et l'attirance physique entre deux personnes. » Ainsi, aimer c'est éprouver par affinité naturelle ou élective, une forte attirance pour quelqu'un ou quelque chose. Mais Honoré de Balzac nous dit « L'Amour n'est pas seulement un sentiment, il est un art aussi ». C'est aussi sans doute la raison pour laquelle François René de Chateaubriand estime que «Aimer, c'est bien, savoir aimer, c'est tout » Et, comme le dit Guilleragues dans l'une des cinq des cinq Lettres portugaises ( ), « Il faut de l'artifice pour se faire aimer ; il faut chercher avec quelque adresse les moyens d'enflammer, et l'amour tout seul ne donne point de l'amour. » Car Pierre REVERDY est formel « Il n'y a pas d'amour, il n'y a que des preuves d'amour »

Ainsi apparaît la séduction dans le voisinage de l'Amour. Pour ce qui est de séduire, l'art y apparaît encore plus nettement car en effet, il s'agit de convaincre en mettant en œuvre tous les moyens de plaire, autrement dit "amener à l'écart pour obtenir des faveurs". « Séduire, c'est ne pas mourir. C'est vivre dans le regard de l'autre » nous dit le journaliste et écrivain Patrick Poivre d'Arvor.



Peu importe où l'on vit, le rituel de la séduction comporte cinq étapes bien précises et bien décrites par les anthropologues et les psychologues. Je vous en propose des éléments ci-dessous dans la rubrique « Lecture recommandée ».

  1. Le jeu de l'amour et de la séduction renforce la personnalité en favorisant le développement de la créativité, l'humilité, le goût du risque et la confiance en soi, etc

L'amour est essentiel à la construction d'une personnalité énergique et résistante. Sur le plan biologique, il active la sécrétion de médiateurs chimiques, comme la dopamine, qui nous mobilisent, nous rendent combatifs et nous aident à poursuivre nos objectifs et à nous défendre. C'est lui qui nous donne la force d'accomplir les choses et nous donne de la confiance en soi. L'amour nous apaise, exactement comme les médiateurs chimiques du cerveau qui calment la souffrance. Il est indispensable à notre survie.

L'amour rime souvent avec passion et comme le dit Henri Frederic Amiel « Sans passion, on n'est qu'une force latente et une possibilité, tout comme une pierre à briquet qui attend le choc du métal avant de jeter une étincelle. » Et « La passion fournit les arguments incontestables pour contourner les obstacles. » (Antoine Riboud)

Quand Charles Péguy nous enseigne que « Aimer c'est donner raison à l'être aimé qui a tort. », c'est une belle leçon d'humilité que l'amour nous enseigne.

L'objet de notre jeu de séduction devient en quelque sorte un projet de vie. On ne réfléchit que par ça : Que dois-je faire pour l'avoir ? Ce jeu nous amène à développer notre sens de la créativité, de l'initiative et de la stratégie qui nous conduit à la patience, à la ténacité, et parfois à faire des « folies » ; des aptitudes directement applicables dans la réalisation des projets de vie. L'industriel John Rockefeller nous enseigne-t-il pas que « La ténacité est une des qualités indispensables pour réussir dans la vie, quel que soit le but à atteindre. » ? Et aussi, arriver à transformer le « non » initial de la femme ou l'indifférence première de l'homme en un « oui » vous confère de ces qualités motrices. Mieux, « Ce que l'amour peut faire, l'amour ose le tenter. » (William Shakespeare).

Par ailleurs, le jeu de la séduction développe la confiance et le goût du risque car en effet «Séduire, c'est être soi-même » (Elsa Zylberstein) et « Ce que l'amour peut faire, l'amour ose le tenter. » (William Shakespeare). En affirmant que « Séduire, c'est s'exposer à decevoir », Francis Lalanne auteur, compositeur et chanteur français met bien en évidence cet aspect de risque que renferme cet exercice de la séduction. Alors que Victor Hugo, lui, ajoute une autre dimension :« Aimer, dit-il, c'est la moitié de croire »

  1. Aimer c'est viser la perfection

Même si Sénèque nous dit « si tu veux être aimé, aime », il faut aussi savoir se faire aimer. Séduire paraît sans doute simple puisque « Faire rire une femme, c'est la séduire » nous dit José Artur. Mais aimer, c'est séduire souvent pour ne pas dire tout le temps ; ce qui représente une vraie paire de manches quand on sait par exemple selon le proverbe espagnole que « La femme est comme la fleur : elle ne bourgeonne que si on l'arrose » et que « La femme ne voit jamais ce que l'on fait pour elle, elle ne voit que ce qu'on ne fait pas. »(Georges Courteline). C'est aussi pour cela que Laure Conan prévient : « Rien n'est petit dans l'amour. Ceux qui attendent les grandes occasions pour prouver leur tendresse ne savent pas aimer. » Et Jean Cocteau de renchérir : « Le verbe aimer est un des plus difficile à conjuguer : son passé n'est pas simple, son présent n'est qu'indicatif et son futur est toujours conditionnel. ».

Réussir à aimer, c'est donc viser la perfection. Le romancier Frédéric Beigbeder dit : « Au premier mariage, on cherche la perfection, au second on cherche la vérité. » Le véritable défi de l'amour est donc de parvenir à viser la perfection en gardant la flamme allumée en la même personne aimée, de sorte que ce second mariage se fasse entre le même homme et la même femme. Pour y parvenir il faut faire rimer amour et passion car « Un homme passionné voit toutes les perfections dans ce qu'il aime. » (Stendhal). En effet, « L'amour est visionnaire. Il voit la divine perfection de l'être aimé au delà des apparences auxquelles le regard des autres s'arrête. » (Christiane Singer)



Tout ceci nous amène à croire et à dire, comme les Beatles, « all you need is love »…

Alors chers amis, osons chanter J.J Goldman interprété par Nayanka Bell dans Les Mots Magiques : « S'offrir pour ne plus souffrir, se dire des mots sans se mentir, s'ouvrir se découvrir du pire au meilleur ... » et visons le meilleur !

ET A LA JCI

La séduction est présente à la JCI... Tout ce que nous faisons est destiné à séduire. Séduire pour être remarqué, nommé et élu. Séduire au cours de son mandat pour obtenir les reconnaissances méritées. Séduire en public par l'art oratoire et par le comportement vestimentaire et social. Et pour y arriver, les leçons tirées de l'art de la séduction et de l'amour nous sont d'une utilité fondamentale. Car Paul Léautaud dit « Aimer, c'est préférer un autre à soi-même. » comme pour magnifier notre souci de considérer le service à l'humanité comme la plus noble des oeuvres d'une vie. Je me rappelle encore cette façon qu'a notre ami Joël Gbaguidi de dire que la JCI est une école de l'autre, une école où l'on apprend à connaître l'autre davantage.

Comme le dit Gaston Bachelard, «Le visage humain est avant tout l'instrument qui sert à séduire ». Vous comprenez sans doute pourquoi il est courant de voir les jaycees garder la plupart du temps le sourire, en live ou en photo.

Gardons donc le sourire, continuons à séduire par nos actes, nos paroles et surtout nos activités.

Et si nous parvenions à appliquer nos acquis de la JCI au service de la séduction et de l'Amour ?

LECTURE RECOMMANDEE :

INCROYABLE MAIS VRAI



Les phéromones sécrétées par des glandes situées dans les aisselles peuvent aller jusqu’à provoquer un changement systématique de l’ovulation et du moment des règles chez les femmes exposées à ces substances.

Les phéromones sont des substances chimiques odorantes qui attirent les membres de notre propre espèce. Les humains dégagent des phéromones par leurs aisselles (par la sueur), leurs tétons, leur cuir chevelu et leurs organes génitaux.

Femmes, attention donc à vos fréquentations !

Pour en savoir plus : La Biologie de l'Amour
http://www.clg.qc.ca/for/reg/dep/700/actint/2003/amour/biologie.htm


BE BETTER :
La parole enseigne, l'action entraîne.
A jeudi prochain, si Dieu le veut
Gbèton.


jeudi 8 février 2007

Eviter de toujours s'excuser pour mieux conserver le "pouvoir"

« Quand on cherche des excuses, on a déjà péché dans son coeur. »
Jean Giono

« C'est compliqué de demander pardon, c'est un geste délicat, en équilibre entre raideur orgueilleuse et contribution larmoyante et si l'on n'arrive pas à s'ouvrir à l'autre en toute honnêteté, toutes les excuses paraissent fausses et creuses. »
Paul Auster

Eviter de toujours s'excuser pour mieux conserver le "pouvoir"

CE QUE JE DIS


C'est connu. La société nous as inculqué qu'il faut nous excuser pour nos moindres fautes. Ce serait la preuve de notre politesse et de notre bonne éducation. C'est ainsi que nous sommes programmés et formatés pour la plupart. Mais moi je conseille : Pour mieux garder le pouvoir, arrêtez de vous excuser trop souvent.

POURQUOI JE LE DIS


La société nipponne est bien connue pour ses traditions de politesse et de respect de l'autre. Cet aspect constitue d'ailleurs l'un des facteurs d'attirance et d'intérêt pour ce pays. Pourtant, les japonnais n'ont pas (plus) l'habitude se s'excuser lorsqu'ils bousculent quelqu'un dans la rue. Signe d'impolitesse ou de mépris ? Dans une ville aussi peuplée que Tokyo - près de 5.500 habitants au kilomètre carré - les Tokyoïtes considèrent que s'excuser a chaque contact involontaire serait un boulot a plein temps. En effet, imaginez-vous en plein coeur du marché Sandaga à Dakar ou Dantokpa à Cotonou en train de présenter des excuses pour les moindres bousculades.

Pourtant j'en connais qui aiment tellement s'excuser qu'ils sont parfois surpris de s'entendre dire « excuse-moi » à la porte ou au pilier en béton qu'ils viennent de heurter. Les demandes d'excuse sont alors machinales, purement protocolaires et perdent donc de leur caractère réparateur. S'il est vrai qu'on peut dire avec
Pierre Claude Nivelle de la Chaussée que « La honte est dans l'offense, et non pas dans l'excuse. », on peut aussi reconnaître, comme le dit le proverbe, que «Mauvaise excuse vaut mieux que pas d'excuse »
En outre, « S'excuser, c'est un peu comme essayer de redonner de l'allure à un manteau élimé avec une brosse usée.(Leonard Flemming) Il faut donc y mettre la manière pour ne pas l'abîmer entièrement. C'est pourquoi pour garder la tête toujours haute, pour conserver le « pouvoir » et pour s'améliorer personnellement, il serait bon d'éviter de s'excuser trop souvent, n'importe comment et face à n'importe qui. Cette attitude nous permettra à terme de viser le meilleur pour quatre principales raisons :


  1. Présenter des excuses suppose toute une démarche

Une excuse est une manifestation physique ou verbale visant à abolir la culpabilité résultant d'une faute ou d'un manquement vis-à-vis de quelqu'un. L'excuse se doit donc d'être sincère. Elle doit être précédée d'une introspection et d'une analyse de conscience afin reconnaître ses torts et les regretter. En effet, sans regret il ne saurait y avoir de réelle excuse. Et, c'est sans doute ce qui pousse Sara Paddison à dire: « Un pardon sincère n'attend pas d'excuses » pour nous inviter à des excuses sincères qui supposent :

  • la reconnaissance de sa faute, de son tort, « faute avouée est à moitié pardonnée »
  • le regret de l'offense,

  • la réparation si possible des torts même si Lise Harou dit que « La souffrance survit à toutes les excuses. »

  • la demande d'excuse, et ;

  • l'engagement implicite de ne plus recommencer.

Il serait en effet inutile de présenter des excuses si l'on n'est pas sûr de passer par toutes ces étapes. Sinon, à quoi cela sert-il de demander des excuses si c'est pour reprendre la même faute quelques minutes ou quelques heures plus tard ? « L'imprudent qui ne fait qu'une faute mérite une excuse, celui qui pèche pour la seconde fois doit souffrir double peine pour son crime. » nous dit l'écrivain français Antoine Gombaud. Nous comprenons alors davantage pourquoi les japonnais trouvent inutile de s'excuser pour des bousculades qu'ils reprendront quelques mètres plus loin.

Pour illustrer mon propos je voudrais revenir au dernier championnat mondial de football et me référer à ce qu'on a appelé le coup de boule de Zidane sur Materazzi. On se souvient de comment Zidane a affirmer très subtilement quelques jours plus tard : « je m'excuse mais je ne regrette rien». A la vérité, ses excuses ne s'adressaient pas à Materazzi l'offensé mais bien aux enfants et aux fans qui ne pouvaient comprendre difficilement un tel geste de la part du génie du foot... « je m'excuse mais je ne regrette rien» comme pour dire qu'il était prêt à reprendre son acte en l'absence des enfants et de ses fans à qui ses excuses s'adressaient en réalité.
  1. La rareté crée la valeur

La deuxième raison pour laquelle il ne sert à rien de présenter des excuses à tout vent est bien connu des économistes : « la rareté crée de la valeur.» Plus vous présentez des excuses, moins vos excuses auront une valeur réparatrice. C'est pour cela qu'il ne faut présenter ses excuses que lorsqu'on se sent véritablement coupable. A ce titre il faut noter la différence entre « s'excuser d'une faute » et « présenter ses excuses pour une faute.» S'excuser est un acte unilatéral qui n'attend pas l'approbation de l'offensé pour passer. Or présenter des excuses à l'être offensé laisse la latitude à ce dernier de les accepter ou de les refuser.

Au lieu de verser dans la manie des excuses on peut parfois juste se contenter d'expliquer son acte. Bien que l'écrivain américain Caleb Carr estime qu'« Il y a un fossé entre explication et excuse. » Ceci pourrait permettre a l'être offensé de vous comprendre et implicitement vous excuser sans avoir à le dire. N'est ce pas à cela que fait référence le journaliste français Daniel Mermet en disant :« Qui s'explique, s'excuse » ?
  1. Qui s'excuse s'accuse et perd de son "pouvoir"

La question des excuses est toujours liée à la notion de pouvoir. L'auteur d'une offense a toujours le choix de prendre conscience ou non de ses mots et de ses actes nuisibles. Il s'agit d'un ressenti, d'une capacité à se mettre à la place de celui qui a mal et de regretter sincèrement. S'il n'y parvient pas, il peut se défausser injustement dans le seul objectif de régler un conflit, et les excuses ne deviennent alors qu'une simple formule de politesse, ce qu'ironise l'écrivain satirique irlandais Jonathan Swift en disant : «Une excuse est un mensonge fardé. » Pour être acceptées, les excuses doivent donc être sincères.

Présenter des excuses ou s'excuser revient toujours à perdre un certain pouvoir. En effet, celui qui agresse, verbalement et/ou physiquement, exprime une certaine impuissance qui l'amène à prendre de force le pouvoir sur quelqu'un d'autre. Tant qu'il ne s'excuse pas il reste avec ce « pouvoir ». Comme le dit un proverbe : « L'excuse est pire que la faute. » sans doute parce que « Qui s'excuse s'accuse »(Stendhal).

La victime, de son côté, a toujours le choix de la rancune, de la vengeance ou non. En acceptant les excuses de son agresseur, elle va réintégrer un pouvoir qu'elle sentait perdu : le pouvoir de pardonner, ou pas. Il vous lie les bras (souvenons-nous de la gestuelle de celui qui demande padon). Le pardon est défini comme l'action de tenir pour non avenue une faute, une offense, de ne pas en tenir rigueur au coupable et de ne pas lui en garder de ressentiment. C'est cette notion de jeu de pouvoir que traduit les propos de l'américaine Jessamyn West quand elle dit « Il est facile de pardonner leurs erreurs aux autres ; cela demande plus de cran de les excuser d'avoir vu les nôtres. »

C'est la raison pour laquelle « C'est compliqué de demander pardon, c'est un geste délicat, en équilibre entre raideur orgueilleuse et contribution larmoyante et si l'on n'arrive pas à s'ouvrir à l'autre en toute honnêteté, toutes les excuses paraissent fausses et creuses. » ( Paul Auster)

  1. Ne pas vouloir présenter trop d'excuse suppose de donner le meilleur de soi

Retenir le principe de ne pas vouloir présenter trop d'excuse nous amène à un travail de perfection qui nous fait poursuivre la vérité. Nous cherchons à agir au mieux pour ne pas nous sentir obligé de présenter des excuses à nos amis. Car « La vérité est la meilleure des excuses ». Sur un autre plan, le fait de ne pas vouloir user d'excuse nous pousse à trouver les moyens de donner le meilleur de nous même car nous n'avons que deux possibilités selon
Emmanuel Pinda « Si tu veux faire quelque chose, ou tu trouves un moyen, ou tu trouves des excuses. », ce que reprend plus clairement le proverbe arabe « Qui veut faire quelque chose trouve un moyen, qui ne veut rien faire trouve une excuse. »

Demander des excuses au nom de ce qui est et que l'on peut changer apparaît comme une plaisanterie tant qu'on n'a pas procédé au dit changement. N'est ce pas ce qu'exprime amèrement Michel Bernanos : « L'homme est avant tout un lâche souvent préoccupé de trouver une excuse à sa lâcheté. » ? N'abusons donc pas d'excuses. Essayons d'éviter les fautes pour éviter les demandes d'excuses.

Antoine Gombaud nous en donne les moyens : « Quand un homme ne veut plus faire de faute, le repentir de celles qu'il a faites lui sert d'excuse, et de lumière pour n'en plus commettre. »


ET A LA JCI


A la JCI, quelle pratique faisons-nous des excuses ? Comme l'a dit le poète et romancier français Philippe Soupault, « On ne pardonne pas à son ami ses erreurs, on ne les excuse pas non plus. On les comprend. » Faisons en sorte que nos amis nous comprennent quand nous somme dans l'erreur. Cela suppose que nous n'abusions pas de leur capacité à nous excuse car « Chez les amis, tout s'excuse, tout passe» (Jean de La Fontaine). C'est vrai que nous disons qu'il n'y a pas d'échecs à la JCI mais qu'il n'y a que des expériences, mais ne perdons pas de vu ce que nous enseigne Napoleon Hill : « Le succès ne s'explique pas. L'échec ne s'excuse pas. »


Je voudrais finir en abordant le problème des retards et des absences excusées au cours de certaines assemblées générales. Leur nombre est parfois important. Lorsque nous savons que l'établissement du quorum est fondés sur les présents et les excusés, on aboutit souvent à un usage abusif des excuses, dans le souci de pouvoir tenir valable la rencontre. Cette situation n'est pas de nature à permettre l'amélioration des taux de présence et d'absentéisme car le journaliste américain Ambrose Bierce est sans compromis sur la question : « Excuser, dit-il, c'est poser les fondations d'une future offense. »


C'est pour cela que nous devons, en tant que membre de la JCI, veiller à:

  • faire de notre mieux pour être présent et à l'heure aux réunions importantes ;
  • formuler à temps notre excuse à l'intention du président de séance. Les excuses doivent donc être faites avant que la réunion ne démarre. Cela nous évitera, en prenant la parole au cours de l'assemblée, de devoir présenter des excuses pour notre retard. Nous en gagnerons du temps ;
  • mener les projets qui nous sont confiés avec engagement et conviction pour éviter que Romain Rollan ne nous dise « La fatalité, c'est l'excuse des âmes sans volonté. »

Alors chers amis, soyons meilleurs et évitons les excuses intempestives. Le pouvoir en restera avec nous, et nos excuses plus crédibles ! Arrêtons de nous excuser à tout vent ...

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Excuse, pardon et regret :


INCROYABLE MAIS VRAI

Si on épelle tous les nombres en anglais (one, two, three, four, ...) jusqu'où faut-il aller pour trouver la lettre A ? 1000 (one thousAnd). Avouons que la voie est longue comme celle des excuses sincères non ?


BE BETTER :
La parole enseigne, l'action entraîne.

A jeudi prochain, si Dieu le veut

Gbèton.