Osez dire non pour mieux servir son nom
Peter de Genestet
Un homme en colère est un homme qui n'a pas su dire non et éprouve, en plus, le remords de ne pas l'avoir fait.
Le week-end arrive, plein d'une paresse prometteuse. Seulement voilà, coup de fil strident de votre mère qui s'invite à déjeuner, arrivée inopinée d'une copine qui vous sort de votre canapé pour une soirée pleine d'inconnus… Pourquoi est-il parfois si difficile de dire non ? Vous ne voulez rien de tout cela et pour tant, une fois de plus, vous allez tout accepter. Tout en vous maudissant intérieurement pour votre lâcheté et manque de courage. La crainte de déplaire, d'être rejeté(e), de ne plus être aimé(e), a une fois de plus triomphé. « Oser dire non, c'est savoir s'écouter, reconnaître ses désirs et ses envies, affirme Marie Haddou, psychologue. C'est s'affirmer et se respecter. Et cela s'apprend. »
Dès qu vous commencez à faire de la périphrase, on vous traite de politicien ou de diplomate. A propos de ces derniers justement, Henri Louis Mencken "Quand un diplomate dit 'oui', cela signifie 'peut-être' ; quand il dit 'peut-être', cela veut dire 'non' ; et quand il dit 'non', ce n'est pas un diplomate."
Pourtant il est curieux de remarquer que les mots OUI et NON comptent tous les deux 3 lettres et ne comportent qu'une seule syllabe. Dire OUI ne nécessiterait donc pas moins de temps et d'énergie que dire NON. Pourtant nous ne savons pas dire souvent NON. Est-ce parce que nous en avions abusé quand nous étions gosses ? Souvenez vous qu'à l'âge de trois ans nous sommes tous passé par la phase dite d'opposition : nous disions non à tout et pour tout. Comme la plupart des enfants à cet âge.
Plusieurs raisons m'amènent à penser qu'oser et savoir dire NON permet de mieux servir que de dire oui à tout. En effet cela permet :
- de faire du OUI un oui d'engagement crédible ;
- d'être beaucoup plus productif et plus crédible ;
- de s'affirmer et de rester libre
1. Dire non permet de donner à nos OUI leur valeur d'engagement et d'approbation
2. Apprendre à dire NON nous permet d'être plus productif
3. Oser dire non pour s'affirmer et rester libre
Oser dire non c'est vaincre sa timidité et sa peur d'être rejeté. Osez dire non c'est avoir le choix entre le OUI et le NON. Oser dire non c'est ne pas être un béni oui oui. Oser dire non c'est donc s'affirmer et se reconnaître comme un être libre de ses penser et de ses actions. Selon Jean Ethier-Blais, « Dire non sans donner la raison ! N'est-ce pas affirmer dans l'être ? Sa raison, c'est soi. » L'éssayiste et philosophe français Alain dira même que « Penser, c'est dire "non". » Et quand on sait que penser c'est être (cogito ergo sum), on comprend sans doute pourquoi Amélie Nothomb estime que « Vivre signifie refuser. »
Laissons Jules Renard nous faire sourire : « L'homme vraiment libre est celui qui sait refuser une invitation à dîner sans donner d'explications. »
Pour exprimer le désaccord il n'y a pas plus classique : Dites non clairement. Ne faites pas de périphrases Appuyer votre NON d'un rire si vous le pouvez. Si vous ne pouvez pas être aussi directe, il faut absolument éviter de « OUI » ou « D'ACCORD ». Ne pas dire oui, c'est déjà commencer à dire non, car l'écrivain et humoriste français Tristan Bernard le dit si bien : « Pour une réponse affirmative, il n'existe qu'un seul mot : oui. Tous les autres mots ont été inventés pour dire non. »
Une des méthodes qui marche, surtout quand on vous prend de court, est le "non, mais..." Il exprime un refus constructif, qui empêche celui qui le formule de sombrer dans un océan de culpabilité. Il s'agit de ne pas répondre immédiatement à la demande, de s'accorder un délai de réflexion afin d'exprimer précisément son refus. Et surtout de lui trouver une alternative. C'est pourquoi l'écrivain espagnol Baltasar Morales
dit que « Oui et non sont bien courts à dire : mais avant de les dire, il faut penser longtemps ». Une telle réponse apparaîtra ainsi moins brutale, plus ouverte. Un bon moyen d'assumer son désaccord. Et surtout de montrer qu'on dit NON à la demande et non à la personne.
Pour les personnes les plus proches de vous, utilisez une tactique plutôt efficace, celle du disque
rayé . Elle consiste à déstabiliser l'interlocuteur en se montrant tenace, en s'arc-boutant à son NON de toutes les manières possibles. Et avec le plus grand calme. Cela permettra à votre entourage de comprendre que vous ne souhaitez plus être celui ou celle qui cède sur tout. Il vous en respectera d'autant plus.
Voici cinq autres étapes assez simples pour apprendre à dire non :
http://management.journaldunet.com/0510/0510106conseils-non.shtml
Et quand vous arrivez à dire NON et que vous le sentez vraiment, évitez de vous justifier à tout prix : cela donne à l'autre la possibilité d'opposer ses arguments. Alors essayez simplement d'expliquer. Pas de justifier. Il y a nuance. D'ailleurs Alain est formel : « Refuser en donnant des raisons, ce n'est pas refuser »
A la JCI, il est important de savoir dire ou d'apprendre à dire NON pour pouvoir être productif, mener une vie équilibrée entre la JCI, la famille et la profession. Il est surtout important de savoir le faire pour permettre aux autres amis de pouvoir s'améliorer. Il est courant de voir des ais qui, prétextant d'un manque de temps ou d'autres subterfuge bien connus se dérobent à assumer leur responsabilités, en comptant sur d'autres amis pour les suppléer. L'amitié n'est pourtant pas une prise en charge. En acceptant toujours de les porter ainsi, non seulement nous ne les aidons pas a apprendre par l'action, mais pis encore, nous en devenons moins productifs puisque surchargés.
Ken Blanchard et Steve Gottry dans leur livre L'Homme de la situation, nous rappelle bien que dans la vie il y
a quatre catégories d'activités qui nous occupent : ceux que nous sommes tenus de faires et que nous voulons faire ; ce que nous sommes tenus de faire mais que nous ne voulons pas faire ; ce que nous voulons faire et que nous ne sommes pas tenus de faire et enfin, ce que nous ne voulons pas faire et que nous ne sommes pas tenus de faire. Osons donc dire non à cette dernière catégorie sans ambages et sans demi-mesure. Cela y va de notre gestion du temps et de … notre jeunesse. Je laisse la plume à l'auteur dramatique et dialoguiste français
Henri Jeanson : « On est jeune tant que l'on sait dire "non". Premier "oui" première ride. »
Alors chers amis, osons dire non quand il le faut pour rester concentrer sur le meilleur pour mieux le viser. Et si notre survie en dépendait ?
Apprenez à dire non
http://www.doctissimo.fr/html/psychologie/bien_avec_les_autres/ps_2727_dire_non.htm
http://www.psychologies.com/cfml/chroniqueur/c_chroniqueur.cfm?id=58
Quand une personne dit « non » sincèrement, avec conviction, elle fait plus qu'articuler un mot de trois lettres. Tout son organisme — ses glandes, ses nerfs, ses muscles — se contractent en une attitude de refus. Au contraire, quand la personne dit « oui », son organisme prend une attitude réceptive, consentante. Par conséquent, plus nous parviendrons à conquérir de « oui » et mieux nous réussirons à mettre notre auditeur dans une humeur favorable à notre proposition.
Si vous voulez gagner les gens à votre manière de voir, amenez votre adversaire à répondre « oui » dès le début de l'entretien.
BE BETTER :
La parole enseigne, l'action entraîne.
A jeudi prochain, si Dieu le veut
Gbèton.


0 commentaires:
Enregistrer un commentaire
Merci de partager votre avis sur cet article, tout en indiquant votre prénom à la fin.
<< Accueil