Tous les Jeudis, Gbèton partage ses convictions, sa philosophie, ses découvertes et ses idées ... sur les voies du leadership, du développement personnel et du bonheur

jeudi 23 juillet 2009

Choisir, c'est oser laisser moisir : choisir en conscience et sans remords

Je-Dis de Gbeton --- Volume III --- Numéro 15 --- 23 juillet 2009

CE QUE JE DIS

Bien nombreux sont ceux qui ne parviennent pas à faire un choix et à s'y tenir, ballottés entre ce qui est choisi et les autres possibilités exclues par le choix. Pourtant le succès dans la vie, dépend de la cohérence dans le temps de nos actions et de nos choix. C'est pourquoi je dis : «Choisir c'est abandonner et oser laisser moisir les autres possibilités : apprenez à choisir en toute connaissance de cause pour ne point avoir de remords. Tel est le gage des lendemains meilleurs »



Choisir c'est renoncer. Qu'il est difficile et terrifiant de renoncer ! -- Dominique Lévy-Chédeville

Choisir, donc exclure -- Henri Bergson

Ne pas choisir, c'est encore choisir -- Jean-Paul Sartre


POURQUOI JE LE DIS

Lorsque j'avais dit qu'il fallait « faire ses choix pour être choyé de la vie », j'avais insisté sur l'importance des choix dans notre bonheur. Mais ce que j'ai omis de préciser, c’est qu'il ne faut pas choisir sur un coup de tête car lorsqu'on a fait un choix, il faut s'y tenir et ne point se retourner. L'exemple de la femme de Loth dans La Bible est édifiant à ce titre. Pour être sauvée, elle devait partir et ne pas se retourner. De gré ou de force, elle avait choisi donc la vie. Car lorsque je choisis, il y a quelque chose en moi qui commande et quelque chose qui obéit. Pourtant cette femme a fini par changer d'avis et a osé jeter son regard en arrière. Immédiatement, elle est devenue une statue de sel. Ainsi, lorsque nous manquons de constance dans nos choix nous pouvons nous détruire ou être assaillis par des regrets qui nous rongent et nous perdent. Pour éviter ces travers, il est important de comprendre que choisir c'est abandonner pour mieux assumer nos choix de vie.



BIENVENUE AUX NOUVEAUX ABONNES :

de Dakar :

- Diane Floriane
- Nicaise, étudiant vétérinaire
- Philippe, Consultant

  1. Choisir, c'est abandonner

Quand des choix s’imposent, il faut se décider, puisqu'on ne peut tout faire en même temps. «Qui trop embrasse, mal étreint » aime à me rappeler mon père. Or, le choix se fait contre ce qui est rejeté et qui va moisir. Même si le nombre de possibilités offertes peut sembler infini, notre liberté n’en est pas plus grande, puisque nous ne « choisirons » qu’une possibilité en ignorant le reste. De ce fait, Dominique Lévy-Chédeville dit « Choisir c'est renoncer. Qu'il est difficile et terrifiant de renoncer. » C'est en cela que Henri Bergson s'écrit : «Choisir, donc exclure. » et, par là même, laisser moisir. Tout choix nous positionne face à un sacrifice : celui d'abandonner un chemin pour en prendre un autre. Le choix exclut donc tout ce qui n'est pas choisi. « Si quelqu’un veut marcher derrière moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix, et qu’il me suive. », ordonne Jésus dans l'Evangile (Marc 8,34 - 9,1). C'est la raison pour laquelle André Gide se fait plus clair : « Choisir, c'est se priver du reste. » car selon lui, choisir, c’est renoncer pour toujours à tout le reste à la quantité nombreuse de ce reste demeurait préférable à n’importe quelle unité.

  1. Renoncer, c'est encore choisir

Puisque choisir c'est abandonner, renoncer et même sacrifier, beaucoup de personnes se refusent à opérer un choix. Ils ne veulent en effet pas faire cet effort de volonté, amenant à la décision courageuse de trancher. « Devine, si tu peux, et choisis, si tu l'oses.» recommande Pierre Corneille, pour insister que choisir est encore un acte d'audace. Mais peut-on vraiment ne pas choisir ? Déjà Jean-Paul Sartre nous explique que «Ne pas choisir, c'est encore choisir.», car c'est choisir de ne pas choisir. De même, Etre neutre, c'est encore choisir, de sorte qu'on ne peut pas ne pas choisir. Ne pas choisir, c'est simplement choisir de laisser les autres ou la nature faire le choix à notre place. «La nécessité nous délivre de l'embarras du choix.» (Vauvenargues), certes mais c'est qu'en réalité la nécessité nous a dicté le choix et nous obéissons. Est-ce la raison pour laquelle Amélie Nothomb nous prévient que «Le seul mauvais choix est l'absence de choix» ? En tout cas, pour Sigmund Freud, «Nous ne savons renoncer à rien. Nous ne savons qu'échanger une chose contre une autre.»


En prenant conscience de cette réalité ou de cette fatalité du choix, il est alors plus judicieux d'apprendre à choisir, sans regret, pour une perfection toujours plus grande.
  1. Apprendre à choisir sans remords

Comment choisir sans regret alors que choisir, c’est créer le futur que nous ne maîtrisons pas ? Tout choix se dirige vers l’avenir et le prépare. C'est pourquoi,un proverbe allemand dit que «Celui qui a le choix a aussi le tourment.» car comme le dit Jean-Paul Sartre, «Sachez que personne ne peut dire exactement ce qu’il veut.» Il n'est pas évident de faire un choix. C'est pourquoi « La grâce, c'est peut-être de voir ce qu'il faut choisir et ce à quoi il faut renoncer. », selon l'écrivain français Jacques de Bourbon Busset.


De ce point de vue, selon Charles Du Bos, «L'important, c'est d'être capable de sacrifier ce que l'on est, au profit de ce que l'on peut devenir.» La rationalité est donc déterminante : un choix est associé avec un objectif, motivé par quelque chose que l'on appellera l’intime conviction, cette voix « au fond de moi-même», qui me pousse à m’engager parfois malgré moi.


Pour que « Choisir provoque un sentiment de satisfaction » comme le dit Jean Guy Rens », c'est-à-dire que pour choisir sans regretter ni se morfondre, le choix devrait se faire en notre âme et conscience, mais aussi en tenant compte des valeurs, des coutumes de notre société. Le choix serait alors la résultante d'une certaine réflexion de notre part, pour préserver notre avenir personnel, celui de nos contemporains et de nos êtres les plus chers. Choisir est ainsi d'abord un acte de liberté, mais une fois la route choisie, je m'y engage car les dés sont jetés. La liberté s'arrête au carrefour du choix. « Si tu es prêt à sacrifier un peu de liberté pour te sentir en sécurité, tu ne mérites ni l'une ni l'autre. », prévient Thomas Jefferson.


ALORS, comprends-tu bien que choisir ne va donc pas de soi. Acceptes-tu de prendre le risque de te tromper en choisissant ? Sais-tu qu'aucun choix n'est mauvais en soi et que seul l’avenir nous dira si notre décision d’aujourd’hui suscitera des remords, des regrets, ou la satisfaction d’avoir fait le bon choix ? Vas-tu laisser le hasard et les nécessités continuer de faire tes choix à ta place ?

EN DEFINITIVE, même si changer d'avis n'est pas forcément un signe de faiblesse, changer souvent de choix et ne pas les assumer peut fragiliser une existence et conduire à une vie désordonnée. Osons accepter d'abandonner en choisissant, d'assumer nos choix et d'apprendre à choisir en connaissance de cause afin de ne jamais regretter nos choix. C'est alors que nous pourrions cueillir le jour comme un fruit défendu et goûter au bonheur de l'infini.


LECTURE RECOMMANDEE



BE BETTER :
La parole enseigne, l'action entraîne.

A jeudi prochain, si Dieu le veut

Gbèton.

Libellés : , , , , ,

jeudi 26 février 2009

Les amis sont la BASe de l'ILE de notre bonheur (En hommage à Basile Nukunu)

Je-Dis de Gbeton --- Volume III --- Numéro 6--- 26 février 2009

CE QUE JE DIS


Des Inhibitions liées à notre éducation nous empêchent d'aller vers les autres. « sois indépendant », « n'ennuie pas les autres » « ne compte que sur toi-même ». Pourtant, nous ne pouvons rien faire de grand, de beau dans la vie sans nos amis et nos relations. C'est pourquoi, en hommage à Basile, un ami véritable ami de la JCI, que je viens de perdre, je dis : « Les amis sont la véritable base de l'île de notre bonheur. Prenez l’habitude d'avoir des amis et de rendre vos amitiés meilleures. »



Aucun homme n’est inutile tant qu’il a un ami -- R. L. Stevenson

De bons amis, de bons livres et la conscience somnolente, voilà le secret du bonheur. - Mark Twain

Une vraie amitié est comme une bonne santé, sa valeur est rarement connue jusqu’à ce qu’elle soit perdue.

POURQUOI JE LE DIS

Le lundi 23 février 2009, en consultant mon courrier électronique, je tombe sur un email parvenu à 7h33 où je lis, tout écrit en majuscules, BASILE NUKUNU. J'étais loin de m'imaginer que les autres mots qui l'accompagnaient allaient être bouleversants pour moi : « Nous avons le regret de vous informer le décès de notre ami BASILE NUKUNU (formateur IG) suite à un accident de route .... » Je ne pouvais pas y croire. Ces mots étaient trop peu nombreux pour annoncer un si grand choc. « Un seul être vous manque et tout est dépeuplé », disait Lamartine. Quelqu'un a dit « Une vraie amitié est comme une bonne santé, sa valeur est rarement connue jusqu’à ce qu’elle soit perdue. » Après Marcellin Edjo, un autre ami qui s'en était allé aussi brutalement le 15 décembre dernier, la disparition subite de BASILE me fait comprendre à jamais que les amis sont en réalité la BASe de l'ILE de notre bonheur. J'évoque ci-après trois raisons clés.

  1. Un ami croit en vous

Le 9 février 2009, soit 2 semaines avant son invitation au paradis (Qui l'aurait su ?), Basile m'appela le soir « Béton, me dit-il, tu as 72h pour me produire un module complet de formation sur tel thème »... Avant que je ne place un petit mot de réticence, il acheva « Je sais que tu en es capable, fais-le et tu ne vas pas le regretter ». Basile était quelqu'un qui croiyait en ses amis. Le fait qu'il croyait tant en moi était pour moi une grosse source de motivation, à telle enseigne que le 13 février effectivement, je lui envoyais le manuel du formateur, le manuel du participant et les diapositives de ce module de 2h. Quand le mardi suivant, le 17 février, Basile m'avait appelé pour m'en remercier et m'envoyer même un « western », j'étais loin d'imaginer que je lui parlais pour la dernière fois.


Que serions-nous sans nos amis ? L’exemple ou l’encouragement d’un ami a formé tant de vies.Ceux qui nous apprécient et ceux qui nous aident à cultiver notre confiance redoublent en nous notre pouvoir d’accomplissement. Les amis nous poussent à nous surpasser. Avoir le sentiment que certaines personnes parmi celles qui nous entourent, croient en nous sans réserve est un tonus merveilleux, un stimulant puissant pour persévérer, une source d'inspiration inégalable. Comme le dit, Orison Swett Marden « Les amis sont des opportunités. Nos capacités normales peuvent être multipliées beaucoup de fois grâce à nos amis... Les amis, nos critiques et maîtres » Et cela, Basile savait le faire, comme les nombreux témoignages le prouve. Basile était un battant et un HEROS car selon André Suarès « Tout héros est un être en lutte. » Repose en paix Basile !

  1. Un ami est le meilleur ferment de la réussite

Pour Orison Swett Marden, « l'Amitié, le chemin royal vers le bonheur ». Et chacun de nous, selon ses expériences, pourrait aisément en témoigner. « Quel est le secret de votre vie ? » demanda Elizabeth Barrett Browning, de Charles Kingsley « Dites-moi que je peux rendre la mienne plus merveilleuse aussi ». « J’avais un ami » était la réponse.

Avoir un ami! C’est le secret de ceux qui ont une vie pleine de grandeur et de succès. Beaucoup d’hommes distingués auraient abandonné, longtemps avant d’atteindre leurs buts, s’il n’y avait pas le stimulant et l’encouragement de certains amis dont les noms ne seront jamais connus du monde entier. Emerson a dit : « Notre plus grand désir dans la vie est de trouver quelqu’un qui nous fera réaliser tout ce qui est en notre pouvoir. » On comprend ainsi pourquoi Mark Twain affirme : « De bons amis, de bons livres et la conscience somnolente, voilà le secret du bonheur. » Par exemple, Quand on parlait de Lincoln pour la première fois comme un éventuel candidat aux présidentielles américaines, nombre de gens disaient : “Pourquoi, Lincoln n’a pas une grande influence dans ce pays, ni de grand soutien ; il n’a pas d’argent, ni assez d’autres choses, excepté de nombreux amis.” Pourtant Lincoln a eu une présidence remarquable et inspiratrice.
Grâce aux amis on peut toucher le ciel. Selon la théorie des 6 degrés, nous serions reliés à tout individu sur terre par une chaîne de 6 personnes au maximum. « Je connais quelqu'un qui connaît quelqu'un qui connaît quelqu'un ... qui connaît celui qui m'intéresse ». C'est pourquoi R. L. Stevenson disait : « Aucun homme n’est inutile tant qu’il a un ami. ». En tout cas, pour Samos de Pythagore « Les amis sont des compagnons de voyage, qui nous aident à avancer sur le chemin d'une vie plus heureuse. » Basile était un ami qui faisait le bonheur de ceux qui le rencontraient. Ne mérite-t-il pas le bonheur éternel ? Repose en paix Basile.

  1. Un ami est le meilleur des médicaments

Dans un concours pour la meilleure définition du mot “ami”, un journal de Londres attribua le prix au candidat qui proposait celle-ci : « La première personne qui vient vous voir quand le monde entier s’écroule. » Ceci n’est pas un fait appris ou enseigné, mais pourrait-il y avoir une meilleure définition ? Par exemple, lorsqu'on est malade, on se rend compte que les amis sont les meilleurs médicaments possibles. Steve Goodier rapporte sur blog que lorsqu'un membre du Congrès américain, Sam Rayburn (1182-1961), découvrait sa grave maladie, il décida d'aller dans son village de Boham au Texas pour des soins médicaux. Quand certains lui ont demandé pourquoi il ne restait pas plutôt à Washington où il y avait les meilleurs médecins, sa réponse fut un bel éloge à l'amitié : « A Bonham les gens savent quand vous êtes malade, et ils sont affligés quand vous mourrez » Personne en effet ne veut vivre des moments difficiles seul. C'est pourquoi Rayburn préfère la proximité des amis affectueux aux meilleurs médicaments.
BASILE était l'un des meilleurs médicaments pour ses amis, qui ne cessent de témoigner de sa joie de vivre, de son humour, de sa capacité de motivation, de son humilité, de son regard vivifiant. Surtout qu'il venait de soutenir brillamment sa thèse de Doctorat d'Etat en médecine.

EN DEFINITIVE, chacun de nous a son île ou son îlot de bonheur, certes, mais souvenons nous que ce sont les amis qui, comme Basile Nukunu, sont la base de notre île. Osons cultiver et entretenons nos amitiés. Rendons-les meilleures en sachant donner sans rien attendre en retour, mais aussi en osant demander et en acceptant de recevoir. Puissent les âmes de tous nos amis défunts reposer en paix dans le bonheur éternel.

LECTURE RECOMMANDEE

Comment se faire des amis ?

http://www.philo5.com/Mes%20lectures/Carnegie,%20Comment%20se%20faire%20des%20amis.htm

BE BETTER :
La parole enseigne, l'action entraîne.

A jeudi prochain, si Dieu le veut

Gbèton.

Libellés : , , , , ,

jeudi 13 novembre 2008

Développer une ignorance intelligente

Je-Dis de Gbeton --- Volume II --- Numéro 20 --- 13 novembre 2008



CE QUE JE DIS

L'être humain ne finit jamais d'apprendre, nous en sommes convaincus. Et tant que l'on vie, l'on continuera d'apprendre, d'acquérir des connaissances, de pousser toujours plus loin les frontières de l'ignorance. Mais à la vérité, est-ce nécessaire de tout savoir et de savoir tout sur tout ? Mon expérience m'amène à dire : « L'ignorance rend parfois service : Apprenez à développer une ignorance intelligente et ne pas chercher à tout savoir »


Un homme doit avoir une certaine ignorance intelligente pour arriver à faire progresser les choses. » . -- Charles F. Kettering

Le peu que je sais, c'est à mon ignorance que je le dois.
-- Sacha Guitry

POURQUOI JE LE DIS

J'ai déjà eu l'occasion d'affirmer à cette même tribune qu'il n'est pas bon de tout dire (relire). Mais comme certains vont toujours vouloir tout nous dire ou nous faire savoir, il nous appartient d'apprendre à ne pas leur tendre l'oreille, à refuser de savoir. En effet, l'ignorance rend parfois service. Autant, j'avais dis de fermer les yeux pour voir mieux (relire),autant je pense qu'apprendre à avoir une ignorance intelligente et ne pas chercher à tout savoir permet parfois de mieux viser le meilleur. Permettez-moi d'évoquer rapidement deux raisons clés.

  1. L'ignorance créatrice de bonheur

Ce jour-là, Marie m'avait envoyé un email sans doute pas de très bon goût et avait déjà conclu que je l'avais oubliée. Pour elle, tout le temps passer à lui faire assidûment la cour n'était que farce puisque depuis trois mois, elle m'avait perdu de vue. Comme par hasard, à peine avait-elle fini d'envoyer le fameux email, que j'entrais dans sa demeure familliale. Malgré ma courte pause déjeuner et le temps pluvieux, j'étais parvenu jusqu'à chez elle. Inimaginable pour elle ! Réalisant sans doute mes efforts, et prise dans une sorte de remords, elle me dit :

- As tu lu le mail que je viens de t'envoyer ?
- Non, lui ai-je répondu.

Alors, elle me prit à part et me supplia de ne point le lire. Elle m'implora même de l'accompagner dans un cyber, d'ouvrir ma boîte électronique et de supprimer le fameux message. Bien que je trouvai la démarche étrange, et malgré ma curiosité naturelle, je fis ce qu'elle voulait. « Ce que femme veut, Dieu veut » n'est-ce pas ? Je n'ai donc jamais su ce qu'elle a écrit dans ce courrier. Résultat des courses, nous sommes restés de bons amis, par la suite.

La situation, aurait-elle été pareille si j'avais cherché à savoir le contenu de ce message ? « Le secret du bonheur en amour, ce n’est pas d’être aveugle mais de savoir fermer les yeux quand il le faut. » nous dit Simone Signoret. C'est aussi le secret de l'amitié, je crois. C'est en cela que le conseil de Charles F. Kettering vaut de l'or : « Un homme doit avoir une certaine ignorance intelligente pour arriver à faire progresser les choses. », affirme-t-il.

Lorsque j'invitais les uns et les autres à fermer les yeux pour voir mieux (relire), j'ai expliqué au point 3, pourquoi il faut fermer les yeux pour vivre mieux ensemble. La même argumentation me semble valable ici, puisque pour éviter de mettre en péril leur idylle ou leur amitié, certains amoureux ou amis choisissent délibérément de fermer les yeux sur des défauts mineurs de leurs partenaires. « On aime si bien les yeux fermés. A quoi bon les ouvrir ?» (Aphonse d''Houdetot).

  1. L'ignorance préservatrice de nos grands rêves de vie

De la même manière, les grands leaders évitent parfois de savoir ce dont la connaissance pourrait entraver ou freiner leurs relations, leur enthousiasme et leur réussite. L'ignorance est, dans ces cas, plus productif que la connaissance. Et c'est d'ailleurs ce que résumait si bien Mark Twain, «Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait.» Comme illustré par la légende de l'aiglon qui se prenait pour une poule de prairie (lire), les briseurs de rêve ont l'art de nous faire savoir des choses qui limitent notre esprit et bloquent notre volonté créatrice et notre potentiel. Alphonse Allais a déjà résumé cette philosophie de fort belle manière : «...un homme qui sait se rendre heureux avec une simple illusion est infiniment plus malin que celui qui se désespère avec la réalité.» Illusion d'ignorer la réalité pour atteindre des réussites parfois miraculeuses n'est-ce pas ? "L'audace d'espérer" dirait Barack Obama.


ALORS, as-tu tendance à vouloir savoir tout sur tout ? fais-tu confiance à tes partenaires ou préfères-tu vérifier à tout prix les informations qu'ils te donnent concernant votre relation ? Es-tu de nature à trop écouter les autres ? Es-tu trop influençable par les dires de tes amis ? As-tu souvent recours au filtre des trois passoires en vérifiant que ce qu'on te dit est bon, vrai et utile sur tes amis ?

EN DEFINITIVE, développons une ignorance intelligente en apprenant à fermer les yeux et les oreilles quand il le faut, afin de vivre mieux et de réussir mieux. Ne cherchons pas à tout savoir car « à qui on a beaucoup donné, on demandera beaucoup » et à vouloir tout savoir on ne sait rien. N'est-il pas mieux de savoir tout de peu plutôt que de savoir seulement peu de tout ?

LECTURE RECOMMANDEE

Lisez le très beau et inspirateur 1er discours d'Obama après son élection :
http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/dossiers/elections-americaines/200811/07/01-37304-le-discours-dobama-a-chicago.php

BE BETTER :
La parole enseigne, l'action entraîne.

A jeudi prochain, si Dieu le veut

Gbèton.

Libellés : , , ,