Tous les Jeudis, Gbèton partage ses convictions, sa philosophie, ses découvertes et ses idées ... sur les voies du leadership, du développement personnel et du bonheur

jeudi 27 décembre 2007

Plus un homme est serein, plus son succès est grand


Plus un homme est serein, plus son succès est grand

Il faut apprendre à rester serein au milieu de l'activité
et à être vibrant de vie au repos
Gandhi
La voie du Ciel c'est : Vaincre sans lutter, convaincre sans parler,
faire venir sans appeler, réaliser dans la sérénité.

Lao-tseu

CE QUE JE DIS


Les hommes et les femmes de tous les temps ont cherché les secrets du bonheur et de la réussite. Nombreux sont les recettes proposées, mais je dis : Plus un homme est serein, plus son succès est grand. Visez la sérénité.


POURQUOI JE LE DIS


Je n'arrête jamais de sourire quand je lis les consignes de sécurité en cas d'incendie. Bien souvent, dans les immeubles de grande hauteur, des plaquettes sont apposées pour indiquer aux usagers les gestes et étapes à suivre au cas où ils sont témoins d'un déclenchement d'incendie. Invariablement, la première consigne reste la même : RESTER CALME.


Ainsi, le calme ou mieux, la sérénité est une qualité primordiale pour vaincre l'incendie. De la même manière, la sérénité est un élément primordial dans la combinaison gagnante menant au bonheur et au succès puisqu'elle est simplement un "outil d'efficacité".


Le calme de l'esprit est l'un des plus beaux joyaux de la sagesse. C'est le résultat d'un long et patient effort de maîtrise de soi. Sa présence est l'indice d'une expérience mûrie et d'une connaissance supérieure des lois et du fonctionnement de la pensée.


Aussi surprenant que cela puisse paraître, toutes ces qualités seraient vaines si nous n'atteignons pas la sérénité. Pour vous en convaincre, je vais principalement m'appuyer sur James Allen, auteur de L'homme est ce qu'il pense en retenant trois éléments d'analyse.


  1. Plus un homme est tranquille, plus son succès est grand

Un homme devient calme dans la mesure où il comprend qu'il est un être évoluant à partir de sa pensée, car cette connaissance nécessite la compréhension des autres comme le résultat de la pensée.


Au fur et à mesure qu'il développe une juste compréhension et qu'il voit de plus en plus clairement les liens intérieurs des choses, par principe de cause à effets, l'homme cesse de se tracasser, de rager, de s'inquiéter et de se plaindre pour rester posé, constant et serein.
L'homme calme, ayant appris à se contrôler, sait comment s'adapter aux autres ; et eux, à leur tour, admirent sa force spirituelle et savent qu'il peut leur apprendre des choses et qu'ils peuvent compter sur lui.


Plus un homme est tranquille, plus son succès est grand, plus il influence, plus il a le pouvoir d'accomplir le bien. Même le petit commerçant s'aperçoit que ses affaires vont mieux au fur et à mesure qu'il apprend à se maîtriser et à être plus serein car les gens préfèrent toujours traiter avec une personne dont le tempérament est bien régulier.


  1. La course à la richesse est sans importance en comparaison d'une vie sereine

Les gens aiment et respectent l'homme fort et calme. Il est comme l'arbre qui donne de l'ombre dans un pays chaud ou comme le rocher offrant un abri pendant l'orage. Qui n'aime pas un coeur tranquille, une vie douce et équilibrée ? Peu importe qu'il pleuve ou que le soleil brille, ou quels sont les changements dont bénéficient ceux qui jouissent de ces bienfaits, car ils demeurent toujours doux, sereins et calmes.


Cet équilibre exquis du caractère, que l'on appelle sérénité, est l'ultime leçon de la culture ; c'est la fleur de la vie, le fruit de l'âme. Elle est aussi précieuse que la sagesse, plus désirable que l'or – même l'or le plus fin.


La course à la richesse est sans importance en comparaison d'une vie sereine – une vie qui réside dans l'océan de la Vérité, sous les vagues, hors de la portée des tempêtes, dans le Calme Eternel !


  1. Le calme est la puissance

Combien de personnes de notre entourage gâchent leur vie, anéantissent ce qui est doux et beau par un caractère explosif, détruisent l'équilibre de leur caractère et se font du mauvais sang ? » C'est une grande victoire si la grande majorité des gens cessent de gaspiller leur vie et de troubler leur bonheur par manque de maîtrise de soi. Dans la vie, nous connaissons peu de gens bien équilibrés, possédant cette exquise sérénité qui est la marque d'un caractère accompli.

Oui, l'humanité déferle à travers ses passions incontrôlées, le tumulte de ses plaintes, l'angoisse et le doute. Seul le sage, qui contrôle et purifie ses pensées, peut faire en sorte que les vents et les orages de son âme lui obéissent.

Ames tourmentées, où que vous soyez, quelles que soient vos conditions de vie, sachez ceci : dans l'océan de la vie, les îles de la joie vous sourient, le littoral ensoleillé de votre idéal attend votre venue. Tenez vos mains bien fermes sur la barre de vos pensées. Dans l'écorce de votre âme, repose le Maître. Il ne fait que sommeiller. Réveillez-le. La maîtrise de soi est une force, la pensée juste est la maîtrise, le calme est la puissance. Dites à votre coeur : « Sois toujours en paix ! »

Alors chers amis, adoptons la sérénité pour plus de succès.


ET A LA JCI


Chers amis, je crois que nous n'avons pas besoin d'un dessin particulier pour comprendre que sur la voie interminable du BE BETTER, la sérénité doit être une quête de tous les instants....


LECTURE RECOMMANDEE :


L'homme est ce qu'il pense :
http://www.dpc-corp.com/img/lhomme_POSITIF.pdf


Un livre (PDF) facile à lire et à appliquer. Écrit par James Allen, il décrit la loi de la pensée en ces termes "L'homme est littéralement le reflet de ce qu'il pense, son caractère étant la sommede toutes ses pensées".



INCROYABLE MAIS VRAI


Le sucre pourrait favoriser le déclin mental

L'excès de sucre pourrait favoriser le développement de la maladie d'Alzheimer. C'est ce que suggère une étude menée sur des souris par des chercheurs de l'université de l'Alabama de Birmingham (Etats-Unis).

Le docteur Dongfeng Cao et ses collaborateurs ont comparé les capacités mentales et la santé de deux groupes de souris nourries normalement mais l'un abreuvé d'eau sucrée contenant 10% de saccharose, l'autre d'eau plate.

« Nos résultats ont une importance capitale car la consommation de boissons sucrées a beaucoup augmenté au cours des dernières décennies et risque de se maintenir à un niveau élevé au cours des prochaines années » commente le docteur Cao. Ces résultats pourraient expliquer pourquoi les diabétiques de type 2 ont plus de risques de développer la maladie d'Alzheimer que les autres. « Contrôler la consommation de boissons sucrées pourrait être un bon moyen de prévenir la maladie d'Alzheimer » concluent les chercheurs.

Plus loin ? http://sante.nouvelobs.com/Site/Actu.asp?idfx=RSS_ljs&ID=4809&Rub=Nutrition


BE BETTER :
La parole enseigne, l'action entraîne.


A jeudi prochain, si Dieu le veut

Gbèton.

jeudi 20 décembre 2007

Définir c'est déformer, limiter et tuer un peu

Définir c'est déformer, limiter et tuer un peu


Définir, c'est limiter
Oscar Wilde
Il y a des mots incapables d'être définis
Blaise Pascal
Personne peut-être n'a jamais été assez sincère pour définir la sincérité
Friedrich Nietzsche

CE QUE JE DIS

Edmond Haraucourt dit que "Partir c'est mourir un peu" et moi je dis "Définir c'est déformer, limiter et même tuer un peu"

POURQUOI JE LE DIS

En novembre dernier, au congrès mondial tenu à Antalya j'ai voulu suivre un cours de formation des formateurs sur le concept d'origine japonaise "OMOIYARI" ( http://omoiyari-campaign.com/). Le formateur parlait d'altruisme, d'harmonie, de paix mais il avait évité soigneusement de définir ce concept, pour éviter de le réduire. J'ai mieux compris sa démarche lorsque j'ai compris avec Blaise Pascal que "Définir c'est limiter"

D'un autre coté, les photographes me fascinent toujours. Quand ils prennent une vue, il font un travail inimaginable. En effet il doivent maîtriser plusieurs paramètre pour fournir une image de qualité, une image fidèle de la réalité photographiée. Il n'est pas rare de nous entendre dire : " la photo n'est pas réussie" ou encore "je ne m'y reconnais". Ainsi, il arrive qu'une photographie dénature la réalité prise en cliché. A la vérité, le photographe fait une définition de l'image pour mieux cerner. Il commence par faire un cadrage, un zoom ou un jeu de lumières propres à le conduire au résultat escompté. Et selon la résolution ou la définition en pixels, l'image prise sera claire, précise ou floue. Autant la photographie dénature, autant l'envie de définir un concept ou un projet est de nature à le déformer, ou à le tuer. Les raisons en sont diverses mais je me permets d'en retenir deux :

  1. Définir c'est déformer
Qu'est ce que c'est que définir ? Je n'ose pas définir la définition. Seulement, il me semble que bien que définir c'est traduire tout simplement. C'est utiliser d'autres mots pour donner un sens à un autre qui paraît nouveau ou trop vaste. Définir c'est relier du connu à de l'inconnu. Il s'agit de partir du champ lexical connu de l'audience pour introduire un concept objet d'analyse. Difficile donc de trouver une définition parfaite. D'ailleurs, Auguste Blanqui "Définir, c'est savoir". "Aussi la définition juste est-elle la plus rare des denrées" conclue-t-il. Ce faisant et comme toute traduction, on trahit la réalité qu'on veut définir en le déformant. "Traduttore, Traditore" disent les italiens, "traduire c'est trahir"! On ne peut définir sans interpréter. On entre ainsi dans une démarche interprétative qui fait dire à Samuel Butler que "Définir, c'est entourer d'un mur de mots un terrain vague d'idées."

Ce n'est pas pour rien que nous entendons souvent dire qu'il a des choses qui ne se définissent pas, qui ne s'interprète pas ou qui ne se racontent pas. "Il y a des mots incapables d'être définis." dixit Blaise Pascal. En effet, "Vouloir définir chaque mot, c'est fermer la porte à la vérité", selon le poète et publicitaire anglais Samuel Taylor Coleridge. On comprend alors pourquoi Miguel de Unamuno estime que "Le bonheur est une chose qui se vit et se sent, et non qui se raisonne et se définit". Dans le même ordre d'idées, "La liberté ne se définit pas, elle se vit." (Christine Angot) et "Vouloir définir l'humour c'est prendre le risque d'en manquer." (Guy Bedos, Humoriste français ). Quand au peintre français Odilon Redon il prévient : "Mes dessins inspirent et ne définissent pas."

C'est l'écrivain irlandais Oscar WILDE qui nous donne la clé de compréhensions de ces difficultés apparentes : "Définir, c'est limiter", tranche-t-il.

  1. Définir c'est désacraliser, c'est tuer
Comme je l'ai évoqué ci dessus avec les exemples du bonheur, de la liberté ou de l'humour, vouloir définir, c'est écorcher la valeur intrinsèque de la réalité définie. Ainsi de l'amour qui n'a aucune limite et n'obéit à aucune loi, surtout qu'il vise tout. A quoi bon définir alors pour désacraliser alors l'imagination créatrice de chacun peut se mettre en jeu dès qu'on évoque le mot. Pour Jean-Jacques Rousseau "Le monde de la réalité a ses limites ;le monde de l'imagination est sans frontières".

De ce point de vue, le physicien allemand Albert Einstein lançait un défi à ses contemporains : "Définissez-moi d'abord ce que vous entendez par Dieu et je vous dirai si j'y crois." L'homme de sciences savait bien comme Blaise Pascal la difficulté voir l'impossibilité de définir Dieu sans le désacraliser. Comme le dit à juste titre Samuel Butler, "Mieux connaître Dieu, ce n'est que mieux comprendre combien il nous est impossible de le jamais connaître. Je ne saurais dire lequel des deux est le plus puéril, de le nier ou d'essayer de le définir."

Avant Einstein, le poète français Sully Prudhomme né en 1839 avait déjà tenté l'expérience en concluant ainsi : " J'en arrive à me définir Dieu simplement : ce qui me manque pour comprendre ce que je ne comprends pas." Qui dit mieux ?


Mais à quelque chose, malheur est bon. Il est possible d'utiliser ce principe réducteur de la définition pour mieux cerner et résoudre un problème ou planifier un projet, ou encore pour mieux considérer une question afin de mieux triompher dans un débat comme j'y revient ci-dessous au niveau de la JCI.

Alors, chers amis, sachons user des définitions là où elles sont nécessaires et facilite la production et laissons libre cours à l'imagination créatrice des autre lorsque la définition limite l'action.



ET A LA JCI

A la JCI, nous somme aussi conscient que définir c'est limiter et que tout ne peut se définir. Si vous étiez membre de la Jeune Chambre Internationale (JCI) vous avez dû entendre parlé du cours de formation des formateurs dénommé "JCI PRIME". Bien souvent, lorsque votre curiosité vous amène à demander comment le JCI PRIME se passe, c'est à croire que tous les précédents diplômés se sont passés le mot. La réponse est toujours la même : "Le PRIME ne se raconte pas, ça se vit !" Vous ne comprenez véritablement la raison que le jour où vous avez l'opportunité de vivre ce cours.


A quelque chose, malheur est bon. Au niveau de la JCI, deux domaines sont intéressants où nous pouvons appliquer avec bonheur le principe de "définir c'est limiter" :

- Définir pour mieux cerner un projet ou un problème. Une fois bien défini et limité, un problème est presque toujours résolu. C'est du déjà entendu me dira une amie de Dakar N°1. Mieux, "Définir et imposer un territoire implique la reconnaissance de ses propres limites et aussi celles des autres"

- Reformuler une question pour mieux y répondre dans un débat : le président 2006 de la JCI Bénin, le Sénateur Maixent Djeigo l'appliquait si bien face à la presse. Reformuler une question vous permet de la reconsidérer et surtout de la ramener vers les aspects que vous maîtriser le mieux, vous offrant ainsi une aisance dans la réponse.

LECTURE RECOMMANDEE :

Dépasser ses limites avec les mathématiciens
http://www.bibmath.net/dico/index.php3?action=affiche&quoi=./l/limite.html




INCROYABLE MAIS VRAI

Que détruit-on en voulant le définir ?

Il est une chose qu'on ne peut définir sans le détruire. Dès que vous décidez de le nommer, il se brise. Avez-vous idée ? ...

.....

...

...

....

...

.....

.....
...
...
....
...
...
....
........
...
...
....


...

Bravo vous avez trouvé : c'est le silence. Il se brise dès qu'on le nomme.

BE BETTER :

La parole enseigne, l'action entraîne.

A jeudi prochain, si Dieu le veut

Gbèton.

jeudi 13 décembre 2007

Le principe est un couteau à double tranchant : Se méfier des gens à principes

Le principe est un couteau à double tranchant : Se méfier des gens à principes


Les principes sont des préjugés de grande taille, c'est tout !
Hervé Bazin

La plupart des hommes, en politique, comme en tout, concluent des résultats de leurs imprudences à la fermeté de leurs principes.
Benjamin Constant

Les principes servent à tyranniser, justifier, honorer, vilipender ou dissimuler les habitudes ; deux hommes qui ont au fond les mêmes principes peuvent les faire servir à des fins radicalement différentes.
Friedrich Nietzsche



CE QUE JE DIS

Qui ne connaît pas les bien faits des principes ? On nous en a tellement vanté les mérites et les bons côtés que nous en avons tous. Mais bien souvent les personnes trop accrochées à des principes peuvent passer à côté du but, surtout si l'universalité de leurs principes directeurs n'est pas prouvée. Car c'est la façon dont nous en usons qui importe plus que tout. C'est pourquoi je dis : Méfiez-vous des personnes qui s'accrochent aux principes jusqu'à l'inefficacité.

POURQUOI JE LE DIS

Au cours de la conférence de zone JCI à Dakar 2004, j'ai suivi un séminaire très intéressant dont le thème était « comment planifier sa vie ». Le sénateur Sow de la JCI Sénégal qui l'animait avait fait valoir que pour vivre heureux, il faut, entre autres, avoir des principes. « Toutes les grandes choses de l'humanité ont été accomplies au nom de principes absolus » comme le dit Ernest Renan. Lorsque je lui ai demandé ce qu'il fallait faire si les principes nous empêchaient de vivre heureux il m'a quasiment donnée la réponse de Somerset Maugham : « Ce qu'il y a de vraiment commode avec les principes, c'est qu'on peut toujours les sacrifier quand c'est nécessaire. » Jusqu'à quand faut-il donc les changer ?

Mieux, quand on soumet un principe à l'épreuve des faits, il arrive que l'Homme ait à choisir entre le principe et l'efficacité. C'est en cela que je dis : Méfiez-vous des gens à principes. Pour vous en convaincre, je cède la plume à Friedrich Nietzsche qui stigmatise toute la problématique : « Les principes servent à tyranniser, justifier, honorer, vilipender ou dissimuler les habitudes ; deux hommes qui ont au fond les mêmes principes peuvent les faire servir à des fins radicalement différentes. »

En partant de la définition du principe, de son éthique déontologique ou utilitariste, nous nous rendrons vite compte qu'il faut se méfier des principes et des gens à principes.

  1. Qu'entend-on par principe ?

Les principes, ce sont des règles que l'on se donne à soi-même, à la différence des règles de la société, de la bienséance… qui sont plutôt des règles que l'on adopte. Et c'est pourquoi le fait d'avoir des principes peut vous inciter à transgresser règles et les lois de la société. Avoir des principes, c'est avoir des règles qui vous dictent impérativement une ligne de conduite dans une situation qui vous place face à un dilemme. Pour Hervé Bazin, « Les principes sont des préjugés de grande taille, c'est tout ! »

Chaque être humain suit des règles d'action et une ligne de conduite basées sur les valeurs théoriques qu'on lui apprend dès l'enfance. Les uns continuent à suivre strictement les principes moraux qu'on leur a inculqués. D'autres jettent aux oubliettes leurs principes de base tout en grandissant. Et entre les uns et les autres, il y a ceux qui régulent leurs principes selon leurs propres intérêts. Si vous avez des principes, ce sont vos principes, vos règles. C'est à vous de savoir lequel de vos principes vous permet de décanter telle situation. Cela fonctionne comme une boite noire dont vous seul connaissez la dynamique. Or quand on recommande aux Hommes d'avoir des principes pour réussir, il s'agit bien de principes universels qui résiste à l'épreuve du temps. Pour y arriver, il faut partager ses principes. Pour Wilfrid Laurier, « La seule façon de défendre ses idées et ses principes est de les faire connaître ». Surtout que « Sans principes communs, ce n'est pas la peine de discuter » (Confucius)
  1. Ne pas oublier que les principes sont à cheval entre déontologie et utilité

La difficulté des principes se pose lorsqu'on se trouve face à un dilemme dit « de Touvier » ou « de Caïphe ». Par exemple, vous êtes officier et l'on vous demande de tuer vous-même un otage ; et on vous assure que si vous le faites, on laissera la vie sauve à vingt autres. En revanche, si vous refusez, on passera par les armes les vingt et un otages. Touvier, lors de sa défense, a dit avoir accepté de tuer sept juifs parce que cela lui permettait d'en sauver un nombre plus important.

Doit-ont se conformer et s'accrocher à ses principes quelles que soient les conditions ? « Les principes sont les principes, dussent les rues ruisseler de sang. » disait Rudyard Kipling. Mais est-ce la meilleure solution ? Ne doit-on pas de temps en temps sacrifier un principe au nom de l'utilité ou de l'humanité tout simplement, comme le recommande Graham Greene ? « Les principes, dit-il, sont faits pour être violés. Etre humain est aussi un devoir. » Faut-il dénouer le dilemme en se basant sur des notions philosophiques ou morales, ou sur les conséquences immédiates de l'action à prendre ?

A la vérité, il existe deux types d'homme à principe. Face au « dilemme de Touvier », si, sans hésiter, vous refusez de tuer l'otage parce que, par principe, vous vous refusez à commettre un meurtre, quelles que soient les conséquences de votre refus, vous êtes un homme à principes de type « déontologique » (de deïn, lier, attacher). Vous vous entendrez bien avec John Kessel quand il conseille : « Changez vos stratégies et tactiques, mais jamais vos principes. » Si, au contraire, vous acceptez sans hésiter de tuer l'otage pour sauver les vingt autres, vous optez, par principe, pour le moindre mal et vous êtes un homme à principes du type « utilitariste » et vous vous dites comme Stanley Baldwin : « J'aimerais mieux être un opportuniste et flotter, que couler à pic, mes principes autour du cou .»

Mais dans tous les cas, vous êtes homme à principe n'est ce pas ? Pour en savoir plus sur ces deux types de principes : http://groups.google.com/group/je-dis-de-gbeton/web/faut-il-avoir-des-principes

  1. Méfiez-vous des gens qui s'accrochent aux principes jusqu'à l'inefficacité

Il apparaît ainsi que les principes ne se suffisent pas à eux-mêmes. « Appuyons-nous sur les principes, ils finiront toujours par céder » nous dit ironiquement Edouard Herriot pour nous signifier trop de rigorisme sur le principe peut tuer le principe. Et face aux limites de chacune de ces deux éthiques « à principes », aucune d'elles ne règle la question de la culpabilité et de la responsabilité face au conséquences négatives de l'application du principe.

Le fait de se référer à des principes peut être un processus d'évitement. Le sujet s'en remet à des principes pour ce qui est de la décision qu'il doit prendre. Il fait ainsi l'économie de sa liberté et de sa responsabilité personnelle. Il évite une confrontation directe avec la situation problématique dans laquelle il se trouve. Une véritable fuite que stigmatise
Multatuli en affirmant que « Les principes sont des choses dont on use pour se dispenser de faire ce qui déplaît »

Il faut faire la différence entre l'idéaliste et l'homme à principes, qu'il soit de type déontologique ou utilitariste. L'idéaliste est d'abord un optimiste, un généreux, un imprudent, voire un impuissant. L'homme à principes serait plutôt un dictateur, moraliste et moralisateur.

Autant Esope nous rappelle que « Celui qui cède toujours le pas aux autres finira par ne plus avoir de principes personnels », autant Euripide nous prévient : « Dans la vie des principes rigoureux donnent dit-on, plus de déceptions que de joies. »

Alors chers amis, méfions nous des hommes qui s'accrochent aux principes si nous voulons viser l'efficacité
car même « les grands principes parviennent rarement à ne pas créer l'injustice dans les cas particuliers. »
(James Fenimore Cooper).


ET A LA JCI

A la Jeune Chambre Internationale, nous sommes dirigés par des principes nobles que nous prenons plaisir à réciter à la plupart de nos rencontres. Les membres de la JCI sont en effet convaincus et croient que :


  • Que la foi en Dieu donne à la vie son véritable sens ;

  • Que la fraternité humaine transcende la souveraineté des nations ;

  • Que la liberté des individus et de l'entreprise assure mieux la justice économique ;

  • Que l'autorité doit s'appuyer sur la loi et non sur l'arbitraire ;

  • Que la personne humaine est la plus précieuse des richesses ;

  • Et que servir l'humanité constitue l'œuvre la plus noble d'une vie.

Cependant, il ne suffit pas de rappeler ces principes ou de les lire à chaque réunion pour faire de nous jaycees des princes. Il nous faut non plus le lire, mais le réciter, c'est en dire en nous écoutant et en y prêtant attention à la lecture. Ensuite, il faut les mettre en oeuvre dans notre engagement quotidiens. L'avantage que nous avons à la JCI, c'est que ces principes sont universels en plus d'être partager par des milliers de jeunes à travers le monde
. Alors pourquoi, ne pas vivre selon ces principes. Un principe non vécu et proclamé apparaît vite comme un paradoxe qui nous gêne nous même. Nous, qui sommes sur la voie du leadership, nous devons devrions méditer cette citation de Pierre Joseph Proudhon « Ce ne sont pas les hommes qui gouvernent les sociétés , ce sont les principes ; à défaut de principes, ce sont les situations. » Pensons-y ! En tout cas, moi, je me méfis des jaycees qui récitent les valeurs et principes et qui ne les vivent pas...



LECTURE RECOMMANDEE

Faut-il avoir des principes ?
http://groups.google.com/group/je-dis-de-gbeton/web/faut-il-avoir-des-principes

INCROYABLE MAIS VRAI

« Je mens » ne tient pas sur le plan de la logique

« Je mens », est impossible à rendre sur le plan logique parce que si celui qui dit « je mens » a raison, il ment et donc ce qu'il dit n'est pas crédible du tout, à savoir le fait de dire « je mens ».

Mais si ce qu'il dit, à savoir « je mens », n'est plus faux, alors le sujet qui énonce devient par là-même, véridique. Si « je mens » n'est pas faux, je dis la vérité.

Mais si je dis la vérité, en disant « je mens » à nouveau, je confirme que ce que je dis est mensonger.

Si j'ai raison, j'ai tort et si j'ai tort, j'ai raison ; donc, on tourne indéfiniment sans pouvoir boucler la boucle.

BE BETTER :

La parole enseigne, l'action entraîne.

A jeudi prochain, si Dieu le veut


Gbèton.

Libellés : , , ,

jeudi 6 décembre 2007

La gratitude est un anti-stress par excellence

La gratitude :
un anti-stress par excellence
Marc Vachon , psychologue

Nous sommes tellement préoccupés à regarder vers l’avant, qu’on oublie souvent de jeter un œil derrière pour apprécier le chemin parcouru
Connaissez-vous des gens qui semblent tout avoir, une vie professionnelle remplie, une vie personnelle en apparence riche, des ressources financières suffisantes, et qui pourtant sont tendus, angoissés et malheureux ? Alors que vous en connaissez d’autres qui, en apparence du moins, ont si peu et semblent malgré tout épanouis et heureux ?



Avez-vous remarqué combien, quotidiennement, nous sommes préoccupés par ce qui nous manque ou par la peur du manque ? Manque réel ou peur de manquer de temps, de ressources, d’argent, de santé, de compétence, d’habiletés, d’énergie. Impression ou certitude de manquer de contacts, de contrôle, de motivation, de plaisir, de préparation, de support, de maîtrise, de succès, de valorisation, de confiance, de certitude, de direction, d’amour, de sens, de reconnaissance. Autant d’aspects qui meublent une grande partie de nos conversations et de nos pensées.
Lorsque notre attention est régulièrement centrée sur les manques, surtout quand nous nous sentons, à tort ou à raison, impuissant à y faire quelque chose, la réponse de stress ne peut manquer de se faire dans notre organisme. C'est bien connu, nous devenons ce à quoi nous accordons notre attention de façon consistante.
Que notre attention soit centrée sur le manque n’est pas mauvais en soi et peut même être un moteur de la motivation à agir. Mais lorsque ce manque est associé à un sentiment d’impuissance de notre part, alors l’organisme réagit par l’anxiété et le stress.
Je vous propose donc un exercice qui, pratiqué régulièrement, peut sans aucun doute modifier votre état d’esprit pour le mieux, réduire votre stress et votre anxiété, et peut-être même, pourquoi pas, vous aider à mieux dormir. Ça ne change pas le monde, sauf que…
L’exercice de la gratitude
Dans cet exercice* qui ne prend que cinq minutes, je vous propose d’entrer en contact et de vous associer au sentiment du plein, de l’abondance que vous avez dans votre vie. Le plein, ce sont toutes ces raisons qui peuvent faire que vous puissiez éprouver de la gratitude dans votre vie personnelle et professionnelle. Toutes les choses et tous les gens que vous appréciez et qui font que vous vous sentez riche à l’intérieur. La question à se poser pour faire cet exercice est la suivante : de quoi suis-je reconnaissant ou de quoi pourrais-je être reconnaissant dans ma vie, si je le voulais vraiment ?
Voici donc comment faire cet exercice qui ne prendra que quelques instants de votre journée et qui peut être fait n’importe où à tous les jours. Vous pouvez le faire le matin au lit juste avant de vous lever, en vous rasant ou en prenant une douche, en faisant votre marche quotidienne, vos exercices, dans l’auto en allant au boulot, dans l’autobus, dans le métro, en revenant du bureau à la fin de la journée, au moment d’aller au lit, etc.
Je vous donnerai plus loin ma propre façon de le faire. L’important est de trouver le plus d’éléments possibles pour lesquels vous éprouvez de la gratitude, de vraiment vous associer au sentiment que provoquent en vous ces images, de vous inonder d’une des émotions les plus importantes qui soit. Pour les plus logiques d’entre vous, vous pouvez repasser rapidement les domaines importants de votre vie et voir, dans chacun, ce pour quoi vous êtes reconnaissant.
De quoi êtes-vous reconnaissant quand vous pensez à votre vie familiale, à votre relation avec votre conjoint, à vos enfants, à vos amis, à votre relation avec vous-même? De quoi êtes-vous reconnaissant quand vous pensez à votre santé physique et votre vitalité, à vos finances, à votre engagement personnel, à votre engagement professionnel, quand vous pensez à vos réussites professionnelles, à vos relations avec vos collègues?
Quelques suggestions.
Pour vous aider à comprendre, je vais vous expliquer comment je fais l’exercice moi-même, à tous les matins ou presque.


Je commence en pensant que, dans cet univers sans fin, c’est une vraie chance d’avoir l’existence, de pouvoir respirer et vivre, d’être une étincelle de vie et d’avoir encore une journée devant moi.



Puis j’entre en contact avec le privilège que j’ai de pouvoir jouir de mes sens, de pouvoir regarder les beautés de la nature, les œuvres des grands peintres, les sourires des gens. Je pense à la chance que j’ai de pouvoir sentir les odeurs des mets et les meilleurs parfums ; de pouvoir toucher et être touché par le soleil, le vent, une autre personne; de pouvoir goûter les aliments ; de pouvoir entendre les musiques que j’aime, les voix des gens que j’aime, le bruit de la rivière, du vent.



Ensuite, je remercie pour cette santé qui m’habite, pour l’énergie qui m’anime et qui me permet de faire ce que je fais, d’entreprendre.



Puis je pense aux personnes qui j’aime, qui m’aiment et dont la présence dans ma vie est une vraie bénédiction. Ma conjointe, mes enfants, leurs conjoints, les petits-enfants, ma famille, mes amis. Quand je pense à eux, j’imagine clairement leur visage dans mon esprit ou j’essaie de ressentir ce que j’apprécie le plus en eux, ce pour quoi je me sens privilégié de les avoir dans ma vie.



Je remercie ensuite pour la chance que j’ai eue de faire des voyages, je revois certains endroits que j’ai visités.



Je pense au confort dans lequel je vis au quotidien, à ma maison qui est chaleureuse et qui permet tant de rencontres agréables avec les enfants, les amis. à l’habitat qui m’entoure, à la chance que j’ai d’avoir la nature si proche.



J’apprécie à quel point je suis privilégié par la vie de pouvoir vivre dans un pays en paix, de pouvoir profiter de connaissances inépuisables et si facilement accessibles, dans les bibliothèques, par Internet et qui me permettent d’apprendre sur tout ce qui m‘intéresse et me passionne. J’apprécie les facilités incroyables que la technologie met à mon service.



Je rends grâce pour la chance incroyable que j’ai de faire un travail que j’aime et qui me passionne. Je remercie pour tous ces gens qui m’ont donné l’opportunité d’avancer personnellement et professionnellement. Je rend grâces pour les habiletés que j’ai, pour la chance que j’ai de rencontrer autant de gens intéressants.







Vous avez compris que pendant ces trois à cinq minutes, il faut se remplir de tout ce que nous apprécions dans notre vie. Bien sûr, ce qui ne va pas est toujours là et nous vient plus aisément à l’esprit, pour certains plus que pour d’autres. Mais pendant ces quelques minutes, ces éléments n’ont pas leur place.