Carpe Diem, Ceuillir le jour et le savourer comme un fruit défendu

Carpe Diem, cueillir le jour et le savourer comme un fruit défendu
Rien n'a plus de valeur qu'aujourd'hui.
Celui qui sait profiter du moment, c'est là l'homme avisé.
Johann Wolfgang von Goethe
Il est temps de vivre la vie que tu t'es imaginée
Henry James
Personne ne se soucie de bien vivre, mais de vivre longtemps, alors que
tous peuvent se donner le bonheur de bien vivre, aucun de vivre longtemps.
Sénèque
CE QUE JE DIS
La société dans laquelle nous vivons nous a appris à travailler d'abord, à étudier, à gagner de l'argent, à épargner, à réaliser de grandes choses à imaginer de grands projets avant d'en profiter, d'en jouir et d'en savourer les fruits. Chaque chose a son temps dit-on comme si le confort et le réconfort avait une limite étanche. On oublie bien souvent alors de profiter et de jouir pleinement de l'instant présent. C'est pourquoi, j'épouse volontiers la philosophie des bons vivants, le CARPE DIEM et je dis :
cueillez chaque instant et savourez-le comme un fruit défendu.
POURQUOI JE LE DIS
J'ai relu avec le même plaisir une histoire très inspiratrice qui montre comment le bonheur n'est pas une destination mais toute une trajectoire (http://groups.google.com/group/je-dis-de-gbeton/web/le-bonheur-est-nest-pas-une-destination). En fait, cette histoire traduit bien les pensées de Conficius lorsque l'arrière-grand-père de mon arrière-grand-père lui demanda un jour : "Qu'est-ce qui vous surprend le plus chez les humains ?". Le Grand Homme (Confucius) pris un profond souffle et répondit dans un soupir : « Humm ! Ils perdent leur santé à faire de l'argent et par la suite perdent leur argent à restituer leur santé. En pensant anxieusement au futur, ils oublient le présent, de sorte qu'ils ne vivent ni le présent ni le futur. Finalement, ils vivent comme s'ils n'allaient jamais mourir, et ils meurent comme s'ils n'avaient jamais vécu... »
En effet, nous nous disons bien souvent que notre vie sera complète quand les choses iront mieux pour notre conjoint, nos enfants et nos chers, quand nous posséderons une plus belle voiture ou une plus grande maison, quand on pourra aller en vacances aux Bahamas ou a la Côte d'Azur, quand on sera à la retraite. Mais la vérité est qu'il n'y a pas de meilleur moment pour être heureux, que le moment présent.
Profitons d'aujourd'hui comme la meilleure chose que nous pouvons obtenir pour ne pas mourir comme si nous n'avions jamais vécu. J'évoque ci-dessous quelques points d'appréciation en la matière.
Le passé et l'avenir ne nous appartiennent pas
Je ne suis pas contre ceux qui se préoccupent de leur passé, mais que ce soit à condition de mieux vivre le présent. Il ne faut pas trop se concentrer de regarder dans le rétroviseur du passé au point de perdre le contrôle de la voie du présent et de l'avenir. En effet, comme le dit
Placide Gaboury, « Le passé est comme le sac à dos que chacun porte et qui contient des leçons de vie. Si on profite de ces leçons le sac à dos s'avère utile. Sinon, c'est un poids inutile qu'on porte sur les épaules » . De même l'avenir et le futur sont inconnus et mystérieux pour nous, pourtant ils mobilise tellement nos énergie au quotidien. Alors puisque nous ne pouvons la maîtriser et que nous pouvons non plus rien changer de fondamental au passé, il ne faut pas focaliser toute son attention là-dessus au point de rater l'essentiel. Selon Gustave Flaubert, « L'avenir nous tourmente, le passé nous retient, c'est pour ça que le présent nous échappe. » Blaise Pascal le soutient : « Nous ne nous tenons jamais au temps présent. Nous rappelons le passé ; nous anticipons l'avenir comme trop lent à venir, comme pour hâter son cours. »
Par contre, si nous nous préoccupons du présent pour en tirer les plaisirs, mieux le bonheur nous aurons vécu. Démocrite remarquait 4 siècles avant Jésus-Christ qu' « Une vie sans plaisir, c'est un long voyage sans auberge. » car comme l'insinue Stanislaw Jerzy Lec, « Le fait qu'il soit mort ne prouve pas qu'il ait vécu. »
donnant ainsi un sens plus exotique à la vie.
Aujourd'hui nous est donné comme cadeau et c'est pour cela qu'on l'appelle le présent
Si vous lisez ces lignes en ce moment c'est que vous êtes présent et que vous avez le présent de la vie. Vous jouissez du présent de la vie, mais aussi du temps présent. En effet, le présent est un dont de Dieu. C'est un cadeau, un présent. Il faut en jouir et en profiter car en tant que don, il nous appartient. Pour l'auteur anglais Charles Caleb Colton, « Le moment présent a un avantage sur tous les autres : il nous appartient. » Pour Goethe d'ailleurs, « Rien n'a plus de valeur qu'aujourd'hui et celui qui sait profiter du moment, c'est là l'homme avisé ».
En fait, chaque jour, 24 heures chrono nous sont offertes, 1440 minutes dont nous disposons pour travailler, pour prier, pour planifier, réfléchir, et que sais-je encore, mais surtout pour jouir et tout simplement vivre. L'auteur dramatique français Marcel Achard dit d'ailleurs « On ne vit qu'une fois. Et encore ! » C'est pourquoi, détaché du passé à l'égard duquel il ne sait éprouver que gratitude et sans doute regret, confiant dans l'avenir qu'il a su priver de la vaine espérance, l'Homme averti pourra se décider à vivre au présent. Non pour y assouvir un appétit de plaisirs, mais pour atteindre la sérénité de la vertu dans la combinaison idéal d'activités qui permettent de tirer le meilleur de la journée, de cueillir le jour pendan t qu'il est encore bien frais. Il faut donc apprendre à vivre, apprendre à vivre chaque instant. Il faut apprendre a ne manquer aucune des opportunités que nous offre ce present qu'est le present.
Carpe diem, ou savourer l'instant présent (sans refuser une planification de sa vie)
Carpe Diem (http://fr.wikipedia.org/wiki/Carpe_diem) est une expression latine utilisée par
Horace et qui veut dire « Cueille le jour ». C'est une invitation qui était dédiée initialement à une jeune fille au prénom révélateur LEUCONOË, c'est-à-dire ESPRIT BRILLANT. Une jeune fille qui, d'après les recommandations que lui adresse Horace souhaitait vivre longtemps. Avec une tendresse toute paternelle et une profonde sagesse, le poète l'appelle à réaliser que
la vie se passe au présent et qu'il lui faut mordre à belles dents le moment qui passe, même si elle savait, par impossible, qu'elle allait effectivement vivre encore bien des hivers.
Ainsi CARPE DIEM est une invitation à saisir le jour et à le déguster comme un fruit savoureux, mieux comme un fruit défendu pour le plaisir et la jouissance en soient décuplés (Un baiser offert vaut-il un baiser volé ?) A la vérité, « Il n'y a pas de moments ordinaires. » nous dit d'ailleurs Dan Millman. C'est pourquoi, les invitations à jouir du moment présent sont légions. Tenez : « Au galop ! Jouir, vivre ! Nous sommes mortels ! » (Isabelle Sorente) et « Vivre c'est pour en jouir. » (France Théoret). Alors le Proverbe perse conseille« Cueillons les douceurs, nous n'avons à nous que le temps de notre vie. » Harry Kurnitz renchérit : Mangez, buvez et soyez heureux, car il se pourrait que demain nous ayons à nous priver ! » Quant à Jean Racine, « Hâtons-nous aujourd'hui de jouir de la vie ; qui sait si nous serons demain ? »
car comme le dit Claude Pujade Renaud « Je ne perdrai pas mon temps à essayer de prolonger ma vie. »
Comment cueillir le jour et le savourer comme un fruit défendu
Pour adopter le CARPE DIEM, il faut apprendre à profiter du moment présent, à vivre pleinement chaque instant et ne pas uniquement penser aux jours à venir. C'est un défi à relever
dès maintenant n'est-ce pas ? Cueillir, cueillir dès aujourd'hui… A y réfléchir, il n'en faut pas beaucoup pour être heureux. (http://groups.google.com/group/je-dis-de-gbeton/web/les-plus-beaux-moments-de-la-vie)
Il suffit juste d'apprécier chaque petit moment et de le sacrer comme l'un des meilleurs moments de sa vie.
Il suffit d'apprendre par un positivisme réaliste à prendre la vie par ses bons côtés et Dieu sait qu'il y en a tellement. Il faut savoir faire de chaque occasion non pas une catastrophe mais un catalyseur sur la trajectoire du bonheur.
Il suffit d'apprendre à attaquer la vie plutôt que de survivre, la survie étant la défense comme les férus de football qui savent que la meilleure des stratégies est d'attaquer plûtot que de défendre. A mon avis, vivre requiert une action consciente et volontaire de notre part alors que survivre est une réaction, une réaction aux affres de la nature et de l'environnement. Le « viveur » agit alors que le « survivant » se contente de réagir et de défendre. Il faut bien admettre que respirer et satisfaire ses besoins vitaux ne suffisent pas à rendre pleinement compte de ce que signifie vivre.
Apprendre à vivre, ce n'est pas mener une vie de patachon, ce n'est pas refuser de faire des projets à long terme, ce n'est pas refuser de planifier sa vie, mais c'est intégrer la jouissance quotidienne et instantanée, à dose homéopathique, à tous nos plans à venir et à nos actions quotidiennes, y compris le travail. « Apprendre à vivre » est le titre d'un ouvrage de Luc Ferry paru récemment, comme pour dire qu'il faut l'apprendre. Mais, si l'on en croit Aragon : « Le temps d'apprendre à vivre, il est déjà trop tard. » Aïe !
Si nous sommes conscients ou décidés qu'un jour nous allons vivre heureux et que nous planifions et mettons tout en oeuvre justement pour y arriver, qu'est-ce qui nous empêche de commencer aujourd'hui ? Montaigne ne nous révèle-t-il déjà pas que « Tout ce qui peut être fait un autre jour, le peut être aujourd'hui. » ?
Alors chers amis, cueillons, cueillons le jour et dégustons-le comme un fruit savoureux et soyons heureux dès maintenant car le bonheur n'est pas une destination mais toute une trajectoire et il faut rester en orbite. Et ça ca c'est notre choix individuel de faire de chaque occasion un moment heureux ou malheureux. Gardons a l'esprit qu'Hier nous n'y pouvons plus rien ; Demain nous n'en savons rien mais Aujourd'hui nous l'avons pour nous. Profitons d'aujourd'hui comme la meilleure chose que nous pouvons obtenir pour ne pas mourir comme si nous n'avions jamais vécu.
ET A LA JCI
Au sein de la JCI, nous devons intégrer la convivialité comme dimension importante dans toutes les réunions et activités. L'aspect ludique devrait être transversale de même que les occasions de rire et de se sentir épanouis et heureux de participer à la vie de l'organisation.
Dans nos rencontres et les travaux en commissions par exemple, il est bon d'éviter tant que possible le carcan des réunions formelles afin de se retrouver autour d'un pot ou d'un bon petit plat pour travailler en toute convivialité. Les « home hospitality » sont également à prévoir.
Les séances de formation de la JCI intègre également la philosophie du carpe diem, car l'adulte apprend en s'amusant. C'est pour cela que les jeu de rôles les histoires drôles et autres ressources de formation insistent sur la convivialité et la bonne humeur.
Ce n'est pas pour rien que les conventions annuels, les conférences et les congrès de la Jeune Chambre Internationale prévoient souvent des programmes de divertissement, de danse, de musique pour permettre à tous les participants de savourer l'instant présent.
Dans toutes nos activités, ayons à l'idée de cueillir l'instant présent tout en faisant les changements positifs pour lesquels nous oeuvrons.
LECTURE RECOMMANDÉE :
Pourquoi le carpe Diem :
http://carpe-diem-lbsp.skynetblogs.be/post/3774204/pourquoi-carpe-diem-
Le bonheur n'est pas une destination :
http://groups.google.com/group/je-dis-de-gbeton/web/le-bonheur-est-nest-pas-une-destination
Les plus beaux moments de la vie :
http://groups.google.com/group/je-dis-de-gbeton/web/les-plus-beaux-moments-de-la-vie
INCROYABLE MAIS VRAI
Comment stopper le hoquet pour garder le sourire
Il suffit de masser les points du dos situés "sur une horizontale passant par la pointe des deux omoplates" (c'est-à-dire le point le plus bas des omoplates, qu'on touche naturellement en remontant ses mains derrière le dos).
Si vous avez quelqu'un près de vous, demandez-lui de vous masser le haut du dos jusqu'au bas des omoplates, vous m'en direz des nouvelles (et pas seulement pour le hoquet, hum !). Si vous êtes seul au moment où le hoquet se déclenche, massez-vous en essayant de vous détendre complètement, si possible en vous aidant d'un objet arrondi. En moins d'une minute, le soulagement est là et le bonheur qui en découle est ... indescriptible.
Source : http://culinotests.fr/news/halte-au-hoquet
BE BETTER :
La parole enseigne, l'action entraîne.
A jeudi prochain, si Dieu le veut
Gbèton.



déterminer à nouveau le chemin à prendre. C'est de résister au « tout, tout de suite », cette immédiateté, à l'événementiel qui nous pousse à construire sur le sable en négligeant les fondations ? Face aux agendas remplis, face aux présupposées urgences, ne faut-il pas réapprendre à agir dans la durée ? L'efficacité, mieux l'efficience est à ce prix. 



