Tous les Jeudis, Gbèton partage ses convictions, sa philosophie, ses découvertes et ses idées ... sur les voies du leadership, du développement personnel et du bonheur

jeudi 31 mai 2007

Carpe Diem, Ceuillir le jour et le savourer comme un fruit défendu


Carpe Diem, cueillir le jour et le savourer comme un fruit défendu

Rien n'a plus de valeur qu'aujourd'hui.
Celui qui sait profiter du moment, c'est là l'homme avisé
.
Johann Wolfgang von Goethe

Il est temps de vivre la vie que tu t'es imaginée
Henry James

Personne ne se soucie de bien vivre, mais de vivre longtemps, alors que
tous peuvent se donner le bonheur de bien vivre, aucun de vivre longtemps.
Sénèque

CE QUE JE DIS

La société dans laquelle nous vivons nous a appris à travailler d'abord, à étudier, à gagner de l'argent, à épargner, à réaliser de grandes choses à imaginer de grands projets avant d'en profiter, d'en jouir et d'en savourer les fruits. Chaque chose a son temps dit-on comme si le confort et le réconfort avait une limite étanche. On oublie bien souvent alors de profiter et de jouir pleinement de l'instant présent. C'est pourquoi, j'épouse volontiers la philosophie des bons vivants, le CARPE DIEM et je dis :
cueillez chaque instant et savourez-le comme un fruit défendu.

POURQUOI JE LE DIS


J'ai relu avec le même plaisir une histoire très inspiratrice qui montre comment le bonheur n'est pas une destination mais toute une trajectoire (http://groups.google.com/group/je-dis-de-gbeton/web/le-bonheur-est-nest-pas-une-destination). En fait, cette histoire traduit bien les pensées de Conficius lorsque l'arrière-grand-père de mon arrière-grand-père lui demanda un jour : "Qu'est-ce qui vous surprend le plus chez les humains ?". Le Grand Homme (Confucius) pris un profond souffle et répondit dans un soupir : « Humm ! Ils perdent leur santé à faire de l'argent et par la suite perdent leur argent à restituer leur santé. En pensant anxieusement au futur, ils oublient le présent, de sorte qu'ils ne vivent ni le présent ni le futur. Finalement, ils vivent comme s'ils n'allaient jamais mourir, et ils meurent comme s'ils n'avaient jamais vécu... »

En effet, nous nous disons bien souvent que notre vie sera complète quand les choses iront mieux pour notre conjoint, nos enfants et nos chers, quand nous posséderons une plus belle voiture ou une plus grande maison, quand on pourra aller en vacances aux Bahamas ou a la Côte d'Azur, quand on sera à la retraite. Mais la vérité est qu'il n'y a pas de meilleur moment pour être heureux, que le moment présent.

Profitons d'aujourd'hui comme la meilleure chose que nous pouvons obtenir pour ne pas mourir comme si nous n'avions jamais vécu. J'évoque ci-dessous quelques points d'appréciation en la matière.

  1. Le passé et l'avenir ne nous appartiennent pas

Je ne suis pas contre ceux qui se préoccupent de leur passé, mais que ce soit à condition de mieux vivre le présent. Il ne faut pas trop se concentrer de regarder dans le rétroviseur du passé au point de perdre le contrôle de la voie du présent et de l'avenir. En effet, comme le dit
Placide Gaboury, « Le passé est comme le sac à dos que chacun porte et qui contient des leçons de vie. Si on profite de ces leçons le sac à dos s'avère utile. Sinon, c'est un poids inutile qu'on porte sur les épaules » . De même l'avenir et le futur sont inconnus et mystérieux pour nous, pourtant ils mobilise tellement nos énergie au quotidien. Alors puisque nous ne pouvons la maîtriser et que nous pouvons non plus rien changer de fondamental au passé, il ne faut pas focaliser toute son attention là-dessus au point de rater l'essentiel. Selon Gustave Flaubert, « L'avenir nous tourmente, le passé nous retient, c'est pour ça que le présent nous échappe. » Blaise Pascal le soutient : « Nous ne nous tenons jamais au temps présent. Nous rappelons le passé ; nous anticipons l'avenir comme trop lent à venir, comme pour hâter son cours. »

Par contre, si nous nous préoccupons du présent pour en tirer les plaisirs, mieux le bonheur nous aurons vécu. Démocrite remarquait 4 siècles avant Jésus-Christ qu' « Une vie sans plaisir, c'est un long voyage sans auberge. » car comme l'insinue Stanislaw Jerzy Lec, « Le fait qu'il soit mort ne prouve pas qu'il ait vécu. »
donnant ainsi un sens plus exotique à la vie.



  1. Aujourd'hui nous est donné comme cadeau et c'est pour cela qu'on l'appelle le présent

Si vous lisez ces lignes en ce moment c'est que vous êtes présent et que vous avez le présent de la vie. Vous jouissez du présent de la vie, mais aussi du temps présent. En effet, le présent est un dont de Dieu. C'est un cadeau, un présent. Il faut en jouir et en profiter car en tant que don, il nous appartient. Pour l'auteur anglais Charles Caleb Colton, « Le moment présent a un avantage sur tous les autres : il nous appartient. » Pour Goethe d'ailleurs, « Rien n'a plus de valeur qu'aujourd'hui et celui qui sait profiter du moment, c'est là l'homme avisé ».

En fait, chaque jour, 24 heures chrono nous sont offertes, 1440 minutes dont nous disposons pour travailler, pour prier, pour planifier, réfléchir, et que sais-je encore, mais surtout pour jouir et tout simplement vivre. L'auteur dramatique français Marcel Achard dit d'ailleurs « On ne vit qu'une fois. Et encore ! » C'est pourquoi, détaché du passé à l'égard duquel il ne sait éprouver que gratitude et sans doute regret, confiant dans l'avenir qu'il a su priver de la vaine espérance, l'Homme averti pourra se décider à vivre au présent. Non pour y assouvir un appétit de plaisirs, mais pour atteindre la sérénité de la vertu dans la combinaison idéal d'activités qui permettent de tirer le meilleur de la journée, de cueillir le jour pendan t qu'il est encore bien frais. Il faut donc apprendre à vivre, apprendre à vivre chaque instant. Il faut apprendre a ne manquer aucune des opportunités que nous offre ce present qu'est le present.



  1. Carpe diem, ou savourer l'instant présent (sans refuser une planification de sa vie)

Carpe Diem (http://fr.wikipedia.org/wiki/Carpe_diem) est une expression latine utilisée par Horace et qui veut dire « Cueille le jour ». C'est une invitation qui était dédiée initialement à une jeune fille au prénom révélateur LEUCONOË, c'est-à-dire ESPRIT BRILLANT. Une jeune fille qui, d'après les recommandations que lui adresse Horace souhaitait vivre longtemps. Avec une tendresse toute paternelle et une profonde sagesse, le poète l'appelle à réaliser que
la vie se passe au présent et qu'il lui faut mordre à belles dents le moment qui passe, même si elle savait, par impossible, qu'elle allait effectivement vivre encore bien des hivers.

Ainsi CARPE DIEM est une invitation à saisir le jour et à le déguster comme un fruit savoureux, mieux comme un fruit défendu pour le plaisir et la jouissance en soient décuplés (Un baiser offert vaut-il un baiser volé ?) A la vérité, « Il n'y a pas de moments ordinaires. » nous dit d'ailleurs Dan Millman. C'est pourquoi, les invitations à jouir du moment présent sont légions. Tenez : « Au galop ! Jouir, vivre ! Nous sommes mortels ! » (Isabelle Sorente) et « Vivre c'est pour en jouir. » (France Théoret). Alors le Proverbe perse conseille« Cueillons les douceurs, nous n'avons à nous que le temps de notre vie. » Harry Kurnitz renchérit : Mangez, buvez et soyez heureux, car il se pourrait que demain nous ayons à nous priver ! » Quant à Jean Racine, « Hâtons-nous aujourd'hui de jouir de la vie ; qui sait si nous serons demain ? »
car comme le dit Claude Pujade Renaud « Je ne perdrai pas mon temps à essayer de prolonger ma vie. »


  1. Comment cueillir le jour et le savourer comme un fruit défendu

Pour adopter le CARPE DIEM, il faut apprendre à profiter du moment présent, à vivre pleinement chaque instant et ne pas uniquement penser aux jours à venir. C'est un défi à relever dès maintenant n'est-ce pas ? Cueillir, cueillir dès aujourd'hui… A y réfléchir, il n'en faut pas beaucoup pour être heureux. (http://groups.google.com/group/je-dis-de-gbeton/web/les-plus-beaux-moments-de-la-vie)
Il suffit juste d'apprécier chaque petit moment et de le sacrer comme l'un des meilleurs moments de sa vie.


Il suffit d'apprendre par un positivisme réaliste à prendre la vie par ses bons côtés et Dieu sait qu'il y en a tellement. Il faut savoir faire de chaque occasion non pas une catastrophe mais un catalyseur sur la trajectoire du bonheur.

Il suffit d'apprendre à attaquer la vie plutôt que de survivre, la survie étant la défense comme les férus de football qui savent que la meilleure des stratégies est d'attaquer plûtot que de défendre. A mon avis, vivre requiert une action consciente et volontaire de notre part alors que survivre est une réaction, une réaction aux affres de la nature et de l'environnement. Le « viveur » agit alors que le « survivant » se contente de réagir et de défendre. Il faut bien admettre que respirer et satisfaire ses besoins vitaux ne suffisent pas à rendre pleinement compte de ce que signifie vivre.

Apprendre à vivre, ce n'est pas mener une vie de patachon, ce n'est pas refuser de faire des projets à long terme, ce n'est pas refuser de planifier sa vie, mais c'est intégrer la jouissance quotidienne et instantanée, à dose homéopathique, à tous nos plans à venir et à nos actions quotidiennes, y compris le travail. « Apprendre à vivre » est le titre d'un ouvrage de Luc Ferry paru récemment, comme pour dire qu'il faut l'apprendre. Mais, si l'on en croit Aragon : « Le temps d'apprendre à vivre, il est déjà trop tard. » Aïe !

Si nous sommes conscients ou décidés qu'un jour nous allons vivre heureux et que nous planifions et mettons tout en oeuvre justement pour y arriver, qu'est-ce qui nous empêche de commencer aujourd'hui ? Montaigne ne nous révèle-t-il déjà pas que « Tout ce qui peut être fait un autre jour, le peut être aujourd'hui. » ?

Alors chers amis, cueillons, cueillons le jour et dégustons-le comme un fruit savoureux et soyons heureux dès maintenant car le bonheur n'est pas une destination mais toute une trajectoire et il faut rester en orbite. Et ça ca c'est notre choix individuel de faire de chaque occasion un moment heureux ou malheureux. Gardons a l'esprit qu'Hier nous n'y pouvons plus rien ; Demain nous n'en savons rien mais Aujourd'hui nous l'avons pour nous. Profitons d'aujourd'hui comme la meilleure chose que nous pouvons obtenir pour ne pas mourir comme si nous n'avions jamais vécu.

ET A LA JCI

Au sein de la JCI, nous devons intégrer la convivialité comme dimension importante dans toutes les réunions et activités. L'aspect ludique devrait être transversale de même que les occasions de rire et de se sentir épanouis et heureux de participer à la vie de l'organisation.

Dans nos rencontres et les travaux en commissions par exemple, il est bon d'éviter tant que possible le carcan des réunions formelles afin de se retrouver autour d'un pot ou d'un bon petit plat pour travailler en toute convivialité. Les « home hospitality » sont également à prévoir.


Les séances de formation de la JCI intègre également la philosophie du carpe diem, car l'adulte apprend en s'amusant. C'est pour cela que les jeu de rôles les histoires drôles et autres ressources de formation insistent sur la convivialité et la bonne humeur.

Ce n'est pas pour rien que les conventions annuels, les conférences et les congrès de la Jeune Chambre Internationale prévoient souvent des programmes de divertissement, de danse, de musique pour permettre à tous les participants de savourer l'instant présent.

Dans toutes nos activités, ayons à l'idée de cueillir l'instant présent tout en faisant les changements positifs pour lesquels nous oeuvrons.

LECTURE RECOMMANDÉE :

Pourquoi le carpe Diem :


http://carpe-diem-lbsp.skynetblogs.be/post/3774204/pourquoi-carpe-diem-


Le bonheur n'est pas une destination :


http://groups.google.com/group/je-dis-de-gbeton/web/le-bonheur-est-nest-pas-une-destination


Les plus beaux moments de la vie :


http://groups.google.com/group/je-dis-de-gbeton/web/les-plus-beaux-moments-de-la-vie

INCROYABLE MAIS VRAI


Comment stopper le hoquet pour garder le sourire

Il suffit de masser les points du dos situés "sur une horizontale passant par la pointe des deux omoplates" (c'est-à-dire le point le plus bas des omoplates, qu'on touche naturellement en remontant ses mains derrière le dos).

Si vous avez quelqu'un près de vous, demandez-lui de vous masser le haut du dos jusqu'au bas des omoplates, vous m'en direz des nouvelles (et pas seulement pour le hoquet, hum !). Si vous êtes seul au moment où le hoquet se déclenche, massez-vous en essayant de vous détendre complètement, si possible en vous aidant d'un objet arrondi. En moins d'une minute, le soulagement est là et le bonheur qui en découle est ... indescriptible.

Source : http://culinotests.fr/news/halte-au-hoquet


BE BETTER :
La parole enseigne, l'action entraîne.

A jeudi prochain, si Dieu le veut

Gbèton.

jeudi 24 mai 2007

La hâte comporte de la violence : Se hâter doucement

La hâte comporte de la violence : Se hâter doucement


Se hâter, c'est déjà de la violence
Gandhi

Soyez rapide sans vous presser
John Wooden

Mieux vaut tenir que courir
Esope


CE QUE JE DIS


Dans notre environnement en constante évolution, tout bouge si vite et si fort que l'on en perd la tête. Il s'agit d'agir vite sous l'effet du stress et des urgences. Même si l'adage dit que "qui va lentement va sûrement", trop de lenteur n'est pas à conseiller pour autant. C'est pour cela que je dis : Hâtez-vous doucement pour rester efficace dans le tourbillon de la vie.

POURQUOI JE LE DIS

Samedi dernier, quand je filais chez un ami aux HLM Mariste, j'étais pressé et arrivé au carrefour de la patte d'oie, en plein travaux, j'ai pris une voie au « au pif ». C'est vrai que je savais à peu près quelle direction prendre et je n'ai pas pris la peine de consulter les nombreux panneaux d'orientation posés pour aider les usagers déroutés par les travaux de construction de l'échangeur. Je devais faire vite. J'étais sûr que je me retrouverais bien, mais hélas, je me suis perdu dans les dédales.

Bien confus et déjà en retard, j'ai été bien obligé de prendre du temps pour m'orienter plus sérieusement et retrouver le chemin que je connaissais bien. Mon ami Antoine avait raison de rappeler que « le chemin le plus rapide, c'est celui qu'on connaît » Faire le point, m'a permis de retrouver le bon chemin et d'arriver enfin à ma destination. Autant dire qu'il ne sert à rien de courir, il faut partir à point. Ainsi, il vaut toujours mieux se hâter lentement pour rester efficace malgré le tourbillon de la vie qui exige tout de nous tout de suite. Je retiendrais cinq points, pour m'en expliquer.

1. La hâte peut rendre l'Homme irrationnel et inefficace


Nous rejetons la lenteur et lui préférons la vitesse : celle de l'esprit vif qui pense et qui décide, celle des corps qui se meuvent, celle du travail à accomplir, etc. Nous aimons la vivacité, la virtuosité, la rapidité. C'est le principe du « tout, tout de suite ». Comme le dit
Filippo Tommaso Marinetti. « La splendeur du monde s'est enrichie d'une beauté nouvelle : la beauté de la vitesse. »


On en arrive même à sacrifier certaines qualités au profit de la seule vitesse dont le goût effréné rend complètement irrationnel. Sinon comment comprendre que Jack Welch affirme : « Il vaut mieux agir trop rapidement qu'attendre trop longtemps » ? Pis encore, Percy Barnevik va plus loin « Je privilégie la vitesse à la précision, car le coût d'un retard dépasse de loin celui d'une erreur. » On comprend alors pourquoi « Tout circule si rapidement, d'un bout à l'autre de la planète. » (Benoît Duteurtre) Pour Paul Morand, le goût de la rapidité a un autre mobile : « Tout ce que je fais, je le fais vite et mal, de peur de cesser trop tôt d'en avoir envie. » Quand Lou Gerstner tente d'expliquer ce mal du siècle, c'est encore pour mieux nous choquer : « La vitesse et la réactivité sont les conditions essentielles du succès. On en est presque au point où être le premier vaut mieux que d'être intelligent ? » Où allons nous ?

Un proverbe persan dit « La précipitation vient du Diable ; Dieu travaille lentement. » Vraiment perçant non ? A la vérité, « qui trop embrasse mal étreint » c'est-à-dire que l'inefficacité peut provenir de l'envie de vouloir tout faire en même temps. Ainsi par exemple, selon Daniel Pennac, « Les batailles se perdent dans la précipitation. »


2. Se hâter comporte de la violence


Autant nous refusons la lenteur, autant la vitesse fulgurante nous affole et nous déconcerte. On ne prend plus le temps de réfléchir, de méditer, de savourer. On préfère par exemple presser le jus d'orange et le boire agressant l'estomac, plutôt que de sucer le fruit naturel, de le déguster, facilitant du même coup sa digestion. Esope nous souffle pourtant que « Mieux vaut tenir que courir », tenir les bons résultats.

En réalité la logique du « tout, tout de suite » peut s'avérer dangereux, faisant de la hâte un facteur violent. En effet, un homme pressé devient très pressant et un homme pressant se mue en un être stressant et dangereux. Le vol n'est-il pas issu du désir de sauter des étapes pour atteindre la richesse ? Le viol n'est il pas le résultat de l'envie de se passer du jeu de la séduction ? Dans le même ordre d'idées, et face aux urgences, on utilise les expressions « faire violence sur soi-même » et parfois même sur les autres. Ainsi, on met les collègues sous pression, au risque de les exploser parfois. Pas étonnant que
Gandhi affirme « Se hâter, c'est déjà de la violence ».


3. Se hater doucement, devise d'efficacité


Plongés dans innombrables pressions et sollicitations du quotidien combien sommes nous à savoir encore prendre de la distance ? Pourtant, comme le dit le proverbe :
« Rome ne s'est pas construite en un jour ». Les choses importantes ne se construisent que dans la durée. Eduquer un enfant, par exemple, prend de longues années. Construire une relation nécessite une fidélité qui traverse le temps. Vivre sa foi appelle une conversion permanente.


La meilleure façon de concilier vitesse et efficacité semble être résumé dans la devise « Festina Lente » c'est à dire « Se hâter doucement » ou « Se hâter lentement ». Pour utiliser les termes de John Wooden : « Soyez rapide sans vous presser ». Relisons d'ailleurs la fable de La Fontaine relative au lièvre et la tortue

(http://www.lafontaine.net/lesFables/afficheFable.php?id=115 ).

4. Se hâter doucement, en d'autres mots !


Se hâter doucement, c'est savoir s'arrêter de temps en temps, pour évaluer ce que l'on fait, déterminer à nouveau le chemin à prendre. C'est de résister au « tout, tout de suite », cette immédiateté, à l'événementiel qui nous pousse à construire sur le sable en négligeant les fondations ? Face aux agendas remplis, face aux présupposées urgences, ne faut-il pas réapprendre à agir dans la durée ? L'efficacité, mieux l'efficience est à ce prix.

Se hâter lentement, signifie se donner du temps pour la réflexion et la maturation de nos projets. C'est aller étape par étape. Comme le dit Gandhi, « Un pas à la fois me suffit. ». C'est aussi savoir prier car selon les conseils d'Albert Camus, « Il ne faut pas être plus pressé que Dieu »

En fait, le terme « lentement » est ici tout différent de la paresse. Il est ce mouvement qui pèse le poids des choses, distingue l'essentiel du futile pour mieux agir ensuite.
« Il ne faut jamais aller plus vite que sa vitesse », nous enseigne Philippe Labro. Ainsi, le travail ne sera pas sans lendemain. « Se hâter lentement » n'est-ce pas le meilleur moyen pour gagner du temps ?


5. Comment se hater doucement, en quelques étapes ?


Se hâter doucement, c'est faire du temps un partenaire et non un adversaire. Et pour y arriver il faut :

a) Penser à ce que l'on veut faire ;

b) Prévoir ce que l'on doit faire ;

c) Etablir un plan d'actions ;

d) Apprendre et s'éduquer à suivre son plan d'actions ;

e) Définir un chronogramme pour évaluer l'état par rapport à l'objectif ;

f) S'arrêter comme prévu dans le chronogramme pour évaluer les réalisations et adapter le plan d'actions.

Le temps n'est donc plus le repère principal et reste ainsi un indicateur pour évaluer la réalisation.

Les objectifs à atteindre deviennent le principal et on marche, le temps a coté de nous (et non derrière nous comme auparavant) tout au long de leur réalisation.

ET A LA JCI

Au sein de la JCI, la course contre la montre est permanente. Le principe « un homme, un mandat, une année » que nous avons pour les responsables nous pousse à aller vite. En même temps, la nécessaire différence que nous devons faire nous pousse à une exigence d'efficacité et de créativité, pour donner vie à notre slogan « Be better ».

Dans ces conditions, nous sommes bien obligés de nous hâter doucement. Ainsi, dans le souci de respecter les délais que nous nous fixons pour nos projets, nous ne devons occulter aucune des étapes de la méthodologie de planification des projets, nous ne devons laisser aucun détail important de côté sous prétexte que le travail devient urgent.


Ne nous trompons pas car rien n'est urgent, c'est en réalité les hommes qui sont pressés.

Une autre façon de se hâter doucement, c'est aussi de savoir bien préparer son mandat. Il faudrait avoir bien pensé son plan d'actions en tant que Président et Vice-Président avant même de poser sa candidature pour être élu. Ainsi, on aura pris le temps de peser le poids des choses, de savoir les moyens à mettre en oeuvre, d'être fin prêt pour affronter le mandat qui devra être productif malgré sa brièveté.


LECTURE RECOMMANDÉE :

Amour pressé !
http://www.delamour.com/particles2/60012.asp

Quand la tortue est plus rapide que le lièvre

http://fr.wikisource.org/wiki/Le_Li%C3%A8vre_et_la_Tortue



INCROYABLE MAIS VRAI


Saviez-vous qu'il existe un instant minimal en-dessous duquel aucune durée n'a de signification ?

L'analyse théorique permet de mettre en évidence l'existence d'une durée minimale, dite durée de Planck, en dessous de laquelle aucune durée n'a de signification. Ce temps de Planck vaut 0.54 *10^-43 s. C'est le temps qu'il faudrait à un photon dans le vide pour parcourir une distance égale à la longueur de Planck.

Il s'agit de la plus petite mesure de temps qui ait une signification physique dans les théories actuelles : la longueur de Planck étant la plus petite longueur mesurable et la vitesse de la lumière la plus grande vitesse qui existe, le temps de Planck correspond lui-même à la plus petite mesure de temps qu'il soit possible d'effectuer. Sous cette limite, les lois physiques cessent d'être valides. Impossible donc de savoir ce qui s'y passe. Quoi qu'il en soit, au niveau quantique, le temps ne s'écoule pas comme à notre échelle. Il semble même, tout simplement, qu'il ne s'écoule pas.

Un des problèmes que l'on rencontre avec les techniques de lecture rapide c'est que le temps de se rendre compte qu'un livre est ennuyeux, on l'a déjà terminé.
[Franklin P. Jones]


BE BETTER :
La parole enseigne, l'action entraîne.


A jeudi prochain, si Dieu le veut


Gbèton.

jeudi 10 mai 2007

La provocation est la vocation des pros

La provocation est la vocation des pros. En user.

L'unique règle de plaire est de trouver un appétit que l'on a laissé affamé. S'il le faut provoquer, que ce soit plutôt par l'impatience du désir que par dégoût de la jouissance. » Baltasar Gracian Y Morales
Quand on s'est fait connaître en choquant, on ne peut plus choquer qu'en ne choquant plus.
Alain Riou
Il faut bien connaître les préjugés de son siècle, afin de ne les choquer
pas trop, ni trop les suivre.
Montesquieu

CE QUE JE DIS

Qui de nous n'a pas été sensibilisé aux vertus de la douceur, de la galanterie, de la politesse, ..., des bonnes manières. Mais ces aptitudes sont parfois bien incapables de nous donner le coup de pouce nécessaire pour être au top. C'est pourquoi je constate que la provocation est la vocation des pros et que je dis : usez de la provocation, usez-en sans en abuser pour ne point vous user.

POURQUOI JE LE DIS

Le 7 mai, Nicolas Sarkozy, au lendemain de son élection comme président de la République Française s'offre, avec sa famille, une escapade sur un yacht dont le prix de location à la semaine est estimé à 200.000 euros. Le jet privé qu'il prend et le yatch qu'il utilise appartiennent à ses amis du groupe Bolloré. Il n'en fallait pas plus à la presse et à ses adversaires pour dénoncer un "goût immodéré pour le grand luxe", une "Forme d'arrogance et même d'insulte", une "faute de goût", des "loisirs sponsorisés", des "vacances de milliardaire". On parle carrément de provocation. Grâce à elle, Sarkozy occupera une place centrale dans l'actualité de ces derniers jours malgré son absence. N'était-ce pas son but innavoué? C'est à dire rester présent tout en étant hors du pays ? En tout cas ...

La provocation, c'est bien et ça paie bien souvent comme on vient de le voir. Ce que je dis frise la provocation n'est-ce pas ? Quand je parle de provocation il ne s'agit pas de provoquer pour provoquer mais de provoquer pour obtenir des résultats positifs. Ayant compris qu'il faut être différent et sortir des sentiers battus pour bien réussir, j'ai découvert que l'usage maîtrisé de la provocation est un instrument efficace pour faire florès (http://www.mon-expression.info/index.php/faire-flores). La provocation est en effet la vocation des pros, des champions, de ceux qui sont au top. Deux aspects de la question m'intéressent particulièrement :

  1. Provoquer pour séduire et capter l'attention des autres

Poète amoureux des femmes, Serge Gainsbourg avait une belle plume et un sens de la provocation sans bornes. Le 11 mars 1984, scandale sur TF1 : pour dénoncer ce que lui ponctionne le fisc, Serge brûle en direct un billet de 500 F à l'émission "7 sur 7" devant quelques millions de téléspectateurs outragés. En effet, il est interdit de détruire un billet de banque considéré comme un bien de l'Etat. Cependant, Gainsbourg est devenu une grande figure de la chanson française et d’un rock en perpétuelle recherche d’identité.

La provocation est au coeur de beaucoup de professions. Qui ne connaît pas cette technique que les spécialistes en marketing appellent le teasing et qui consiste à susciter votre attention par le biais de suggestions provocatrices. Vous vous posez alors mille et une question jusqu'à ce que l'énigme soit levé ou que l'épilogue arrive enfin. Vous souvenez-vous par exemple de la manière dont les affiches publicitaires ont annoncé à Dakar le changement de marque de Hello devenu Tigo ?

La provocation est en effet l'arme fatale des publicistes, des écrivains, des journalistes, des hommes politiques, des grands orateurs, des artistes de même que des séducteurs et séductrices. Les grands orateurs ont coutume de commencer par une introduction puissante sous forme de statistique ou de citation provoquante. (Exemple : avant que vous ne finissiez la lecture de ce message, au moins 50 jeunes seront infectés par le VIH SIDA dans le monde).

Quant aux journalistes, les gros titres parfois ronflants sont de véritables appâts tendus aux lecteurs. Comme l'affirme Georges Raby, « Ecrire n'est pas une vocation, mais un désir ferme de provocation. » Ainsi, pour les écrivains, « Tout bon livre doit savoir provoquer l'attente : lire, c'est attendre la suite !», nous dit Frédéric Beigbeder.

Pour ces professionnels, il s'agit de provoquer pour être écouté, de provoquer pour être lu, et de provoquer pour susciter l'intérêt en général par le biais de la séduction. « La publicité, c'est démêler une pelote pour en refaire un noeud sublimement présenté, qui provoquera l'émotion du public. » comme l'affirme la photographe française Dominique Issermann.

Les plus grands séducteurs et et séductrices savent que la meilleure façon de capter et de susciter l'intérêt de la personne ciblée c'est encore de la provoquer. Il s'agit de faire les choses différemment, de laisser les galanteries et autres manières de côtés pour choquer son esprit déjà accoutumé aux bonnes manières. Et les femmes le savent si bien. Comme le dit Francis Bossus, « Les femmes sont toutes des sottes. Elles aiment provoquer le désir des hommes et le redoutent. » En plus, « Les femmes sont plus faciles à choquer. » (Michel Houellebecq). En la matière, le plus important est de sortir des sentiers battus. Ce n'est pas pour rien qu'Alain Riou explique « Quand on s'est fait connaître en choquant, on ne peut plus choquer qu'en ne choquant plus. »

  1. Provoquer pour susciter une réaction favorable à l'éclosion de la vérité

Dans certains cas, même rares, la quête de la vérité nécessite l'usage de la provocation. Je pense en effet à l'adage qui dit qu'il faut prêcher le faux pour découvrir le vrai. Certains peuvent certes y voir un exercice dangereux, mais il peut s'agir parfois d'une excellente stratégie de communication. Un peu comme la maïeutique, il s'agit de façon raffinée, de trouver la manière pour contrôler indirectement les attitudes et les propos de certaines personnes en les incitant adroitement à agir dans un sens qui soit plus favorable à la réalisation d’objectifs que l’on s’est fixé. C'est sans doute la raison pour laquelle le poète et dramaturge allemand Bertolt Brecht ose dire que « La provocation est une façon de remettre la réalité sur ses pieds. »

Pour finir, n'ayez pas peur si vos idées et convictions choquent et provoquent. Elles finiront par être adoptées. En effet, « Une opinion n'est choquante que lorsqu'elle est une conviction.» (Remy de Gourmont). Dans le domaine de la mode par exemple, le modéliste James Laver remarque : « Une même robe est provocante dix ans avant son époque, audacieuse un an avant, chic à son heure, démodée trois ans après, hideuse vingt ans plus tard et comique au bout de trente ans, romantique après cent ans et belle après cent cinquante ans de vie»

Au total, l'histoire de la provocation renvoie à l'histoire politique et culturelle, à celle des productions littéraires et artistiques mais aussi à celles des attitudes, de modes de vie le plus souvent, au moins à l'origine, marginaux, minoritaires mais susceptibles de devenir des modes. Etre provocateur c'est bien et ça paie bien souvent.

Alors, chers amis, usons-en sans en abuser en nous souvenant de la leçon que Baltasar Gracian Y Morales nous donne : « L'unique règle de plaire est de trouver un appétit que l'on a laissé affamé. S'il le faut provoquer, que ce soit plutôt par l'impatience du désir que par dégoût de la jouissance. »

ET A LA JCI

Au sein de la JCI, les domaines où nous pouvons user de provocation sont par exemple l'art oratoire et l'annonce de nos événements et projets. Dans la prise de parole en public, l'introduction est très importante pour captiver l'attention de l'auditoire. Il s'agit de susciter l'attention, et montrer l'intérêt, de réveiller le désir et d'amener à l'action. En ce qui concerne l'annonce de nos événements, c'est la leçon apprise des publicistes qu'il nous faudra appliquer afin de mieux vendre nos activités et obtenir tant l'adhésion des membres et du public que celle des partenaires.

LECTURE RECOMMANDÉE :

La définition de la provocation gratuite en image
http://www.kewego.fr/video/iLyROoaftYH5.html#

Gainsbourg, un provocateur qui fait florès
http://www.gainsbourg.org/vrsn4/fr/biographie/chapitre10-01.php

INCROYABLE MAIS VRAI

Noce de provocation : Quand les mariés sont arrosés de confettis d'euros

Tout a commencé par un mariage fastueux, le 8 juillet 2006 : la mariée est la fille d'un riche entrepreneur connu dans le monde du textile ; la fête, grandiose, s'est déroulée dans le très classe décor en bois d'un bar de plage, à Sète (en France), à 20 mètres de la mer. Buffet midi et soir pour deux cents convives et feu d'artifice évalué à 40 000 euros.

Un mariage de riches, donc, auquel personne ne pouvait rien trouver à redire, s'il n'y avait eu les fameux confettis... Les confettis sont les petites rondelles de papier diversement colorées que l'on se lance durant le carnaval ou le mariage. Ils ont été jetés par poignées sur les mariés au moment où le jeune couple s'avançait sur le parvis de l'hôtel de ville. Il y en avait trois gros sacs. Un kilo au total. Tous confectionnés dans des billets de 5, 10, 20 et 50 euros. «On les a passés à la machine à détecter les faux billets chez les commerçants, c'était des vrais ! Des gens qui bousillent de l'argent aux yeux de tout le monde dans la rue, alors qu'il y en a plein d'autres qui galèrent !

En France, la destruction de billets de banque est un délit puni par la loi.

En savoir plus : http://www.liberation.fr/actualite/societe/196418.FR.php

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A jeudi prochain, si Dieu le veut

Gbèton.

jeudi 3 mai 2007

Etre conforme, ça forme des cons : oser la différence

Etre conforme ça forme des cons : Oser la différence pour faire référence et obtenir déférence

L'intelligence est programmée pour la création du différent
Francesco Alberoni

Etre conforme ça forme des cons
Patrick Vernier

Les grandes routes du conformisme mènent à la médiocrité et au malheur
Nicolas Hulot



CE QUE JE DIS

On nous conseille souvent de savoir nous adapter à notre milieu pour faciliter notre intégration. Mais in ne s'agit nullement de se fondre dans la masse. Nous devons chaque fois garder ce qui fait notre identité et notre originalité car être conforme en tout, ca forme des cons. C'est pourquoi, je dis : osez la différence pour faire référence et obtenir déférence.

POURQUOI JE LE DIS

Ce 2 mai 2007, le débat entre Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal a cristallisé l'attention de plus de 20 millions de téléspectateurs, dans le cadre du deuxième tour de l'élection présidentiel française. Pendant plus de 150 minutes, les challengers se sont attelés à insister sur leurs différences en ignorant royalement leurs convergences de vues. Le débat général n'a donc pas eu lieu puisque les différences étaient dans des détails comme le système des 35 heures, la sécurité sociale, le nucléaire. Elles seules comptent au point où des questions importantes comme la politique internationale où les similitudes sont sans doute nombreuses ont été éludées.
Effectivement, les différences sont le socle des particularismes qui permettront aux français de se décider en faveur de l'un ou de l'autre des candidats. Et ceci est facile à généraliser dans notre vie privé comme au niveau professionnel, en amour comme en matière d'innovation. La culture de la différence permet d'être une référence et de mieux se vendre. Trois raisons me viennent à l'esprit :
  1. Nous avons une tendance naturelle à être différent

L'homme dès sa naissance est un être unique. Même des jumeaux présente des particularités qui permettent de les distinguer. Cette différence apparaît tant dans le physique que dans le comportement et la manière de penser. C'est pour cela que Robert Zend dit « Les gens ont quelque chose en commun : ils sont tous différents. » Et si vous êtes de ceux ou de celles qui croient que nous sommes nés semblables, je vous prie de lire Confucius : « La nature fait les hommes semblables, la vie les rend différents. » Qui plus est, « Il y a plus de différence d'homme à homme, que d'homme à bête », nous assène Pierre Charron. Les différences sont mêmes parfois en nous même selon Montaigne : « Se trouve autant de différences de nous à nous-mêmes que de nous à autrui. » C'est d'ailleurs pour gommer un peu ces différences que la loi, les règles et les traditions existent. Discipliner un enfant, c'est le rendre "conforme". » (Ernest Abbé)

Tout en respectant celles-ci, nous devons nous efforcer de cultiver une parcelle de différence pour ne point verser dans un conformisme contre-productif car « Les grandes routes du conformisme mènent à la médiocrité et au malheur. » (Nicolas Hulot)

Oser la différence, c'est d'abord être soi-même, c'est oser être ce qui nous différencie des autres, savoir pleinement ce qu'on aime et pourquoi on l'aime, être en accord avec ses centres d'intérêts, sans oublier nos racines profondes qui nous rattachent au passé et nos convictions intimes qui seules peuvent étayer l'avenir.

  1. Sans différence, point de référence ni de déférence

C'est vrai comme le dit Eric Cantona que « Tout être différent, sortant de la norme, est considéré comme fou » mais on le sait, les fous d'aujourd'hui sont les génies de demain. (
http://gbeton.blogspot.com/2007/03/semer-un-grain-de-folie-pour-rcolter-un.html). Si vous n'êtes pas différents, comment peut-on vous distingue dans la masse ? C'est justement parce que vous êtes différents que vous pouvez devenir une référence et mériter éventuellement déférence et respect. « Il y a peu de différence entre un homme et un autre, mais c'est cette différence qui est tout. » remarque William James . C'est en effet la différence qui permettra aux autres de nous trouver uniques. Ainsi par exemple, on nous dit que « La beauté du cinéma, c'est de pouvoir tenter quelque chose de différent »
(Clint Eastwood) et que « L'amour, c'est quand la différence ne sépare plus. » (Jacques de Bourbon Busset). Même en amitié, les individus de cultures différents ont plus tendance à se rapprocher que ceux du même milieu car « Le contact, c'est l'appréciation des différences. » (Frederick Perls). C'est pourquoi « Nous n'aimons un être qu'aussi longtemps que nous le croyons différent des autres, et aussi nous ne le croyons différent des autres qu'aussi longtemps que nous l'aimons. »
(Jacques Deval)

  1. Des différences naît le progrès

Le 24 octobre 1956, Aimé Césaire écrivait une longue lettre à Maurice Thorez, alors Secrétaire Général du Parti Communiste pour lui présenter sa démission (http://www.ppm-martinique.net/Lettre-a-Maurice-Thorez_a44.html) avant d'aller fonder le Parti progressiste martiniquais. Ce fut une missive retentissante dont on en garde encore aujourd'hui quelques phrases célèbres qui achève la correspondance. En effet, Césaire disait : « Il y a deux manières de se perdre: par ségrégation murée dans le particulier ou par dilution dans l'universel ». Et il s'empresse de préciser « Ma conception de l'universel est celle d'un universel riche de tout le particulier, riche de tous les particuliers, approfondissement et coexistence de tous les particuliers »

Il ne s'agit donc pas comme le dit Césaire de s'enterrer dans un particularisme étroit mais il ne faut pas non plus se perdre dans un universalisme décharné. Car « L'intelligence est programmée pour la création du différent. » (Francesco Alberoni) Ce sont les différences qui font les innovations qui conduiront au progrès. Comme le dit Nicolas Boileau, « Chaque passion parle un différent langage. »

Alors chers, amis, osons la différence sans pour autant verser dans un singularisme trop étriqué pour mieux devenir une référence.

ET A LA JCI

La JCI se veut une marque internationale avec une même identité visuelle. Les membres partagent la même mission et les mêmes principes et valeurs certes, mais l'Organisation, même universelle, autorise et encourage en son sein quelques différences à travers les Organisations locales ou nationales.

Que ce soit dans les projets ou dans la façon de les mener l'originalité est recherché et c'est d'ailleurs pour reconnaître le mérite et célébrer les différences que la JCI organise chaque année des concours de récompenses lors des conférences de zones et du congrès mondial. Il existent des récompenses tant pour les Organisations locales, pour les organisations nationales que pour les membres pris au niveau individuel.

L'un de ses programmes (TOYP, Ten Outstanding Young People) reconnaît chaque année les 10 jeunes les plus remarquables du monde selon les domaines d'activité. C'est ainsi également que Dakar-Avenir a mis en place un programme lui permettant de reconnaître et de féliciter chaque mois le(s) membre(s) ayant fait la différence en contribuant de façon remarquable à la mise en oeuvre du plan d'actions.

LECTURE RECOMMANDÉE :

Lettre de Aimé Césaire à Maurice Thorez
http://www.ppm-martinique.net/Lettre-a-Maurice-Thorez_a44.html

INCROYABLE MAIS VRAI

Y a-t-il de l'eau dans la bosse du dromadaire ?

En plein désert à plus de 50°C au soleil, un homme a besoin de 5 à 12 litres d'eau par jour pour survivre. Le dromadaire, lui, peut passer 10 jours sans boire une goutte à cette température. Il peut même résister deux semaines quand il fait plus "frais" (30°C !).

Mais son secret ne réside pas dans sa bosse : celle-ci ne contient pratiquement que… de la graisse. Pesant entre un et 14 kg, elle est constituée à 80% de matière grasse. Alors, qu'est-ce qui permet au dromadaire d'être aussi sobre ?

  • Ses narines se referment presque complètement, évitant les pertes de vapeur d'eau, et l'air expiré est très sec.
  • Il urine peu, ses excréments sont très secs, et il ne transpire quasiment pas.
  • Ses globules rouges ovales sont capables de tripler de volume en quelques minutes, lorsque le dromadaire se ravitaille en eau. A l'inverse, leur sang s'épaissit en cas de sécheresse.
  • Comme tous les ruminants, le dromadaire a plusieurs estomacs dans lesquels il stocke l'eau (jusqu'à 136 litres).

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