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jeudi 30 juillet 2009

Jugez votre succès par ce que vous avez dû abandonner pour l'obtenir

Je-Dis de Gbeton --- Volume III --- Numéro 16 --- 30 juillet 2009

© photo : dark-lightning.com


CE QUE JE DIS

Il est courant de mesurer notre succès à la lumière de ce que nous avons obtenu, de ce que nous avons gagné ou encore du niveau que nous avons atteint tant sur le plan moral, spirituel que matériel ou financier. Mais une telle approche ne donne pas toujours toute la quintessence ou la valeur réelle de notre réussite. C'est pourquoi, je dis « Jugez votre succès par ce que vous avez dû abandonner pour l'obtenir, et vous en jouirez pleinement et à juste titre ».


Tout ce qui a son prix est de peu de valeur. -- Friedrich Nietzsche

On peut réduire une oeuvre d'art à son seul prix, mais cela ne représentera jamais sa valeur réelle. -- Isabelle Jarry



POURQUOI JE LE DIS


Ma grand-mère maternelle était spécialiste des noms profondément philosophiques. A l'un de mes frères cadets, elle a donné le prénom de Yassinmè. En langue Fon du Bénin, cela est une diminution de la phrase « Dokoun kpa nou mèto ma dé Yassin mè » Ce qui se traduit peu ou prou par « Celui qui loue et s'extasie devant votre richesse ignore ce que vous avez dû souffrir ou sacrifier pour l'obtenir ». Cette méprise que les autres font vis-à-vis de notre richesse ou de notre réussite, il nous arrive de la faire aussi par rapport à nous même. Un tel défaut de jugement nous amène bien souvent à sous estimer la valeur de notre succès, en ignorant délibérément ce qu'il nous a coûté. En prenant conscience des intrants et de notre investissement nous apprécierons mieux nos réalisations.

  1. Ce qui a de valeur n'a pas prix

Notre réussite ou notre succès est précieux. C'est la chose la plus importante de notre vie; Pour y arriver, nous sommes prêts à mettre le meilleur de nous, tout de nous. Comme toutes les réalisations les plus valeureuses, notre succès, l'atteinte d'un but supérieur n'a pas de prix. Comme le dit d'ailleurs le philosophe allemand Friedrich Nietzsche « Tout ce qui a son prix est de peu de valeur. » Autrement dit, tout ce qui est de grande valeur, n'a pas de prix. Mais comment valoriser alors nos possessions les plus précieuses s'il en est ainsi ? S'il est difficile de valoriser ce qu'on a, il est alors commode d'en estimer l'importance par l'ampleur de ce que l'on a dû abandonner pour y parvenir. Car tout succès est une question de choix et choisir c'est aussi abandonner. Surtout lorsqu'on sait que les effets de la conjoncture peut faire artificiellement chuter la vraie valeur de notre précieuse possession.


  1. Le succès est une question de choix et choisir c'est abandonner

Le niveau de succès ou d'insuccès que vous avez actuellement dépend de vous car, la vie est faite de choix : à chaque étape nous sommes appelés à faire un choix dans l'univers des possibilités. Parce que nous ne pouvons pas tout faire en même temps, il faut savoir faire des choix judicieux pour être choyé de la vie. Choisir, conduit inévitablement à exclure, à renoncer, à abandonner toutes les autres possibilités. J'en ai déjà évoqué les arguments dans ce même blog . Autrement dit, il faut accepter d'abandonner quelque chose pour en gagner mieux. Par exemple, Hillary Clinton, en devenant Secrétaire d'Etat dans le gouvernement d'OBAMA, a choisi, avec le consentement de son mari (?), de priver celui-ci de bien des subventions auxquelles la fondation Clinton aurait pu accéder si elle ne l'était pas. Son succès à elle ne peut donc pas s'apprécier en fonction de ce qu'elle gagne en tant que Secrétaire d'Etat, mais plutôt par ce que son mari et leur fondation abandonnent pour lui permettre à elle d'en être là. « On peut réduire une oeuvre d'art à son seul prix, mais cela ne représentera jamais sa valeur réelle. » Cette leçon que nous donne la biologiste et romancière française Isabelle Jarry vaut sans aucun doute pour nos plus grandes réussites aussi.

3. Jugez le succès par les sacrifices consentis

Les économistes et gestionnaires le savent bien : pour produire des biens il faut des intrants, des biens intermédiaires qui sont détruits ou transformés dans le processus de fabrication, pour laisser apparaître le bien nouveau. La valeur de nouveau produit dépend certes de son prix sur le marché de l'offre et de la demande, mais son coût de revient, sa valeur intrinsèque procède de celles des éléments qui ont servi à sa fabrication. Il en est de même de notre succès qui suppose des choix et des efforts particuliers. Ces choix nous conduisent bien souvent à abandonner ou à renoncer à un nombre important de possibilités qui en détermine la valeur réelle, loin des spéculations du moment. C'est pourquoi, il me semble plus judicieux de juger la valeur de notre succès par l'ampleur de ce que nous avons dû abandonner pour l'obtenir. Ce faisant, nous serons plus conscients d'en jouir et de nous en féliciter à juste titre pour plus de bonheur.


ALORS, vas-tu encore te contenter de profiter de ton succès actuel sans te souvenir du chemin qu'il a fallu parcourir pour y arriver ? Pourquoi ignorer les difficiles choix que tu as dû faire ainsi que les sacrifices qui les ont accompagnés ? As-tu idée de d'où tu viens ?


EN DEFINITIVE, prenons conscience que notre vraie valeur, ce qui mesure le mieux notre succès, c'est ce que nous avons dû abandonner ou sacrifier sur le chemin pour y parvenir. Car lorsque le monde s'écroule sous l'effet de la crise, la valeur réelle de notre succès doit rester gravée dans notre mémoire. Profitons du moment présent mais n'oublions pas d'où nous venons si nous voulons continuer de vivre heureux..


LECTURE RECOMMANDEE


- Fais tes choix pour être coyé de la vie

- Choisir c'est oser laisser moisir


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jeudi 23 juillet 2009

Choisir, c'est oser laisser moisir : choisir en conscience et sans remords

Je-Dis de Gbeton --- Volume III --- Numéro 15 --- 23 juillet 2009

CE QUE JE DIS

Bien nombreux sont ceux qui ne parviennent pas à faire un choix et à s'y tenir, ballottés entre ce qui est choisi et les autres possibilités exclues par le choix. Pourtant le succès dans la vie, dépend de la cohérence dans le temps de nos actions et de nos choix. C'est pourquoi je dis : «Choisir c'est abandonner et oser laisser moisir les autres possibilités : apprenez à choisir en toute connaissance de cause pour ne point avoir de remords. Tel est le gage des lendemains meilleurs »



Choisir c'est renoncer. Qu'il est difficile et terrifiant de renoncer ! -- Dominique Lévy-Chédeville

Choisir, donc exclure -- Henri Bergson

Ne pas choisir, c'est encore choisir -- Jean-Paul Sartre


POURQUOI JE LE DIS

Lorsque j'avais dit qu'il fallait « faire ses choix pour être choyé de la vie », j'avais insisté sur l'importance des choix dans notre bonheur. Mais ce que j'ai omis de préciser, c’est qu'il ne faut pas choisir sur un coup de tête car lorsqu'on a fait un choix, il faut s'y tenir et ne point se retourner. L'exemple de la femme de Loth dans La Bible est édifiant à ce titre. Pour être sauvée, elle devait partir et ne pas se retourner. De gré ou de force, elle avait choisi donc la vie. Car lorsque je choisis, il y a quelque chose en moi qui commande et quelque chose qui obéit. Pourtant cette femme a fini par changer d'avis et a osé jeter son regard en arrière. Immédiatement, elle est devenue une statue de sel. Ainsi, lorsque nous manquons de constance dans nos choix nous pouvons nous détruire ou être assaillis par des regrets qui nous rongent et nous perdent. Pour éviter ces travers, il est important de comprendre que choisir c'est abandonner pour mieux assumer nos choix de vie.



BIENVENUE AUX NOUVEAUX ABONNES :

de Dakar :

- Diane Floriane
- Nicaise, étudiant vétérinaire
- Philippe, Consultant

  1. Choisir, c'est abandonner

Quand des choix s’imposent, il faut se décider, puisqu'on ne peut tout faire en même temps. «Qui trop embrasse, mal étreint » aime à me rappeler mon père. Or, le choix se fait contre ce qui est rejeté et qui va moisir. Même si le nombre de possibilités offertes peut sembler infini, notre liberté n’en est pas plus grande, puisque nous ne « choisirons » qu’une possibilité en ignorant le reste. De ce fait, Dominique Lévy-Chédeville dit « Choisir c'est renoncer. Qu'il est difficile et terrifiant de renoncer. » C'est en cela que Henri Bergson s'écrit : «Choisir, donc exclure. » et, par là même, laisser moisir. Tout choix nous positionne face à un sacrifice : celui d'abandonner un chemin pour en prendre un autre. Le choix exclut donc tout ce qui n'est pas choisi. « Si quelqu’un veut marcher derrière moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix, et qu’il me suive. », ordonne Jésus dans l'Evangile (Marc 8,34 - 9,1). C'est la raison pour laquelle André Gide se fait plus clair : « Choisir, c'est se priver du reste. » car selon lui, choisir, c’est renoncer pour toujours à tout le reste à la quantité nombreuse de ce reste demeurait préférable à n’importe quelle unité.

  1. Renoncer, c'est encore choisir

Puisque choisir c'est abandonner, renoncer et même sacrifier, beaucoup de personnes se refusent à opérer un choix. Ils ne veulent en effet pas faire cet effort de volonté, amenant à la décision courageuse de trancher. « Devine, si tu peux, et choisis, si tu l'oses.» recommande Pierre Corneille, pour insister que choisir est encore un acte d'audace. Mais peut-on vraiment ne pas choisir ? Déjà Jean-Paul Sartre nous explique que «Ne pas choisir, c'est encore choisir.», car c'est choisir de ne pas choisir. De même, Etre neutre, c'est encore choisir, de sorte qu'on ne peut pas ne pas choisir. Ne pas choisir, c'est simplement choisir de laisser les autres ou la nature faire le choix à notre place. «La nécessité nous délivre de l'embarras du choix.» (Vauvenargues), certes mais c'est qu'en réalité la nécessité nous a dicté le choix et nous obéissons. Est-ce la raison pour laquelle Amélie Nothomb nous prévient que «Le seul mauvais choix est l'absence de choix» ? En tout cas, pour Sigmund Freud, «Nous ne savons renoncer à rien. Nous ne savons qu'échanger une chose contre une autre.»


En prenant conscience de cette réalité ou de cette fatalité du choix, il est alors plus judicieux d'apprendre à choisir, sans regret, pour une perfection toujours plus grande.
  1. Apprendre à choisir sans remords

Comment choisir sans regret alors que choisir, c’est créer le futur que nous ne maîtrisons pas ? Tout choix se dirige vers l’avenir et le prépare. C'est pourquoi,un proverbe allemand dit que «Celui qui a le choix a aussi le tourment.» car comme le dit Jean-Paul Sartre, «Sachez que personne ne peut dire exactement ce qu’il veut.» Il n'est pas évident de faire un choix. C'est pourquoi « La grâce, c'est peut-être de voir ce qu'il faut choisir et ce à quoi il faut renoncer. », selon l'écrivain français Jacques de Bourbon Busset.


De ce point de vue, selon Charles Du Bos, «L'important, c'est d'être capable de sacrifier ce que l'on est, au profit de ce que l'on peut devenir.» La rationalité est donc déterminante : un choix est associé avec un objectif, motivé par quelque chose que l'on appellera l’intime conviction, cette voix « au fond de moi-même», qui me pousse à m’engager parfois malgré moi.


Pour que « Choisir provoque un sentiment de satisfaction » comme le dit Jean Guy Rens », c'est-à-dire que pour choisir sans regretter ni se morfondre, le choix devrait se faire en notre âme et conscience, mais aussi en tenant compte des valeurs, des coutumes de notre société. Le choix serait alors la résultante d'une certaine réflexion de notre part, pour préserver notre avenir personnel, celui de nos contemporains et de nos êtres les plus chers. Choisir est ainsi d'abord un acte de liberté, mais une fois la route choisie, je m'y engage car les dés sont jetés. La liberté s'arrête au carrefour du choix. « Si tu es prêt à sacrifier un peu de liberté pour te sentir en sécurité, tu ne mérites ni l'une ni l'autre. », prévient Thomas Jefferson.


ALORS, comprends-tu bien que choisir ne va donc pas de soi. Acceptes-tu de prendre le risque de te tromper en choisissant ? Sais-tu qu'aucun choix n'est mauvais en soi et que seul l’avenir nous dira si notre décision d’aujourd’hui suscitera des remords, des regrets, ou la satisfaction d’avoir fait le bon choix ? Vas-tu laisser le hasard et les nécessités continuer de faire tes choix à ta place ?

EN DEFINITIVE, même si changer d'avis n'est pas forcément un signe de faiblesse, changer souvent de choix et ne pas les assumer peut fragiliser une existence et conduire à une vie désordonnée. Osons accepter d'abandonner en choisissant, d'assumer nos choix et d'apprendre à choisir en connaissance de cause afin de ne jamais regretter nos choix. C'est alors que nous pourrions cueillir le jour comme un fruit défendu et goûter au bonheur de l'infini.


LECTURE RECOMMANDEE



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jeudi 5 mars 2009

Les liens sociaux dépassent les liens du sang

Je-Dis de Gbeton --- Volume III --- Numéro 7 --- 5 mars 2009


CE QUE JE DIS

L'imagerie populaire nous a tant vanté les mérites des liens du sang et de la fraternité que nous en arrivons à sous-estimer malheureusement les liens sociaux. C'est pourquoi, je dis, dans la lignée de Cicéron : « Les liens sociaux comme l'amitié vont au delà des liens de sang tels que la parenté ou la fraternité. »



L'amitié l'emporte sur les liens du sang en ce qu'il peut y avoir parenté sans bienveillance et non point amitié -- Cicéron

Le sort fait les parents, le choix fait les amis. -- Jacques Delille

Il ne faut choisir pour épouse que la femme qu’on choisirait pour ami, si elle était homme. -- Joseph Joubert


POURQUOI JE LE DIS


La semaine dernière, dans ces mêmes colonnes, je magnifiais avec nostalgie et force émotion l'amitié véritable, en évoquant le souvenir douloureux de Basile. De fait, j'en arrive à penser que l'amitié a quelque chose de profond et de véritablement transcendant lorsqu'elle est vécue avec vertu et sans condition. Mais il me semble qu'il va de l'amitié comme de la plupart des liens sociaux construits sur des valeurs et des idéaux comme cela arrive dans la vie associative, scolaire ou universitaire. Pour en discuter, il me plaît de puiser à la source de Cicéron en insistant sur le cas de l'amitié.


BIENVENUE AUX NOUVEAUX ABONNES :

- Aliou T., Abdrahamane C.
et Emile D., à Bamako
- Mouhamed M. D., à Dakar


  1. L'amitié vaut mieux que les liens du sang

      Ne vous est-il jamais arrivé d'offrir à vos amis quelque chose que vous avez souvent refusé à vos enfants, à vos frères ou encore à vos parents ? N'avez-vous pas parfois traité vos amis mieux que vous-même ? Je me souviens, enfant, qu'il arrivait à ma mère de remettre le repas qu'elle devait manger à l'une de ses amies de passage, et de se contenter des miettes. Pourtant, son coeur restait à la joie. Vous me diriez certes qu'il y a de la joie à donner, mais alors pourquoi ne pas donner autant à ses proches ? C'est qu'à la vérité, les amis ont quelque chose de plus grand et plus trenscendant que les parents.

      En effet, l'amitié suppose le partage de tant de valeurs, de souvenirs, de principes ou de liens communs. Cicéron parle même d'unanimité. En effet, il définit : « l'amitié ne peut exister que chez les Hommes de bien... L'amitié n'est rien d'autre qu'une unanimité en toutes choses, divines et humaines, assortie d'affection et de bienveillance » Et il spécifie « L'amitié l'emporte sur les liens du sang en ce qu'il peut y avoir parenté sans bienveillance et non point amitié. »

      Une autre raison pour laquelle l'amitié dépasse les liens du sang réside dans le fait que l'amitié procède d'un choix. Quand on choisit en conscience, il est plus facile d'honorer son choix n'est-ce pas ? Or comme le dit Gabriel Legouvé « un frère est un ami donné par la nature. » De fait, l'amitié (choisie librement) dépasse la fraternité imposée par dame nature. « Le sort fait les parents, le choix fait les amis» , a dit Jacques Delille.

      Enfin, si on craint vite la rivalité et la jalousie d'un frère ou d'une soeur, on fait plus facilement confiance à un ami. Sinon pourquoi nos meilleurs confidents ne sont-ils pas systématiquement nos frères ou nos parents ? Et pourquoi, selon Jean Racine, « L'on hait avec excès lorsque l'on hait un frère»?

      1. L'amitié n'obéit pas à des raisons utilitaires

      Nombreux sont ceux qui prêtent aux amitiés des motivations bassement utilitaires. Comme le dit Cicéron, ils « escamotent, ce faisant, le plus aimable nœud de l'amitié. Car ce ne sont pas tant les services rendus par un ami, que l'affection de cet ami, en soi, qui fait plaisir : ce qu'un ami nous offre ne nous rend heureux que dans la mesure où c'est offert avec affection. » Le fait de satisfaire le besoin d'un ami, n'est pas à l'origine de l'amitié. Bien au contraire, « Ce n'est donc pas l'amitié qui a découlé de l'utilité, mais l'utilité qui a découlé de l'amitié. » En effet, il y a dans la notion d’amitié, un lien intime qui se crée dans le cadre de relations de personne à personne, un accès privilégié à la connaissance personnelle et intime de l’autre. Allons aux sources de l'amitié en cédant la plume à Cicéron : « L'amitié n'est autre chose qu'un accord parfait de sentiments joint à une bienveillance et une tendresse mutuelles...Parmi les nombreux et solides avantages de l'amitié, le plus précieux, à mon avis, est de nous donner confiance en l'avenir, et de ne point laisser les esprits se décourager et s'abattre. Avoir un ami, c'est avoir un autre soi-même. »

      1. L'amitié, elle, est toujours profitable

      Je ne voudrais pas revenir sur les avantages de l'amitié que j'ai évoqués en disant que « Les amis sont la base de l'île de notre bonheur », mais bien que le mot amitié vient d'«amour», Sénèque nous enseigne que « L'amitié est toujours profitable, l'amour est parfois nuisible » C'est sans doute la raison pour laquelle selon Joseph Joubert « Il ne faut choisir pour épouse que la femme qu’on choisirait pour ami, si elle était homme. » Est-ce à dire que l'amitié dépasse les liens de l'alliance ? En tout cas, certains philosophes analysent les relations entre père et fils, entre frères et soeurs, ou encore entre époux et épouse comme des formes différenciées de l'amitié.


      EN DEFINITIVE, l'amitié vaut mieux que les liens du sang. Cultivons-la partout et en toute relations. Appliquons les principes de l'amitié véritable à nos relations familiales et conjugales afin de bâtir des liens plus que jamais privilégiés et solides pour un bonheur à toute épreuve.

      LECTURE RECOMMANDEE

      Lélius ou l'Amitié (selon Ciceron)
      http://www.site-magister.com/prepas/page7d.htm

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      jeudi 5 février 2009

      Faire ses choix pour être choyé de la vie

      Je-Dis de Gbeton --- Volume III --- Numéro 5 --- 5 février 2009

      © photo : news-parfums.com


      CE QUE JE DIS


      Notre société a réussi à créer l’illusion que le choix ne nous appartient pas, il est l’oeuvre d’un nombre incalculable de raisons extérieures que nous ne pouvons maîtriser : l’impossible devient donc la chanson de tout un chacun. Je ne peux réaliser mon rêve parce que je suis trop jeune, je n’ai pas assez de relations, je n’ai pas les moyens nécessaires, mes parents ne m’accompagnent pas, etc. Mais en réalité, ce ne sont que des alibis pour rester passif, inactif et fataliste. Regardes autour de toi, tous ceux qui ont réussi ont-ils eu tous les moyens que tu cites comme obstacles à ta réussite ? C'est pourquoi je dis "Fais tes choix pour être choyé parla vie" .



      Il n’y a pas de vent favorable à celui qui ne sait où il va. -- Sénèque

      On a toujours le choix. On est même la somme de ses choix -- Joseph O’Connor

      Le seul mauvais choix est l’absence de choix. -- Amélie Nothomb


      POURQUOI JE LE DIS


      Nous suffit-il de découvrir sa raison d'être sur terre pour vivre heureux ? C'est la question à laquelle répond admirablement bien Fidèle AJdjovi, un membre remarquable de la Jeune Chambre Internationale Bénin, qui partage mensuellement ses réflexions et exhortations. Je m'inspire ici de l'un de ses textes que je reprends presque sans modification pour dire que si tu oses faire tes choix et assumer tes responsabilités, alors forcément tu seras un être choyé par la vie.

      1. Dieu n'est pas méchant

      Après avoir découvert ta raison d’être sur terre, il reste à en définir tous les contours, tous les détails pour ensuite agir en harmonie et travailler à sa réalisation. Ce sont des choix que tu dois opérer par rapports à ce que tu veux être, avoir et faire, personne ne peut les faire à ta place. Ce sont des choix qui t’obligeront à changer tes pensées, tes paroles, tes comportements et tes actions ; tes habitudes devront se muer pour t’aider à aller dans la direction de ton rêve, ta raison d’être. « Il n’y a pas de vent favorable à celui qui ne sait où il va. » nous prévient Sénèque.
      Notre société paresseuse a aussi créé le destin tracé par Dieu et qui est inchangeable. Dieu aurait donc créé certains d’entre nous pour être des assassins, des voleurs, des violeurs, et d’autres pour être des milliardaires, des présidents, des génies en informatique ou autres.Tu penses vraiment que Dieu est injuste à ce point ? Mais ensuite pourquoi jugera-t-Il les mauvais s’Il les a créés ainsi Lui-même ? Ils n’auront fait que ce pourquoi ils sont créés et ils auront respecté l’ordre de Dieu.

      1. Choisis ce qui te mène à tes rêves

          Dieu a créé l’homme libre de faire des choix et évidemment d’en assumer les conséquences. « Celui qui veut faire quelque chose trouve un moyen, celui qui ne veut rien faire trouve une excuse. » Ne me demande pas quoi choisir ! Tu le sais très bien, en choisissant ta destination tu sais ce qu’il te faut pour y arriver. Si tu ne le sais pas répertorie alors tout ce qui peut t’empêcher d’y arriver et porte alors tes choix sur le contraire de ces obstacles-là. Quand tu as froiddehors, tu rentres dans ta chambre et tu portes des vêtements plus épais n’est-ce pas ? Ben, pour réaliser ton rêve, tu te munie des pensées, des paroles et des comportements utiles à l’accomplissement de celui-ci et tu poses les actions contribuant à sa réalisation, sans oublier bien sûr d’utiliser tes meilleures habitudes et non les mauvaises. « On a toujours le choix. On est même la somme de ses choix. » Joseph O’Connor

            1. Pourquoi laisser les autre choisir pour soi ?

            En s'amusant à décomposr le mot CHOIX, sache que ton choix doit être Conscient, Honnête, Original et Intéressant pour toi et le X constitue la variable finale qui regroupe les conséquences de ton choix : ‘‘la noblesse du mot choix réside dans sa dernière lettre’’, parole du Sage Parrain. Fais alors tes choix et assumes-en les conséquences, tu devras donc au préalable mesurer celles-ci pour en réduire au maximum les effets néfastes.« Le seul mauvais choix est l’absence de choix. » Amélie Nothomb.

            Tu as laissé tes parents décider pour toi jusqu’à l’adolescence parce que tu apprenais à décider, aujourd’hui tu laisses la vie décider pour toi en pensant que tu ne peux rien décider ; soit ce sont tes amis, soit c’est ton mari, soit c’est ton patron qui décident pour toi alors que c’est ta vie. Et leurs vies à eux, c’est toi qui décides ce qu’ils doivent en faire ?« La pire décision de toutes est celle que l’on n’a pas prise. » Thomas Huxley

            EN DEFINITIVE, tu possèdes en toi tout ce qu’il faut pour décider de ce que tu veux être, avoir et faire, il te revient de faire les choix qui te permettront d’y arriver. Débarrasse toi des obstacles, des peurs et passe à l’action. Tout ce que tu penses réussir, tu le réussiras. Décide toi, fais tes choix et assume-les ; c’est seulement comme ça que tu bâtiras l’avenir rêvé ! ! !

            LECTURE RECOMMANDEE

            Fais tes choix

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