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jeudi 11 octobre 2007

Ne pas lire c'est se faire hara-kiri. Oser lire pour vivre sans l'ire des siens

Ne pas lire c'est se faire hara-kiri. Oser lire pour vivre sans l'ire des siens

Lire, c'est boire et manger. L'esprit qui ne lit pas maigrit comme le corps qui ne mange pas
Victor Hugo

Lire est le propre de l'homme
Madeleine Chapsal

Le temps de lire, comme le temps d'aimer, dilate le temps de vivre
Daniel Pennac

CE QUE JE DIS

Avec le développement rapide des moyens de transports, (plus) grande est la tendance de voyager pour vivre des expériences soi-même plutôt que de s'adonner à la lecture. Certains trouvent ainsi que lire c'est une perte de temps quand on a tant de choses à faire. Mais moi je dis : Ne pas lire c'est se faire hara-kiri. Osez lire pour vivre sans l'ire des vôtres.


POURQUOI JE LE DIS

Les avis sont divergents sur la place de la lecture et du livre et moi j'ai choisi mon parti. Le samedi passé, je suivais une conférence sur le thème : « Dialogue des cultures et des civilisations, gage de paix » (http://www.lesoleil.sn/article.php3?id_article=29478). L'animateur, le professeur Pr Mbargane Guissé, en abordant le rôle de la jeunesse dans le processus d'instauration d'une paix durable a insisté sur le développement de ce qu'il a appelé une « conscience historique »chez les jeunes grâce à la lecture et l'étude de l'histoire. Je compris alors l'importance de la lecture dans la connaissance de soi, traduite par Jean Paulhan : « Qui veut se connaître, qu'il ouvre un livre. » dit-il. Pourtant peu de personnes consacrent encore du temps à la lecture. Le professeur Mbaye Thiam qui modérait la rencontre insiste lui sur l'importance de la lecture en rappelant que ce n'est pas pour rien si les trois dernières religions révélées l'ont été à travers des livres : la Tora, la Bible et le Coran. Abondant dans le même sens je dis que ne pas lire c'est simplement se suicider. Quelques éléments m'en donnent la conviction.

  1. Ne pas lire, c'est prendre des risques jusqu'au suicide

Il y a quelques mois, j'étais allé à la pharmacie pour acheter un produit pour le petit Yann. Sur la base de l'ordonnance que je tendis au pharmacien, ce dernier me remis du Flucazol. Plus tard la lecture de la notice permis de noter que non seulement c'est un médicament pour adulte mais qu'il est indiqué pour des maladies rares comme la leucémie ou les mycoses. Or, il était bien question de Fluocaryl, une pâte dentifrice, pour enfant. Heureusement que ma femme a pris l'habitude de lire toutes les notices des médicaments que le médecin prescrit avant d'en faire usage. Cela a été salvateur et a permis d'éviter l'ire des uns et des autres.

Ainsi, ne pas lire c'est trop de risques. Ne pas lire c'est comme se faire Seppuku ou argotiquement Hara-kiri, , un suicide rituel d'origine japonaise. J'ai déjà vu des personnes acheter des appareils électroniques très cher et ensuite les bousiller en quelques fractions de secondes pour n'avoir pas pris le temps de lire la notice d'utilisation. Le fait de ne pas lire peut ainsi donc conduire à des dommages physiques. Mais il peut également déboucher sur la sclérose mentale car comme le dit Victor Hugo « Lire, c'est boire et manger. L'esprit qui ne lit pas maigrit comme le corps qui ne mange pas. »

La lecture sauve et libère. En ne lisant pas, il peut vous arriver d'écouter les autres et après (ensuite) répéter machinalement leurs arguments déformés, puisque toute littérature traduite est une littérature trahie. Ainsi, vous ne réfléchirez plus que par eux ; Une sorte de réflexion par procuration. Or, « un livre est un outil de liberté », soutient Jean Guéhenno. Un Chef d'Etat africain, naguère chancre du marxisme léninisme avouait récemment n'avoir jamais lu une seule ligne de Marx alors qu'il le prêcha plus de 15 années durant. Son échec, il l'attribuera plus tard, aux « intellectuels tarés usés » qui lui auraient menti.

Alain Mabanckou (http://congopage.com/article3226.html) se demande pourquoi nos gouvernants d'Afrique noire francophone ne lisent pas et y répond : « Parce que, pour eux, le roman n'est que divertissement, perte de temps ; la poésie, des délires de quelques amoureux ; le théâtre, des gesticulations de clown etc. La seule discipline qui les intéresserait serait à la rigueur l'essai politique, et encore ! »

  1. Lire aiguise notre regard sur le réel.

Je ne sais plus qui le disait mais j'ai cru lire qu'un voyage vaut mieux que plusieurs lectures. Pourtant même si Victor Hugo affirme que « Lire, c'est voyager ; voyager, c'est lire » ce n'est pas évident de découvrir autant de choses par soi-même, que par la lecture. Notre vision de la réalité est limitée surtout si nous ne savons pas observer. De plus le coût d'un voyage à l'autre bout du monde coûte en temps et en ressources financières. C'est d'ailleurs pour cela qu'autrefois, la lecture avait une haute importance. Mais avec le développement rapide de la technologie, de la télévision, de la radio et autre, la lecture n'a plus beaucoup de succès. Ainsi par exemple, pour Bernard Pivot, « Le TGV, trop rapide, est un mauvais coup porté au livre. »

La tendance est alors de voyager alors que le fait de lire avant de voir permet de mieux regarder la vérité. Cela permet en effet de scruter la réalité avec des yeux prévenus et goulus de curiosité. Pour Giacomo Girolamo Casanova, « L'homme qui veut s'instruire doit lire d'abord, et puis voyager pour rectifier ce qu'il a appris. » Qui dit mieux d'autant plus que « Lire c'est entendre avec les yeux » (Pierre Léger)

  1. Lire c'est s'évader, c'est vivre

En tant que voyage, lire permet de s'évader, de se sentir une certaine liberté et de mieux vivre. « Il y a dans lire une attente qui ne cherche pas à aboutir. Lire c'est errer. »,Pascal Quignard. En effet, en choisissant ses lectures, on se libère du monde présent, avec son stress et son dégoût, pour s'introduire dans le monde créé par la lecture grâce à la puissance de l'imagination. Ce qui peut permettre de retrouver un sourire perdu. C'est en cela que Bernard Werber affirme que « Le secret de la liberté, c'est la librairie. » Et quand on sait que dire "librairie" signifie « être libre et rire", on en comprend mieux la raison. La lecture apparaît ainsi comme « une porte ouverte sur un monde enchanté. » selon les mots de François Mauriac. constate

Montesquieu partage son expérience en la matière : « Je n'ai jamais eu de chagrin qu'une heure de lecture n'ait dissipé... Une heure de lecture est le souverain remède contre les dégoûts de la vie. », dit-il.

La lecture libère ainsi l'homme et lui permet d'améliorer la qualité de sa vie en lui permettant de se débarrasser du stress, de s'évader mais aussi en lui offrant de découvrir les moyens de se protéger contre les dangers de l'ignorance suicidaire. En un mot, lire, c'est vivre. Daniel Pennac le dit clairement : « Le temps de lire, comme le temps d'aimer, dilate le temps de vivre. » et Pierre Dumayet se fait plus catégorique : « Lire est le seul moyen de vivre plusieurs fois », tranche-t-il.

Sans doute, parce que « Chacune de nos lectures laisse une graine qui germe » (Jules Renard) qui conduira à des lendemains plus fleuris.

  1. Lire c'est symbole d'intelligence et d'ouverture

Thomas Carlyle se veut à la limite provocateur : « La véritable Université de nos jours, est une collection de livres. » affirme-t-il sans détour, suggérant que par la lecture on peut apprendre comme sur les bancs de l'université. Même s'il semble exagérer, nous devons reconnaître, plus on s'élève vers la science et la connaissance, plus on a tendance à lire beaucoup. D'ailleurs comme le dit Marcel Proust, « Il semble que le goût des livres croisse avec l'intelligence. » Par la lecture on cherche à assouvir une curiosité dévoratrice de livre et de pages : « Lire et être curieux, c'est la même chose. » (Pascal Quignard) Mieux encore, « Lire beaucoup, ça donne un meilleur jugement. » selon Jean-Marie Poupart.

Par ailleurs, plus on lit, plus on est apte à créer et à écrire. Nafissatou Dia Diouf (http://www.nafidiadiouf.net/nafi_006.htm) note ainsi que la lecture favorise la créativité et l'écriture. Italo Calvino dit que « Lire, c'est aller à la rencontre d'une chose qui va exister » lui permettant ainsi de prendre vie. C'est la raison pour laquelle Alphonse de Lamartine remarque que « Toutes les grandes lectures sont une date dans l'existence. » Il n'est pas rare en effet que notre vie change radicalement ou qu'un projet prenne corps à la suite d'une lecture marquante.

Pour arriver à ces résultats de la lecture, il faut non seulement lire, mais relire. Car « Ce qui importe ce n'est pas de lire mais de relire » (Jorge Luis Borges) ; car «Lire est doux; relire est - quelquefois - plus doux encore. ». D'ailleurs Jacques Deval ne nous dit-il pas qu' « Un bon livre est celui qu'on retrouve toujours plein après l'avoir vidé » ?

Faisons, tout de même, attention à la mise en garde de Jean le Rond d'Alembert en gardant la mesure : « Trop de lecture peut étouffer le génie », prévient-il.

  1. Que lire et comment lire ?

Pourquoi ne lisons nous pas ? D'abord, certains disent qu'ils n'ont pas le temps, qu'ils croulent sous la charge de leurs fonctions. Pourtant, Pompidou n'écrivait-il pas des Anthologies de poésie ? Albert Cohen n'était-il pas un fonctionnaire international ? Léopold Sédar Senghor n'était-il pas un Président de la République ? Bref, il semble que la bonne raison n'est pas là.

Pour pouvoir lire, il faut commencer à trouver un peu de temps à y consacrer. Il est conseillé pour ceux qui en manque cruellement de prendre 15mn chaque jour, soit au réveil, soit au coucher pour rattraper le retard de lecture. Car lire, c'est consacrer du temps aux autres, à leurs écrits pour pouvoir en profiter. Ainsi, lire ressemble bien, après tout, à un acte de générosité. « Qui que vous soyez qui voulez cultiver, vivifier, édifier, attendrir, apaiser, mettez des livres partout. » nous conseille Victor Hugo. Quant à Aristippe, il nous rappelle l'essentiel : « Il ne s'agit pas de beaucoup lire, mais de bien lire. »

Pour bien profiter de ses lectures, il faut se mettre dans les conditions optimales. Comme le dit Alberto Manguel, « Bien souvent, le plaisir pris à lire dépend dans une large mesure du confort physique du lecteur. » Or Italo Calvino avoue qu' « Il n'est pas facile de trouver la position idéale pour lire » Que faire ? me diriez-vous. Eh bien ! laissons la plume à Cicéron : « Si vous possédez une bibliothèque et un jardin, vous avez tout ce qu'il vous faut. »

Que lire ? A peu près tout. Car il n'y a pas de lecture dont on ne saurait tirer quelque chose. Avec Internet, la navigation vous amène de lecture en lecture, toute une errance de découverte comme le dirait l'autre. Mais il faut aussi savoir utiliser à bon escient les informations trouvées, reconnaître ce qui est valable et ce qui l'est moins, apprendre à synthétiser les informations et à distinguer le faux du vrai. Ralph Waldo Emerson nous conseille bien : « 1. Ne jamais lire un livre qui date de moins d'un an. 2. Ne lire que des livres réputés. 3. Ne lire que des livres que vous aimez. »

Enfin, rien de mieux que savoir lire vite et bien. Philip Hamerton dit que « L'art de lire consiste à savoir sauter les pages. » Lesquelles sauter justement sans rater l'essentiel ? Quelques conseils efficaces existent : http://groups.google.com/group/je-dis-de-gbeton/web/lire-vite-et-bien

Alors chers amis, lisons beaucoup, vite et bien pour nous préserver de l'ignorance, du suicide physique et mentale et pour nous évader, croître et viser le meilleur.


ET A LA JCI

A la Jeune Chambre Internationale, les lectures ne manquent pas mais combien de nous lisons réellement ? Le fonctionnement de notre organisation fait de la lecture l'un des meilleurs moyens d'apprendre. Il suffit de visiter le site www.jci.cc pour découvrir toute la profondeur du mouvement. De plus l'option de communiquer abondamment par email et par écrit pour réduire les coûts de communication et améliorer l'efficacité des rencontres, fait de la lecture un devoir chez les adhérents. Ainsi la première des choses à faire est de lire les emails que nous recevons. D'abord pour notre information, et ensuite par respect pour celui qui a pris la peine de l'écrire. Il en est de même des rapports d'activités, des comptes-rendus de réunions, des documents de projets et de travail.

Avons nous lu les statuts et les règlements de notre organisation locale ou nationale ? Avons nous lu la Constitution de la JCI au niveau mondial ? Comment être alors des membres qui savent de quoi ils parlent ? Combien sommes-nous à lire les manuels du participant que nous réclamons à cor et à cri après chaque session de formation ?

Je ne vais pas multiplier les exemples, mais lire au sein de la JCI est une preuve d'amitié et d'engagement car « La lecture est une amitié » ( Marcel Proust) Pensons-y ! Et « Un bon livre est un bon ami » (Jacques-Henri Bernardin de Saint-Pierre)


LECTURE RECOMMANDEE

Lire et faire lire aux enfants :
http://www.9moisavectoi.com/eveil/pouquoi%20lireB.htm

Lire c'est apprendre à écrire
http://www.nafidiadiouf.net/nafi_006.htm

Lire vite et bien
http://groups.google.com/group/je-dis-de-gbeton/web/lire-vite-et-bien


INCROYABLE MAIS VRAI

1. Quand la lecture a un sexe

N'en déplaise aux phallocrates, les femmes ont, entre autres supériorités sur le sexe dit fort, celle de lire plus que les hommes, même si le phénomène semble récent. De plus, les statistiques montrent que les femmes ne lisent pas la même chose que leurs congénères masculins. Autrement dit, la lecture a un sexe! Une chose est sûre, les femmes dissocient moins plaisir et lecture que les hommes, condamnés à lire «utile». L'argument quelque peu rudimentaire selon lequel leur «soif de rêve», voire «d'exotisme», conduirait les femmes à plébisciter le romanesque aurait-il quelque fondement?

Plus loin ? http://www.lire.fr/enquete.asp/idC=30685


2. La Lecture comme médecine préventive

Les enfants qui se sont fait lire des histoires durant leur enfance ont plus de facilité à lire et à écrire que ceux qui n'ont pas eu cette chance. Non seulement ces lectures lues à haute voix durant toute la petite enfance leur donne le désir de savoir lire, donc l'envie d'apprendre, mais elles leur apportent aussi la possibilité d'imaginer. En effet, l'imagination est très importante puisqu'elle est cette faculté humaine qui permet de mener sa vie, de réfléchir, de penser, d'inventer, de créer de la littérature, de la poésie et des arts. Lorsque les parents font la lecture à leurs enfants, ils font de la médecine préventive »

Plus d'info sur : http://www.9moisavectoi.com/eveil/pouquoi%20lireB.htm

BE BETTER :
La parole enseigne, l'action entraîne.

A jeudi prochain, si Dieu le veut

Gbèton.

1 commentaires:

Blogger Moussa HALILOU a dit...

Président Blaise, ayant participé à la conference débat, j'avoues que j'ai redécouvert la lecture. j'avoues que je me suis laissé aller à la lecture d'ouvrages de ma spécialité. Mes lectures d'ouvrages sur l'histoire de l'afrique semblent dater d'une éternité alors qu'ils sont pourtant disponibles.
j'ai, depuis cette conférence, pris la decision de me payer regulierement des bouquins et de les lire evidement.
j'espere qu'à la Jeune Chambre, les hommes et les femmes feront la difference par leur niveau de culture générale, par la connaissance de la JCI, par la connaissance des autres,...par le savoie tout simplement

12/10/2007 18:55

 

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