Oublier Pour Se Délier et Avancer
Oublier pour se délier et avancer Friedrich Nietzsche
La vie ne va pas sans de grands oublis !
Honoré de Balzac
Il n'y a point de plus haute vengeance que l'oubli.
Baltasar Gracian Y Morales
CE QUE JE DIS
On nous a souvent vanter les mérites de la mémoire. On nous conseil de ne rien oublier même si nous avons pardonné. Moi je dis : Oubliez pour se délier et avancer.
POURQUOI JE LE DIS
- Oublier pour se délier. Se délier pour apprendre et pour donner
Qui ne sait qu' « Il faut désapprendre avant d'apprendre et la première tâche est la plus difficile des deux » ? Par cette affirmation Erasme nous enseigne qu'il faut pouvoir faire table rase de tout ce qu'on connaît pour se mettre en bonne condition d'apprentissage. Autrement dit, il faut apprendre à oublier, au moins temporairement, quitter ses préjugés, abandonner ses propres routines mentales et s'entraîner à porter un autre regard, plus en amont - prendre du champ pour "donner du sens" D'ailleurs
Luc Estang ne reconnaît-il pas qu'« Il faut plonger dans une trouble ressemblance, c'est à force d'oubli que vient la connaissance. » ? Et c'est sans doute pour la même raison que Yves Navarre, en se référant à ce que représente la mémoire dans le processus d'apprentissage, dira que : « L'oubli est parfois aussi important que la mémoire.». Alfred Jarry va même plus loin, « L'oubli est la condition indispensable de la mémoire. », tranche-t-il.
Par ailleurs, oublier les bienfaits dont on est l'auteur est aussi le moyen le plus sûr de ne pas connaître les frustrations nées de l'ingratitude. Oublier permet ainsi de continuer à donner et à mieux donner. En effet, qui ne s'est jamais entendu dire « je lui ai fait ci et ça, il n'a pas remercié et ose me demander encore » ? Adoptons simplement la sagesse contenu dans ce Proverbe hébreu : « Qui donne ne doit jamais s'en souvenir. Qui reçoit ne doit jamais oublier. » pour avancer.
Oublier pour vivre heureux et avancer
La puissance de l'oubli est parfois sous-estimée. Dogen avance : « Se connaitre soi-même, c'est s'oublier. S'oublier soi-même, c'est s'ouvrir à toutes choses. » L'oubli devient ainsi la caractéristique de ceux qui sont ouverts d'esprit et qui s'ouvrent à la vie. En effet, « Il est des moments où il faudrait oublier les vieux espoirs et s'en créer de nouveaux. » (Johann Friedrich von Schiller). Et si vous n'êtes pas encore convaincus, laissons la plume à Alice Parizeau : « Il faut apprendre à oublier. Sans ça, l'existence devient impossible » et à Jules-Charles Scholl :« Dormez : c'est la sagesse ; oubliez : c'est jouir » C'est pour cela que pour vivre heureux et en harmonie, il faut savoir oublier. « Ce qui préserve le présent de la plupart des hommes, c'est l'oubli du passé. » , constate Adrienne Choquette. D'ailleurs, pouvoir oublier n'est-il pas le secret de l'éternelle jeunesse ? Nous devenons vieux et malheureux par le souvenir, ce qui amène Maurice Chapelan à affirmer : que « l'homme est parfois assez fou pour préférer le chagrin à l'oubli » Pourtant comme nous l'enseigne Alfred de Musset, « Les deux grands secrets du bonheur : le plaisir et l'oubli. » « Etre heureux, c'est s'oublier, c'est être vide. », nous dit Pierre Baillargeon alors que pour François Mauriac « Le meilleur que nous puissions attendre des hommes, c'est l'oubli. »
Le pardon est vain sans l'oubli (oublier pour mieux pardonner)
Mais Comment oublier ?
Comment oublier une phrase malheureuse...? qu'on nous a dite sous le coup de la colère... Quand bien même la personne s'est excusée, il reste un goût amer... Même si on croit avoir pardonné... on souffre encore.... Que peut-on faire? Il faut commencer par désacraliser la personne, se souvenir qu'il est humain et d'en ouvrir à lui et en parler à coeur ouvert (si possible), reconnaître la raison qui l'a poussé à le dire, se regarder pour oser s'avouer le bien fondé de cette phrase. Cela n'est pas facile à faire, c'est vrai, mais avec la volonté de résoudre un problème et avec de l'amour, on y parvient. C'est un moment qui commence de manière fort désagréable, mais qui laisse la place au bonheur retrouvé quand on a réussi à tout "dénouer", à tout délier.
C'est donc en « oubliant » de se souvenir qu'on peut oublier… Jean Dion dit que « Peut-être qu'à force de retenir le pire, on finit par oublier le meilleur. » Mais on peut très bien prendre la contraposée et comprendre qu'à force de se concentrer sur le meilleur, on oublie plus facilement le pire. N'est-ce pas pour cela que l'optimiste rit pour oublier ; le pessimiste oublie de rire. Terminons donc avec : « Faire rire, c'est faire oublier. » Il est très simple d'oublier : il suffit d'effacer le souvenir. En réalité, on ne trouve pas l'oubli, mais on perd le souvenir. C'est pourquoi, chercher à oublier est le moyen le plus sur de ne jamais oublier. Oublier donc c'est ne plus se rappeler : comment pourrait-on le trouver ? Justement, en oubliant qu'on cherche à oublier. On se suit là ? Ah l'oubli !
Alors, osons oublier nos certitudes, osons oublier nos rancoeurs, osons oublier les traces de nos petites querelles et osons nous délier pour aller ensemble à la conquêtes de nouveaux horizons, pour des lendemains toujours plus fleuris.
ET A LA JCI
Oublier pour apprendre, c'est la seule façon de se mettre en situation d'apprendre dans les séminaires de la JCI notamment au PRIME. C'est donc le sentiment d'humilité qui nous permet d'oublier nos certitudes, de faire le vide en nous afin de nous ouvrir à de nouvelles connaissances.
Un aspect plus délicat est celui lié au renouvellement des bureaux directeurs de nos organisations, que ce soit au niveau local, national ou international. Bien souvent, les échecs mal acceptés et les rancoeurs qui s'ensuivent empêchent bien des membres de poursuivre la quête de l'excellence et du meilleur que nous offre l'organisation aux valeurs et principes nobles. Pourtant il suffit dans ces cas de tourner la page, d'oublier pour avancer.
Après les élections, il y a des clivages. Les oublier pour refaire la cohésion du groupe est vitale pour l'avancement de l'ensemble du groupe.
LECTURE RECOMMANDEE :
INCROYABLE MAIS VRAI
Les éléphants ont une mémoire remarquable. Dans la nature, les éléphants semblent se rappeler pendant des années, les relations avec des douzaines, voire des centaines d'autres éléphants, qu'ils ne voient qu'occasionnellement pour certains d'entre ces éléphants. Ils ont aussi une mémoire impressionnante des lieux où ils peuvent trouver à boire et à manger. Ces informations sont transmises de génération en génération. L'éléphant mémorise les pistes qu'il emprunte chaque année pour aller d'une région à l'autre. Mieux encore, il parvient à se souvenir de l'époque à laquelle certains végétaux et fruits parviennent à maturité : il se met en route et parcoure parfois plusieurs centaines de kilomètres pour les consommer ... juste au bon moment !
Et concernant un aspect plus attachant de cette mémoire d'éléphant, sachez que les liens d'autorité et d'affection établis avec les humains dès le jeune âge de l'éléphant dureront toujours. Le pachyderme n'oubliera jamais celui ou celle qu'il a côtoyé pendant une période de sa vie.
C'est pour cela qu'on dit de quelqu'un qui a une bonne mémoire qu'il a « une mémoire d'éléphant».
BE BETTER :
La parole enseigne, l'action entraîne.
A jeudi prochain, si Dieu le veut
Gbèton.

2 commentaires:
Merci pour ce message qui nous rappele les vertus de l'oubli et nous enseigne qu'elle constitue la clé d'une vie heureuse en communauté.
24/03/2007 13:01
Quelqu'un ma dit y a de cela quelques jours à une conférence qu'il n'y a pas de hasard dans la vie, aujourd'hui je me rends à cette évidence et je dirai même plus que croire au hazard cest rejeter la divinité.
Je te remercie pour te message qui m'apporte soulagement et satisfaction.
que Dieu te bénisse
DIDIER
16/07/2009 18:29
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