Tous les Jeudis, Gbèton partage ses convictions, sa philosophie, ses découvertes et ses idées ... sur les voies du leadership, du développement personnel et du bonheur

jeudi 27 septembre 2007

Quand il y a doute, il n'y a plus de doute

Quand il y a doute, il n'y a plus de doute : Oser douter pour mieux viser la perfection

Doutez de tout et surtout de ce que je vais vous dire
Bouddha

Atteindre le doute du doute, c'est le commencement de la certitude
Léon Daudet

L'ignorant affirme, le savant doute, le sage réfléchit
Aristote


CE QUE JE DIS

Pour certains le doute est contre productif, pour d'autres il est hautement philosophique et créatif. Moi je dis : quand il y a un doute, il n'y a plus de doute ; alors osez douter pour ne plus douter afin de mieux viser la perfection.

POURQUOI JE LE DIS

Galilée a été jugé en 1633, pour avoir remis en cause le principe que la Terre soit le centre de l’univers défini et pour avoir été le déclencheur de tout un bouleversement idéologique. Après ce jugement, Descartes rendit compte des erreurs que les certitudes engendrent dans les esprits. Contrairement aux sceptiques, il n’utilisa pas le doute pour douter mais mit en place une méthode radicale, excessive mais uniquement dans une phase temporaire, dans le but de se dégager du doute, et de le faire évoluer. C’est l’apparition du doute cartésien.

Le doute fait partie de la littérature, surtout celle des philosophes comme Platon, Descartes, Spinoza... On a l'habitude de différencier le doute ordinaire du doute philosophique: le premier est une incertitude face aux évènements et aux personnes, le second une méthode, un outil de prudence face aux croyances et aux jugement hâtifs. De mon point de vue, le bon usage du doute peut conduire à la vérité, à la sagesse et rapprocher de la perfection.

  1. Quand il y a doute, il pas de doute

Il arrive que dès les premiers instants de la rencontre d'un individu, on sente par une sorte de sixième sens qu'il s'agit que quelqu'un de faux. Il arrive aussi qu'on entre dans un lieu et de sentir que c'est louche. Il arrive aussi qu'on devine dès le début qu'une affaire sent le roussi. Et dans bien des cas, ces doutes se confirment par les faits.

Le mieux était donc de se fier à son sixième sens pour éviter une déconvenue. Autant « il n’y a pas de fumée sans feu », autant « quand il y a un doute, il n'y a pas de doute ». Si je doute d'une affaire, et que je sens qu'elle sera mauvaise, mieux vaut ne pas s'y engager. Surtout que comme le disait Larochefoucault, « la première impression est toujours la bonne, surtout si elle est mauvaise. » C'est en cela que je dis que lorsqu'il y a un doute, il n'y a pas de doute c'est à dire qu'il y a fort à parier que le doute se réaliserait. C'est la raison pour laquelle, Pythagore nous conseille : « Dans le doute abstiens-toi. »

  1. Douter pour qu'il n'y ait plus de doute

Comme le faisait Decartes, il est possible de commencer par douter pour ne plus douter. C'est en cela que que je dis que quand il y a doute, il n'y aura plus de doute. Soit, le doute amène a confirmer la « vérité » initiale, soit il amène à l'infirmer. Dans tous les cas, à la fin du processus, le doute ne devrait plus subsister. Ne serait-ce que temporairement. Car on connaît la précarité des énoncés qui nous sont ainsi au fil des jours soumis comme vérité. C'est d'ailleurs pour cela que Aristote énonce: « L'ignorant affirme, le savant doute, le sage réfléchit. »

En effet, pour le sage et le philosophe, la certitude ne peut être qu’une quête. Toute vérité ou certitude présentée aura à être exposée au doute, à la vérification; elle se pose donc comme un jalon transitoire, une bouée fragile, efficace et souvent utile, le temps qu’une remise en question permette à une nouvelle vérité de s’imposer à son tour pour remplacer la précédente. Ainsi, doute et certitude s’interpellent dans un rapport dialectique plus qu’ils ne sont dans une polarité où ils s’excluraient mutuellement. « La seule certitude que j'ai, c'est d'être dans le doute », affirme Pierre Desproges.
  1. Douter c'est viser la perfection et la sagesse

Remettre en question ce qui paraît évident permet-il à l’homme d’avancer ou le fait au contraire stagner dans un état d’incertitude stérile ? Cicéron répond sans ambage : « En doutant, on atteint la vérité. » n'est ce pas la principe même de la philosophie où chaque réponse devient à nouveau question, objet de doute ? On est donc plus surpris d'entendre Montaigne dire que « Philosopher, c'est douter. » Dévaloriser cet état de questionnement et dire que l’homme ne doit douter de rien, c’est vouloir une rigueur sans faille. C’est prétendre que l’on peut et que l’on doit détenir un savoir parfait. Par contre, accorder de l’importance au doute, fait naître l’idée qu’il puisse faire partie intégrante d’un esprit structuré, mature et que sans le doute on ne peut s’approcher d’une connaissance plus vraie. C'est sans doute pourquoi Galilée, voit dans le doute, le déclencheur de la créativité : « Le doute est père de la création », affirme-t-il.

Ainsi, on peut douter d'une réalité pour finir par mieux y croire. (lire la légende raconté sur Bouddha) C'est ainsi que pour Blaise Pascal, « Douter de Dieu, c'est y croire. » Eric-Emmanuel Schmitt le dit autrement : « Douter et croire sont la même chose. Seule l'indifférence est athée. » Or s'élever vers Dieu, lui ressembler, c'est approcher la perfection.

Il faut douter de tout, et même douter de ses propres doutes. C'est ce faisant qu'on atteint la sagesse. C'est assurément ce qu'a voulu exprimé Léon Daudet en disant : « Atteindre le doute du doute, c'est le commencement de la certitude. » Or comme le constante Blaise Pascal, « Peu de gens parlent du doute en doutant » C'est pourquoi « Il faut douter du doute » également.(Anatole France)

  1. Douter c'est signe d'humilité et de force

Comment sortir du doute permanent, qui peut aller jusqu'à m'empêcher d'avancer? Eh bien, en expérimentant et en ayant conscience de la relativité, de la subjectivité de cette expérience. L'expérience peut me mener à une certitude: elle n'engage que moi, ici et maintenant.

Puisqu'elle est le fruit d'une expérience dans le temps, elle peut être contredite demain par une expérience différente, elle ne peut s'inscrire que dans le moment présent. En outre, je ne peux l'imposer à personne puisque elle est éminemment subjective. Il y a donc de quoi devenir humble à force d'expérimenter le doute. Je ne peux avoir de certitude que me concernant, et même cela demande un long et patient travail. Le reste, tout le reste, peut être mis en doute. Le doute apparaît ainsi comme une remise en question, une tension vers la perfection, une humilité. C'est ainsi que l'on devient un homme doté de force. Cette force est faite de prudence, de vigilance mais également de conviction, une fois que le doute est balyé à l'épreuve de l'expérimentation ou de la vérification. « Douter ne signifie rien d'autre que d'être vigilant, sinon cela peut être dangereux. » (Georg Christoph Lichtenberg)
  1. Du bon usage du doute

Si la notion de certitude peut mener à l'aveuglement, et à la fermeture à l'autre, on peut aussi douter de tout, devenir sceptique. Le doute excessif paralyse alors l'action, alors que la simple remise en question pousse à l'expérimentation. Trop de doute tue la vérité.

Ainsi trop de doute de soi mène à la dépression, trop de doute de l'autre mène à la paranoïa. Or il est nécessaire d'avoir confiance en soi et de faire confiance dans les autres.

Durant certains moments et dans des conditions particulières, le doute peut être mortel. Ces instants nécessitent parfois un sang froid et une détermination qui ne doit pas être perturbée. Il suffit d’imaginer un pilote de Formule 1 pour qui un seul moment d’hésitation peut provoquer la mort. Dans ces situations extrêmes, ne pas douter est une qualité car cela pourrait vite devenir fatal.


De même refuser le doute, c’est se fermer à l’éventualité que la réalité puisse être différente et donc risquer de se tromper. Paradoxalement, cela peut être un moyen d’avoir les idées plus claires.

Osons parvenir à un doute créatif pour éviter le doute paralysant sans non plus tomber dans la certitude aveugle. Un doute créatif n’est jamais une faiblesse. Il permet d’aborder un problème avec plus de prudence et de subtilité en écartant les préjugés et les a priori. Mais l’homme a-t-il toujours cette capacité de douter de manière constructive ?

ET A LA JCI

Au niveau de la Jeune Chambre Internationale, il me plaît d'évoque deux aspects du doute qui sont bien résumés dans cette citation de Jonathan Garcia : « Douter est une force de l'esprit mais une faiblesse de l'action ! »

D'un côté, douter peut nous permettre de chercher à comprendre davantage le mouvement, et à apporter notre pierre à l'enrichissement et au développement de l'organisation. C'est bien en cela que j'aime lorsqu'on présente la JCI comme une auberge espagnole : on y trouve que ce qu'on y a apporté. Un peu comme pour nous faire douter afin que nous apprécions par nous même les valeurs et principes du mouvement. Il est facile d'ailleurs de remarquer que les postulants qui mettent plus de temps à se faire intronisés sont souvent les membres les plus engagés.

De l'autre côté, lorsque nous engageons un projet, une action, le doute devrait être banni. Nous devons nous convaincre de la bonne issue et de la réussite du projet. Nous devons nous convaincre que les partenaires nous suivrons avant même d'aller à leur rencontre, bref nous devons rester positifs et confiants pour réussir les actions. Car le doute ici serait une grosse faiblesse de l'action.

Alors chers amis, sachons douter de manière cartésienne pour mieux atteindre la perfection car quand il y a un doute, il n'y a plus de doute.

LECTURE RECOMMANDEE

Quand la croyance, le doute et la volonté mène à tous à la même foi
http://bricabrac.over-blog.net/article-978098.html

INCROYABLE MAIS VRAI

PIQURES d'insectes

Un morceau de citron appliqué sur la piqûre calmera la douleur et la démangeaison en quelques minutes.

Si vous en doutez, il n'y a qu'à essayer pour ôter le doute.

BE BETTER :
La parole enseigne, l'action entraîne.

A jeudi prochain, si Dieu le veut

Gbèton.


jeudi 20 septembre 2007

Rêver très grand pour mieux réussir

Rêver très grand pour mieux réussir

J'aime celui qui rêve l'impossible

Johann Wolfgang von Goethe
Fais de ta vie un rêve, et d'un rêve, une réalité
Antoine de Saint-Exupéry
La sagesse, c'est d'avoir des rêves suffisamment grands
pour ne pas les perdre de vue lorsqu'on les poursuit
Oscar Wilde

CE QUE JE DIS

Quand nous rêvons grand, il n'est pas rare de nous entendre dire qu'il faut être réaliste et éviter la démesure. Moi je dis : Rêvez gros et gras pour mieux viser votre cible et espérer l'atteindre. C'est le secret de la réussite.


POURQUOI JE LE DIS


Ce matin, j'ai relu avec plaisir le fameux
discours prononcé par Martin Luther King, Jr, sur les marches du Lincoln Memorial, Washington D.C., le 28 août 1963, intitulé "J'ai fais un rêve..." Cela m'a poussé dans une réflexion profonde et m'a fait revoir ma citation préférée : « Si vous êtes capable de le rêver, vous êtes capables de le réaliser» (Walt Disney). Et j'en arrive à dire : "Oser rêver grand pour mieux réussir. Les raisons en sont nombreuses mais je vous les propose ici sous forme de 7 stratégies gagnantes.

1. RÊVEZ GRAND ET ENTHOUSIASMEZ-VOUS

Ce sont les grandes visions qui inspirent l’être humain. « J'aime celui qui rêve l'impossible », précise Johann Wolfgang von Goethe. Ce faisant, vous vous donnez une direction vers laquelle vous aurez envie d’aller. Et revenez souvent à votre rêve, puisque c’est là que se trouvent l’énergie et la passion qui animent. Pour revenir facilement à ses rêves rien de tel que de rêver très gros. « Visez la lune, si vous la râtez, vous atteindrez au moins les étoiles », nous dit un adage. C'est sans doute pour cela que Oscar Wilde affirme : « La sagesse, c'est d'avoir des rêves suffisamment grands pour ne pas les perdre de vue lorsqu'on les poursuit. » Rappelez-vous : tout ce qui vous entoure a commencé par une idée, une intention.

2.PLANIFIEZ

Fixez-vous des objectifs intermédiaires pour avancer vers votre rêve. Le secret, c’est d’être spécifique et concret. Que voulez-vous avoir fait dans six mois, dans un an ou deux ans ? Ou voulez-vous être rendu ? Établissez un plan d'action, c’est ainsi qu’on transforme un rêve en réalité. Et gardez votre attention sur la destination. Sans objectif, toute votre énergie sera happée par les demandes des autres ou dissipée dans la satisfaction des besoins du moment. Et si c'était pour cela que Jean-Claude Carrière a osé affirmé un jour que « Le rêve est la vraie victoire sur le temps. » ?

3. PASSEZ À L'ACTION

Ceux qui réalisent leurs rêves font ce qui doit être fait, même si ce n’est pas toujours intéressant. Quels gestes spécifiques devez-vous faire pour avancer vers votre objectif ? Ne laissez pas passer une seule journée sans poser un geste pour l’atteindre, si minime soit-il (un téléphone, une lecture, un cours…). Pour Eleanor Roosevelt, « Le futur appartient à ceux qui croient à la beauté de leurs rêves. » Si vous croyez en la beauté de vos rêves vous y mettrez les moyens pour les réaliser. Un jour, vous regarderez en arrière et réaliserez tout le chemin que ces petits pas vous auront fait parcourir. Débarrassez-vous de vos peur et passer à l'action car selon Paulo Coelho, « Il n'y a qu'une chose qui puisse rendre un rêve impossible, c'est la peur d'échouer» et « une idée sans exécution est un songe» nous prévient Duc de Saint-Simon.

4. PRENEZ LA RESPONSABILITÉ DE CE QUI VOUS ARRIVE

Cessez de chercher des excuses ou des raisons expliquant pourquoi vous ne bougez pas. Il n'y a point de fatalité. Comme le dit Franck Dunand, « Enlève le mot fatalité de ton dictionnaire, et tu verras que changera le monde. » Vous créez votre réalité, alors mettez-vous aux commandes. Vous n’obtenez pas les résultats que vous voulez ? Au lieu de blâmer les autres, le monde entier ou vous-même, au lieu de jouer à la victime ou au martyr, essayez autre chose, modifiez votre approche et mettez-vous à la recherche d’autres moyens. La folie, c'est de faire les mêmes choses, encore et encore, en s'attendant à de nouveaux résultats. Winston Churchill ne nous rappelle-t-il pas qu' « Il n'y a qu'une réponse à la défaite, et c'est la victoire » ?

5. APPRENEZ À UTILISER VOS ÉMOTIONS

Ceux qui réalisent leurs rêves cultivent les émotions positives et savent comment casser leur dépendance aux émotions paralysantes (peur, anxiété, découragement, doute, impuissance, accablement, culpabilité…). La réalisation d’un rêve, c’est 80% de maîtrise de soi et de psychologie. Le reste, c’est de la gestion de son temps.

6. SACHEZ VOUS ENTOURER

Vos choix ont toujours un impact sur les gens qui vous entourent. Assurez-vous qu’ils les comprennent et vous appuient. Créez aussi un environnement stimulant et encourageant, en choisissant vos amis, vos lectures (voir les références plus loin), les émissions que vous écoutez et regardez. Faites le jeûne des médias qui distillent la peur. S’il le faut, faites-vous aider et protégez-vous des gens et des conversations qui vous donnent le sentiment de valoir moins que vous ne valez.

7. SURTOUT, SOYEZ PATIENT

Nous vivons à l’ère de l’instantané, du presse-bouton, de la vitesse et de la satisfaction immédiate de nos désirs. Les grands rêves demandent du temps. On ne peut pas tricher avec cette réalité. Par contre, leur réalisation apporte de grandes satisfactions, de la joie et de l’épanouissement. Alors gardez le cap et croyez que vous allez y arriver. Apprenez à apprécier le trajet et à vous récompenser en cours de route.


ET A LA JCI

Si le fondateur même de la Jeune Chambre internationale, Henry Giesembier, a fait un rêve aussi volumineux, c'est sans nulle doute pour nous donner un exemple et une leçon pour la vie. Si son rêve était petit, il serait djà réalisé et la JCI aurait connu sans doute son déclin. Mais le rêve du fondateur est devenu aujourd'hui la raison d'être de toute une organisation, mue par des milliers de jeunes à travers le monde.

Le rêve et la raison d'être de la Jeune Chambre sont en effet clairement traduits par les paroles du fondateur "Hy" Giessenbier qui s'exprima ainsi:
« J'espère que du plus profond de l'âme de cette organisation qui définit les bases du caractère et de la conduite du citoyen, ressortira dans les temps à venir un mesage qui remuera le coeur des individus et les incitera à établir la paix dans le monde d'une manière permanente et définitive».

Alors chers amis, osons rêver grand et gros. Et laissons-nous guider par les conseils de
Antoine de Saint-Exupéry : « Fais de ta vie un rêve, et d'un rêve, une réalité. »

LECTURE RECOMMANDEE :

C'est quoi le rêve ?
http://ura1195-6.univ-lyon1.fr/articles/jouvet/la_recherche/sommaire.html

"J'ai fais un rêve ..." de Martin Lutter King
http://perso.orange.fr/felina/doc/decl/luther_king.htm
http://www.desyeuxpourvoir.net/netsitespip/spip.php?rubrique49

INCROYABLE MAIS VRAI

Faire briller ses bijoux avec la pate dentifrice

- Nettoyez les pierres précieuses avec une brosse à dents nappée de dentifrice.
- Frottez l'or avec de la mie de pain.
- Passez l'argent sous du jus de citron.
- Rincez et lustrez avec une peau de chamois.
- Vos bijoux retrouvent alors tout leur éclat.
- Effet garanti.

(inspiré de par Hymmeldat D.)

BE BETTER :
La parole enseigne, l'action entraîne.


A jeudi prochain, si Dieu le veut

Gbèton.

jeudi 6 septembre 2007

Oser lâcher prise pour être plus efficace et réussir mieux

Oser lâcher prise pour être plus efficace et réussir mieux


« Avoir du pouvoir sur sa vie et lâcher prise ne sont que les deux côtés d'une même médaille »
Gilbert Gagnon
Il n'y a rien de plus facile à dire ni de plus difficile à faire que de lâcher
Santoka
L'abandon fait le larron.
Marguerite de Navarre
A trop se donner on s'abandonne.
Jacques Ferron


CE QUE JE DIS


On dit souvent qu'il ne faut jamais abandonner avant d'avoir réussi. Nous cherchons ainsi vaille que vaille à avoir du pouvoir sur notre vie, à la contrôler. Mais moi je dis : «Sans être partisan du moindre effort, osez parfois lâcher prise pour être plus efficace et réussir mieux. »

POURQUOI JE LE DIS


Dans la forêt équatoriale, le cousin germain de mon grand père, un chasseur émérite, trappait le singe. Il connaissait bien un de ses travers, ce qui lui permettait de l'attraper vivant et sans la moindre blessure. Après avoir coupé le bout d'une grosse courge, vidée de son contenu puis remplie d'une poignée de riz, il la fixait solidement à un arbre. Le singe, attiré par la nourriture, arrivait et y plongeait la main pour saisir le riz. L'ouverture, juste assez grande pour laisser entrer sa main vide, ne lui permettait plus de retirer sa main gonflée par le riz. Refusant de renoncer à son butin, il restait là, prisonnier, assez longtemps pour permettre au chasseur de le prendre tout doucement.

Pourtant, direz-vous, il n'avait qu'à laisser la nourriture là et préserver ainsi sa liberté. Cet exemple illustre bien toute la difficulté du lâcher prise dont nous allons maintenant parler. Pourtant, il nous faut savoir lâcher prise sur les objectifs qui piétinent et nous concentrer sur les autres, quitte à revenir aux premiers plus tard. En fait, lâcher prise fait appel à la flexibilité et à la capacité à faire des deuils. Le lâcher prise peut être un signe d'efficacité et de gain de productivité pour plusieurs raisons :
  1. Lâcher prise, ce n'est point abandonner

Qu'on se comprenne bien. Lâcher prise n'implique pas de renoncer à nos buts et objectifs. En tout cas pas souvent. Lâcher prise, dans l'immédiat, peut être parfaitement compatible avec l'action, mais impliquera parfois une action différente ou différée. Par exemple, il vous est sans doute déjà arrivé d'avoir un nom sur le bout de la langue et de vous acharner pendant de longues minutes pour le retrouver, mais en vain. On dirait que plus vous faites des efforts, moins vous vous en souvenez. Puis, vous passez à autre chose, vous lâchez prise sur votre recherche. Soudain, le nom recherché arrive de lui-même et sans aucun effort. C'est la raison
pour laquelle Marguerite de Navarre affirme que « L'abandon fait le larron. »
Lâcher prise c'est accepter de s'ouvrir à l'imprévu, de modifier son interprétation et son regard, c'est aussi de faire le deuil de quelque chose à quoi on tenait, c'est encore pardonner et mettre son attention sur ce qui est ici et maintenant.

Le concept du lâcher prise peut s'expliquer et s'appliquer de bien des façons. Une manière très simple de l'apprivoiser consiste à l'opposer à son contraire : le contrôle. Comme le dit
Gilbert Gagnon, « lâcher prise, c'est enlever ce qui entrave et laisser devenir... »
  1. Lâcher prise est signe de confiance

Lâcher prise est un acte de confiance. Cela nécessite l'acceptation de nos limites, la reconnaissance des autres dans leurs différences et la capacité de faire avec ce qui est dans le présent. La tentation est grande toutefois de refuser ce qui n'est pas conforme à nos désirs. Le besoin de contrôle nous fait nous acharner sur ce qui aurait pu être ou ce qui devrait être et oublier ce qui est présentement.

Pour devenir la personne que vous êtes vraiment, il faut lâcher prise face aux rôles stéréotypés et à l'image que les autres vous reflètent. Si vous tentez de vous conformer aux moules et aux attentes des autres, vous ne pourrez pas vous connaître et vous reconnaître.

Pour découvrir votre véritable beauté, vous devez miser sur ce que vous avez de beaux; vos traits spécifiques, votre âme et votre personnalité. Et lâcher prise face à ce que les médias véhiculent comme standards de beauté.

  1. Lâcher prise permet de viser juste

Pour Gilbert Gagnon « avoir du pouvoir sur sa vie et lâcher prise ne sont que les deux côtés d'une même médaille ».

En effet, pour avoir du pouvoir, il faut mettre ses énergies sur les zones où il est possible d'en avoir. Et lâcher prise face à tout le reste. On a beau planifier sa vie, il faut reconnaître qu'on ne peut tout contrôler surtout lorsqu'on croit à un être transcendantal. Il faut donc savoir reconnaître ce qu'on peut changer de ce qu'on ne peut pas. Ainsi en ciblant les objectifs ou les éléments sur lesquels nous avons du pouvoir, nous visons plus juste pour plus d'efficacité surtout que « Qui trop embrasse mal étreint » C'est sans doute la raison pour laquelle, Bernard Grasset indique que « dans les affaires, comme en amour, il est un moment où l'on doit s'abandonner. »


Mais la véritable question est de savoir discerner. Si vous être assidu à la prière, je vous recommande la fameuse Prière de la Sérénité dont l'auteur n'a jamais été clairement identifié : « MonDieu donne-moi la sérénité, d'accepter toutes les choses que je ne peux changer. Donne-moi le courage de changerles choses que je peux, Et la sagesse d'en connaître ladifférence. »
Lâcher prise, c'est craindre de moins en moins pour aimer de plus en plus. Quand

Francis de Croisset nous dit que
« Onne sait jamais pourquoi on tombe amoureux de quelqu'un ; c'estmême à cela qu'on reconnaît que l'on aime »,
je me demande bien comment on peut prétendre aimer sans s'abandonner, sans lâcher prise, sans perdre le contrôle.« Aimer, c'est perdre le contrôle », tranche Paulo Coelho.

Les domaines dans lesquelles le lacher prise doit survenir sont nombreuses sans que cela ne signifie pas que l'on devienne partisan du moindre effort. Quelques uns sont répertoriés ici :
http://groups.google.com/group/je-dis-de-gbeton/web/lacher-prise-sur-quoi

  1. Comment savoir lâcherprise


Comment peut-on s'y prendre pour développer la capacité à lâcher prise ? « Il n'y a rien de plus facile à dire ni de plus difficile à faire que de lâcher » selon Santoka. La première et la plus importante façon est la prise de conscience. Devenir conscient de nos émotions face à ce qui arrive. Devenir également conscient de l'absurdité du contrôle sur ce qu'on ne peut ni changer ni influencer. Devenir conscient de toute la perte d'énergie et de bien-être que représentent le perfectionnisme et l'acharnement.

Lâcher prise peut concerner aussi bien le corps, le mental que les idées.

Il débute dans le corps : C'est une expérience. Une expérience physique de relâchement des tensions
grâce à un travail de respiration, de prise de conscience des sensations par exemple. Il s'agit alors d'oublier un peu notre attitude trop volontariste, nos crispations mentales, pour atteindre une connaissance plus vaste, faite d'abandon et de confiance. Né du corps, cet abandon pourrait peu à peu se diffuser dans les différents domaines de notre vie.

Je vous livre quelques façons de lâcher prise que j'ai découvertes dans mes lectures mais qui découlent bien des analyses précédentes :

1)Cesser de se battre frontalement ; Par exemple Dale Carnégie nous enseigne que la meilleure façon de triompher dans une discussion est de l'éviter tant que possible.

2)Prendre chaque jour comme il vient et l'apprécier.

Pour profiter de l'instant présent, il faut lâcher prise face au passé et au futur. S'accrocher au passé génère des regrets et de l'angoisse. S'accrocher au futur génère de l'anxiété. Mais vivre au moment présent permet de profiter pleinement de la vie. C'est le carpe diem dont nous avions déjà parlé à cette même tribune. (http://gbeton.blogspot.com/2007/05/carpe-diem-ceuillir-le-jour-et-le.html)

3)Accepter que le résultat final d'une action ne soit pas toujours entre nos mains.

4) Laisser les autres décider de leur propre destin.

5) Craindre moins et aimer davantage.

6) Prendre le temps de rêver, puis lâchez prise face aux moyens de parvenir à vos rêves. Ainsi, on peut pleinement profiter des changements.



ET A LA JCI

Il nous arrive de nous accrocher à une idée pourtant non soutenu par la majorité des memebres. La procédure
parlementaire bien appliqué aurait permis de comprendre qu'il faut pas insister mais arrivons nous toujours à lacher prise ? Il faut savoir aller au-delà de nos croyances et convictions, de les rendre conscientes et de les voir pour ce qu'elles sont : de simples constructions de l'esprit. Alors nous admettrons nos limites ce qui faciliterait le lâcher prise.

A l'occasion des élection, combien ne président sortant ne tente-t-ils pas de contrôler le processus de succession.
S'il est vrai qu'il faut préparer la relève et assurer l'avenir de l'organisation, cela ne nous donne pas le droit de
vouloir tout contrôler au point de considérer les autres comme incapables de s'assumer. Lacher prise ici, c'est accepter que les autres puissent gérer leur propre destin.

Après les élections, lorsque notre candidat ne gagne pas, nous devons savoir lacher prise en oubliant et se concentrant sur l'essentiel : la vie de l'organisation au delà des intérêts égoïste.

Alors chers amis, sachons lâcher prise pour mieux nous réussir notre mission en étant plus efficace.


LECTURE RECOMMANDEE

Exercice de lâche prise
http://groups.google.com/group/je-dis-de-gbeton/web/exercice-de-lacher-prise?hl=fr

Lâcher prise c'est ...
http://groups.google.com/group/je-dis-de-gbeton/web/lacher-prise-cest?hl=fr

Etapes du lâcher prise
http://www.radio-canada.ca/par4/tran/_prog7jrs/etap7.htm

Pour aller plus loin :
http://www.oserchanger.com/lacher_prise.php


http://www.eternelpresent.ch/lacher_prise.html

INCROYABLE MAIS VRAI

En matière lâcher prise : LES HOMMES LES PLUS DOUES ?


Parce qu'ils éprouveraient moins de culpabilité que les femmes, ils décompresseraient plus facilement.

Dès que les hommes rentrent chez eux après une dure journée et s'installent devant la télévision, leur tension artérielle baisse, quand celle des femmes reste aussi élevée, nous apprennent les docteurs Anne de Kervasdoué et Jean Belaïsch (1) : « Les femmes semblent ne jamais s'arrêter et ne s'accorder aucune minute de repos, l'œil rivé sur leur montre. On leur conseille de faire du sport pour se détendre ? Elles n'ont pas le temps, prisonnières du tourbillon de la vie. »

Les hommes, eux, n'hésitent pas à lever le pied, à se défouler, à se faire plaisir. « Un rien semble pouvoir distraire un homme, avancent les auteurs : un match de foot, une histoire drôle, une discussion fleuve. Il s'adonne sans culpabilité à ses activités favorites : ce sont ses antistress. »

1 - In Pourquoi les femmes souffrent-elles davantage et vivent-elles plus longtemps ? (Odile Jacob, 2005).

BE BETTER :
Laparole enseigne, l'action entraîne.

A jeudi prochain, si Dieu le veut

Gbèton.